{"id":71676,"date":"2010-03-18T14:21:12","date_gmt":"2010-03-18T14:21:12","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2010\/03\/18\/the-system-is-broken-version-harlan-k-ullman\/"},"modified":"2010-03-18T14:21:12","modified_gmt":"2010-03-18T14:21:12","slug":"the-system-is-broken-version-harlan-k-ullman","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2010\/03\/18\/the-system-is-broken-version-harlan-k-ullman\/","title":{"rendered":"\u201c<em>The system is broken<\/em>\u201d, version Harlan K. Ullman"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\"><em>The system is broken<\/em>, version Harlan K. Ullman<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tIl y a un peu moins d&rsquo;un an, nous nous \u00e9tions attach\u00e9s avec le plus grand int\u00e9r\u00eat \u00e0 un texte de Harlan K. Ullman, le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_c_ur_du_sujet_29_05_2009.html\" class=\"gen\">29 mai 2009<\/a>, au point de lui emprunter une expression que nous avons depuis souvent utilis\u00e9e, qui repr\u00e9sentait alors, selon lui, ce qu&rsquo;avait \u00e9t\u00e9 le gouvernement de GW Bush : le gouvernement de l&rsquo;id\u00e9ologie et de l&rsquo;instinct. Ullman opposait ce gouvernement \u00e0 un \u00e9ventuel gouvernement de la raison qu&rsquo;aurait voulu instituer Barack Obama. D\u00e9j\u00e0, en mai 2009, il n&rsquo;\u00e9tait pas tr\u00e8s optimiste. Qu&rsquo;en pense-t-il dix mois plus tard? Le pire possible.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans une chronique pour UPI, reprise par <em>Spacewar.com<\/em> le <a href=\"http:\/\/www.spacewar.com\/reports\/Outside_View_Is_US_a_serious_nation_999.html\" class=\"gen\">17 mars 2010<\/a>, Ullman fait une rapide analyse de la situation du gouvernement US. Il compare implicitement la gravit\u00e9 du moment actuel de l&rsquo;histoire des USA \u00e0 trois autres moments cl\u00e9 de cette histoire: 1776 (la d\u00e9claration d&rsquo;ind\u00e9pendance), 1861 (la Guerre de S\u00e9cession), 1942 (l&rsquo;entr\u00e9e en guerre des USA face au Japon et \u00e0 l&rsquo;Allemagne),  trois moments cl\u00e9 avec les hommes d&rsquo;Etat que r\u00e9clamait le destin pour les affronter (les <em>Founding Fathers<\/em> avec Jefferson, Lincoln, F. D. Roosevelt). Aujourd&rsquo;hui, rien, vraiment rien n&rsquo;incite \u00e0 l&rsquo;optimisme.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Today, those who believe the U.S. government is broken or dysfunctional are correct. Yes, debt and deficits will lead to a disaster unless checked. Healthcare must be fixed or repaired to assure both physical and national financial well-being. And if the United States doesn&rsquo;t get Pakistan right, success in Afghanistan will be illusive, if not impossible.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>But the forcing question is whether the country is serious in taking on each or some of the above as our predecessors were in 1776, 1861 and 1942. On that the jury is out and may not convene in our lifetime. Is there anything that can be done to avert disaster?<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>First, while it is politically correct to call for bipartisanship and non-partisanship, on tough issues with profoundly different and opposite ideological views, neither will follow. The gaps are too wide. For example, to some, the free market is meant to be free. To others, markets require regulation. Congress cannot decide on how to make a Solomonian division of that baby.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Second, in the absence of real non-partisanship, it would be useful to focus on what is really the serious center of gravity for each of these tough problems. For example, in healthcare, the health of the American public is the largest factor from which solutions can follow. Yet, by most measures, the national health is poor given the huge percentages of obesity, preventable diseases and other controllable factors. We know and talk about this perhaps heaviest drain on the health system. If the United States were serious, it would do something about it.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Similarly, in terms of the wars the country is fighting, it is clear that Pakistan is vital to success. Yet, the United States has been incapable of providing the capacity for the Pakistanis to succeed both on the military and economic fronts. The reason is that despite the rhetoric, the United States is not really serious.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Politicians of both parties and branches of government will of course argue they are doing their level best. But, they will complain, it is the system, the government or the opposition that make progress impossible. Where then is a Jefferson when needed most &#8212; at a time that this government sadly has become destructive?<\/em>\u00bb<\/p>\n<h4>Notre commentaire<\/h4>\n<p>L&rsquo;int\u00e9r\u00eat de ce texte est \u00e9videmment que Harlan K. Ullman est compl\u00e8tement un homme du syst\u00e8me, qu&rsquo;il avait d\u00e9j\u00e0 diagnostiqu\u00e9 assez justement les \u00e9l\u00e9ments fondamentaux de la crise en mai 2009 tout en laissant la porte (\u00e0 peine) entr&rsquo;ouverte \u00e0 la possibilit\u00e9 infime d&rsquo;une solution. Voici le m\u00eame, dix mois plus tard, avec sa religion cette fois faite de bout en bout.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;int\u00e9r\u00eat de l&rsquo;analyse de Harlan K. Ullman est \u00e9galement que, dans son intervention de mai 2009, il ne mettait pas l&rsquo;accent sur la crise conjoncturelle (l&rsquo;\u00e9croulement des banques de septembre 2008 et ses suites) mais sur ce qu&rsquo;il identifiait comme une crise structurelle. Il parlait de la structure m\u00eame du gouvernement aux USA, qui repr\u00e9sente l&rsquo;essence m\u00eame de ce pays qui n&rsquo;a aucune dimension historique, et donc, aucune vertu r\u00e9galienne qui le ferait survivre \u00e0 une crise structurelle du gouvernement. Le gouvernement central avec toutes ses branches (Washington), pour Harlan K. Ullman, ce sont les USA eux-m\u00eames, et il a raison. Il n&rsquo;y a pas de transcendance qui pourrait conserver sa coh\u00e9sion au pays si la structure de direction du pays s&rsquo;effondrait ou faisait faillite dans le sens structurel du terme.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOr le gouvernement des USA est en train de devenir un gouvernement failli, non seulement dans les termes comptables mais dans l&rsquo;implication structurelle la plus radicale du terme; ou bien, disons que ce gouvernement est en train de devenir un gouvernement bris\u00e9 comme l&rsquo;on parle, avec un certain m\u00e9pris dans les milieux de s\u00e9curit\u00e9 nationale US, des <em>broken states<\/em> ou des <em>failed states<\/em>. Le m\u00eame homme, jugeant l&rsquo;\u00e9volution des choses d&rsquo;une ann\u00e9e \u00e0 l&rsquo;autre, pose un diagnostic imparable. On ne peut m\u00eame plus parler d&rsquo;un gouvernement de l&rsquo;id\u00e9ologie et de l&rsquo;instinct, comme legs de l&rsquo;\u00e9poque Bush, on ne peut m\u00eame plus parler de gouvernement de l&rsquo;id\u00e9ologie et de l&rsquo;instinct tout court, mais on parle de non-gouvernement, encore plus court Le titre de la chronique de Ullman sonne m\u00e9chamment, par la dose de d\u00e9rision qu&rsquo;il contient : \u00ab<em>Is U.S. a serious nation?<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes avis des hommes du s\u00e9rail, aussi bien r\u00e9f\u00e9renc\u00e9s et offrant une continuit\u00e9 du jugement, sont de loin les plus int\u00e9ressants. Il est \u00e9vident qu&rsquo;Ullman glorifie aussi bien les <em>Founding Fathers<\/em> que le Lincoln qui impose la centralisation des USA par le fer et le feu de la Guerre de S\u00e9cession, que le Roosevelt qui \u00e9tablit l&#8217;empire des USA sur le monde par la participation massive de la puissance mat\u00e9rielle US dans la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale. Il est parfaitement un am\u00e9ricaniste, partisan du syst\u00e8me, de sa politique, de l&#8217;empire des USA sur le monde et tout le reste. Son verdict est d&rsquo;autant plus impressionnant et significatif,  d&rsquo;autant, certes, qu&rsquo;il n&rsquo;est pas le seul, qu&rsquo;il n&rsquo;est qu&rsquo;une opinion parmi une floraison d&rsquo;opinions du m\u00eame genre et dans le m\u00eame sens,  mais lui-m\u00eame, exprimant avec justesse et pr\u00e9cision le verdict fatal. Un orf\u00e8vre en la mati\u00e8re.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCertes, rien de nouveau sous le p\u00e2le soleil de ce d\u00e9but de printemps, mais le signe que partout la m\u00eame opinion, la m\u00eame analyse, conquiert et baigne les esprits les plus brillants du syst\u00e8me. C&rsquo;est de cette fa\u00e7on, effectivement, par la perception de la chose, que le processus d&rsquo;effondrement s&rsquo;acc\u00e9l\u00e8re. S&rsquo;il y a un Jefferson quelque part, celui que voudrait bien voir surgir Ullman en ce d\u00e9but de XXI\u00e8me si\u00e8cle, nous dirions qu&rsquo;il s&rsquo;abstiendra sans doute de se rendre \u00e0 Washington, pr\u00e9f\u00e9rant rester dans son Etat natal, disons la Virginie pour nous accorder \u00e0 l&rsquo;Histoire. Sans doute y attend-il que notre temps tr\u00e8s rapide fasse son uvre et disperse ce qu&rsquo;il reste de Washington au vent mauvais de l&rsquo;Histoire.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 18 mars 2010 \u00e0 14H24<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>The system is broken, version Harlan K. Ullman Il y a un peu moins d&rsquo;un an, nous nous \u00e9tions attach\u00e9s avec le plus grand int\u00e9r\u00eat \u00e0 un texte de Harlan K. 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