{"id":71593,"date":"2010-02-23T11:27:32","date_gmt":"2010-02-23T11:27:32","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2010\/02\/23\/le-point-de-fusion-2\/"},"modified":"2010-02-23T11:27:32","modified_gmt":"2010-02-23T11:27:32","slug":"le-point-de-fusion-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2010\/02\/23\/le-point-de-fusion-2\/","title":{"rendered":"Le point de fusion\u2026"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Le point de fusion <\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t23 f\u00e9vrier 2010  Nous avons parl\u00e9 <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-ron_paul_candidat_favori_des_conservateurs_us_22_02_2010.html\" class=\"gen\">ici<\/a> et <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-justin_et_antiwar_triomphent_22_02_2010.html\" class=\"gen\">l\u00e0<\/a> de la victoire impressionnante de Ron Paul \u00e0 la convention de la CPAC (Conservative Political Action Conference), dans le sondage annuel de cette organisation pour d\u00e9signer la pr\u00e9f\u00e9rence des conservateurs pour un candidat \u00e0 la prochaine \u00e9lection pr\u00e9sidentielle. Ron Paul est d\u00e9sign\u00e9 par 31% des votants, devant Romney (22%) et Palin (7%). En 2008 et 2009, Paul \u00e9tait 4\u00e8me et 3\u00e8me avec 12% et 13%, et cela \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 d\u00e9j\u00e0 comme une formidable performance. C&rsquo;est dire la signification de ces 31%, qui n&rsquo;ont pourtant pas secou\u00e9 la torpeur satisfaite de la presse-<em>Pravda<\/em> internationale du syst\u00e8me am\u00e9ricaniste et occidentaliste, sinon pour des manuvres de <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_non-etre_ron_paul_et_la_presse_la_plus_libre_du_monde__23_02_2010.html\" class=\"gen\">camouflage<\/a>  ceci et cela, signes \u00e9vidents de l&rsquo;importance de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous ne parlons pas ici d&rsquo;une occurrence de prospective \u00e9lectorale, dans une Am\u00e9rique secou\u00e9e par le constat g\u00e9n\u00e9ral que Washington (le syst\u00e8me) <em>is broken<\/em>; o\u00f9 le formidable pr\u00e9sident Obama, le premier Africain-Am\u00e9ricain \u00e9lu \u00e0 la Maison-Blanche, ressemble de plus en plus \u00e0 un comparse mineur dont la seule chance de jouer un r\u00f4le historique serait de poursuivre dans la voie d&rsquo;une tentative centriste de r\u00e9conciliation qui ne fait que paradoxalement exacerber les extr\u00eames jusqu&rsquo;au point de fusion, jusqu&rsquo;\u00e0 la gorbatch\u00e9visation du syst\u00e8me. Nous parlons, justement, de ce point de fusion, ce moment \u00e0 la fois chimique et cosmique de la situation politique am\u00e9ricaniste o\u00f9 tout se met en situation pour faire gronder l&rsquo;incendie. Nous parlons donc de cette d\u00e9signation statistique de Ron Paul comme favori des conservateurs, comme l&rsquo;une de ces \u00e9tincelles \u00e9blouissantes, au point que la presse-<em>Pravda<\/em> n&rsquo;y a vu que du feu, de ce point de fusion.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t L&rsquo;int\u00e9r\u00eat de la d\u00e9signation symbolique par acclamations statistiques et autres de Ron Paul est qu&rsquo;elle suscite aussit\u00f4t deux r\u00e9actions parmi ceux qui la jugent comme un \u00e9v\u00e9nement sensationnel. (Oublions pour l&rsquo;instant l&rsquo;\u00e9tiquetage de Ron Paul, d&rsquo;ob\u00e9dience libertarienne, anti-centraliste, r\u00e9publicain localiste selon la tradition am\u00e9ricaine,  pas am\u00e9ricaniste, pour le compte.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t D&rsquo;une part, il y a la r\u00e9action par rapport \u00e0 la situation int\u00e9rieure. Ron Paul avec 31% des conservateurs, et derri\u00e8re une troupe d\u00e9risoire de fausses vedettes de la droite US, c&rsquo;est un \u00e9v\u00e9nement de la m\u00eame puissance que la formation et la configuration insaisissable de <em>Tea Party<\/em>. Il se place au cur d&rsquo;une Am\u00e9rique en \u00e9bullition, alors que les grands esprits de Wall Street et de la <em>Fed<\/em> voyaient en 2010 l&rsquo;ann\u00e9e de la reprise et de l&rsquo;apaisement apr\u00e8s la temp\u00eate de 2008-2009. Dans quel monde vivent-ils? Se tromper \u00e0 ce point c&rsquo;est comme du grand art, la Chapelle Sixtine de la stupidit\u00e9 de l&rsquo;arrogance. Cette Am\u00e9rique en \u00e9bullition prend pr\u00e9texte des \u00e9lections de novembre 2010, du mar\u00e9cage du d\u00e9bat des soins de sant\u00e9, des coups de tonnerre du type-Massachusetts, de la situation du <em>Washington is broken<\/em> en un mot, pour faire parler le d\u00e9sordre de ses ambition affich\u00e9es comme r\u00e9volutionnaire. (Il est manifeste que ce fut notre interpr\u00e9tation de la victoire de Ron Paul dans le sondage du CPAC.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t D&rsquo;autre part, il y a la r\u00e9action par rapport \u00e0 la politique ext\u00e9rieure, dite de s\u00e9curit\u00e9 nationale, ce cancer d&rsquo;<em>hubris<\/em> qui d\u00e9vore la puissance de la Grande R\u00e9publique. C&rsquo;est l&rsquo;analyse que firent, notamment, quelques plumes d&rsquo;<em>Antiwar.com<\/em>, dont celle de Justin Raimundo, tr\u00e8s proche de Ron Paul. Bien entendu, l&rsquo;orientation naturelle d&rsquo;<em>Antiwar.com<\/em>, d&rsquo;abord ax\u00e9e sur la lutte contre la politique ext\u00e9rieure belliciste, explique cet angle d&rsquo;analyse. Mais ce qui s&rsquo;est pass\u00e9 \u00e0 la convention de la CPAC le justifie \u00e9galement. Le discours de Ron Paul \u00e0 la convention de la CPAC fut effectivement largement consacr\u00e9 \u00e0 la d\u00e9nonciation de la politique belliciste, ce qui rencontra sans aucun doute le sentiment g\u00e9n\u00e9ral des participants \u00e0 la convention. (<a href=\"http:\/\/original.antiwar.com\/utley\/2010\/02\/21\/cpac-and-the-wars\/\" class=\"gen\">Jon Basil Utley<\/a>, de <em>Antiwar.com<\/em>, qui \u00e9tait pr\u00e9sent \u00e0 la convention: \u00ab<em>Antiwar sentiment was a major issue for the first time at this year&rsquo;s giant CPAC meeting in Washington. Thousands of young conservatives attended, some 5,000, and for the first time, Ron Paul was voted the favorite presidential candidate with 31% of the vote. His speech about how governments use wars to take over dictatorial power was constantly interrupted with roaring applause, denouncing Republicans nearly as much as Democrats<\/em>\u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tBien entendu, on comprend aussit\u00f4t qu&rsquo;il n&rsquo;y a aucune contradiction entre les deux d\u00e9marches, mais au contraire un aspect compl\u00e9mentaire \u00e9vident. L&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit politique pr\u00e9dominant est celui du parti libertarien (dont Ron Paul est proche) et, plus g\u00e9n\u00e9ralement, de la droite conservatrice dite pal\u00e9o-conservatrice (par opposition \u00e0 la droite dite n\u00e9o-conservatrice, brillante inspiratrice de la politique interventionniste en question). Cet \u00e9tat d&rsquo;esprit professe une politique d&rsquo;hostilit\u00e9 au centralisme, \u00e0 un gouvernement fort et tr\u00e8s d\u00e9pensier, \u00e0 une politique ext\u00e9rieure interventionniste. C&rsquo;est le sch\u00e9ma classique de la droite isolationniste. Mais dans la r\u00e9alit\u00e9 de l&rsquo;Am\u00e9rique d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, toutes ces conceptions politiques rejoignent \u00e9videmment les tendances populistes, y compris celles qui se manifestent plus \u00e0 gauche, o\u00f9 l&rsquo;on est pourtant partisans traditionnellement d&rsquo;un gouvernement fort et fortement interventionniste.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa question centrale, en effet, est moins celle du gouvernement interventionniste que de savoir: interventionniste pour quoi?,  et c&rsquo;est bien, alors, la question de la politique ext\u00e9rieure qui est pos\u00e9e. L&rsquo;interventionnisme d\u00e9mocrate traditionnel et l&rsquo;id\u00e9e du gouvernement fort et d\u00e9pensier renvoient classiquement, aujourd&rsquo;hui, \u00e0 Franklin Delano Roosevelt, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 la Grande D\u00e9pression, lorsque le nouveau pr\u00e9sident lan\u00e7a, \u00e0 partir de 1933, un programme d&rsquo;intervention massive pour tenter de r\u00e9tablir la situation \u00e9conomique et sociale,  et surtout, d&rsquo;abord, la situation sociale. Au contraire pour l&rsquo;esprit de la chose, lorsque Barack Obama d\u00e9cide un effort, d&rsquo;ailleurs limit\u00e9, pour lutter contre le d\u00e9ficit, sa r\u00e9duction des d\u00e9penses publiques de $250 milliards n&rsquo;affecte en rien la politique de s\u00e9curit\u00e9 nationale (c&rsquo;est-\u00e0-dire, principalement les d\u00e9penses du Pentagone). En ce sens, il est compl\u00e8tement en ligne avec la politique interventionniste et belliciste qui donne la priorit\u00e9 absolue aux d\u00e9penses de s\u00e9curit\u00e9 nationale. Il montre que la politique de l&rsquo;<em>establishment<\/em> est compl\u00e8tement celle du parti unique, r\u00e9publicains et d\u00e9mocrates de l&rsquo;<em>establishment<\/em> ne formant que les deux ailes d&rsquo;un seul parti, qui est, comme le nomment les anti-guerres (notamment <em>Antiwar.com<\/em>), le <em>War Party<\/em>. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tBien entendu, la politique int\u00e9rieure et les cons\u00e9quences int\u00e9rieures sont imm\u00e9diates, avec une politique g\u00e9n\u00e9rale d&rsquo;intervention du gouvernement qui est dans son esprit l&rsquo;antith\u00e8se de la politique interventionniste de Roosevelt. De ce point de vue qui tient compte moins des id\u00e9es doctrinales que de la situation politique r\u00e9elle, les deux axes d&rsquo;analyse mentionn\u00e9s plus hauts sont si compl\u00e9mentaires qu&rsquo;ils se fondent l&rsquo;un dans l&rsquo;autre. L&rsquo;attaque contre la politique du parti unique se fait elle aussi avec deux ailes d&rsquo;un m\u00eame parti contestataire: contre la politique int\u00e9rieure et contre la politique ext\u00e9rieure expansionniste. C&rsquo;est bien ce que nous nommons le point de fusion, o\u00f9 toutes les positions fusionnent effectivement pour se retrouver dans les deux courants antagonistes. La grande nouvelle est que le parti contestataire, que ce soit le mouvement populiste ou la mouvement anti-guerre, se trouve objectivement reconstitu\u00e9 en une unit\u00e9 coh\u00e9rente.<\/p>\n<h3>La politique de s\u00e9curit\u00e9 nationale sortie de son <em>\u00e9ther<\/em><\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tPoint de fusion, effectivement, parce que commence \u00e0 se mettre en place le lien jusqu&rsquo;ici tenu coup\u00e9, notamment depuis le 11 septembre 2001, entre la situation int\u00e9rieure US et la politique de s\u00e9curit\u00e9 nationale. 9\/11 ayant d\u00e9clench\u00e9 la mobilisation sacr\u00e9e qu&rsquo;on sait, il n&rsquo;\u00e9tait plus question de mettre sur un m\u00eame plan fiscal, budg\u00e9taire, politique et m\u00eame m\u00e9taphysique, la politique int\u00e9rieure aux USA et la politique de s\u00e9curit\u00e9 nationale. 9\/11 avait tranch\u00e9 net ce lien. La politique de s\u00e9curit\u00e9 nationale, les exp\u00e9ditions outre-mer, les folles entreprises, les interventions ill\u00e9gales, les d\u00e9tentions arbitraires, etc., mais aussi le budget du Pentagone et tout ce qui va autour, bien s\u00fbr,  tout cela \u00e9tait d\u00e9plac\u00e9 dans un <em>\u00e9ther<\/em> exceptionnel, o\u00f9 nulle contestation n&rsquo;\u00e9tait possible. Litt\u00e9ralement, la politique de s\u00e9curit\u00e9 nationale \u00e9tait quelque chose d&rsquo;<strong>autre<\/strong>, quelque chose qui \u00e9chappait \u00e0 la logique comptable, au jugement politique, \u00e0 la situation sociale des USA. C&rsquo;\u00e9tait une sorte de budget extraterrestre, un peu \u00e0 l&rsquo;image de l&rsquo;alliance avec Isra\u00ebl, elle-m\u00eame pass\u00e9e au stade de l&rsquo;automatisme de l&rsquo;approbation aveugle, avec l&rsquo;aide empress\u00e9e et exp\u00e9riment\u00e9e du lobby AIPAC.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tVoil\u00e0 que nous entrons dans une \u00e8re diff\u00e9rente, parce que le r\u00e9tablissement du lien se fait au cur du mouvement, et donc du parti (r\u00e9publicain) ou de la  base du parti qui a \u00e9t\u00e9 le principal instigateur de cette rupture entre politique int\u00e9rieure et politique de s\u00e9curit\u00e9 nationale. Il se fait, d&rsquo;une fa\u00e7on officielle et flamboyante par l&rsquo;interm\u00e9diaire de Ron Paul parce que personne d&rsquo;autre que lui ne pouvait le faire, parce que personne de cette stature n&rsquo;a, dans la droite de l&rsquo;<em>establishment<\/em> washingtonienne (Paul y a un pied puisqu&rsquo;il est au Congr\u00e8s), la capacit\u00e9, la lucidit\u00e9 et le courage de parler comme il le fait. Le discours du Ron Paul au CPAC n&rsquo;est pas nouveau; Paul le r\u00e9p\u00e8te depuis des ann\u00e9es, selon les m\u00eames id\u00e9es et presqu&rsquo;avec les m\u00eames mots; mais dit \u00e0 cette tribune, alors que le sondage CPAC va l&rsquo;installer premier favori avec 31% des voix, voil\u00e0 qui fait toute la diff\u00e9rence et prend une dimension politique et symbolique de tr\u00e8s grande importance,  presque une dimension de l\u00e9gitimit\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tJusqu&rsquo;ici, le mouvement populiste US, dont la puissance est \u00e9vidente, marchait, comme on dit, \u00e0 cloche-pied. Il attaquait le gouvernement, l&rsquo;<em>establishment<\/em>, la politique d&rsquo;all\u00e9geance totale aux forces d&rsquo;argent, la corruption, le centralisme destructeur, mais il ne parlait gu\u00e8re de la politique ext\u00e9rieure. Dans ces conditions, <em>Fox.News<\/em> \u00e9tait \u00e0 fond derri\u00e8re le mouvement. Ce qu&rsquo;a fait Ron Paul, c&rsquo;est de ramener la politique ext\u00e9rieure et belliciste qui \u00e9tait d\u00e9tach\u00e9e de l&rsquo;ordre des choses am\u00e9ricanistes depuis 9\/11 (depuis bien plus longtemps en fait, mais d&rsquo;une fa\u00e7on tr\u00e8s nette, presque sacralis\u00e9e, depuis 9\/11) dans la logique g\u00e9n\u00e9rale de la situation US et du gouvernement washingtonien en tant que gestionnaire de cette situation. Du coup, il met en \u00e9vidence le scandale et l&rsquo;absurdit\u00e9 de cette politique, qui est directement une des causes fondamentales de la catastrophe int\u00e9rieure. On sait directement, d&rsquo;une fa\u00e7on comptable, depuis les travaux de Joseph <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-transformation_de_la_guerre_le_complexe_contre_le_systeme_08_03_2008.html?admin=1\" class=\"gen\">Stiglitz<\/a> publi\u00e9s en f\u00e9vrier-mars 2008, ce qu&rsquo;on devinait sans gu\u00e8re de probl\u00e8mes depuis 2003-2004: le co\u00fbt et les charges la guerre en Irak, arch\u00e9type des folies de s\u00e9curit\u00e9 nationale depuis 9\/11, sont l&rsquo;une des causes directes, sinon la cause centrale de la crise \u00e9conomique et financi\u00e8re qui frappe les USA. La conclusion, \u00e9videmment, s&rsquo;\u00e9tend \u00e0 toute la politique de s\u00e9curit\u00e9 nationale, notamment et d&rsquo;une fa\u00e7on d\u00e9cisive depuis 9\/11. D\u00e9sormais, la chose est confirm\u00e9e d&rsquo;un point de vue politique fondamental, quasiment d&rsquo;une fa\u00e7on officielle, par le plus inattendu (\u00e0 cette place) des porte-paroles du syst\u00e8me pour l&rsquo;occasion, Ron Paul,  mais pas si inattendu, lorsqu&rsquo;on a vite compris qu&rsquo;il l&rsquo;est, porte-parole, pour mettre en \u00e9vidence le vice fondamental du syst\u00e8me, pour pouvoir mieux \u00e9tayer un impitoyable acte d&rsquo;accusation.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl s&rsquo;agit donc d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement important (l&rsquo;intervention de Ron Paul \u00e0 la convention, dans la position o\u00f9 il se trouve) puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement qui voit l&rsquo;ouverture d&rsquo;un processus de remise en place des diff\u00e9rents aspects de la politique am\u00e9ricaniste, avec la r\u00e9f\u00e9rence fondamentale de la politique de s\u00e9curit\u00e9 nationale tr\u00f4nant au beau milieu du banc des accus\u00e9s. La politique belliciste est sortie de son <em>\u00e9ther<\/em> m\u00e9taphysique et extraterrestre, et l&rsquo;on va d\u00e9sormais pouvoir commencer \u00e0 mesurer son poids dans la catastrophe qui frappe les USA. D&rsquo;objectivement imp\u00e9rative, elle devient subjectivement ouverte \u00e0 la critique,  c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 la condamnation sans appel pour ceux qui ont encore le go\u00fbt des jugements mesur\u00e9s. On comprend pourquoi, notamment, le Washington <em>Post<\/em> et <em>Fox.News<\/em>, c&rsquo;est-\u00e0-dire deux des plus vigilantes sentinelles du syst\u00e8me, ont pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 faire leur brillant travail de journalisme professionnel en couvrant l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement de la convention de la CPAC comme si Ron Paul <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_non-etre_ron_paul_et_la_presse_la_plus_libre_du_monde__23_02_2010.html\" class=\"gen\">n&rsquo;existait pas<\/a>. On ne sait jamais, cela pourrait \u00eatre vrai, et la convention de la CPAC du week-end, juste un mauvais r\u00eave.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le point de fusion 23 f\u00e9vrier 2010 Nous avons parl\u00e9 ici et l\u00e0 de la victoire impressionnante de Ron Paul \u00e0 la convention de la CPAC (Conservative Political Action Conference), dans le sondage annuel de cette organisation pour d\u00e9signer la pr\u00e9f\u00e9rence des conservateurs pour un candidat \u00e0 la prochaine \u00e9lection pr\u00e9sidentielle. 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