{"id":71282,"date":"2009-11-21T09:36:31","date_gmt":"2009-11-21T09:36:31","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/11\/21\/leurope-des-necessites-reduites-aux-acquets\/"},"modified":"2009-11-21T09:36:31","modified_gmt":"2009-11-21T09:36:31","slug":"leurope-des-necessites-reduites-aux-acquets","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/11\/21\/leurope-des-necessites-reduites-aux-acquets\/","title":{"rendered":"L&rsquo;Europe des n\u00e9cessit\u00e9s r\u00e9duites aux acqu\u00eats"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">L&rsquo;Europe des n\u00e9cessit\u00e9s r\u00e9duites aux acqu\u00eats<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t21 novembre 2009  Qui ne conna\u00eet les deux nouveaux dirigeants europ\u00e9ens, le Belge Herman Van Rompuy (*) (pr\u00e9sident, ou, disons super-pr\u00e9sident, au moins par le salaire) et la baronne Ashton (Britannique  Haut Repr\u00e9sentant, ou bien dira-t-on Haute Repr\u00e9sentante  charg\u00e9e du service commun diplomatique et des affaires ext\u00e9rieures et de s\u00e9curit\u00e9)? Oui, on ne les conna\u00eet que trop bien, ces personnalit\u00e9s de compromis, effac\u00e9es, sans envergue, et encore inconnues. (Conna\u00eetre bien des personnalit\u00e9s inconnues est un privil\u00e8ge communicationnel de l&rsquo;Europe.) Leur nomination a soulev\u00e9 une vague g\u00e9n\u00e9rale de scepticisme et de d\u00e9ception. Notre univers communicationnel attendait quelque chose de plus saignant, bien que tout espoir \u00e0 cet \u00e9gard ait \u00eatre promptement dissip\u00e9 ces derni\u00e8res semaines.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tParmi de multiples r\u00e9actions dans ce sens, voyez par exemple <em>The Independent<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.independent.co.uk\/news\/world\/europe\/herman-who-the-world-greets-new-eu-president-1824932.html\" class=\"gen\">21 novembre 2009<\/a> ou celui du <em>Guardian<\/em>, de Ian Traynor, le m\u00eame <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/world\/2009\/nov\/20\/europe-supersize-switzerland\" class=\"gen\">21 novembre 2009<\/a> (l&rsquo;Europe qui a choisi de devenir une super-Suisse). Les Britanniques pro-europ\u00e9ens sont en g\u00e9n\u00e9ral les plus s\u00e9v\u00e8res vis-\u00e0-vis de ces choix, sans doute parce qu&rsquo;ils ont en g\u00e9n\u00e9ral affaire \u00e0 une consid\u00e9rable puissance de l&rsquo;eurosepticisme dans leur pays et qu&rsquo;il leur faut des munitions pour l&rsquo;affronter; sans doute aussi parce que, sur ce <strong>seul<\/strong> point politique en particulier, ils sont consid\u00e9rablement moins hypocrites et conventionnels que les \u00e9lites continentales, dont le cat\u00e9chisme europ\u00e9en est \u00e0 l&rsquo;\u00e9preuve de toutes les r\u00e9alit\u00e9s du monde, et continue \u00e0 \u00eatre proclam\u00e9 comme f\u00e9d\u00e9raliste et int\u00e9gr\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn fonction du fait qu&rsquo;on nous dit partout qu&rsquo;il n&rsquo;y aura plus de trait\u00e9 avant longtemps (Pierre Lellouche, <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-les_conceptions_democratiques_et_sarkozystes_de_peter_ludlow_09_11_2009.html\" class=\"gen\">Peter Ludlow<\/a>), nous pouvons consid\u00e9rer que nous approchons, si nous n&rsquo;y sommes d\u00e9finitivement, de la vraie Europe institutionnelle. Les \u00e9largissements \u00e0 venir (s&rsquo;il y en a  il ne faut pas d\u00e9sesp\u00e9rer) n&rsquo;apporteront rien de plus, sinon d&rsquo;accro\u00eetre les caract\u00e8res que nous mentionnons, du d\u00e9sordre et de l&rsquo;incoh\u00e9sion, antinomiques d&rsquo;une Europe int\u00e9gr\u00e9e. Cette vraie Europe fixe pour les temps \u00e0 venir qu&rsquo;on peut distinguer l&rsquo;acte le d\u00e9c\u00e8s de l&rsquo;Europe f\u00e9d\u00e9raliste et fixe la chose dans ce qui pourrait \u00eatre informellement repr\u00e9sent\u00e9e comme une sorte de conf\u00e9d\u00e9ration tr\u00e8s peu contraignante pour les Etats dans les domaines de la grande politique (politique \u00e9trang\u00e8re, politique de s\u00e9curit\u00e9). Dans l&rsquo;immense d\u00e9sordre qui caract\u00e9rise aujourd&rsquo;hui les relations internationales, d\u00e9sordre caract\u00e9ris\u00e9 paradoxalement par le <em>diktat<\/em> commun de la paralysie bureaucratique et de l&rsquo;illusion paralysante de la communication virtualiste, on peut avancer que cette non-Europe f\u00e9d\u00e9raliste est un excellent r\u00e9sultat  ou disons, pour \u00eatre plus r\u00e9aliste, le meilleur r\u00e9sultat possible dans les conditions pr\u00e9sentes. Regrettons, par compassion, qu&rsquo;il attriste, voire d\u00e9sesp\u00e8re les grands Europ\u00e9ens de notre temps.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe choix de personnalit\u00e9s sans envergure et, <strong>surtout<\/strong>, l&rsquo;organisation qui devrait les accompagner et d&rsquo;autant plus influencer ces personnalit\u00e9s, favorisent d&rsquo;une fa\u00e7on irr\u00e9sistible un sch\u00e9ma de l&rsquo;Europe des nations, o\u00f9 les nations, avec leurs poids respectifs, compteront plus que tout. Dans l&rsquo;\u00e9tat actuel (l&rsquo;Europe \u00e0 27, disparate, sans aucune unit\u00e9 politique possible), c&rsquo;est la seule voie raisonnable possible, m\u00eame si l&rsquo;on n&rsquo;est pas intellectuellement favorable \u00e0 cette orientation.<\/p>\n<h3>Quelques observations sans illusion<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\t Il est manifeste que le couple Merkel-Sarko  bien que certains insistent sur le r\u00f4le de Merkel  a fortement pes\u00e9 pour ces choix des personnalit\u00e9s, qui portent moins sur des questions de personnes (Blair ou pas Blair) que sur la question de leur envergure. Les deux heureux \u00e9lus sont choisis pour leur modestie et seront pri\u00e9s de s&rsquo;y cantonner. Tr\u00e8s vite, les usages montreront cette orientation. Nous pourrions m\u00eame dire que les usages les ont d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9c\u00e9d\u00e9s, depuis la pr\u00e9sidence europ\u00e9enne de la France de juillet-d\u00e9cembre 2008. Qu&rsquo;il l&rsquo;ait voulu ou non, ou qu&rsquo;il n&rsquo;y ait aucunement r\u00e9fl\u00e9chi comme d&rsquo;habitude (la troisi\u00e8me option est notre favorite), Sarkozy a r\u00e9tabli, ou \u00e9tabli l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-l_europe_des_nations_pianissimo_fortissimo_18_12_2008.html\" class=\"gen\">Europe des nations<\/a>. Lisbonne ou pas, c&rsquo;est une affaire qui marche, y compris en laissant toute leur libert\u00e9, y compris ext\u00e9rieure, aux nations. On en a encore un tout r\u00e9cent exemple avec Sarko et Lula pr\u00e9parant une initiative commune pour la conf\u00e9rence de Copenhague sur la crise climatique. Que l&rsquo;on sache, le Br\u00e9sil n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec l&rsquo;Europe.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Cette orientation se retrouvera dans des domaines importants (la politique \u00e9trang\u00e8re mais aussi la d\u00e9fense et les autres grands domaines internationaux), notamment avec l&rsquo;aide et la pression des <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-une_perspective_france-uk_pour_les_armements_18_11_2009.html\" class=\"gen\">Britanniques<\/a>, dont nous parlons beaucoup en ce sens. Cette orientation comble les vux secrets de la France, malgr\u00e9 les gesticulations des Fran\u00e7ais. Dans toute cette affaire europ\u00e9enne, la direction fran\u00e7aise joue \u00e0 front renvers\u00e9 sans le savoir, ou bien, dit plus cr\u00fbment, se montre sans plus s&rsquo;en aviser bien plus hypocrites que les Britanniques eux-m\u00eames, champion de la chose. Derri\u00e8re le chur parisien d&rsquo;une Europe int\u00e9gr\u00e9e et f\u00e9d\u00e9raliste, la tendance naturelle de la France est, dramatiquement et conform\u00e9ment \u00e0 la dimension tragique de l&rsquo;\u00e9poque, exactement contraire. (Comme toujours appara\u00eet le hiatus entre les  \u00e9lites fran\u00e7aises et la France avec ses tendances naturelles.) Tout doit \u00eatre fait pour r\u00e9tablir autant que faire se peut les nations dans leurs pr\u00e9rogatives, car seules les nations peuvent tenter d&rsquo;avoir un certain poids dans les relations internationales. (Notre <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_vertu_ultime_de_la_nation_12_11_2009.html\" class=\"gen\">notion<\/a> sur la vertu ultime de la nation.) Le raisonnement est juste par d\u00e9faut : les institutions ont d\u00e9j\u00e0 amplement prouv\u00e9 leur paralysie bureaucratique et leur impuissance dans le pi\u00e8ge communicationnel de la place prise par le moralisme bienpensant dans la politique. Les Britanniques uvrent dans ce sens de la pr\u00e9rogative des nations depuis toujours, et particuli\u00e8rement \u00e0 l&rsquo;avantage non dit ni r\u00e9alis\u00e9 de la France depuis 2005 (r\u00e9f\u00e9rendum de mai 2005) et l&rsquo;\u00e9chec populaire de l&rsquo;Europe int\u00e9gr\u00e9e. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  Nous sommes toujours surpris par ces commentaires qui envisagent l&rsquo;Europe selon une entit\u00e9 envisageant de figurer dans des relations internationales normales  qui aura le <em>leadership<\/em>, comment conduire telle ou telle relation avec tel ou tel dans les dix ans \u00e0 venir, comment pr\u00e9parer le prochain quart de si\u00e8cle, etc.  alors que nous sommes tous <strong>soumis<\/strong> \u00e0 une terrifiante \u00e9p\u00e9e de Damocl\u00e8s dont la manifestation doit se mesurer dans le tr\u00e8s court terme si pas dans l&rsquo;imm\u00e9diat, et demande une infinie souplesse d&rsquo;adaptation que l&rsquo;Europe ne peut avoir. Toutes les consid\u00e9rations qu&rsquo;on peut faire sont d&rsquo;une futilit\u00e9 extr\u00eame si elles ne sont soumises \u00e0 une variable absolument fondamentale: les \u00e9v\u00e9nements eschatologiques qui nous pressent, c&rsquo;est-\u00e0-dire la structure crisique qui caract\u00e9rise notre vie internationale et peut \u00e0 tout moment d\u00e9clencher une nouvelle explosion de crise syst\u00e9mique. (Nouvelle crise financi\u00e8re, effondrement \u00e9conomique, crise de l&rsquo;une ou l&rsquo;autre mati\u00e8re premi\u00e8re, crise afghane se d\u00e9veloppant en une crise majeure \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du syst\u00e8me occidentaliste, etc.) Cette variable colossale est aujourd&rsquo;hui le fait majeur, omnipr\u00e9sent, \u00e9crasant de la vie internationale, et si nous la qualifions d&rsquo;eschatologique c&rsquo;est simplement parce qu&rsquo;elle est en-dehors de nos capacit\u00e9s de pr\u00e9vision et de contr\u00f4le, qu&rsquo;elle nous \u00e9chappe absolument  d\u00e9finition temporelle de l&rsquo;eschatologie. Dans ce cas qui est la chose principale \u00e0 prendre en compte, l&rsquo;organisation o\u00f9 les nations ont une autonomie acceptable et la souplesse \u00e0 mesure, comme dans la combinaison europ\u00e9enne qui s&rsquo;\u00e9tablit, est la meilleure solution, ou disons la moins mauvaise. Ce n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas une autre raison qui a d\u00e9termin\u00e9 le tournant de la pr\u00e9sidence fran\u00e7aise avec l&rsquo;affirmation de l&rsquo;Europe des nations, ce qui r\u00e9duit le r\u00f4le d\u00e9cisif de Sarko, en 2008, \u00e0 la prise en compte de cette r\u00e9alit\u00e9. Par contre, ce fut une chance d\u00e9cisive, une co\u00efncidence presque miraculeuse, que la France ait assur\u00e9 la pr\u00e9sidence dans cette p\u00e9riode de crise syst\u00e9mique majeure, puisqu&rsquo;avec son poids et sa tradition automatiquement interpr\u00e9t\u00e9e et conduite dans ce sens, elle a pu assurer et verrouiller dans la p\u00e9riode le pr\u00e9c\u00e9dent de ce r\u00f4le central des nations dans le sch\u00e9ma europ\u00e9en. L&rsquo;exp\u00e9rience a montr\u00e9 la coop\u00e9ration des grandes nations europ\u00e9ennes dans de telles circonstances, qui sont les seules circonstances \u00e0 prendre en compte aujourd&rsquo;hui d&rsquo;une fa\u00e7on s\u00e9rieuse. (Nous disons coop\u00e9ration et <strong>non<\/strong> entente int\u00e9gr\u00e9e. Nous avons la f\u00e2cheuse habitude de confondre les deux. La coop\u00e9ration est un principe de r\u00e9alisme politique et il est bon qu&rsquo;il soit ainsi appliqu\u00e9e, montrant la bonne marche d&rsquo;une Europe des nations, avec le choix laiss\u00e9 aux uns et aux autres de marquer leurs diff\u00e9rences puis, \u00e9ventuellement, d&rsquo;\u00e9voluer selon les circonstances, avec dans le meilleur des cas la coop\u00e9ration, avec dans tous les cas la coordination assur\u00e9e. L&rsquo;entente int\u00e9gr\u00e9e est une hypoth\u00e8se utopique correspondant au <em>diktat<\/em> de l&rsquo;int\u00e9gration, qui m\u00e8ne souvent \u00e0 la contrainte lorsqu&rsquo;elle est appliqu\u00e9e, avec toutes les frustrations qui vont avec; elle serait la marque mortelle d&rsquo;une Europe int\u00e9gr\u00e9e parce qu&rsquo;elle conduirait, par les r\u00e9sistances cach\u00e9es et in\u00e9vitables produites par ces contraintes, au d\u00e9sordre de la paralysie. La coop\u00e9ration permet des politiques \u00e9ventuellement coordonn\u00e9es ou  communes, l&rsquo;entente int\u00e9gr\u00e9e est une contrainte souvent insupportable.) Il serait bon d&rsquo;observer aujourd&rsquo;hui o\u00f9 m\u00e8ne le mod\u00e8le f\u00e9d\u00e9ral int\u00e9gr\u00e9 dans des temps de crise, qui fut notre mod\u00e8le v\u00e9n\u00e9r\u00e9 et sacr\u00e9, avec le fonctionnement du gouvernement des Etats-Unis d&rsquo;Am\u00e9rique, oscillant entre paralysie et impuissance.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t En fonction du lourd pass\u00e9  europ\u00e9en et des tromperies diverses (r\u00e9f\u00e9rendum kidnapp\u00e9, trait\u00e9 de Lisbonne, etc.), cette Europe-l\u00e0, pr\u00e9sent\u00e9e hier avec ses nouveaux leaders (!), est la moins mauvaise des choses dans le pire des mondes. On fait avec ce qu&rsquo;on a, et ceux qui font sont \u00e0 mesure de ces pi\u00e8tres conditions.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t(*) Euh&#8230; Petit rajout quelques heures plus tard, apr\u00e8s l&rsquo;audition de quelques journaux parl\u00e9s et t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s en France, apocalyptiques \u00e0 ce sujet&#8230; Il nous semble, d&rsquo;apr\u00e8s nos oreilles imprudentes qui s&rsquo;aventurent parfois dans notre pays d&rsquo;adoption que le nom du nouveau Pr\u00e9sident d&rsquo;Europe pourrait se dire, en fran\u00e7ais quoiqu&rsquo;en pure phon\u00e9tique: Vanne Rome-peuille. Essayez, vous verrez, les Belges comprendront de qui vous parlez.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;Europe des n\u00e9cessit\u00e9s r\u00e9duites aux acqu\u00eats 21 novembre 2009 Qui ne conna\u00eet les deux nouveaux dirigeants europ\u00e9ens, le Belge Herman Van Rompuy (*) (pr\u00e9sident, ou, disons super-pr\u00e9sident, au moins par le salaire) et la baronne Ashton (Britannique Haut Repr\u00e9sentant, ou bien dira-t-on Haute Repr\u00e9sentante charg\u00e9e du service commun diplomatique et des affaires ext\u00e9rieures et de&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[10],"tags":[8150,3435,2604,398,4807,6697,8948,4590,2658],"class_list":["post-71282","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-ashton","tag-cooperation","tag-des","tag-europe","tag-integration","tag-nations","tag-rompuy","tag-sarkozy","tag-von"],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/71282","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=71282"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/71282\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=71282"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=71282"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=71282"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}