{"id":71575,"date":"2010-02-19T06:49:19","date_gmt":"2010-02-19T06:49:19","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2010\/02\/19\/la-presence-des-francais-dans-les-institutions-europeennes\/"},"modified":"2010-02-19T06:49:19","modified_gmt":"2010-02-19T06:49:19","slug":"la-presence-des-francais-dans-les-institutions-europeennes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2010\/02\/19\/la-presence-des-francais-dans-les-institutions-europeennes\/","title":{"rendered":"La pr\u00e9sence des Fran\u00e7ais dans les institutions europ\u00e9ennes"},"content":{"rendered":"<p><h4>La pr\u00e9sence des Fran\u00e7ais dans les institutions europ\u00e9ennes<\/h4>\n<p>La Fondation Robert Schuman publie un document de r\u00e9f\u00e9rence tr\u00e8s int\u00e9ressant (en date du <a href=\"http:\/\/www.robert-schuman.eu\/question_europe.php?num=qe-159\" class=\"gen\">22 f\u00e9vrier 2010<\/a>), sur la pr\u00e9sence des fonctionnaires de citoyennet\u00e9 fran\u00e7aises dans les institutions communautaires. (\u00ab<em>La pr\u00e9sence des Fran\u00e7ais au sein des institutions communautaires : du mythe \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9<\/em>\u00bb) Les auteurs sont Thierry Chopin  Directeur des \u00e9tudes de la Fondation Robert Schuman. Professeur au Coll\u00e8ge d&rsquo;Europe (Bruges), il enseigne au Corps des Mines et \u00e0 l&rsquo;IEP de Paris (Sciences Po). Il est expert associ\u00e9 au CERI,  et Marek Kubita,  Dipl\u00f4m\u00e9 de l&rsquo;Institut d&rsquo;\u00e9tudes politiques de Paris (Sciences Po) en stage \u00e0 la Fondation Robert Schuman.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;int\u00e9r\u00eat de cette appr\u00e9ciation chiffr\u00e9e de cette pr\u00e9sence fran\u00e7aise est qu&rsquo;elle permet d&rsquo;observer l&rsquo;importance de cette pr\u00e9sence, beaucoup plus grande que la perception politique g\u00e9n\u00e9rale ne le laisserait penser, sa r\u00e9partition et ses fluctuations r\u00e9centes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe r\u00e9sum\u00e9 du rapport dit ceci : \u00ab<em>Alors que de nombreux articles ou rapports stigmatisent la baisse de l&rsquo;influence fran\u00e7aise au sein des institutions communautaires, l&rsquo;\u00e9tat des lieux factuel de la pr\u00e9sence des Fran\u00e7ais en termes de pr\u00e9sence politique et administrative semble, au contraire, infirmer ces critiques. La pr\u00e9sence politique des Fran\u00e7ais demeure privil\u00e9gi\u00e9e \u00e0 la Commission europ\u00e9enne (cabinets des commissaires), au Conseil des ministres et au Conseil europ\u00e9en. De m\u00eame, la pr\u00e9sence administrative est tr\u00e8s forte particuli\u00e8rement \u00e0 la Commission europ\u00e9enne o\u00f9 les postes d&rsquo;encadrement sont largement occup\u00e9s par des Fran\u00e7ais. N\u00e9anmoins, la pr\u00e9sence politique des Fran\u00e7ais est plus mitig\u00e9e au Parlement europ\u00e9en, principalement au sein des commissions parlementaires o\u00f9 les Allemands et les Britanniques sont bien mieux repr\u00e9sent\u00e9s aux postes clefs.<\/em> [&#8230;]\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous citons \u00e9galement la conclusion du rapport, plus explicite, qui permet de d\u00e9tailler un peu plus le constat g\u00e9n\u00e9ral avanc\u00e9 par le r\u00e9sum\u00e9. La question soulev\u00e9e par ce rapport est de d\u00e9terminer le rapport,  autre sens du mot, dans ce cas,  entre cette r\u00e9alit\u00e9 chiffr\u00e9e et la r\u00e9alit\u00e9 politique effective, beaucoup plus difficilement appr\u00e9ci\u00e9e, de l&rsquo;influence de la France dans ces institutions communautaires europ\u00e9ennes. On observera que ce rapport, qui suit \u00e9videmment l&rsquo;orientation g\u00e9n\u00e9rale de la Fondation Schuman, tr\u00e8s europ\u00e9enne, privil\u00e9gie dans cette \u00e9valuation, comme il est normal de l&rsquo;attendre, une perception optimiste.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>L&rsquo;examen de la pr\u00e9sence politique et administrative des Fran\u00e7ais au sein des institutions communautaires montre que le discours sur le d\u00e9clin de la pr\u00e9sence des Fran\u00e7ais est largement excessif et partiellement infond\u00e9. Les Fran\u00e7ais conservent de nombreux postes clefs politiques et administratifs. En effet, en termes de pr\u00e9sence politique, ils sont particuli\u00e8rement bien repr\u00e9sent\u00e9s au sein des cabinets des commissaires (23 membres) ainsi qu&rsquo;au Conseil et au Conseil europ\u00e9en. De m\u00eame, la pr\u00e9sence administrative des Fran\u00e7ais demeure tr\u00e8s forte particuli\u00e8rement \u00e0 la Commission europ\u00e9enne o\u00f9 les postes d&rsquo;encadrement (administrateurs les plus \u00e9lev\u00e9s) sont largement occup\u00e9s par des Fran\u00e7ais. Ce sch\u00e9ma se retrouve dans les autres institutions m\u00eame si la situation y est moins privil\u00e9gi\u00e9e. Enfin, la pr\u00e9sence de nombreux  Experts nationaux d\u00e9tach\u00e9s constitue un \u00e9l\u00e9ment fort de la pr\u00e9sence de la France.<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Au-del\u00e0, il est bien \u00e9vident que la pr\u00e9sence et l&rsquo;influence des diff\u00e9rents Etats membres au sein de l&rsquo;Union ne se limitent pas aux postes institutionnels dont disposent leurs ressortissants ; elle peut \u00e9galement \u00eatre \u00e9valu\u00e9e \u00e0 l&rsquo;aune d&rsquo;indicateurs d&rsquo;ordre linguistique par exemple. Or, sur ce point, en faisant passer de 11 \u00e0 23 le nombre des langues officielles de l&rsquo;Union, les \u00e9largissements de 2004 et 2007 ont contribu\u00e9 \u00e0 g\u00e9n\u00e9raliser l&rsquo;usage de l&rsquo;anglais qui s&rsquo;impose comme l&rsquo;unique langue v\u00e9hiculaire. Si le fran\u00e7ais reste, avec l&rsquo;allemand et l&rsquo;anglais, l&rsquo;une des trois langues de travail de la Commission, ce statut privil\u00e9gi\u00e9 ne se traduit pas pour autant par un usage syst\u00e9matique et le recul de l&rsquo;usage du fran\u00e7ais comme de l&rsquo;allemand est r\u00e9el au sein des institutions europ\u00e9ennes, ce qui peut \u00eatre per\u00e7u comme une perte d&rsquo;influence pour ces deux pays. Il s&rsquo;agit tr\u00e8s souvent en r\u00e9alit\u00e9 d&rsquo;une mode appuy\u00e9e sur la facilit\u00e9, qui pourrait bien \u00eatre remise en cause par les limites d\u00e9sormais d\u00e9montr\u00e9es de l&rsquo;\u00e9conomie purement financi\u00e8re qui s&rsquo;est longtemps oppos\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie continentale europ\u00e9enne  et surtout par la n\u00e9cessit\u00e9 pour l&rsquo;Union, de renouer avec l&rsquo;inspiration originelle de ses P\u00e8res fondateurs, c&rsquo;est-\u00e0-dire la r\u00e9alisation d&rsquo;une \u00e9conomie sociale de march\u00e9 qui n&#8217;emprunte \u00e0 aucun autre mod\u00e8le.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Par ailleurs et pour conclure, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des formes diverses que peut prendre la pr\u00e9sence d&rsquo;un Etat membre sur la sc\u00e8ne communautaire, si l&rsquo;influence par la pr\u00e9sence est indispensable, il est clair aussi que c&rsquo;est l\u00e0 une condition n\u00e9cessaire mais non suffisante  et que l&rsquo;on ne peut pas se contenter de la seule approche comptable : les ressorts de l&rsquo;influence de tel ou tel Etat reposent aussi sur l&rsquo;exemplarit\u00e9 et la cr\u00e9dibilit\u00e9. In fine, c&rsquo;est le fait que tel ou tel Etat joue le jeu europ\u00e9en qui lui permettra de d\u00e9ployer et de consolider efficacement de v\u00e9ritables strat\u00e9gies d&rsquo;influence \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle de l&rsquo;Union. En l&rsquo;occurrence, les Fran\u00e7ais jouent bien le jeu de l&rsquo;Union.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p>\n<p class=\"signature\"><em>dedefensa.org<\/em><\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La pr\u00e9sence des Fran\u00e7ais dans les institutions europ\u00e9ennes La Fondation Robert Schuman publie un document de r\u00e9f\u00e9rence tr\u00e8s int\u00e9ressant (en date du 22 f\u00e9vrier 2010), sur la pr\u00e9sence des fonctionnaires de citoyennet\u00e9 fran\u00e7aises dans les institutions communautaires. 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