{"id":71294,"date":"2009-11-26T07:10:01","date_gmt":"2009-11-26T07:10:01","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/11\/26\/fatigue-ukrainienne-et-crepuscule-des-annees-neocons\/"},"modified":"2009-11-26T07:10:01","modified_gmt":"2009-11-26T07:10:01","slug":"fatigue-ukrainienne-et-crepuscule-des-annees-neocons","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/11\/26\/fatigue-ukrainienne-et-crepuscule-des-annees-neocons\/","title":{"rendered":"\u201cFatigue ukrainienne\u201d et cr\u00e9puscule des \u201cann\u00e9es <em>neocons<\/em>\u201d"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">Fatigue ukrainienne et cr\u00e9puscule des ann\u00e9es <em>neocons<\/em><\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;Ukraine se dirige vers des \u00e9lections pr\u00e9sidentielles particuli\u00e8rement d\u00e9licates, en janvier 2010. Actuellement, les trois principaux candidats sont cr\u00e9dit\u00e9s d&rsquo;intentions de vote significatives: 4-5% d&rsquo;intentions de vote pour le pr\u00e9sident Ioutchenko, 20-25% pour la premi\u00e8re ministre Timochenko et 28-41% pour le dirigeant de l&rsquo;opposition, le pro-russse Viktor Ianoukovitch. L&rsquo;antagonisme entre les deux h\u00e9ros de la R\u00e9volution Orange de 2004, Ioutchenko et Timochenko, est \u00e0 son comble. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tHier <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/commentisfree\/2009\/nov\/25\/eu-ties-ukraine-unravel-kiev\" class=\"gen\">25 novembre 2009<\/a>, Simon Tisdall<D> a publi\u00e9 un article d\u00e9taill\u00e9 dans le <em>Guardian<\/em> sur la situation politique et \u00e9conomique ukrainienne et sur les p\u00e9rip\u00e9ties que connaissent les relations de l&rsquo;Ukraine avec l&rsquo;UE. Manifestement partisan d&rsquo;une Ukraine forte \u00e9ventuellement anti-russe, telle qu&rsquo;elle pr\u00e9tendait \u00eatre apr\u00e8s les \u00e9v\u00e9nements de 2004, Tisdall constate le naufrage complet de ce projet manipul\u00e9 par les r\u00e9seaux am\u00e9ricanistes sous influence n\u00e9o-conservatrice. Il constate \u00e9galement que l&rsquo;UE est de plus en plus critique de l&rsquo;Ukraine et modifie sa politique \u00e0 son \u00e9gard d&rsquo;une fa\u00e7on marqu\u00e9e, autant en raison du d\u00e9sordre politique que des manipulations \u00e9conomiques, et, soup\u00e7onne Tisdall, parce qu&rsquo;elle lui pr\u00e9f\u00e8re de bonnes relations avec la Russie. La premi\u00e8re ministre Timochenko para\u00eet avoir choisi (une fois de plus) le camp russe apr\u00e8s sa rencontre avec Poutine du 24 novembre \u00e0 Yalta, tandis que Ioutchenko s&rsquo;appuie sur l&rsquo;habituelle ligne anti-russe, avec comme objectif affich\u00e9 une entr\u00e9e dans l&rsquo;UE qui semble de moins en moins d&rsquo;actualit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;UE.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La position de Timochenko vis-\u00e0-vis de la Russie est d\u00e9crite comme onctueuse par Tysdall: \u00ab<em>After late-night talks with Tymoshenko in the Crimean resort of Yalta last week, Putin said he had agreed to waive various penalties and amend Russia&rsquo;s natural gas supply contract with Ukraine to avoid a repeat of last January&rsquo;s dispute, which led to serious gas shortages in eastern and central Europe. It would be very good to meet the new year without any shocks, Putin said, adding that transit fees next year would rise by 60%  a change potentially worth billions of dollars to Ukraine. Tymoshenko&rsquo;s response was unctuous. You, as a strong country, are meeting us halfway, she said. The deal was seen as both a none-too-subtle attempt to show that she, unlike Yushchenko, could do business with Moscow, and as blatant electoral interference by Putin.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Tisdall rapporte l&rsquo;humeur particuli\u00e8rement furieuse de la Commission (Barroso) devant certaines manipulations qui ont abouti \u00e0 la suspension de son pr\u00eat \u00e0 l&rsquo;Ukraine par le FMI: \u00ab<em>All this is watched with trepidation in Brussels, where Jos\u00e9 Manuel Barroso, the European commission president, recently telephoned Yushchenko to reportedly express concern over the way the IMF bailout and Europe&rsquo;s gas supplies have become political footballs. According to euobserver.com, commission plans to offer 500m in economic aid are under review because of Kiev&rsquo;s unwillingness to curb public spending or to clean up waste and corruption at its national gas company, Naftogaz. About 80% of EU natural gas supplies from Russia transit Ukraine.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t L&rsquo;intervention US dans le d\u00e9bat ukrainien, qui fut si patente et id\u00e9ologique par le biais de diverses organisations en 2004, semble se r\u00e9sumer au <em>business as usual<\/em>, avec l&rsquo;arriv\u00e9e massive et massivement r\u00e9tribu\u00e9es de consultants politiques pour les \u00e9lections, pour les trois candidats, selon <em>Politico.com<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.politico.com\/news\/stories\/1109\/29410.html\" class=\"gen\">18 novembre 2009<\/a>: \u00ab<em>The firm headed by Hillary Clinton&rsquo;s former chief strategist, Mark Penn, is helping run incumbent President Victor Yushchenko&rsquo;s campaign. Meanwhile Paul Manafort, whose firm worked on Republican John McCain&rsquo;s losing effort, and Tad Devine, a top strategist on the Democratic presidential campaigns of Al Gore in 2000 and John Kerry in 2004, are consulting for Victor Yanukovych, the pro-Russian frontrunner in the polls. For Penn, Manafort and Devine, foreign elections have been a lucrative source of business for years. But for the Chicago-based media consulting firm AKPD, the contract to help guide Prime Minister Yulia Tymoshenko&rsquo;s campaign is part of a new, growth area of business that presented itself after the firm helped Barack Obama win the White House last fall.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Tysdall conclut tristement qu&rsquo;il semble bien que Poutine ait gagn\u00e9 \u00ab<em>Given the much reduced appetite for further EU enlargement, it seems certain that the high watermark of EU-Ukraine ties has already passed. It&rsquo;s no consolation for Yushchenko that much the same applies to Georgia, Belarus and Turkey. And for many in Europe who hoped for better, braver things along the EU&rsquo;s post-Soviet eastern frontier, it&rsquo;s galling to conclude that, in a sense, Putin has won.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h4>Notre commentaire<\/h4>\n<p> La premi\u00e8re sortie diplomatique de la nouvelle Haute Repr\u00e9sentante de l&rsquo;UE, la baronne Ashton, se fera le 4 d\u00e9cembre, \u00e0 l&rsquo;occasion d&rsquo;un sommet avec l&rsquo;Ukraine. La rencontre ne soul\u00e8ve pas l&rsquo;enthousiasme, ni pour les d\u00e9buts de notre super-ministre europ\u00e9enne, ni pour la politique ext\u00e9rieure de l&rsquo;UE, ni pour le r\u00e9sultat de toute une \u00e9poque qui s&rsquo;ach\u00e8ve d\u00e9cid\u00e9ment, qui fut marqu\u00e9e par l&rsquo;antagonisme avec la Russie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAujourd&rsquo;hui, le d\u00e9sordre semble la r\u00e8gle de la situation ukrainienne et Tisdall estime que l&rsquo;\u00e9lection de janvier pourrait aboutir \u00e0 une \u00e9preuve de force majeure. Les sc\u00e9narios ne manquent pas, comme celui, d\u00e9j\u00e0 rod\u00e9, d&rsquo;un Ioutchenko refusant de quitter la pr\u00e9sidence parce qu&rsquo;il contesterait des r\u00e9sultats qui lui seraient d\u00e9favorables, ou bien diverses actions de fraude massive, etc. L\u00e0 aussi, sorte de <em>business as usual<\/em>. Apr\u00e8s la rencontre de Yalta, la Russie, en la personne de Poutine qui poursuit une vindicte personnelle contre Ioutchenko, a deux fers au feu; avec Timochenko, qui a affirm\u00e9 plus fortement que jamais sa tactique de chercher un soutien russe contre Ioutchenko; et avec le candidat naturellement pro-russe, Ianoukovitch. Ce que veulent les Russes, c&rsquo;est la fin de la carri\u00e8re politique de Ioutchenko, symbole avec Saakachvili de l&rsquo;offensive qui fut men\u00e9e contre eux durant les ann\u00e9es <em>neocons<\/em> 2002-2008. Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;UE et les USA ont pass\u00e9 la main et exp\u00e9dient cette p\u00e9riode aux pertes et profits.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa situation ukrainienne s&rsquo;av\u00e8re \u00eatre un symbole de plus de la fin de cette \u00e9poque de l&rsquo;attaque am\u00e9ricaniste et occidentaliste de la Russie. Le commencement de la fin, avec la crise g\u00e9orgienne d\u00e9clench\u00e9e par Saakachvili et remport\u00e9e par la Russie en ao\u00fbt 2008, a \u00e9t\u00e9 depuis largement confirm\u00e9 par le tournant US imprim\u00e9 par Obama dans les relations avec la Russie (abandon du r\u00e9seau anti-missiles) et, aujourd&rsquo;hui, par l&rsquo;attitude de l&rsquo;UE qui est en train d&rsquo;abandonner sa politique de soutien aux pays anti-russes du pourtour de la Russie. Dans ce sens, Tisdall a raison: \u00ab<em>Putin has won.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl s&rsquo;impose donc r\u00e9trospectivement le constat de la folie qu&rsquo;a constitu\u00e9 cette politique des ann\u00e9es <em>neocons<\/em> et la faiblesse conceptuelle, pour ne parler de tare cong\u00e9nitale, de l&rsquo;UE de suivre aveugl\u00e9ment cette politique  comme elle suit d&rsquo;une fa\u00e7on pavlovienne tout ce qui est am\u00e9ricaniste. Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;Ouest se trouve massivement r\u00e9duit \u00e0 se tourner vers la Russie pour \u00e9tablir des rapports qui seront effectivement centr\u00e9s sur cette puissance, au d\u00e9triment de son ext\u00e9rieur proche qui sera laiss\u00e9 \u00e0 lui-m\u00eame et dont la situation d\u00e9pendra essentiellement de cette m\u00eame Russie. La chose vaut m\u00eame pour d&rsquo;autres pays qui croyaient pouvoir conduire une politique anti-russe parce qu&rsquo;ils \u00e9taient entr\u00e9s dans l&rsquo;UE et dans l&rsquo;OTAN. C&rsquo;est le cas de la Pologne, avec l&rsquo;affaire du r\u00e9seau anti-missiles BMDE. Quant aux inqui\u00e9tudes de <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_mistral_souffle_meme_jusqu_a_saint-petersbourg_25_11_2009.html\" class=\"gen\">l&rsquo;Estonie<\/a> concernant la vente possible du porte-h\u00e9licopt\u00e8res fran\u00e7ais <em>Mistral<\/em> \u00e0 la Russie, elle ne soul\u00e8ve gu\u00e8re de mouvement de solidarit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Ouest.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette aventure des ann\u00e9es <em>neocons<\/em>, arch\u00e9type de la <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_c_ur_du_sujet_29_05_2009.html\" class=\"gen\">politique<\/a> de l&rsquo;id\u00e9ologie et de l&rsquo;instinct identifi\u00e9e par Harlan K. Ullman, repr\u00e9sente la d\u00e9monstration de l&rsquo;inutilit\u00e9 et de la nocivit\u00e9 d&rsquo;une politique de puissance (l&rsquo;id\u00e9al de puissance, selon Guglielmo <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notre_11_novembre_11_11_2008.html\" class=\"gen\">Ferrero<\/a>); inutilit\u00e9 et nocivit\u00e9 quelles qu&rsquo;en soient les conditions, et pire encore bien entendu lorsque cette puissance est essentiellement le produit d&rsquo;une construction virtualiste, comme ce fut le cas durant les ann\u00e9es <em>neocons<\/em>. Le r\u00e9sultat est de mettre la puissance qui en a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;objectif, la Russie, dans une position de force qui n&rsquo;a m\u00eame pas \u00e9t\u00e9 entam\u00e9e par la crise financi\u00e8re. Objectivement, on jugera, au contraire de Tisdall qui continue \u00e0 appuyer son analyse sur les slogans humanitaristes de l&rsquo;Ouest, que cette situation est loin d&rsquo;\u00eatre dommageable, par rapport \u00e0 2005 ou 2006. Simplement, tout ce temps g\u00e2ch\u00e9 depuis 2002 (et avant, depuis la fin de la Guerre froide), toutes les erreurs commises, les arrogances des le\u00e7ons donn\u00e9es aux Russes, les interf\u00e9rences dans la souverainet\u00e9 russe au nom de l&rsquo;humanitarisme, ont conduit \u00e0 des relations plus forc\u00e9es qu&rsquo;\u00e9labor\u00e9es et fructueuses, m\u00eame dans les arrangements qui s&rsquo;\u00e9laborent aujourd&rsquo;hui avec la Russie. Autant les USA que l&rsquo;UE ont d\u00e9finitivement montr\u00e9 leurs limites \u00e0 cet \u00e9gard, et seules quelques nations europ\u00e9ennes, notamment la France, ont aujourd&rsquo;hui la capacit\u00e9 d&rsquo;\u00e9tablir des relations int\u00e9ressantes avec la Russie. Quant \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur proche occidental de la Russie, marqu\u00e9 par l&rsquo;arc en ciel des r\u00e9volutions de couleur, il devra faire avec la proximit\u00e9 de la puissance russe, dans des conditions bien pires que celles de l&rsquo;imm\u00e9diat apr\u00e8s-Guerre froide, lorsque les divers pays qui le composent auraient pu chercher des arrangements plus constructifs que ceux auxquels ils sont et seront contraints. Cette situation de l&rsquo;Europe de l&rsquo;Est et de l&rsquo;ex-URSS est certainement l&rsquo;exemple le plus achev\u00e9 de la stupidit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale et sans compromis qui a caract\u00e9ris\u00e9 la politique am\u00e9ricaniste et occidentaliste de l&rsquo;apr\u00e8s-Guerre froide. Bien entendu, la stupidit\u00e9 poursuivant son long cours tranquille, aucun enseignement majeur et d\u00e9cisif ne sera tir\u00e9, \u00e0 l&rsquo;Ouest, de cette d\u00e9bacle.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 26 novembre 2009 \u00e0 06H54<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Fatigue ukrainienne et cr\u00e9puscule des ann\u00e9es neocons L&rsquo;Ukraine se dirige vers des \u00e9lections pr\u00e9sidentielles particuli\u00e8rement d\u00e9licates, en janvier 2010. 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