{"id":71345,"date":"2009-12-15T07:20:40","date_gmt":"2009-12-15T07:20:40","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/12\/15\/borchgrave-petraeus-et-2012-dans-le-desordre\/"},"modified":"2009-12-15T07:20:40","modified_gmt":"2009-12-15T07:20:40","slug":"borchgrave-petraeus-et-2012-dans-le-desordre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2009\/12\/15\/borchgrave-petraeus-et-2012-dans-le-desordre\/","title":{"rendered":"Borchgrave, Petraeus et 2012 dans le d\u00e9sordre"},"content":{"rendered":"<p><p>Le commentateur de droite Arnaud de Borchgrave examine la d\u00e9cision sur l&rsquo;Afghanistan de Barack Obama du point de vue de la politique int\u00e9rieure US. Pour lui, cette d\u00e9cision n&rsquo;a gu\u00e8re de sens politique et Obama s&rsquo;est pr\u00e9cipit\u00e9 dans un pi\u00e8ge qui pourrait co\u00fbter \u00e0 son parti la majorit\u00e9 au Congr\u00e8s en 2010 et lui co\u00fbter la pr\u00e9sidence en 2012 au profit du g\u00e9n\u00e9ral Petraeus. Pour Borchgrave, les USA n&rsquo;ont plus les moyens de mener cette guerre et le public va rapidement s&rsquo;y opposer. Il juge que l&rsquo;hypoth\u00e8se Petraeus est plus que jamais d&rsquo;actualit\u00e9 (voir notre <em>F&#038;C<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_president_et_quelques_generaux_25_09_2009.htmlhypoth\u00e8se\" class=\"gen\">25 septembre 2009<\/a>).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tBorchgrave, dans sa chronique pour UPI (via <em>SpaceWar.com<\/em>), le <a href=\"http:\/\/www.spacewar.com\/reports\/Commentary_President_Petraeus_999.html\" class=\"gen\">14 d\u00e9cembre 2009<\/a><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Why Obama still felt compelled to add 30,000 troops to the 68,000 boots already on the ground, at $1 million per soldier per year, is not much of a mystery. The fear of being branded an appeaser and losing the House of Representatives next year and the White House in 2012 to Republicans is clearly paramount. The president is out on a limb but is staying close to the trunk, which leaves little room for Republican and lukewarm left-wing supporters who would saw it off. He can see these two adversaries pre-empting his own post-imperial agenda with a new slogan  e.g., Americans come home time to rebuild America (before China eats our lunch).<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>U.S. Army Gen. David Petraeus is already being auscultated by GOP scouts parsing the potential field. They recall how Gen. Dwight Eisenhower clinched his presidential campaign with I shall go to Korea to end an unpopular war. Once in the White House, he gave the U.S. economy a formidable booster shot &#8212; and ordered up the interstate highway system. It became the largest public works project in history and the largest highway system (46,876 miles) in the world.<\/em> []<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb[A]<em>lmost 60 percent of Americans asked say the country is on the wrong track. They are confused. The administration says the economic recovery is well under way. Yet almost 25 million Americans are without jobs (including those who no longer qualify for unemployment compensation as well as those who gave up looking). Seven million Americans are behind on their mortgages and risk foreclosure. Economist Peter Morici reports Wall Street banks are divvying up $140 billion in year-end bonuses on the back of $280 billion in new profits. Military men and women are pulling up to five wartime tours in Iraq and\/or Afghanistan. U.S. Rep. David R. Obey D-Wis., chairman of the powerful House Appropriations Committee, says we cannot continue without a war surtax. This could cost the Democrats both houses  and change history.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h4>Notre commentaire<\/h4>\n<p> On conna\u00eet Borchgrave et ses <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_grande_revolte_de_2012_25_11_2008.html\" class=\"gen\">inqui\u00e9tudes<\/a> pour la situation US, notamment en 2012, ann\u00e9e de la prochaine \u00e9lection pr\u00e9sidentielle  et ann\u00e9e difficile selon d&rsquo;autres pr\u00e9visions moins strictement politiques et prestement utilis\u00e9es par les sp\u00e9cialistes des <em>block buster<\/em> hollywoodiens (Roland Emmerich et son <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/2012_(film)\" class=\"gen\">film<\/a> hyper-hollywoodien <em>2012<\/em>). Le calendrier des Mayas et la p\u00e9riode int\u00e9rimaire suivant l&rsquo;\u00e9lection de novembre 2012, qui constitue de plus en plus un terme \u00e0 la fois myst\u00e9rieux et mena\u00e7ant, pr\u00e9sentent une similitude de date qui ne manquera pas d&rsquo;\u00eatre relev\u00e9e.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tBorchgrave, qui a de bons contacts avec les r\u00e9publicains, semble confirmer ici la tendance que nous sugg\u00e9rions le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-retour_a_1999_en_infiniment_pire_12_12_2009.html\" class=\"gen\">12 d\u00e9cembre 2009<\/a> d&rsquo;une opposition \u00e0 la guerre devenant un des th\u00e8mes de l&rsquo;argumentation des r\u00e9publicains. Borchgrave d\u00e9termine son jugement selon des appr\u00e9ciations politiques du sentiment des Am\u00e9ricains et des \u00e9lites am\u00e9ricanistes elles-m\u00eames, mais aussi selon une vision extr\u00eamement pessimiste des capacit\u00e9s de la puissance US et de la situation int\u00e9rieure US.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 Petraeus semble confirmer \u00e0 la fois les ambitions pr\u00e9sidentielles du g\u00e9n\u00e9ral et l&rsquo;int\u00e9r\u00eat des r\u00e9publicains pour lui. Mais l&rsquo;analogie faite par Borchgrave avec Eisenhower a une s\u00e9rieuse limite, voire une contradiction. Eisenhower n&rsquo;avait rien \u00e0 voir avec le conflit cor\u00e9en, tandis que Petraeus a, lui, tout \u00e0 voir avec le conflit afghan, et notamment d&rsquo;\u00eatre l&rsquo;inspirateur indirect de l&rsquo;engagement d&rsquo;Obama, par McChrystal interpos\u00e9. Dans ce cas, m\u00eame l&rsquo;analogie initiale d&rsquo;un Petraeus jouant le m\u00eame r\u00f4le, en plus habile, que MacArthur, est \u00e9galement fauss\u00e9e, puisque les demandes de MacArthur furent rejet\u00e9es et MacArthur d\u00e9mis de ses fonctions, alors que Petraeus voit ses choix confirm\u00e9s et les demandes qu&rsquo;il a approuv\u00e9es \u00e0 peu pr\u00e8s rencontr\u00e9es.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn ce sens, l&rsquo;hypoth\u00e8se Petraeus que renforce Borchgrave se trouve paradoxalement compromise. Pour qu&rsquo;elle ait toute sa valeur, il aurait fallu qu&rsquo;Obama repousse l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;un renforcement en Afghanistan, ce qui n&rsquo;est pas le cas. Si la relance de la guerre ne produisait pas les r\u00e9sultats attendus et  conduisait \u00e0 une d\u00e9b\u00e2cle politique et un affaiblissement d&rsquo;Obama, la position de Petraeus qui reste l&rsquo;inspirateur de seconde main de la nouvelle strat\u00e9gie, ne serait pas vraiment meilleure; lui aussi porterait la responsabilit\u00e9 d&rsquo;une absence de victoire. Pour renverser cette prospective, il faudrait que Petraeus arrive \u00e0 un moment ou l&rsquo;autre \u00e0 cr\u00e9er un conflit avec Obama (par exemple en demandant de nouvelles troupes qui lui seraient refus\u00e9es) ou parvienne \u00e0 faire de la volont\u00e9 suppos\u00e9e d&rsquo;Obama d&rsquo;un d\u00e9but de retrait en juillet 2011 le cas d&rsquo;une possible d\u00e9faite en Afghanistan \u00e0 cause d&rsquo;Obama Mais alors, Petraeus appara\u00eetrait comme un maximaliste de la guerre alors que son argument \u00e9lectoral, selon l&rsquo;hypoth\u00e8se Borchgrave, devrait \u00eatre d&rsquo;abandonner cette guerre, comme Eisenhower fit avec la Cor\u00e9e. Si Petraeus a vraiment les ambitions que Borchgrave lui pr\u00eate, il lui faut trouver un point de chute en suscitant une querelle avec Obama, et d\u00e9missionner avec \u00e9clat en proclamant que, finalement, cette guerre est ingagnable. Sacr\u00e9e gymnastique pour lui et, plus largement, imbroglio complexe charg\u00e9 de pol\u00e9miques vicieuses, qui nous promet surtout le d\u00e9sordre. (O\u00f9 l&rsquo;on retrouve les inqui\u00e9tudes de Borchgrave pour la situation int\u00e9rieure US lors des pr\u00e9sidentielles de 2012 qui, dans ce climat, et si l&rsquo;Afghanistan est devenu un probl\u00e8me national central, risque de devenir une cause de d\u00e9sordre. Les Mayas n&rsquo;auraient peut-\u00eatre pas tort, m\u00eame si pour d&rsquo;autres circonstances.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;indication importante \u00e0 retenir est, par cons\u00e9quent, que l&rsquo;Afghanistan entre par la grande porte dans le d\u00e9bat national, \u00e0 un moment o\u00f9 ni les conditions de puissance des USA, ni le climat psychologique de la population US ne peuvent laisser envisager que l&rsquo;effort entrepris par Obama se d\u00e9roule avec tous les moyens qu&rsquo;il faut et dans la plus extr\u00eame s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 aux USA m\u00eame. Pour la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9, on devrait vite s&rsquo;en apercevoir, d\u00e8s la campagne \u00e9lectorale pour les \u00e9lections de novembre 2010, qui commence formellement la mois prochain.  <\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 15 d\u00e9cembre 2009 \u00e0 07H22<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le commentateur de droite Arnaud de Borchgrave examine la d\u00e9cision sur l&rsquo;Afghanistan de Barack Obama du point de vue de la politique int\u00e9rieure US. Pour lui, cette d\u00e9cision n&rsquo;a gu\u00e8re de sens politique et Obama s&rsquo;est pr\u00e9cipit\u00e9 dans un pi\u00e8ge qui pourrait co\u00fbter \u00e0 son parti la majorit\u00e9 au Congr\u00e8s en 2010 et lui co\u00fbter&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[2],"tags":[7928,3236,5634,1257,3356,2744,7635,9012,5377,6208,6264,5310],"class_list":["post-71345","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bloc-notes","tag-7928","tag-afghanistan","tag-antiguerre","tag-borchgrave","tag-desordre","tag-eisenhower","tag-interieur","tag-macarthgur","tag-mayas","tag-obama","tag-petraeus","tag-republicains"],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/71345","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=71345"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/71345\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=71345"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=71345"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=71345"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}