{"id":71799,"date":"2010-04-22T06:44:32","date_gmt":"2010-04-22T06:44:32","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2010\/04\/22\/liran-les-limites-russes-et-la-folie-occidentaliste\/"},"modified":"2010-04-22T06:44:32","modified_gmt":"2010-04-22T06:44:32","slug":"liran-les-limites-russes-et-la-folie-occidentaliste","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2010\/04\/22\/liran-les-limites-russes-et-la-folie-occidentaliste\/","title":{"rendered":"L&rsquo;Iran, les limites russes et la folie occidentaliste"},"content":{"rendered":"<p><p>Il y a un int\u00e9ressant texte d&rsquo;analyse de Dmitri Babitch, de Novosti, du <a href=\"http:\/\/fr.rian.ru\/\/discussion\/20100416\/186485546.html\" class=\"gen\">16 avril 2010<\/a>, sous le titre provocateur de \u00ab<em>L&rsquo;Iran trahi par la Russie?<\/em>\u00bb. Babitch commente les d\u00e9clarations r\u00e9centes de Medvedev (\u00e0 Washington, lors du sommet sur le nucl\u00e9aire des 12-13 avril) et les r\u00e9actions occidentales.  (\u00ab<em>Medvedev a reconnu que l&rsquo;Iran posait des probl\u00e8mes.<\/em> []<em>Pour l&rsquo;instant, a fait remarquer le pr\u00e9sident russe, l&rsquo;Iran ne r\u00e9pond pas aux questions qui lui sont adress\u00e9es, ou bien il se borne \u00e0 lancer des phrases grandiloquentes.<\/em> [&#8230;] <em>Certes, je ne voudrais pas que des sanctions soient prises, mais elles pourraient \u00e0 un certain moment s&rsquo;av\u00e9rer in\u00e9vitables.<\/em>\u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tBabitch observe:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Les d\u00e9clarations s\u00e9v\u00e8res faites par le pr\u00e9sident russe Dmitri Medvedev au sujet de l&rsquo;Iran au cours de sa r\u00e9cente visite aux Etats-Unis ont \u00e9tonn\u00e9 et r\u00e9joui la presse occidentale et isra\u00e9lienne.<\/em> []<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Cependant, le probl\u00e8me est que certains partenaires occidentaux de la Russie attendent trop de l&rsquo;influence russe sur l&rsquo;Iran. Apr\u00e8s la d\u00e9claration faite par Obama le 17 septembre 2009, selon laquelle le bouclier antimissile am\u00e9ricain ne serait pas d\u00e9ploy\u00e9 en Pologne et en R\u00e9publique tch\u00e8que, des rumeurs affirmant qu&rsquo;en \u00e9change la Russie devrait persuader l&rsquo;Iran de d\u00e9sarmer se sont r\u00e9pandues aux Etats-Unis et en Europe occidentale. Un journal polonais s&rsquo;est exprim\u00e9 encore plus laconiquement: Moscou a  promis de livrer son alli\u00e9 proche-oriental. Dans la mesure o\u00f9 aucune perc\u00e9e n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 apr\u00e8s le 17 septembre, de nombreux m\u00e9dias occidentaux se sont mis \u00e0 faire des reproches \u00e0 la Russie: pourquoi Moscou ne rend-t-il pas la pareille apr\u00e8s les concessions faites par Washington?<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>H\u00e9las, tous ces espoirs et offenses sont infond\u00e9s. L&rsquo;Iran n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 un des n\u00f4tres et nous ne pouvons donc le trahir<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tBabitch explique alors la position de la Russie vis-\u00e0-vis de l&rsquo;Iran, d&rsquo;une fa\u00e7on beaucoup moins tortueuse et complexe que l&rsquo;analyse qu&rsquo;en font en g\u00e9n\u00e9ral les commentateurs occidentaux.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab[I]<em>l est absurde de consid\u00e9rer l&rsquo;Iran comme un alli\u00e9 de la Russie ou, \u00e0 plus forte raison, une marionnette. Seules les personnes qui ont subi l&rsquo;influence d&rsquo;une presse antirusse primaire, consid\u00e9rant la Russie comme la source de tous les maux de l&rsquo;humanit\u00e9, y compris le programme nucl\u00e9aire iranien, peuvent y croire.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Naturellement, la Russie, de m\u00eame que tous les autres pays du monde, n&rsquo;est pas int\u00e9ress\u00e9e \u00e0 la cr\u00e9ation de l&rsquo;arme nucl\u00e9aire par l&rsquo;Iran. Mais elle n&rsquo;est pas non plus int\u00e9ress\u00e9e \u00e0 une guerre pr\u00e9ventive contre l&rsquo;Iran \u00e0 l&rsquo;instar de l&rsquo;intervention de George W. Bush en Irak en 2003 qui, comme on le sait, invoquait aussi, pour se justifier, l&rsquo;existence d&rsquo;armes nucl\u00e9aire dans l&rsquo;Irak de Saddam Hussein, ce qui n&rsquo;a toujours pas \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>N&rsquo;importe quel conflit en Iran peut avoir pour la Russie des cons\u00e9quences pires que la campagne irakienne. Premi\u00e8rement, l&rsquo;Iran, \u00e0 la diff\u00e9rence de l&rsquo;Irak, est limitrophe de l&rsquo;ancienne Union Sovi\u00e9tique, deuxi\u00e8mement, une grande minorit\u00e9 azerba\u00efdjanaise r\u00e9side en Iran. Il est inutile d&rsquo;expliquer quelles cons\u00e9quences pourraient avoir pour la Russie la transformation de l&rsquo;Azerba\u00efdjan en Etat de la ligne de front et sa d\u00e9stabilisation.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Mais la Russie a aussi un autre int\u00e9r\u00eat: donner \u00e0 l&rsquo;administration Obama la possibilit\u00e9 de garder la face, car elle manifeste ces derniers temps une approche saine et pragmatique \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de la Russie en renon\u00e7ant \u00e0 consid\u00e9rer notre pays comme un ennemi. La Russie est l&rsquo;une des rares orientations de la politique \u00e9trang\u00e8re am\u00e9ricaine dans lesquelles Obama peut se vanter d&rsquo;avoir enregistr\u00e9 des progr\u00e8s. Ailleurs, la situation est pire. Les tentatives faites par le pr\u00e9sident am\u00e9ricain pour contribuer \u00e0 la r\u00e9conciliation entre les Isra\u00e9liens et les Palestiniens au Proche-Orient ont conduit Obama \u00e0 un conflit presque ouvert avec le premier ministre isra\u00e9lien Benjamin N\u00e9tanyahou. L&rsquo;arriv\u00e9e de nouveaux contingents am\u00e9ricains en Afghanistan n&rsquo;a pu pr\u00e9venir la querelle flagrante avec le pr\u00e9sident afghan Hamid Karza\u00ef. Bien que le pr\u00e9sident afghan ait retir\u00e9 ses critiques adress\u00e9es aux Etats-Unis apr\u00e8s un avertissement lanc\u00e9 par la Secr\u00e9taire d&rsquo;Etat Hillary Clinton, l&rsquo;idylle d&rsquo;antan est d\u00e9sormais impossible dans les rapports entre Karza\u00ef et Washington.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Contrairement \u00e0 l&rsquo;avis de nombreux faucons am\u00e9ricains et est-europ\u00e9ens, la Russie n&rsquo;est pas int\u00e9ress\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9chec des tentatives d&rsquo;Obama d&rsquo;implanter la stabilit\u00e9 et la non-violence dans les relations internationales (ne pas confondre avec le nouvel ordre mondial de George W. Bush). C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il faut interpr\u00e9ter les paroles prononc\u00e9es par Medvedev sur le probl\u00e8me iranien: Certes, je ne voudrais pas que des sanctions soient prises, mais elles pourraient \u00e0 un certain moment s&rsquo;av\u00e9rer in\u00e9vitables.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h4>Notre commentaire<\/h4>\n<p> Voil\u00e0 une bonne remise en perspective, qu&rsquo;aucun commentateur digne de ce nom dans la sph\u00e8re am\u00e9ricaniste-occidentaliste n&rsquo;entendra,  digne de ce nom, c&rsquo;est-\u00e0-dire avec cette vision m\u00e9langeant l&rsquo;hyst\u00e9rie du jugement et la conception propre \u00e0 la politique de l&rsquo;id\u00e9al de puissance qui voit le monde divis\u00e9s entre suzerains et vassaux, entre puissances manipulatrices et marionnettes, avec le succ\u00e8s qu&rsquo;on constate chaque jour. Cette vision colore absolument toute la politique occidentaliste et la v\u00e9n\u00e9ration pour la force qui pr\u00e9vaut dans les milieux concern\u00e9s,  la force US particuli\u00e8rement bien qu&rsquo;elle soit aujourd&rsquo;hui r\u00e9duite au niveau du mythe d\u00e9pass\u00e9. Elle colore \u00e9galement la vision occidentaliste de la Russie, \u00e0 la fois anti-russe primaire comme \u00e9crit Babitch, \u00e0 la fois exigeant de la Russie qu&rsquo;elle exerce son droit de cuissage sur les diverses marionnettes dont cette puissance disposerait, comme au temps de la Guerre froide.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes cerveaux occidentalistes sont r\u00e9duits \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat le plus primaire dans l&rsquo;analyse de la situation du monde. Il y a le bloc des puissances qui triomphent dans leur affirmation de force \u00e9videmment fond\u00e9e sur le droit et la vertu naviguant de concert, et les autres qui doivent s&rsquo;y soumettre. C&rsquo;est la caract\u00e9ristique de la <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_c_ur_du_sujet_29_05_2009.html\" class=\"gen\">politique<\/a> de l&rsquo;id\u00e9ologie et de l&rsquo;instinct, que suivit l&rsquo;administration Bush comme on suit aveugl\u00e9ment ses illusions schizophr\u00e9niques, et dont l&rsquo;administration Obama est le plus souvent <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-bho_et_les_usa_prisonniers_du_systeme_de_leur_puissance_militaire_16_04_2010.html\" class=\"gen\">la prisonni\u00e8re<\/a> en m\u00eame temps qu&rsquo;elle y c\u00e8de parfois sous la pression du syst\u00e8me dont elle d\u00e9pend, voire sous la pression de sa propre vision. Le jugement sur la Russie et sur la politique russe d\u00e9pend de ce sch\u00e9matisme effectivement primaire.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans cette comparaison, la raison et la mesure sont du c\u00f4t\u00e9 russe. Alors que le jugement anti-russe primaire pr\u00eate \u00e0 la Russie la m\u00eame perception, le m\u00eame jugement et le m\u00eame comportement que ceux des pays occidentaliste, la Russie suit au contraire, autant que faire se peut, une politique mesur\u00e9e tout en s&rsquo;assurant que ses propres droits et son statut de puissance souveraine sont respect\u00e9s. Son comportement actuel avec la <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-note_sur_l_etrange_axe_de_katyn__19_04_2010.html\" class=\"gen\">Pologne<\/a> montre \u00e0 l&rsquo;envi la souplesse dont cette politique peut faire montre lorsque l&rsquo;occasion s&rsquo;en pr\u00e9sente et que les int\u00e9r\u00eats russes l&rsquo;y poussent. Plus encore, comme l&rsquo;\u00e9crit Babitch et comme l&rsquo;avait dit Poutine en <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-lectures_de_poutine_15_02_2007.html\" class=\"gen\">f\u00e9vrier 2007<\/a> \u00e0 Munich, la Russie est int\u00e9ress\u00e9e par l&rsquo;\u00e9tablissement de relations internationales stables et contr\u00f4l\u00e9es. Elle d\u00e9teste par nature et selon l&rsquo;analyse qu&rsquo;elle fait de la situation dangereuse pr\u00e9valant actuellement cette politique de l&rsquo;id\u00e9ologie et de l&rsquo;instinct qui emprisonne la sph\u00e8re am\u00e9ricaniste-occidentaliste depuis de nombreuses ann\u00e9es; elle la d\u00e9teste et elle en comprend le fondement, qui rejoint effectivement nos analyses sur la forme syst\u00e9mique de cette politique; l&rsquo;ambassadeur de la Russie \u00e0 l&rsquo;OTAN Rogozine l&rsquo;avait bien montr\u00e9 lorsqu&rsquo;il parla en <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-epoque_des_evidences_cachees_contradictoires_et_peut-etre_irresistibles_04_08_2008.html\" class=\"gen\">juillet 2008<\/a> d&rsquo;une politique occidentale conduite par le technologisme (le syst\u00e8me du technologisme, selon notre propre classement).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPar cons\u00e9quent, effectivement, la politique iranienne de la Russie est beaucoup plus simple et compr\u00e9hensible qu&rsquo;il n&rsquo;y para\u00eet \u00e0 nos commentateurs martiaux. La Russie veut le moins de remous possible, le moins de pressions d\u00e9stabilisantes possible, elle rejette absolument et cat\u00e9goriquement l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une attaque de l&rsquo;Iran dont l&rsquo;Occident ne cesse de s&rsquo;enivrer depuis cinq ans. Elle n&rsquo;a aucun moyen d\u00e9cisif d&rsquo;influer sur l&rsquo;Iran. Elle n&rsquo;appr\u00e9cie pas n\u00e9cessairement l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;un Iran arm\u00e9 de syst\u00e8mes nucl\u00e9aires mais attend toujours la preuve que ce soit effectivement l&rsquo;intention de l&rsquo;Iran. En m\u00eame temps, elle observe que la situation strat\u00e9gique dans cette zone demande quelques corrections, \u00e0 commencer par le statut d&rsquo;Isra\u00ebl, ce pays qui a, ill\u00e9galement selon le syst\u00e8me international au nom duquel on fait pression sur l&rsquo;Iran, autour de 200 t\u00eates nucl\u00e9aires. Tout cela rel\u00e8ve d&rsquo;une logique diplomatique \u00e0 la fois simple et de bon sens, tout ce dont semble priv\u00e9 aujourd&rsquo;hui le bloc am\u00e9ricaniste-occidentaliste.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa Russie, qui est, comme la Chine et quelques autres puissances curieusement dites \u00e9mergentes, \u00e0 la fois en dedans et en dehors du syst\u00e8me occidentaliste, d\u00e9veloppe une politique qui, par son bon sens et sa mesure, constitue une critique objective de la course folle que suit notre syst\u00e8me. La Russie a ses d\u00e9fauts et ses qualit\u00e9s mais elle a, au moins, la perception de la n\u00e9cessit\u00e9 de rechercher la stabilit\u00e9 dans les relations internationales. Dans le cas iranien, elle ne peut faire que ce qui est dans ses moyens mais, au-dessus de cela, elle a la conscience de la folie \u00e0 la fois d\u00e9stabilisatrice et paralysante que constitue cette politique de menace et de pressions constantes que l&rsquo;ensemble occidentaliste suit depuis 5 ans, comme aveugl\u00e9ment. L&rsquo;explication de Babitch a l&rsquo;avantage d&rsquo;exprimer simplement cette r\u00e9alit\u00e9 qui devrait \u00eatre \u00e9vidente \u00e0 l&rsquo;observateur objectif. Bien peu, en Occident, liront ce commentaire en n&rsquo;y voyant pas aussit\u00f4t une nouvelle manuvre tortueuse et machiav\u00e9lique.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 22 avril 2010 \u00e0 06H47<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il y a un int\u00e9ressant texte d&rsquo;analyse de Dmitri Babitch, de Novosti, du 16 avril 2010, sous le titre provocateur de \u00abL&rsquo;Iran trahi par la Russie?\u00bb. 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