{"id":71987,"date":"2010-06-21T09:51:54","date_gmt":"2010-06-21T09:51:54","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2010\/06\/21\/humeurs-et-rumeurs\/"},"modified":"2010-06-21T09:51:54","modified_gmt":"2010-06-21T09:51:54","slug":"humeurs-et-rumeurs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2010\/06\/21\/humeurs-et-rumeurs\/","title":{"rendered":"Humeurs et rumeurs\u2026"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:2em;\">Humeurs et rumeurs&hellip;<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>21 juin 2010 &mdash; Les remarques et r\u00e9flexions qu&rsquo;on rapporte <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-bho_et_la_reference_sombre_de_nixon_21_06_2010.html?admin=1\">par ailleurs<\/a>, dans notre rubrique <em>Ouverture libre<\/em>, vont au-del\u00e0 de la question du caract\u00e8re de Barack Obama et de son sentiment actuel. Le parall\u00e8le fait avec Richard Nixon n&rsquo;est pas le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_methode_bho_caricature_de_la_methode_nixon_11_02_2010.html\">premier<\/a> du genre, mais les autres concernaient essentiellement la politique \u00e9trang\u00e8re. Celui-ci est lugubre, car il trace un parall\u00e8le entre Barack Obama et sp\u00e9cifiquement le Richard Nixon du Watergate.<\/p>\n<\/p>\n<p><p> Les critiques qui sont lanc\u00e9es contre Obama pour justifier le diagnostic d&rsquo;un caract\u00e8re \u00ab\u00a0nixonien\u00a0\u00bb ou d&rsquo;une obsession parano\u00efaque \u00ab\u00a0\u00e0-la-Nixon\u00a0\u00bb sont classiques. Elles se r\u00e9f\u00e8rent effectivement \u00e0 l&rsquo;attitude du pr\u00e9sident Nixon lors de l&rsquo;affaire du Watergate, et pr\u00e9supposent d&rsquo;ailleurs que cette affaire du Watergate est justement la cons\u00e9quence de ce caract\u00e8re. Comme on l&rsquo;a <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-bho-nixon_une_analogie_feconde_28_12_2009.html\">d\u00e9j\u00e0<\/a> vu, c&rsquo;est loin d&rsquo;\u00eatre une \u00e9vidence et il existe des appr\u00e9ciations solides pour faire du Watergate bien autre chose que la cons\u00e9quence du caract\u00e8re vicieux d&rsquo;un pr\u00e9sident. (Dans ce cas, on pourrait essayer le retournement du jugement : les faiblesses du caract\u00e8re de Nixon pouss\u00e9es \u00e0 leur extr\u00eame par une affaire du Watergate dont les ramifications originelles remontent \u00e0 une man&oelig;uvre bureaucratique, un \u00ab\u00a0coup d&rsquo;Etat bureaucratique\u00a0\u00bb classique, de la part du pr\u00e9sident du Joint Chief of Staff.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Quoi qu&rsquo;il en soit, ces accusations concernent donc un caract\u00e8re obsessionnel, une politique alternant des axes de concession et d&rsquo;apaisement et d&rsquo;autres extr\u00eamement brutaux et sans concessions, une parano\u00efa conduisant \u00e0 voir des ennemis partout, une crainte obsessionnelle de la presse, une absence de transparence, le repli du pr\u00e9sident sur un petit groupe de conseillers, etc., &ndash; cela s&rsquo;ajoutant \u00e0 certains traits de comportement plus personnels (l&rsquo;abus de l&rsquo;alcool chez Nixon, insomnie et tabagisme, caract\u00e8re cassant chez Obama, para&icirc;t-il ). Au-del\u00e0 de la d\u00e9nonciation de ces traits de caract\u00e8re, c&rsquo;est surtout le comportement politique d&rsquo;Obama qui est mis en cause, d&rsquo;une fa\u00e7on qui se mesure moins par des r\u00e9sultats concrets \u00e9ventuels de sa politique que par l&rsquo;impression de s\u00e9curit\u00e9 et de confiance que sa direction devrait faire ressentir, et qu&rsquo;elle ne fait pas ressentir. C&rsquo;est dire que nous parlons de perception et d&rsquo;un comportement politique interpr\u00e9t\u00e9 par la communication.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il faut observer qu&rsquo;Obama n&rsquo;a pas peu contribu\u00e9 \u00e0 cette d\u00e9t\u00e9rioration de la perception de son action, depuis son arriv\u00e9e au pouvoir et singuli\u00e8rement depuis la crise du Golfe du Mexique qui nous int\u00e9resse ici. D&rsquo;une part, il a tent\u00e9 et continue \u00e0 tenter de se d\u00e9fausser compl\u00e8tement de la responsabilit\u00e9 de la catastrophe sur BP. M\u00eame si la chose para&icirc;t fond\u00e9e si l&rsquo;on s&rsquo;en tient aux faits stricts, elle est fauss\u00e9e par rapport au r\u00f4le qu&rsquo;on attend de la puissance publique, surtout d&rsquo;un pr\u00e9sident qu&rsquo;on dit \u00eatre \u00ab\u00a0l&rsquo;homme le plus puissant du monde\u00a0\u00bb. D&rsquo;autre part, apr\u00e8s un temps d&rsquo;inaction, Obama n&rsquo;a cess\u00e9 de dramatiser la situation, jusqu&rsquo;\u00e0 parler d&rsquo;un \u00ab\u00a0<a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_9_11_de_bho__15_06_2010.html\">nouveau 9\/11<\/a>\u00ab\u00a0, ce qui aggrave peut-\u00eatre le cas de BP mais, bien plus encore, met en \u00e9vidence ses propres insuffisances en tant que pr\u00e9sident selon la logique expos\u00e9e pr\u00e9c\u00e9demment. Dans tous ces cas, m\u00eame si la d\u00e9marche de BHO est rationnelle, elle manque singuli\u00e8rement d&rsquo;intuition, de rapports psychologiques avec le public, de compr\u00e9hension de la substance de la l\u00e9gitimit\u00e9 du pouvoir politique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>De ces points de vue, l&rsquo;interpr\u00e9tation d&rsquo;un Obama ayant un comportement \u00ab\u00a0\u00e0-la-Nixon\u00a0\u00bb n&rsquo;est pas fausse, m\u00eame si elle vaut pour d&rsquo;autres raisons que celles qu&rsquo;on avance ; elle vaudrait, \u00e0 notre sens, par ses effets par rapport \u00e0 une situation qui s&rsquo;est form\u00e9e sans qu&rsquo;Obama ne s&rsquo;en avise, par inadvertance et inattention. Comme Nixon durant le Watergate, Obama se pose en pr\u00e9sident par sa position de d\u00e9signer les responsables et d&rsquo;affirmer la puissante r\u00e9alit\u00e9 politique qui en d\u00e9coule (comme Nixon se voulait \u00ab\u00a0au-dessus des lois\u00a0\u00bb parce que pr\u00e9sident), en m\u00eame temps qu&rsquo;il se d\u00e9fausse de toute responsabilit\u00e9 en impliquant BP (comme Nixon \u00e9vitait \u00e9galement toute responsabilit\u00e9 en se d\u00e9faussant sur les \u00ab\u00a0plombiers\u00a0\u00bb du Watergate puis sur ses collaborateurs).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ainsi, une impression de d\u00e9gradation, de fuite devant ses responsabilit\u00e9s, de d\u00e9clin chez Obama&hellip; Lorsqu&rsquo;une Deborah White, cadre du parti r\u00e9publicain de Californie rappelle l&rsquo;exceptionnelle intervention d&rsquo;Obama \u00e0 la convention d\u00e9mocrate en 2004, qu&rsquo;elle compare avec son comportement :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>This is decidedly not the same aspirational person who electrified the nation on July 27, 2004, at the Democratic convention with an energetically inspiring speech&hellip;<\/em> [&hellip;] <em>Either Barack Obama has drastically altered in six years, or we never really knew the man we saw that fateful summer evening. Six years ago, Obama hungered to lead our nation. Today, he seems to have lost interest. Like post-Watergate Nixon, Obama looks defeated and deflated compared his 2004 ebullience.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le plus remarquable dans ces observations qui commencent \u00e0 prendre l&rsquo;allure des pi\u00e8ces d&rsquo;un dossier \u00e0 charge, c&rsquo;est bien entendu qu&rsquo;elles viennent de d\u00e9mocrates et non pas de r\u00e9publicains, qui, bien entendu, ne cessent d&rsquo;attaquer Obama le plus vicieusement du monde depuis quasiment son \u00e9lection parce qu&rsquo;eux-m\u00eames sont verrouill\u00e9s dans une rh\u00e9torique extr\u00e9miste et de surench\u00e8re syst\u00e9matique depuis le d\u00e9part du catastrophique GW. Ainsi Obama se trouve-t-il expos\u00e9 \u00e0 des accusations paradoxales mais non d\u00e9pourvues de r\u00e9alit\u00e9, m\u00eame si cette r\u00e9alit\u00e9 semble r\u00e9pondre \u00e0 un cheminement absurde. Il ne parvient pas \u00e0 se d\u00e9gager d&rsquo;une position o&ugrave; il d\u00e9pend en partie des r\u00e9publicains qui le ha\u00efssent puisqu&rsquo;il ne parvient pas \u00e0 verrouiller l&rsquo;appui de tous les d\u00e9mocrates et qu&rsquo;au contraire il aurait tendance \u00e0 voir ce soutien s&rsquo;\u00e9roder. De m\u00eame en politique ext\u00e9rieure o&ugrave; les orientations successives de ses actions d\u00e9sorientent d&rsquo;abord ses alli\u00e9s. Aujourd&rsquo;hui, il n&rsquo;a pas d&rsquo;adversaire plus furieux que le Royaume-Uni, apr\u00e8s plusieurs affaires malheureuses, dont l'\u00a0\u00bb<em>oil spill<\/em>\u00a0\u00bb avec le r\u00f4le de bouc \u00e9missaire assign\u00e9 \u00e0 BP n&rsquo;est pas la moindre. Il est ha\u00ef par Isra\u00ebl et Netanyahou, sans pourtant arriver \u00e0 exercer une pression efficace sur ce pays. L&rsquo;Afghanistan, devenue \u00ab\u00a0sa\u00a0\u00bb guerre, est en passe devenir \u00ab\u00a0son Vietnam\u00a0\u00bb, ou pire encore.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En toutes choses, Obama a choisi la demi-mesure pour parvenir \u00e0 faire l&rsquo;union bipartisane dont il r\u00eave, et il n&rsquo;a r\u00e9ussi qu&rsquo;\u00e0 s&rsquo;ali\u00e9ner les deux c\u00f4t\u00e9s d&rsquo;une fa\u00e7on plus ou moins affirm\u00e9e. Rendu amer et furieux par les \u00e9checs d&rsquo;une politique qu&rsquo;il jugeait juste et raisonnable, sans comprendre que cette situation exceptionnelle de crise des USA n\u00e9cessitait les audaces que Deborah White avait cru d\u00e9couvrir dans son discours de 2004, sans comprendre que la sagesse c&rsquo;est aujourd&rsquo;hui l&rsquo;audace (\u00ab\u00a0<em>American<\/em> <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-american_gorbatchev_29_10_2008.html\">Gorbatchev<\/a>\u00ab\u00a0), Obama s&rsquo;est effectivement enferm\u00e9, depuis la catastrophe du Golfe, dans une forteresse qui exacerbe pour lui tous les risques de sa politique de demi-mesure. Ainsi le drame d&rsquo;une politique semble-t-il sur le point, si ce n&rsquo;est fait, de s&rsquo;incarner dans le drame d&rsquo;un homme qui se retrouve enferm\u00e9 dans une position d&rsquo;isolement qui est le contraire, l\u00e0 aussi, de la politique qu&rsquo;il entendait suivre pour r\u00e9concilier et revigorer l&rsquo;Am\u00e9rique.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">Du Watergate \u00e0 l'\u00a0\u00bb<em>oil spill<\/em>\u00ab\u00a0<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Tout cela bien compris, il reste qu&rsquo;il y a la v\u00e9ritable situation politique, laquelle est caract\u00e9ris\u00e9e par le d\u00e9sordre, des tensions extraordinaires, une posture syst\u00e9matique aux extr\u00eames, et aux extr\u00eames des extr\u00eames si c&rsquo;\u00e9tait possible. On mesure l&rsquo;\u00e9tat des esprits et la pression des psychologies lorsqu&rsquo;on lit dans le texte de Deborah White que l&rsquo;une des trois hypoth\u00e8ses qu&rsquo;elle \u00e9voque pour l&rsquo;affaiblissement dramatique d&rsquo;Obama est celle-ci : &laquo;<em>&hellip;that Republicans will win control of Congress in the 2010 mid-term elections, and hence, win the power of the Congressional subpoena.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Que signifie cette phrase ? Que les d\u00e9mocrates craignent la prise du contr\u00f4le du Congr\u00e8s par les r\u00e9publicains d&rsquo;abord parce que les r\u00e9publicains disposeraient du pouvoir de l'\u00a0\u00bbassignation \u00e0 compara&icirc;tre\u00a0\u00bb. Cela implique qu&rsquo;ils disposeraient du contr\u00f4le du m\u00e9canisme pour mettre le pr\u00e9sident en accusation et le soumettre \u00e0 une proc\u00e9dure de destitution (\u00ab\u00a0<em>empeachment<\/em>\u00ab\u00a0). Pourquoi une proc\u00e9dure de destitution ? Pas de r\u00e9ponse. Il semble que les d\u00e9mocrates soient persuad\u00e9s, et sans doute avec de bonnes raisons, que les r\u00e9publicains ne cherchent qu&rsquo;une chose, qui est de mettre le Pr\u00e9sident en accusation&hellip; Pour le motif, on verra apr\u00e8s !<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Dans cette description surr\u00e9aliste, on a une bonne mesure de la vigueur f\u00e9roce, cruelle et nihiliste de l&rsquo;affrontement \u00e0 Washington. Les d\u00e9mocrates sont persuad\u00e9s que les r\u00e9publicains veulent \u00ab\u00a0la peau\u00a0\u00bb du pr\u00e9sident, sans autre raison qu&rsquo;avoir son scalp, et sans doute ont-ils de bonnes raisons de croire cela. Les r\u00e9publicains, eux, sont dans une logique d&rsquo;extr\u00e9misme \u00e0 outrance qui, effectivement, les pousserait \u00e0 chercher \u00e0 \u00e9liminer Obama en cours de mandat pour le seul avantage de l&rsquo;acte, sans plus r\u00e9fl\u00e9chir aux cons\u00e9quences d\u00e9stabilisantes potentiellement catastrophiques pour le syst\u00e8me (et sur les USA). De tous les c\u00f4t\u00e9s, on semble enferm\u00e9 dans une logique infernale qui ne d\u00e9pend plus, ni des \u00e9v\u00e9nements, ni de tactiques politiques construites, mais d&rsquo;une machinerie de syst\u00e8me hors de tout contr\u00f4le. Cela rejoint notre appr\u00e9ciation g\u00e9n\u00e9rale de la situation du syst\u00e8me de l&rsquo;am\u00e9ricanisme, qui est dans une crise terminale et qui entra&icirc;ne tous ceux qui en font partie dans sa trajectoire de chute.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Obama r\u00e9unit contre lui tous les faux arguments, toutes les logiques sollicit\u00e9es, toutes les rumeurs, et plus il pr\u00e9sente un visage de mod\u00e9ration et de retenue, plus il est soup\u00e7onn\u00e9 de dissimuler de noirs desseins. Cette tension permanente peut effectivement finir, si ce n&rsquo;est fait, par susciter chez lui des attitudes d&rsquo;enfermement et de rupture avec la r\u00e9alit\u00e9, \u00ab\u00a0\u00e0-la-Nixon\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>D&rsquo;autre part, la crise du Golfe du Mexique, bien que sans le moindre rapport \u00e9v\u00e9nementiel et politique avec le Watergate, &ndash; mais qui se soucie en v\u00e9rit\u00e9 des \u00e9v\u00e9nements et de la r\u00e9alit\u00e9 politique \u00e0 Washington ? &ndash; pr\u00e9sente des similitudes de m\u00e9canismes et de chronologie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Une crise qui d\u00e9marre d&rsquo;une fa\u00e7on assez discr\u00e8te, conduisant le Pr\u00e9sident \u00e0 choisir une ligne de conduite d&rsquo;irresponsabilit\u00e9 dont il ne peut plus se d\u00e9partir lorsque la crise prend de l&rsquo;intensit\u00e9 ; et l&rsquo;irresponsabilit\u00e9 a, dans ce cas, le d\u00e9savantage de la perte de l&rsquo;autorit\u00e9 et de la l\u00e9gitimit\u00e9. Or, la constante bataille implicite de la crise de l'\u00a0\u00bb<em>oil spill<\/em>\u00ab\u00a0, du c\u00f4t\u00e9 r\u00e9publicain, est justement de tenter d&rsquo;y impliquer Obama plus directement qu&rsquo;il n&rsquo;est.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Une crise qui, \u00e0 cause de son d\u00e9marrage discret, laisse tout le champ \u00e0 l&rsquo;exacerbation du syst\u00e8me de la communication de s&rsquo;exprimer d\u00e8s qu&rsquo;elle parvient \u00e0 un degr\u00e9 d&rsquo;intensit\u00e9 important. C&rsquo;est le cas depuis la fin mai, sans la moindre ambigu\u00eft\u00e9. Obama n&rsquo;y est pas encore impliqu\u00e9 d&rsquo;une fa\u00e7on directe, et il joue \u00e0 fond le jeu du bouc \u00e9missaire avec BP. Mais cette tactique n&rsquo;a qu&rsquo;un temps et, bient\u00f4t, avec les d\u00e9g\u00e2ts apparaissant dans le pays, la responsabilit\u00e9 du gouvernement va \u00eatre engag\u00e9e.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Une crise qui dure et s&rsquo;alimente elle-m\u00eame. Les causes sont compl\u00e8tement diff\u00e9rentes, mais, l\u00e0 encore, l'\u00a0\u00bb<em>oil spill<\/em>\u00a0\u00bb suit \u00e9galement la route du Watergate. Elle s&rsquo;installe pour durer longtemps et s&rsquo;exprimer de diverses fa\u00e7ons. L\u00e0 encore, peu importent les causes et les arguments, l&rsquo;essentiel est bien qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un m\u00e9canisme qui permet d&rsquo;attaquer le pr\u00e9sident.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le syst\u00e8me de l&rsquo;am\u00e9ricanisme est aujourd&rsquo;hui engag\u00e9 dans une course qui ne peut \u00eatre d\u00e9finie que par le mot \u00ab\u00a0vertige\u00a0\u00bb, et le trajet par l&rsquo;expression \u00ab\u00a0trou noir\u00a0\u00bb. Il ne r\u00e9pond plus \u00e0 aucune logique politique, aucune man&oelig;uvre ou tactique politiques. Les r\u00e9sultats destructeurs qui sont recherch\u00e9s le sont pour eux-m\u00eames et rien d&rsquo;autre, et ainsi en est-il du pr\u00e9sident Obama. Combien de temps y r\u00e9sistera-t-il, en c\u00e9dant effectivement peu \u00e0 peu, ou bien tr\u00e8s vite si ce n&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 fait, au caract\u00e8re nixonien du Watergate ? Obama n&rsquo;a pas compris que la seule chance serait ce \u00ab\u00a0coup d&rsquo;Etat int\u00e9rieur\u00a0\u00bb (en renversant la r\u00e9alit\u00e9 de la crise du Watergate) de l&rsquo;hypoth\u00e8se \u00ab\u00a0<em>American<\/em> <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-american_gorbatchev_29_10_2008.html\">Gorbatchev<\/a>\u00a0\u00bb ; peut-il le comprendre encore ? Le probl\u00e8me, m\u00eame s&rsquo;il parvenait \u00e0 le comprendre, serait qu&rsquo;il est d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 enferm\u00e9 dans une crise dont il est partie prenante et \u00e0 partir de laquelle il est bien difficile de susciter une rupture pour mettre en accusation le syst\u00e8me par l&rsquo;un ou l&rsquo;autre coup d&rsquo;\u00e9clat.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Humeurs et rumeurs&hellip; 21 juin 2010 &mdash; Les remarques et r\u00e9flexions qu&rsquo;on rapporte par ailleurs, dans notre rubrique Ouverture libre, vont au-del\u00e0 de la question du caract\u00e8re de Barack Obama et de son sentiment actuel. 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