{"id":71244,"date":"2009-11-05T16:54:36","date_gmt":"2009-11-05T16:54:36","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/11\/05\/bho-cedera-aux-militaires-estime-ellsberg\/"},"modified":"2009-11-05T16:54:36","modified_gmt":"2009-11-05T16:54:36","slug":"bho-cedera-aux-militaires-estime-ellsberg","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/11\/05\/bho-cedera-aux-militaires-estime-ellsberg\/","title":{"rendered":"BHO c\u00e9dera aux militaires, estime Ellsberg"},"content":{"rendered":"<p><p>Bien entendu, l&rsquo;avis sur les questions de s\u00e9curit\u00e9 nationale US de Daniel Ellsberg, l&rsquo;homme du scandale des <em>Pentagon Papers<\/em>, en 1971, et l&rsquo;un des grands inspirateurs de tous les mouvements anti-guerres aux USA, est toujours int\u00e9ressant \u00e0 entendre. <em>Truthout.org<\/em>, le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.truthout.org\/1102096\">2 novembre 2009<\/a>, fait un rapport d&rsquo;un entretien t\u00e9l\u00e9vis\u00e9 avec Ellsberg sur <em>Real News Network<\/em>, \u00e0 propos de l&rsquo;attitude d&rsquo;Obama vis-\u00e0-vis de la demande des militaires US de renforts en Afghanistan. Ellsberg pense qu&rsquo;Obama fera comme Johnson en 1965, qu&rsquo;il c\u00e9dera aux exigences des militaires. (Ellsberg affirme en effet qu&rsquo;effectivement Johnson agit comme il le fit pour le Vietnam seulement pour \u00e9viter une r\u00e9action des militaires, alors qu&rsquo;il ne croyait gu\u00e8re \u00e0 la victoire.)<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo;<em>Like Vietnam, Ellsberg said \u00ab\u00a0no victory lies ahead<\/em> [<em>for the US<\/em>] <em>in Afghanistan\u00a0\u00bb and President Barack Obama knows it. Still, Ellsberg believes Obama will \u00ab\u00a0go against his own instincts as to what&rsquo;s best for the country and do what&rsquo;s best for him and his administration and his party in the short run facing elections, which is to avoid a military revolt.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>That means the president will likely authorize a sizable increase of US forces in the region, Ellsberg said, because Obama fears that top US military commanders will stage a revolt if he rejects their requests for additional soldiers. Ellsberg predicted that Obama will cave in to Gen. Stanley McCrystal&rsquo;s request for as many as 40,000 US troops in order to, \u00ab\u00a0prevent his military from making a political case to his public and to the Congress that he has been weak, unmanly, indecisive, and weak on terrorism, and has endangered American troops.\u00a0\u00bb<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Il faut reconna&icirc;tre la solidit\u00e9 de l&rsquo;argumentation de Daniel Ellsberg, notamment au niveau des modalit\u00e9s de ses jugements. Lui, au moins, parle d&rsquo;une \u00ab\u00a0r\u00e9volte des g\u00e9n\u00e9raux\u00a0\u00bb en des termes qui sont en rapport avec notre \u00e9poque puisqu&rsquo;il entend une r\u00e9volte au niveau de la communication qui est aujourd&rsquo;hui le plus s&ucirc;r moyen d&rsquo;exprimer la puissance et de rendre efficace sa capacit\u00e9 d&rsquo;influence, et nullement de quelque chose qui ressemblerait \u00e0 un \u00ab\u00a0coup d&rsquo;Etat\u00a0\u00bb dans le sens classique de la chose. Les g\u00e9n\u00e9raux, explique-t-il, iront devant le Congr\u00e8s, o&ugrave; on leur fera fort bon accueil, pour d\u00e9noncer la faiblesse de ce pr\u00e9sident qui laisse les soldats US mourir en Afghanistan sans protection&hellip; (La logique laissant sous-entendre par ailleurs que, lorsqu&rsquo;il aura ses 45.000 hommes, McChrystal en voudra 45.000 de plus, ne serait-ce que pour prot\u00e9ger les 45.000 pr\u00e9c\u00e9dents. Ainsi raisonnent aujourd&rsquo;hui les g\u00e9n\u00e9raux bureaucrates et humanistes du Pentagone.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ce qui est plus troublant, dans le jugement d&rsquo;Ellsberg, c&rsquo;est l&rsquo;analogie faite, au niveau des motivations et des convictions, avec LBJ (le pr\u00e9sident Johnson) et la fa\u00e7on dont la guerre fut conduite au Vietnam. Notre appr\u00e9ciation est que LBJ n&rsquo;\u00e9tait pas oppos\u00e9 \u00e0 cette guerre, qu&rsquo;il croyait pouvoir la remporter, ainsi que McNamara (ce dernier, exactement jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1967). Que les g\u00e9n\u00e9raux aient tromp\u00e9 ou aient contraint les dirigeants civils dans certaines situations, c&rsquo;est possible mais ce n&rsquo;est pas assur\u00e9 d&rsquo;une fa\u00e7on syst\u00e9matique. Il y avait aussi bien des oppositions entre dirigeants civils, mais aussi entre g\u00e9n\u00e9raux. Mais surtout, comme le montre par exemple le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-us_navy_versus_us_army_pour_determiner_la_strategie_de_la_deuxieme_guerre_mondiale_mark_perry_four_stars_26_07_2003.html\">livre<\/a> <em>Four Stars<\/em> de Mark Perry, il faillit y avoir un v\u00e9ritable \u00ab\u00a0coup d&rsquo;Etat l\u00e9gal\u00a0\u00bb du Joint Chiefs of Staff, mais le 25 ao&ucirc;t 1967, alors que la guerre \u00e9tait au paroxysme de son engagement; en fait, il se serait agi d&rsquo;une d\u00e9mission collective des cinq g\u00e9n\u00e9raux constituant le JCS (les chefs d&rsquo;\u00e9tat-major des quatre armes &ndash; Army, Marine Corps, Navy, USAF &ndash; et le pr\u00e9sident du JCS), ouvrant une crise constitutionnelle gravissime entre les pouvoirs civil et militaire. (Le JCS recula au dernier moment.) La position du JCS nous semble avoir \u00e9t\u00e9 \u00e0 l&rsquo;inverse dans ce cas de celle sugg\u00e9r\u00e9e par Ellsberg: les g\u00e9n\u00e9raux reprochaient aux civils (LBJ et McNamara) de contr\u00f4ler absolument toute la strat\u00e9gie, la guerre elle-m\u00eame, de ne suivre aucun des avis du JCS. Le g\u00e9n\u00e9ral Johnson (homonyme du pr\u00e9sident), chef d&rsquo;\u00e9tat-major de l&rsquo;U.S. Army, \u00e9tait m\u00eame d&rsquo;avis qu&rsquo;il \u00e9tait pr\u00e9f\u00e9rable de se retirer du Vietnam plut\u00f4t que de poursuivre la guerre selon la strat\u00e9gie utilis\u00e9e, et il faillit d\u00e9missionner (hors du cas collectif du JCS) pour cette raison. Cette tension g\u00e9n\u00e9rale \u00e9tait d\u00e9vastatrice; une appr\u00e9ciation courante est qu&rsquo;elle provoqua m\u00eame la mort pr\u00e9matur\u00e9e du pr\u00e9sident du JCS, le g\u00e9n\u00e9ral Wheeler, d&rsquo;un cancer acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 par les conditions de travail et ses n\u00e9gligences de le traiter comme les m\u00e9decins le lui demandaient pendant cette p\u00e9riode.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il est \u00e9vident que la guerre du Vietnam fut une catastrophe \u00e0 tous \u00e9gard, et une guerre criminelle sur bien des plans. Mais il nous semble que les responsabilit\u00e9s peuvent difficilement \u00eatre compartiment\u00e9es comme Ellsberg semble le faire. Il nous semble \u00e9galement que la situation pourrait \u00eatre \u00e9galement d&rsquo;une complexit\u00e9 similaire dans le cas de l&rsquo;Afghanistan. Actuellement, les militaires sont regroup\u00e9s parce que nous sommes dans une phase <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_fatigue_afghane_de_washington_31_10_2009.html\">incertaine<\/a> de transition, dont nul d&rsquo;ailleurs ne sait quelle va \u00eatre l&rsquo;issue (l&rsquo;argument d&rsquo;Ellsberg est bon, mais nullement assur\u00e9). Pass\u00e9e cette phase, d&rsquo;une fa\u00e7on ou d&rsquo;une autre, des int\u00e9r\u00eats diff\u00e9rents vont se faire sentir, y compris entre les g\u00e9n\u00e9raux. En un sens, il est vrai qu&rsquo;Obama est prisonnier (des g\u00e9n\u00e9raux, du complexe militaro-industriel, mais aussi de Wall Street, de l&rsquo;opposition r\u00e9publicaine, etc. &ndash; bref, du syst\u00e8me). Mais il est vrai aussi qu&rsquo;il est prisonnier d&rsquo;un ensemble de forces qui sont elles-m\u00eames concurrentes entre elles, et lui-m\u00eame pourrait alors jouer sur ces concurrences.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Hier, sur <em>Arte<\/em>, on pouvait voir un documentaire sur <em>Mitterrand face au Mur<\/em> (le r\u00f4le de Mitterrand face \u00e0 la chute du Mur et \u00e0 la r\u00e9unification de l&rsquo;Allemagne). Deux points importants, sortis et ressortis \u00e0 plusieurs reprises, ont retenu notre attention.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; D&rsquo;abord le fait que Gorbatchev, quasiment <strong>seul<\/strong> (avec son \u00e9quipe restreinte), fut vraiment et absolument l&rsquo;architecte du bouleversement de la p\u00e9riode (et nullement les pressions de la production US d&rsquo;armement sur le budget russe par l&rsquo;interm\u00e9diaire d&rsquo;une obligation d&rsquo;une \u00ab\u00a0course aux armements\u00a0\u00bb, cette fable obsc\u00e8ne propos\u00e9e pour justifier la production d&rsquo;armement aux USA).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Ensuite, le fait que Gorbatchev fut constamment sous la menace d&rsquo;un coup d&rsquo;Etat, d&rsquo;un <em>putsch<\/em> \u00e0 Moscou, dans une position d&rsquo;une extraordinaire faiblesse, au point o&ugrave; Jacques Attali se demandait encore hier, dans le documentaire, comment il avait pu rester au pouvoir si longtemps et le temps n\u00e9cessaire, au-del\u00e0 de la r\u00e9unification de l&rsquo;Allemagne. (Mitterrand alla voir Gorbatchev \u00e0 Kiev, d\u00e9but 1990, alors que la rencontre devait avoir lieu \u00e0 Paris, parce que Gorbatchev l&rsquo;avait express\u00e9ment demand\u00e9, craignant, en quittant l&rsquo;URSS, de ne pas pouvoir y revenir \u00ab\u00a0parce que quelqu&rsquo;un aurait pris sa place\u00a0\u00bb.) Le facteur important fut que les adversaires de Gorbatchev, tr\u00e8s nombreux et divers, avaient des int\u00e9r\u00eats de clans et de groupes difficiles \u00e0 accorder et qu&rsquo;ils ne pr\u00e9sent\u00e8rent jamais un front uni.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&hellip;Mais le point fondamental dans la survie de Gorbatchev et dans sa capacit\u00e9 de conduire une politique si formidablement r\u00e9volutionnaire &ndash; et nous retrouvons alors le cas d&rsquo;Obama et de sa psychologie &ndash; c&rsquo;est qu&rsquo;il savait exactement ce qu&rsquo;il voulait en fait de politique, et qu&rsquo;il avait une \u00e9nergie et une capacit\u00e9 de d\u00e9cision exceptionnelles pour appliquer cette politique. (Le documentaire d&rsquo;hier soir, bien que centr\u00e9 sur Mitterrand, est baign\u00e9, nimb\u00e9 du rythme impos\u00e9 par Gorbatchev \u00e0 cette \u00e9poque folle, de son \u00e9nergie absolument hors du commun.) Le probl\u00e8me est donc aujourd&rsquo;hui pos\u00e9 \u00e0 propos d&rsquo;Obama: sait-il ce qu&rsquo;il veut (veut-il une \u00ab\u00a0politique radicale\u00a0\u00bb?) et a-t-il cette capacit\u00e9 de caract\u00e8re comme l&rsquo;eut, et l&rsquo;a encore, Gorbatchev? Est-il vrai que \u00ab\u00a0son propre instinct\u00a0\u00bb est que cette guerre (l&rsquo;Afghanistan) est contre l&rsquo;int\u00e9r\u00eat des USA, comme dit Ellsberg? Si c&rsquo;est le cas, il n&rsquo;est nullement assur\u00e9 qu&rsquo;Obama ne puisse faire autrement qu&rsquo;aller \u00ab\u00a0contre son propre instinct\u00a0\u00bb (&laquo;<em>Obama will \u00ab\u00a0go against his own instincts as to what&rsquo;s best for the country &hellip;<\/em>&raquo;) et faire la guerre. La situation est suffisamment confuse, le syst\u00e8me est dans un tel \u00e9tat de confusion \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de ses pesanteurs et de ses contraintes, qu&rsquo;un homme dans la position d&rsquo;Obama, s&rsquo;il le voulait, comme Gorbatchev, pourrait imposer des situations radicalement nouvelles. Il n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire de croire rationnellement \u00e0 un \u00e9v\u00e9nement pour imaginer que cet \u00e9v\u00e9nement puisse arriver, dans cette sorte de situation; qui aurait jamais os\u00e9 imaginer, en mars 1985 (arriv\u00e9e de Gorbatchev au pouvoir), la situation de d\u00e9cembre 1988 (retrait unilat\u00e9ral d&rsquo;une grande partie des troupes sovi\u00e9tiques d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est, rupture de leur posture offensive), voire celle de d\u00e9cembre 1987 (signature du trait\u00e9 FNI)?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous ne sommes pas n\u00e9cessairement optimiste quant \u00e0 l&rsquo;attitude, au comportement, au caract\u00e8re d&rsquo;Obama, mais nous ne croyons pas qu&rsquo;il y ait, pour l&rsquo;instant <strong>encore<\/strong>, un encha&icirc;nement irr\u00e9sistible&hellip; De m\u00eame, dans de telles conditions, une fois cet encha&icirc;nement mis en marche, si c&rsquo;est le cas avec l&rsquo;envoi de renforts, les difficult\u00e9s d\u00e9bouchant sur des querelles internes aussi graves que si Obama refusait la requ\u00eate des militaires arriveront extr\u00eamement vite, disons dans le courant de 2010, avec la possibilit\u00e9 d&rsquo;une crise interne grave \u00e0 Washington&hellip; Mais l\u00e0 aussi dans le d\u00e9sordre, sans pouvoir dire qui sera avec qui et qui sera contre qui, dans une situation dont Obama, s&rsquo;il \u00e9tait un Gorbatchev, pourrait profiter.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mis en ligne le 5 novembre 2009 \u00e0 16H38<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bien entendu, l&rsquo;avis sur les questions de s\u00e9curit\u00e9 nationale US de Daniel Ellsberg, l&rsquo;homme du scandale des Pentagon Papers, en 1971, et l&rsquo;un des grands inspirateurs de tous les mouvements anti-guerres aux USA, est toujours int\u00e9ressant \u00e0 entendre. 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