{"id":72147,"date":"2010-07-31T11:42:27","date_gmt":"2010-07-31T11:42:27","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2010\/07\/31\/le-desordre-et-la-loi\/"},"modified":"2010-07-31T11:42:27","modified_gmt":"2010-07-31T11:42:27","slug":"le-desordre-et-la-loi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2010\/07\/31\/le-desordre-et-la-loi\/","title":{"rendered":"Le d\u00e9sordre et la Loi"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Le d\u00e9sordre et la Loi<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t31 juillet 2010  Le Washington <em>Times<\/em> a titr\u00e9 son article principal : Premier round pour les <em>Feds<\/em>, signifiant par l\u00e0 qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un match qui se ferait sur le terme, en plusieurs manches. (Voir l&rsquo;article, le <a href=\"http:\/\/www.washingtontimes.com\/news\/2010\/jul\/28\/judge-blocks-key-parts-ariz-immigration-law\/print\/\" class=\"gen\">28 juillet 2010<\/a> ; voir aussi dans notre rubrique <em>Ouverture libre<\/em>, ce <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-sb_1070_bloquee_temporairement__29_07_2010.html\" class=\"gen\">29 juillet 2010<\/a>.) Apr\u00e8s la d\u00e9cision, en partie favorable \u00e0 l&rsquo;administration f\u00e9d\u00e9rale, de la juge Bolton, sur la loi sur l&rsquo;immigration (SB 1070) de l&rsquo;Etat de l&rsquo;Arizona, se pose la question de savoir s&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une victoire \u00e0 la Pyrrhus, qui ouvre la bo\u00eete de Pandore plut\u00f4t que la voie vers une r\u00e9gulation conforme aux structures de l&rsquo;am\u00e9ricanisme. Force reste \u00e0 la loi ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Il est des cas o\u00f9 la Loi se montrerait plus habile en ne montrant pas trop sa force. Peut-\u00eatre est-ce le cas de l&rsquo;Arizona et de sa loi SB 1070, dont le contexte est d&rsquo;une complexit\u00e9 \u00e0 la fois consid\u00e9rable et explosive. Le cas n&rsquo;est nulle part \u00e9vident ni tranch\u00e9 et une position relative, appuy\u00e9e sur un engagement id\u00e9ologique, se trouve tr\u00e8s vite en contradiction avec ses propres conceptions, ses propres principes et ses propres int\u00e9r\u00eats lorsque l&rsquo;on d\u00e9veloppe les effets et les cons\u00e9quences. L&rsquo;essentiel, dans ce cas, est bien de d\u00e9terminer l&rsquo;ennemi principal, et <strong>aucun<\/strong> des acteurs ou des parties n&rsquo;y parvient.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPar certains c\u00f4t\u00e9s, la d\u00e9cision de la juge Bolton nous renvoie \u00e0 Ponce-Pilate. La plainte concernait surtout l&rsquo;aspect tapageur, du racisme, des droits de l&rsquo;homme, etc. ; elle est trait\u00e9e surtout sur l&rsquo;annonce qu&rsquo;on jugera sur le fond du conflit entre la pr\u00e9tention de l&rsquo;Etat d&rsquo;Arizona d&rsquo;avoir sa propre politique d&rsquo;immigration et l&rsquo;affirmation par le pouvoir f\u00e9d\u00e9ral d&rsquo;\u00eatre le seul ma\u00eetre de cette politique. (La juge laisse entendre que la seconde affirmation a tout lieu d&rsquo;\u00eatre rencontr\u00e9e. Cela n&rsquo;a rien pour \u00e9tonner d\u00e8s lors que le corps impliqu\u00e9 est celui de juges f\u00e9d\u00e9raux qui, en se r\u00e9f\u00e9rant aux textes, ont pris l&rsquo;habitude de les interpr\u00e9ter dans ce sens, d&rsquo;ailleurs avec le rappel constant de la consigne de faire de la sorte.) Le cheminement est assez logique et risque de placer l&rsquo;Etat de l&rsquo;Arizona devant une d\u00e9cision qui limite fondamentalement ses pouvoirs (ou r\u00e9affirme fondamentalement les limites extr\u00eames de ses pouvoirs.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCeux qui ont applaudi bruyamment au jugement, les progressistes et les immigr\u00e9s au travers de leurs associations, ont constamment applaudi une force,  le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral,  dont ils d\u00e9noncent en permanence la forfaiture, ou dont ils sont les victimes directes. Les progressistes ont d\u00e9nonc\u00e9 depuis 9\/11 les constantes transgressions des libert\u00e9s publiques et civiles du gouvernement central dans le cadre de la Guerre contre la Terreur, la prolif\u00e9ration extraordinaire de l&rsquo;appareil de s\u00e9curit\u00e9 nationale, le soutien syst\u00e9matique au prix d&rsquo;un endettement colossal de Wall Street et des plus riches contre les plus pauvres. Les immigr\u00e9s hispaniques (mexicains) soutiennent la force centrale qui a install\u00e9 le syst\u00e8me,  l&rsquo;ALENA pour prendre la chose la plus identifiable,  qui les force \u00e0 immigrer dans des conditions \u00e9conomiques et sociales \u00e9pouvantables, apr\u00e8s avoir mis leur pays (le Mexique) dans des conditions \u00e9conomiques et sociales \u00e9pouvantables, et ainsi de suite.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes d\u00e9mocrates ont soutenu \u00e9videmment Obama, c&rsquo;est-\u00e0-dire le centre dont la politique \u00e9conomique et sociale tend \u00e0 \u00e9trangler les Etats, \u00e0 laisser prolif\u00e9rer le ch\u00f4mage, \u00e0 accro\u00eetre la pauvret\u00e9, cela dans des conditions qui sont proches de la Grande D\u00e9pression ; le m\u00eame centre qui poursuit les guerres ext\u00e9rieures aux d\u00e9pens des efforts int\u00e9rieurs n\u00e9cessaires, aux d\u00e9pens d&rsquo;une politique affirm\u00e9e, soit de pr\u00e9vention du d\u00e9sordre, soit de lutte contre le d\u00e9sordre sur la fronti\u00e8re mexicaine. Ils soutiennent \u00e9galement, dans ce cas, une minorit\u00e9 (les Hispaniques) contre ce qui est encore une majorit\u00e9 WASP, mais de plus en plus terroris\u00e9e devant ce qu&rsquo;elle juge \u00eatre une invasion migratoire. Ce faisant, ils se placent, vis-\u00e0-vis de leurs \u00e9lecteurs, dans la position de d\u00e9fendre la Loi qui ne fait objectivement qu&rsquo;ent\u00e9riner les d\u00e9sordres install\u00e9s par la politique du centre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes r\u00e9publicains, eux, ont suivi une attitude un peu ambigu\u00eb, mais r\u00e9clamant tout de m\u00eame, par int\u00e9r\u00eat \u00e9lectoral, une plus grande compr\u00e9hension pour le droit des Etats \u00e0 la s\u00fbret\u00e9 d&rsquo;une s\u00e9curit\u00e9 dont le centre veut garder l&rsquo;exclusivit\u00e9 mais pour laquelle il ne fait rien de fondamental. Ces m\u00eames r\u00e9publicains ont suivi, au moins depuis dix ans, une politique massive de s\u00e9curit\u00e9 du centre, tant au niveau int\u00e9rieur qu&rsquo;au niveau ext\u00e9rieur, avec les m\u00eames faiblesses qu&rsquo;ils reprochent aujourd&rsquo;hui \u00e0 Obama (pas de s\u00e9curit\u00e9 sur la fronti\u00e8re mexicaine).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQuant aux acteurs directs Quant \u00e0 la gouverneur Brawler, qui d\u00e9fend la loi SB 1070, elle agit par pur int\u00e9r\u00eat \u00e9lectoral, ayant vu sa popularit\u00e9 augmenter consid\u00e9rablement depuis cette d\u00e9cision RB 1070. Il n&rsquo;y a aucun projet coh\u00e9rent dans son attitude, aucune id\u00e9e concernant le droit des Etats par rapport au centre, mais simplement une r\u00e9action \u00e9lectoraliste. Quant \u00e0 l&rsquo;administration Obama, sa position ferme, voir extr\u00eame dans ce d\u00e9bat, avec la perspective d&rsquo;\u00eatre soutenue par les juges f\u00e9d\u00e9raux (surtout une juge d\u00e9sign\u00e9e par l&rsquo;administration Clinton), la place potentiellement dans la position finalement d\u00e9licate de devoir montrer tr\u00e8s rapidement qu&rsquo;elle peut faire ce qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas su faire jusqu&rsquo;ici : assurer la s\u00e9curit\u00e9 sur la fronti\u00e8re, pour laquelle elle n&rsquo;a pas les moyens, et mettre en place une nouvelle l\u00e9gislation sur l&rsquo;immigration, pour laquelle elle n&rsquo;a pas un Congr\u00e8s uni. M\u00eame si les chiffres disent ce que les statisticiens aiment \u00e0 leur faire dire (chute des actions criminelles), ce qui compte est le sentiment d&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 et, aussi, le fait rarement dit que la chute des actions criminelles sur la fronti\u00e8re vient aussi de la concession faite aux cartels mexicains de la drogue d&rsquo;une zone fronti\u00e8re de plus en plus grande en Arizona, qu&rsquo;ils occupent <em>de facto<\/em>et qui ne leur est plus contest\u00e9e.<\/p>\n<h3>Une crise fondamentale pour stopper le d\u00e9sordre<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tCes diverses consid\u00e9rations mesurent la complexit\u00e9 du probl\u00e8me et les positions contradictoires d&rsquo;\u00e0 peu pr\u00e8s tous les acteurs. La crise de la loi SB 1070, qui ne sera sans doute pas conduite \u00e0 son terme avant un an si elle va, comme c&rsquo;est probable, devant la Cour Supr\u00eame,  et cela, en ne tenant pas compte des impr\u00e9vus,  cette loi est pour l&rsquo;instant envelopp\u00e9e du manteau de la Loi, vers laquelle se tournent tous les acteurs, parce qu&rsquo;ils sont tous dans l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit am\u00e9ricaniste qui s&rsquo;en remet \u00e0 la Loi. Cette r\u00e9f\u00e9rence sacr\u00e9e pour la psychologie am\u00e9ricaniste est sollicit\u00e9e pour apporter l&rsquo;apaisement dans une affaire qui a fait passer un probl\u00e8me qu&rsquo;on voudrait local \u00e0 un niveau national, en le rendant avec ce processus infiniment plus complexe. Il est admis que les forces de s\u00e9curit\u00e9 de l&rsquo;Arizona, qui sont conduites par des <em>sheriffs<\/em> muscl\u00e9s (dont le fameux <em>sheriff<\/em> <a href=\" http:\/\/rawstory.com\/rs\/2010\/0730\/arizona-sheriff-relenting-court-ruling\/\" class=\"gen\">Arpaiao<\/a>), ont un comportement professionnel et des coutumes d&rsquo;intervention qui ne seraient gu\u00e8re diff\u00e9rentes si la loi entrait en vigueur. Mais cette loi \u00e9tait n\u00e9cessaire comme un effet d&rsquo;annonce pour la gouverneur Brawler parce que Brawler est candidate \u00e0 sa r\u00e9\u00e9lection, et que cette candidature passe par un ralliement de la population autour de l&rsquo;apparence d&rsquo;un durcissement du pouvoir pour lutter contre l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette apparence de durcissement a conduit \u00e0 un r\u00e9el durcissement de la crise, ou plut\u00f4t \u00e0 la transformation du cas de l&rsquo;Arizona en une crise, et une crise nationale, avec implications humanitaires et socio-psychologiques \u00e0 forte r\u00e9sonnance dans notre \u00e9poque de trouble (racisme, immigration, question de l&rsquo;identit\u00e9, etc.). L&rsquo;appareil du syst\u00e8me am\u00e9ricaniste a aussit\u00f4t r\u00e9agi \u00e0 cette tension au niveau national en se tournant vers la Loi. Dans ce cas comme dans nombre d&rsquo;autres, la Loi a r\u00e9pondu avec ce qui fait le <em>credo<\/em> des Etats-Unis d&rsquo;Am\u00e9rique, et son principal probl\u00e8me \u00e9galement : la question du droit des Etats face au pouvoir f\u00e9d\u00e9ral. Ainsi le jugement, qui est en fait une suspension temporaire, a \u00e9t\u00e9 rendu sur la question du droit des Etats beaucoup plus que sur les questions humanitaires qui \u00e9taient le fond de la premi\u00e8re plainte de l&rsquo;administration Obama. (Une seconde plainte porte sur le droit des Etats par rapport au pouvoir de l&rsquo;administration centrale, la question de l&rsquo;immigration \u00e9tant regard\u00e9e par Washington comme de la comp\u00e9tence exclusive du centre. C&rsquo;est en fonction de ce jugement sur cette deuxi\u00e8me plainte que la juge justifie le caract\u00e8re temporaire de sa d\u00e9cision.) Quoi qu&rsquo;il en soit, on observe qu&rsquo;un conflit entre le centre et un Etat, d\u00e8s lorsqu&rsquo;il monte au niveau national et devient une crise, d\u00e9bouche in\u00e9vitablement sur cette question \u00e9galement centrale du droit des Etats.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tComme on l&rsquo;a vu, tout cela se passe dans la confusion des positions o\u00f9 les uns et les autres tiennent des positions contradictoires en elles-m\u00eames par rapport \u00e0 leurs divers int\u00e9r\u00eats et leurs divers engagements. Cela ne s&rsquo;appelle pas un conflit politique mais bien un d\u00e9sordre politique. L&rsquo;intervention de la Loi, bien loin de remettre de l&rsquo;ordre dans l&rsquo;imm\u00e9diat, accentue ce d\u00e9sordre en mettant en avant la <strong>seule<\/strong> dimension de la querelle qui peut conduire \u00e0 un affrontement fondamental, et qui s&rsquo;appuie sur des tensions bien r\u00e9elles. Si l&rsquo;on en arrive \u00e0 cet affrontement fondamental, alors on pourra se compter et, en un sens, l&rsquo;ordre sera r\u00e9tabli avec un affrontement bien net. Il s&rsquo;en d\u00e9duit que la seule fa\u00e7on de ramener de l&rsquo;ordre dans cette affaire serait effectivement de la transformer en une crise majeure, en la faisant passer dans le domaine de la crise centrale latente des USA qui est celle de l&rsquo;unit\u00e9 du pays.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tBien entendu, cette \u00e9volution est renforc\u00e9e, acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e par la tension n\u00e9e des \u00e9lections, qui, dans le climat actuel, conduit les uns et les autres \u00e0 des positions extr\u00eames. La gouverneur Brawler ne peut laisser courir cette affaire, par exemple en abandonnant l&rsquo;appel, parce qu&rsquo;elle veut \u00eatre r\u00e9\u00e9lue. L&rsquo;administration Obama veut des d\u00e9cisions dures parce qu&rsquo;elle se juge en tr\u00e8s mauvaise posture et qu&rsquo;elle a besoin de conforter, sinon de r\u00e9cup\u00e9rer l&rsquo;\u00e9lectorat US d&rsquo;origine hispanique. Dans toutes ces radicalisations, on trouve des effets pervers qui accroissent encore les tensions. L&rsquo;antagonisme, souvent artificiel, entre la gauche et la droite, en est encore aliment\u00e9, avec des r\u00e9percussions sur la bonne marche des affaires \u00e0 Washington, essentiellement avec la tension entre r\u00e9publicains et d\u00e9mocrates. Dans ce contexte effectivement compl\u00e8tement artificiel, on voit des r\u00e9publicains \u00e9videmment centralistes se ranger derri\u00e8re la doctrine du droit des Etats dans cette affaire, y compris au nom d&rsquo;une l\u00e9gislation anti-immigrants renforc\u00e9e, comme c&rsquo;est le cas de John McCain, qui risque son poste si\u00e8ge de s\u00e9nateur de l&rsquo;Arizona. Il n&rsquo;y a dans tout cela aucune conviction de quelque sorte que ce soit, mais les n\u00e9cessit\u00e9s des diverses tensions en cours, et, par-dessus tout, celles de l&rsquo;\u00e9lection de novembre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAinsi, l&rsquo;apparence de durcissement pourrait-elle conduire \u00e0 un r\u00e9el durcissement, ce qui serait d&rsquo;ailleurs suivre une sorte de logique interne de la Loi. Aux USA, la Loi a en effet une sorte de position extr\u00eame, qui ne supporte gu\u00e8re le compromis quand des probl\u00e8mes structurels sont en cause. Au contraire de la justice courante, qui est fondamentalement bas\u00e9e sur la n\u00e9gociation et le compromis par arrangements et par d\u00e9dommagement financier, la justice constitutionnelle est absolument impitoyable parce qu&rsquo;elle concerne la structure m\u00eame de ce pays qui n&rsquo;a aucune existence historique. En ce sens, on pourrait penser qu&rsquo;aucun compromis n&rsquo;est possible dans cette affaire de l&rsquo;Arizona, en raison des conditions d&rsquo;extr\u00eame fragilisation du pays \u00e0 cause des crises multiples qu&rsquo;il traverse. Le renvoi au probl\u00e8me de l&rsquo;unit\u00e9 (droit des Etats contre centre) n&rsquo;implique pas qu&rsquo;il y ait la perception d&rsquo;un probl\u00e8me \u00e0 ce niveau, mais bien qu&rsquo;en agissant ainsi on \u00e9touffe les crises ou vell\u00e9it\u00e9s de crises dans d&rsquo;autres domaines.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPar cons\u00e9quent, le but ultime de la Loi, avec l&rsquo;appui forcen\u00e9 de l&rsquo;administration, sera de compl\u00e8tement nier le droit de l&rsquo;Etat dans cette circonstance,  cela, sans rien faire de plus pour la s\u00e9curit\u00e9 puisque Washington n&rsquo;en a pas les moyens. La r\u00e9action des habitants, de la direction de l&rsquo;Etat de l&rsquo;Arizona, pourrait alors \u00eatre de monter \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame \u00e9galement. C&rsquo;est dans ce cas que des hypoth\u00e8ses \u00e9galement extr\u00eames peuvent \u00eatre envisag\u00e9es, comme celle qu&rsquo;envisage <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-l_arizona_se_defendra-t-il_seul__17_07_2010.html\" class=\"gen\">Ray Hartwell<\/a> (la constitution de milices d&rsquo;Etat). C&rsquo;est alors qu&rsquo;on pourrait d\u00e9couvrir qu&rsquo;en utilisant le droit des Etats comme outil pour noyer la contestation, la Loi, avec l&rsquo;aide du centre, aurait effectivement fait surgir ce probl\u00e8me fondamental de l&rsquo;unit\u00e9. Mais certes, elle ne l&rsquo;aurait pas suscit\u00e9, ni fabriqu\u00e9, elle l&rsquo;aurait d\u00e9barrass\u00e9 de sa chape de plomb qui le tient dissimul\u00e9 et le contraint \u00e0 ne pas se signaler.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tBien entendu, aucune certitude n&rsquo;existe quant \u00e0 un tel d\u00e9veloppement ; c&rsquo;est la nature m\u00eame de cette situation, sa vertu m\u00eame pourrait-on dire, que son caract\u00e8re d&rsquo;impr\u00e9visibilit\u00e9 ; c&rsquo;est ce qui fait que cette situation peut progresser sans alerter personne&#8230; Mais il y a le constat que la succession des tensions am\u00e8ne de plus en plus d&rsquo;opportunit\u00e9s que les probl\u00e8mes fondamentaux des USA soient ramen\u00e9s \u00e0 la surface, d&rsquo;une fa\u00e7on le plus souvent accidentelle, sans que personne ne l&rsquo;ait sp\u00e9cifiquement recherch\u00e9. C&rsquo;est une situation typique de d\u00e9sordre o\u00f9 personne ne mesure plus les effets et les cons\u00e9quences des positions prises et des actes pos\u00e9s. On ne s&rsquo;\u00e9tonnera pas d&rsquo;observer que le courant historique g\u00e9n\u00e9ral, qui semble ainsi anim\u00e9 d&rsquo;une v\u00e9ritable impulsion autonome, pousse de plus en plus au surgissement des probl\u00e8mes fondamentaux qu&rsquo;on s&#8217;emploie en g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 dissimuler.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le d\u00e9sordre et la Loi 31 juillet 2010 Le Washington Times a titr\u00e9 son article principal : Premier round pour les Feds, signifiant par l\u00e0 qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un match qui se ferait sur le terme, en plusieurs manches. 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