{"id":71297,"date":"2009-11-27T07:39:34","date_gmt":"2009-11-27T07:39:34","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/11\/27\/dans-lattente-anxieuse-de-la-poursuite-de-la-crise\/"},"modified":"2009-11-27T07:39:34","modified_gmt":"2009-11-27T07:39:34","slug":"dans-lattente-anxieuse-de-la-poursuite-de-la-crise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/11\/27\/dans-lattente-anxieuse-de-la-poursuite-de-la-crise\/","title":{"rendered":"Dans l&rsquo;attente anxieuse de la <strong>poursuite<\/strong> de la crise"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Dans l&rsquo;attente anxieuse de la <strong>poursuite<\/strong> de la crise<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t27 novembre 2009  Il suffit de prendre tel ou tel commentaire sur l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement de Duba\u00ef  est-ce un krach? Une faillite et une mise en cessation de paiement? Un domino de plus? Une \u00e9tape suppl\u00e9mentaire?  Faut-il donner un nom \u00e0 l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement Tel ou tel commentaire, remarque, constat, pour retrouver toujours les m\u00eames mots, qui sont incertitude (pour les plus optimistes), anxi\u00e9t\u00e9, angoisse (pour les plus objectifs), et qui concernent bien plus que l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement de Douba\u00ef.  Par exemple, Patrick Hosking et David Robertson, dans le <em>Times<\/em> du <a href=\"http:\/\/business.timesonline.co.uk\/tol\/business\/markets\/the_gulf\/article6934261.ece\" class=\"gen\">27 novembre 2009<\/a>, o\u00f9 l&rsquo;on retrouve tous les deux ou trois paragraphes la m\u00eame sensation de l incertitude anxieuse, de ce que nous nommons l&rsquo;attente anxieuse de la <strong>poursuite<\/strong> de la crise (le soulign\u00e9 indique bien le caract\u00e8re paradoxalement dynamique de cette attente, qui d\u00e9signe en g\u00e9n\u00e9ral une situation statique de la psychologie).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Fears of a dangerous new phase in the economic crisis swept around the globe yesterday as traders responded to the shock announcement that a debt-laden Dubai state corporation was unable to meet its interest bill.<\/em> [] <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Nervous traders transferred the focus of their anxieties from the risk of companies failing to the risk of nation states defaulting. Investors owed money by Mexico, Russia and Greece saw the price of insuring themselves against default rocket. Although the scale of Dubai&rsquo;s debts is comparatively modest at $80 billion (\u00a348 billion), the uncertainty spooked the markets, with no one sure who its creditors are<\/em> [] <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>According to a senior government official, Dubai&rsquo;s crisis is regarded as modest and manageable for Britain, but there were growing fears that Abu Dhabi, the oil-rich neighbouring emirate that has in the past given rescue loans, would leave Dubai to its fate.<\/em> [] Gerard Lyons, chief economist with Standard Chartered, said: The market reaction shows how vulnerable some economies are to the aftermath of the debt binge. This highlights how fragile confidence is.<D><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe <em>Guardian<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/world\/2009\/nov\/26\/dubai-first-domino-new-crash\" class=\"gen\">26 novembre 2009<\/a> substantivait l&rsquo;incertitude anxieuse g\u00e9n\u00e9rale, r\u00e9sum\u00e9e dans son titre: \u00ab<em>Dubai: Minor upset in playground of the rich  or first domino of new crash?  After a traumatic year, markets were breathing a sigh of relief. Then the emirate&rsquo;s bubble burst, raising fears of a new meltdown.<\/em>\u00bb Autrement dit : ce qui s&rsquo;est pass\u00e9 n&rsquo;est pas grand&rsquo;chose et pourtant c&rsquo;est peut-\u00eatre le d\u00e9but de quelque chose de nouveau, ou plut\u00f4t de quelque chose de plus dans un encha\u00eenement d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements avant d&rsquo;autres, conform\u00e9ment \u00e0 la th\u00e9orie des dominos autrefois d\u00e9velopp\u00e9e pour les pays tombant sous la coupe des communistes les uns apr\u00e8s les autres, aujourd&rsquo;hui concernant les pays tombant un cessation de paiement les uns apr\u00e8s les autres. (\u00ab<em>But whether Dubai is the first domino to fall in a new wave of the global financial crisis or, as some commentators argued today, just a small city-state whose struggles have few implications for the rest of the world, its frozen cranes, empty skyscrapers and bankrupt expatriates are a powerful parable of what happens when a property boom gets badly out of control.<\/em>\u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tHier matin, le <a href=\"http:\/\/www.wsws.org\/articles\/2009\/nov2009\/fina-n26.shtml\" class=\"gen\">26 novembre 2009<\/a>, le site <em>WSWS.org<\/em> publiait une analyse de la situation de l&rsquo;opinion de la direction allemande, mais aussi de l&rsquo;un ou l&rsquo;autre en Europe (Trichet). Tous annoncent ou laissent craindre un nouveau crash, ou bien disons un de plus dans l&rsquo;encha\u00eenement des \u00e9v\u00e9nements de la poursuite de la crise. Cela n&rsquo;a rien \u00e0 vois avec l&rsquo;affaire de Douba\u00ef, dont l&rsquo;annonce est venue quelques heures plus tard, et cela est aussi bien parce que cela est encore plus significaif. Ainsi sont mieux marqu\u00e9es les limites r\u00e9elles de l&rsquo;incertitude anxieuse et de l&rsquo;angoisse  qui sont, en v\u00e9rit\u00e9, sans limites identifiables, des limites qui n&rsquo;en sont pas<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>At the weekend, Chancellor Angela Merkel and Finance Minister Wolfgang Sch\u00e4uble (both Christian Democratic UnionCDU) warned that the economic crisis was far from over. We have initially succeeded in limiting the effects of the crisis on people, but difficulties remain in front of us, Merkel told a CDU meeting. Sch\u00e4uble compared the present financial crisis with the fall of the Berlin Wall twenty years earlier. The financial crisis will change the world as powerfully as did the fall of the [Berlin] Wall. The balance between America, Asia and Europe is shifting dramatically, he told Bild am Sonntag. He also appealed to bankers to exercise restraint when it came to their bonus payments.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Jean-Claude Trichet, president of the European Central Bank, expressed fears about a social collapse if there is a new round of bank failures. It is surely too early to say the crisis is over, he told a European congress of bankers in Frankfurt, adding the warning: Our democracies will not accept twice giving such extensive support to the financial sector with taxpayers&rsquo; money.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The enormous stock market bubble that has formed over the past eight months is seen as the biggest source of danger of another crash. The most important share indicesthe Dow Jones, the Japanese Nikkei and the German DAXhave risen by around 50 to 60 percent since March. The prices of crude oil, copper and other raw materials have also more than doubled. These enormous increases are not based upon any corresponding economic growth. On the contrary, economic activity has fallen in numerous countries and many firms are still posting losses.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Adoptons une ligne moyenne pour observer que l&rsquo;affaire de Duba\u00ef est plut\u00f4t une r\u00e9p\u00e9tition g\u00e9n\u00e9rale qui est aussi une manifestation de plus d&rsquo;une situation compl\u00e8tement surr\u00e9aliste, sinon compl\u00e8tement absurde. L&rsquo;absurdit\u00e9 n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec la finance ni avec l&rsquo;\u00e9conomie, ni avec l&rsquo;expertise d&rsquo;un technicien des domaines, et tout avec le bon sens. Douba\u00ef n&rsquo;est pas un avertissement sans frais (ou \u00e0 frais r\u00e9duits, disons) parce que nous sommes au-del\u00e0 d&rsquo;une situation o\u00f9 l&rsquo;on peut faire la diff\u00e9rence entre quelque chose qui n&rsquo;occasionne pas de frais (prendre des mesures de sauvegarde ou de pr\u00e9vention) et quelque chose qui en occasionnera au contraire de consid\u00e9rables (ne tenir aucun compte de l&rsquo;avertissement sans frais). La rationalit\u00e9 de la comptabilit\u00e9 budg\u00e9taire n&rsquo;existe plus. Il n&rsquo;existe plus aucun moyen qui fait d&rsquo;habitude qu&rsquo;on profite de l&rsquo;avertissement sans frais pour prendre les mesures qui importent et \u00e9viter le drame justifiant l&rsquo;avertissement.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes Etats se sont endett\u00e9s dans des proportions inimaginables. Des sommes d&rsquo;argent inimaginables ont \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9es aux banques pour sauver le syst\u00e8me financier, dans l&rsquo;espoir, pour les esprits les plus techniquement rationnels qui sont aussi dans ce cas  les plus d\u00e9raisonnables, que l&rsquo;\u00e9conomie serait ainsi redress\u00e9e d\u00e9cisivement par les transferts qui en r\u00e9sulteraient vers l&rsquo;\u00e9conomie r\u00e9elle. Le r\u00e9sultat principal a \u00e9t\u00e9 une r\u00e9surgence formidable des march\u00e9s et des banques, avec des profits inimaginables, avec des Etats au bord de la faillite, avec une \u00e9conomie qui se manifeste par l&rsquo;euphorie artificielle de sa marge financi\u00e8re et une aggravation chaque jour \u00e9vidente de la situation sociale, directement par le ch\u00f4mage et la pauvret\u00e9 et indirectement par le climat et l&rsquo;incertitude du d\u00e9sarroi et de la fragmentation. La situation sociale est le test supr\u00eame, le test r\u00e9el de l&rsquo;\u00e9conomie r\u00e9elle, quoi qu&rsquo;il en co\u00fbte aux statisticiens du PIB ou de la croissance de le reconna\u00eetre, parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit de la question de la coh\u00e9sion et de l&rsquo;ordre de l&rsquo;organisation des hommes. Le constat \u00e9vident depuis un temps d\u00e9j\u00e0 assez cons\u00e9quent de la rupture entre le monde financier et le monde \u00e9conomique et social a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9 encore une fois, cette fois avec l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment nouveau et d\u00e9sesp\u00e9rant des Etats dans des situations proches de la faillite, pour l&rsquo;une raison ou l&rsquo;autre. Par cons\u00e9quent, la situation est effectivement bien pire qu&rsquo;elle n&rsquo;\u00e9tait \u00e0 la veille de 9\/15. Qui reste-t-il pour nous sauver alors que le sauvetage massif et ultime n&rsquo;a fait qu&rsquo;aggraver la perspective? Voyons du c\u00f4t\u00e9 de Dieu, diront certains  mais Dieu est maussade, devant le spectacle du monde, et il est possible qu&rsquo;il ne l\u00e8ve m\u00eame pas son divin petit doigt.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes \u00e9v\u00e9nements techniques ou socio-religieux (est-ce tout de m\u00eame le divin petit doigt, mais dans l&rsquo;autre sens que celui qu&rsquo;on attend?) semblent eux aussi ligu\u00e9s pour alimenter l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9, la solitude de chacun devant le spectre de la crise. Il y a eu une panne g\u00e9n\u00e9rale au London Stock Exchange (pr\u00e9cision ironique: Douba\u00ef en d\u00e9tient 21% des parts) qui a interrompu les transactions pendant trois heures et demie \u00e0 Londres. L&rsquo;A\u00efd el-Kebir, ou A\u00efd et-Adha, grande f\u00eate religieuse musulmane, interrompt aujourd&rsquo;hui toutes les transactions dans le monde musulman. La f\u00eate du Thankskgiving aux USA interrompt \u00e9galement les transactions d&rsquo;aujourd&rsquo;hui \u00e0 mardi. <em>In illo tempore<\/em>, on appelait \u00e7a une pause et l&rsquo;on esp\u00e9rait qu&rsquo;elle permettrait \u00e0 tous de se reprendre. Cette pause est aujourd&rsquo;hui le contraire d&rsquo;une pause. C&rsquo;est le champ ouvert \u00e0 l&rsquo;imagination destructrice, c&rsquo;est le grand trou de l&rsquo;incertitude et de l&rsquo;angoisse qui s&rsquo;\u00e9largit pour plusieurs jours, puisque quelques-uns des acteurs essentiels de cette phase de la crise sont statutairement et r\u00e8glementairement absents.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQuoi qu&rsquo;il arrive dans la suite de ces prochains jours, Douba\u00ef est bien une r\u00e9p\u00e9tition g\u00e9n\u00e9rale, d&rsquo;un point de vue technique, et une manifestation de plus de la poursuite de la crise du point de vue de la perception (la psychologie). L&rsquo;accident est donc r\u00e9v\u00e9lateur du point de vue de la psychologie collective, qui est le facteur fondamental non de la situation financi\u00e8re et \u00e9conomique, mais de la situation du monde dans tous ses recoins, <em>as a whole<\/em>. Le terrible effondrement de l&rsquo;automne 2008, entra\u00eenant la psychologie \u00e0 mesure, n&rsquo;a subi aucune th\u00e9rapie acceptable, mais des pseudo-m\u00e9decines aggravantes. Quelques doses d&rsquo;europhisants (*) pesant des milliers de $milliards de par le monde n&rsquo;ont \u00e9videmment rien chang\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat profond de la psychologie, sinon pour l&rsquo;aggraver dans ses tr\u00e9fonds.<\/p>\n<h3>L&rsquo;\u00e8re psychopolitique<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tNotre th\u00e8se est plus que jamais celle de l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-politique_d_epoque_l_ere_psychopolitique_rubrique_analyse_volume_22_n07_du_10_decembre_2006_25_12_2006.html\" class=\"gen\">\u00e8re psychopolitique<\/a>, o\u00f9 la psychologie a remplac\u00e9 tous les autres facteurs (la g\u00e9opolitique, notamment, de l&rsquo;\u00e8re g\u00e9opolitique qui a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9) comme donn\u00e9e principale pour d\u00e9terminer notre destin politique et, au-del\u00e0, m\u00e9tahistorique. Les deux forces qui d\u00e9terminent principalement la puissance aujourd&rsquo;hui  la communication et la technologie  vont \u00e9videmment dans le sens de cette exacerbation de la crise de la psychologie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMalgr\u00e9 la d\u00e9monstration rationnelle des techniciens, personne n&rsquo;a cru, profond\u00e9ment \u00e0 la fin de la crise annonc\u00e9e \u00e0 partir de mars-avril dernier (les <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-l_etrange_optimisme_sans_espoir__23_05_2009.html\" class=\"gen\">jeunes pousses<\/a> du printemps). Rationnellement, les comptabilit\u00e9s des sont mises en marche pour tenter de d\u00e9montrer la chose mais, profond\u00e9ment, la psychologie tenait pour \u00e9vidente l&rsquo;artificialit\u00e9 de la manuvre, c&rsquo;est-\u00e0-dire son aspect d\u00e9stabilisant au bout du compte, s&rsquo;ajoutant \u00e0 la d\u00e9stabilisation de la crise elle-m\u00eame. Le rem\u00e8de n&rsquo;\u00e9tait pas pire que le mal, lequel ne peut \u00eatre pire, il le poursuivait simplement en l&rsquo;entretenant. Pendant ce temps, le reste de la situation, hors \u00e9conomie et hors finance, continuait \u00e0 montrer les signes de l&rsquo;\u00e9norme d\u00e9structuration du faux-ordre institu\u00e9 par un syst\u00e8me d\u00e9j\u00e0 vieux de deux tiers de si\u00e8cle et en plein paroxysme de d\u00e9structuration depuis huit ans: d\u00e9clin acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 de la puissance US et \u00e9chec de plus en plus \u00e9vident de l&rsquo;exp\u00e9rience Obama, poursuite de la dilution de l&rsquo;Europe, \u00e9mergence des groupes de puissances p\u00e9riph\u00e9riques (BRIC, etc.) naturellement contestatrices de cet ordre et nouveaux points de friction \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du syst\u00e8me (comme entre les USA et le Japon), irr\u00e9solution sinon aggravation des crises g\u00e9opolitiques ou politiques (Iran, Afghanistan) dont le fondement des r\u00e9solutions est b\u00e2ti sur le sable du virtualisme, aggravation du blocage de crise de la machine bureaucratique (le Pentagone). La liste est si longue, et l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 encore plus entretenue par ce cadre g\u00e9n\u00e9ral qui, par moment, se r\u00e9v\u00e8le pour ce qu&rsquo;il est: autant de parties diverses de la substance d&rsquo;une crise qui n&rsquo;est pas seulement financi\u00e8re et \u00e9conomique,  ou n&rsquo;importe quoi d&rsquo;un autre domaine, mais qui est celle du syst\u00e8me et de la civilisation que le syst\u00e8me a kidnapp\u00e9e.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;accident de Douba\u00ef n&rsquo;en est pas un mais un \u00e9chelon, ou un domino de plus, non de la crise financi\u00e8re mais de la structure de crise qui est le repr\u00e9sentation sch\u00e9matis\u00e9e de notre crise g\u00e9n\u00e9rale de civilisation. Inutile de cat\u00e9goriser, de retomber dans le cloisonnement, de caract\u00e9riser l&rsquo;une en oubliant l&rsquo;autre, etc. 9\/15, Douba\u00ef, le Pentagone, l&rsquo;Afghanistan, l&rsquo;Iran, tout cela fait partie de la m\u00eame cha\u00eene, de la m\u00eame structure crisique. Il y a un tronc commun entre tout cela. La psychologie ne peut l&rsquo;ignorer, elle qui est aujourd&rsquo;hui soumise aux pressions constantes des forces qui d\u00e9terminent l&rsquo;\u00e8re psychopolitique. Cette nouvelle \u00e8re s&rsquo;av\u00e8re effectivement l&rsquo;\u00e8re de notre grande crise, l&rsquo;\u00e8re qui permet, par les facteurs qu&rsquo;elle favorise, de continuer vers la mise \u00e0 jour de la crise g\u00e9n\u00e9rale de notre civilisation malgr\u00e9 les efforts de <em>cover-up<\/em>, de dissimulation, de manipulations diverses.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQue l&rsquo;accident de Douba\u00ef entra\u00eene le reste ou reste contenue pour l&rsquo;instant \u00e0 ce qu&rsquo;il est n&rsquo;importe gu\u00e8re. Cela, c&rsquo;est de l&rsquo;appr\u00e9ciation conjoncturelle. Structurellement, c&rsquo;est un \u00e9v\u00e9nement de plus dans la marche inexorable de la crise. Nos psychologies le <strong>savent<\/strong>, jusqu&rsquo;\u00e0 former une psychologie collective, souvent refoul\u00e9e et dissimul\u00e9e mais qui repara\u00eet \u00e0 chaque accident, qui est une situation psychologique d&rsquo;attente de la poursuite de la crise jusqu&rsquo;\u00e0 la substance m\u00eame de la mise en cause de notre civilisation.  <\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t(*) Note du 28 novembre 2009&#8230; Monsieur Laurent Caillette, qui rel\u00e8ve la chose ce <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/forum-dans_l_attente_anxieuse_de_la_poursuite_de_la_crise_27_11_2009.html\" class=\"gen\">28 novembre 2009<\/a> n&rsquo;a pas tort. La coquille a quelque chose d&rsquo;un <em>lapsus calami<\/em> maistrien, car seule une inspiration ext\u00e9rieure pouvait avoir l&rsquo;esprit de nous faire \u00e9crire europhisants pour euphorisants. D\u00e9cid\u00e9ment, nous laissons la coquille en place, elle pourrait faire jurisprudence, sorte de n\u00e9ologisme que la nouvelle direction europ\u00e9enne pourrait adopter comme embl\u00e8me de l&rsquo;ardeur prometteuse qu&rsquo;elle nous laisse deviner.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans l&rsquo;attente anxieuse de la poursuite de la crise 27 novembre 2009 Il suffit de prendre tel ou tel commentaire sur l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement de Duba\u00ef est-ce un krach? Une faillite et une mise en cessation de paiement? Un domino de plus? Une \u00e9tape suppl\u00e9mentaire? 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