{"id":72283,"date":"2010-09-15T17:31:09","date_gmt":"2010-09-15T17:31:09","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2010\/09\/15\/menace-discrete-mais-sans-vergogne\/"},"modified":"2010-09-15T17:31:09","modified_gmt":"2010-09-15T17:31:09","slug":"menace-discrete-mais-sans-vergogne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2010\/09\/15\/menace-discrete-mais-sans-vergogne\/","title":{"rendered":"Menace discr\u00e8te mais sans vergogne"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Menace discr\u00e8te mais sans vergogne<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t15 septembre 2010  Il y a d&rsquo;abord un article du <em>Daily Telegraph<\/em>, le <a href=\"http:\/\/www.telegraph.co.uk\/news\/newstopics\/politics\/defence\/7998785\/Defence-cut-threat-to-the-special-relationship.html\" class=\"gen\">12 septembre 2010<\/a>, qui a fait, disons, un bruit discret mais n\u00e9anmoins fort audible. Il s&rsquo;agit de menaces officieuses mais ainsi et aussit\u00f4t devenues publiques, des USA, ou plut\u00f4t du Pentagone (la nuance est essentielle), contre le Royaume-Uni.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>In private exchanges, the Pentagon told defence ministers and senior officials that the US was worried Britain&rsquo;s cuts could widen the transatlantic divide in military power and spending.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The warning could put new pressure on the Treasury to limit planned cuts in Britain&rsquo;s defence capabilities.<\/em> []<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb[<em>Defence minister<\/em>] <em>Dr Fox is considering flying out to Washington to meet US officials to assuage their worries later this month, before the defence review ends. Whitehall sources have disclosed that provisional estimates from MoD negotiations with the Treasury show core defence spending could fall below Nato&rsquo;s 2 per cent standard  perhaps to as little as 1.7 per cent of GDP.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The US routinely spends more than 4 per cent of GDP on defence, and military analysts say the widening gap will make it harder for European forces to work with US forces equipped with ever more sophisticated equipment.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>It is understood that a senior American official recently called the MoD to discuss concerns about the prospect of an even greater spending gap. Michele Flournoy, the under-secretary for policy at the Pentagon, telephoned Tom McKane, the MoD&rsquo;s strategy director, to raise the issue. The Americans are sympathetic, but it&rsquo;s fair to say they have some fairly serious concerns about where we will end up, said a Whitehall source<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tParall\u00e8lement se poursuivent \u00e0 Londres les travaux concernant la <em>Strategic Defence and Security Review<\/em>, qui doit d\u00e9cider des r\u00e9ductions budg\u00e9taires. <em>The Independent<\/em>, du <a href=\"http:\/\/www.independent.co.uk\/news\/uk\/politics\/raf-under-fire-as-battle-for-shrinking-defence-budget-turns-vicious-2078431.html\" class=\"gen\">14 septembre 2010<\/a> consacre un article (avec d&rsquo;autres, compl\u00e9mentaires) \u00e0 ce qu&rsquo;il craint \u00eatre un processus menant \u00e0 la disparition de la Royal Air Force.<\/p>\n<h4>Notre commentaire<\/h4>\n<p> L&rsquo;intervention US aupr\u00e8s des Britanniques a \u00e9t\u00e9 largement pr\u00e9par\u00e9e et planifi\u00e9e, notamment par cette fuite vers le <em>Daily Telegraph<\/em>, qui est bien d\u00e9taill\u00e9e et implique des personnes identifi\u00e9es telle que Michele Flournoy. (Le <em>Telegraph<\/em> est un quotidien de tendance n\u00e9oconservatrice, partisan d&rsquo;une quasi-int\u00e9gration des Britanniques dans l&rsquo;ensemble anthropotechnocratique du Pentagone.) La visite qu&rsquo;envisage Liam Fox \u00e0 la fin du mois, \u00e0 Washington, pour justifier les propositions de la <em>Strategic Defence and Security Review<\/em>, constituerait une d\u00e9marche qui a bien peu de pr\u00e9c\u00e9dent, dans le domaine de la d\u00e9monstration de l&rsquo;all\u00e9geance britannique vis-\u00e0-vis des USA, et dans celui, concomitant, des difficult\u00e9s de l&rsquo;all\u00e9geance britannique vis-\u00e0-vis des USA.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl faut savoir que les USA, c&rsquo;est-\u00e0-dire le Pentagone, sont en mode tr\u00e8s offensif vis-\u00e0-vis des Britanniques depuis l&rsquo;installation, en mai, du nouveau gouvernement Cameron-Clegg. Ils ont not\u00e9 les diverses d\u00e9clarations o\u00f9 les nouveaux dirigeants parlent d&rsquo;une certaine prise de distance des USA, d&rsquo;une relativisation des <em>special relationships<\/em>. Ils ont \u00e9galement not\u00e9 les d\u00e9clarations britanniques sur un retrait d&rsquo;Afghanistan ; les chefs militaires US estiment que les Britanniques envisagent <strong>vraiment<\/strong> de commencer \u00e0 quitter l&rsquo;Afghanistan en 2012. (Le retrait US devant commencer en principe en juillet 2011 est de plus en plus repouss\u00e9, <strong>au moins<\/strong> \u00e0 novembre 2012\/d\u00e9but 2013, pour le nouveau mandat pr\u00e9sidentiel, qu&rsquo;Obama soit ou non r\u00e9\u00e9lu, et ce retrait n&rsquo;affectant pas des unit\u00e9s de combat constitu\u00e9es avant 2014. Cette planification implique au moins une situation stabilis\u00e9e, une aggravation repoussant tout retrait aux calendes grecques et impliquant m\u00eame un renforcement.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCes divers \u00e9l\u00e9ments ont effectivement g\u00e9n\u00e9r\u00e9 une r\u00e9action tr\u00e8s forte de Washington, avec des pressions \u00e9normes sur Londres, notamment entre <em>establishments<\/em> militaires. Les Am\u00e9ricains veulent absolument conserver un engagement britannique dans deux domaines qu&rsquo;ils contr\u00f4lent compl\u00e8tement :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La modernisation des syst\u00e8mes d&rsquo;arme strat\u00e9giques nucl\u00e9aires <em>Trident<\/em> (missiles nucl\u00e9aires strat\u00e9giques), passant par des syst\u00e8mes <strong>exclusivement<\/strong> am\u00e9ricanistes pour \u00e9viter toute vell\u00e9it\u00e9 britannique d&rsquo;envisager d&rsquo;autres voies (notamment la voie de la coop\u00e9ration avec la France, id\u00e9e un moment caress\u00e9e du c\u00f4t\u00e9 fran\u00e7ais par des conseillers de Sarkozy devenus \u00e9missaires aupr\u00e8s des Britanniques dans certaines circonstances, dont notamment Pierre Lellouche, lors de la campagne pr\u00e9sidentielle du printemps 2007). Il faut bien entendu noter que la question de la modernisation du <em>Trident<\/em> est chaudement d\u00e9battue \u00e0 Londres, dans le cadre de la <em>Strategic Defence and Security Review<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Le maintien sans aucune restriction des Britanniques dans le r\u00e9seau global d&rsquo;\u00e9coute, de d\u00e9tection, de renseignement, etc., qui lie depuis 1947 les puissances anglo-saxonne (r\u00e9seau <em>Echelon<\/em>, notamment) ; et, sp\u00e9cifiquement, qui lie les USA et les Britanniques au niveau de leurs agences de renseignement, CIA et MI6.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tA c\u00f4t\u00e9 de cela, certes, le Pentagone p\u00e8se de tout son poids pour l&rsquo;engagement britannique en Afghanistan et pour divers projets de coop\u00e9ration des armements. Mais il s&rsquo;agit de mati\u00e8res moins prioritaires que les deux que nous avons mentionn\u00e9es ci-dessus, qui rel\u00e8vent du cur des int\u00e9r\u00eats strat\u00e9giques US.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes pressions US se font sans aucune contrepartie, sauf de vagues promesses, dont la plus caract\u00e9ristique et la plus grotesque est la perspective de <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-les_relations_speciales_usa-uk_a_l_epreuve_d_un_traite_09_09_2010.html\" class=\"gen\">ratification<\/a> du trait\u00e9 sur le transfert des technologies d&rsquo;armement, qui tra\u00eene depuis trois ans, de promesse non tenue en promesse non tenue. La situation du c\u00f4t\u00e9 du Pentagone, en plus de l&rsquo;habitude bien ancr\u00e9e d&rsquo;exigences brutales aupr\u00e8s de ses alli\u00e9s sans contrepartie, est compliqu\u00e9e par les \u00e9normes difficult\u00e9s que rencontre ce m\u00eame Pentagone au niveau budg\u00e9taire et dans ses probables relations avec le nouveau Congr\u00e8s, dans une atmosph\u00e8re de crise g\u00e9n\u00e9rale o\u00f9 les pressions pour des r\u00e9ductions budg\u00e9taires, y compris des cr\u00e9dits militaires, se font de plus en plus fortes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tParadoxalement, mais de fa\u00e7on moins \u00e9tonnante qu&rsquo;il ne para\u00eet en raison de la politique profond\u00e9ment unilat\u00e9raliste des USA et des habitudes interventionnistes de l&rsquo;appareil technocratique militaire US, le Pentagone est d&rsquo;autant plus exigeant aupr\u00e8s de ses alli\u00e9s qu&rsquo;il est affaibli dans la structure de direction du syst\u00e8me. Les exigences du Pentagone sont pr\u00e9sent\u00e9es quasiment comme si leur satisfaction, et le renforcement de la position du Pentagone que cela implique, \u00e9tait fondamentalement de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat national sup\u00e9rieur du Royaume-Uni. Les alli\u00e9s du Pentagone sont m\u00e9pris\u00e9s, critiqu\u00e9s, vilipend\u00e9s, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;ils sont consid\u00e9r\u00e9s comme faisant partie int\u00e9grante du Pentagone. Il y a une certaine logique dans l&rsquo;attitude US, que l&rsquo;attitude de servilit\u00e9 continuelle du Royaume-Uni a largement contribu\u00e9 \u00e0 renforcer. Cette logique agit \u00e0 fond si le statut et la puissance du Pentagone sont menac\u00e9es, ou per\u00e7ues comme \u00e9tant menac\u00e9es, ce qui est le cas aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<h3>La mission impossible de Liam Fox ?<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tDonc, le ministre de la d\u00e9fense du Royaume-Uni pourrait devoir se pr\u00e9cipiter \u00e0 Washington d&rsquo;ici la fin du mois. Fox est un tenant de la ligne atlantiste dure au sein du parti conservateur, un homme mis \u00e0 cette place par les r\u00e9seaux pro-am\u00e9ricanistes au Royaume-Uni, dont la mission est d&rsquo;assurer la p\u00e9rennit\u00e9 de l&rsquo;alignement britannique sur les USA. Dans ce r\u00f4le, Fox est plus pro-US que Cameron, voire que Hague (ministre des affaires \u00e9trang\u00e8res).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour autant, il n&rsquo;est pas dans une position si ais\u00e9e, tant s&rsquo;en faut. Une des circonstances radicales actuelles au Royaume-Uni, c&rsquo;est la pr\u00e9\u00e9minence affirm\u00e9e du Tr\u00e9sor, par le biais des r\u00e9ductions budg\u00e9taires, dans cette op\u00e9ration de r\u00e9duction des forces arm\u00e9es, alors qu&rsquo;il y a en g\u00e9n\u00e9ral, chez les dirigeants politiques, une entente tacite pour que ce domaine de la s\u00e9curit\u00e9 nationale (et des liens avec les USA par cons\u00e9quent) \u00e9chappe \u00e0 la seule logique budg\u00e9taire. (Cette position, chez les Britanniques, n&rsquo;est transgress\u00e9e que dans les situations de grandes difficult\u00e9s \u00e9conomiques ; le principal pr\u00e9c\u00e9dent \u00e0 cet \u00e9gard, et quasiment le seul notable, c&rsquo;est celui de la p\u00e9riode de crise \u00e9conomique et sociale, et d&rsquo;un premier recul radical de la puissance militaire, de la deuxi\u00e8me partie des ann\u00e9es 1960 avec une relance de la tendance durant la deuxi\u00e8me partie des ann\u00e9es 1970, principalement sous la direction des travaillistes Wilson et Callaghan.) Aussi, les arguments de Fox aupr\u00e8s de la partie US seront-ils assez faibles, du point de vue US, c&rsquo;est-\u00e0-dire selon les exigences US vis-\u00e0-vis de leurs alli\u00e9s, et l&rsquo;attitude des USA est d\u00e9j\u00e0 bien d\u00e9finie par la phrase mentionn\u00e9e plus haut (\u00ab<em>The Americans are sympathetic, but it&rsquo;s fair to say they have some fairly serious concerns about where we will end up<\/em>\u00bb).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl existe m\u00eame une possibilit\u00e9, selon l&rsquo;\u00e9volution des \u00e9valuations actuellement faites par le Tr\u00e9sor britannique, que Fox aille \u00e0 Washington pieds et poings li\u00e9s par des d\u00e9cisions qui lui seraient impos\u00e9es, ayant ainsi \u00e0 exposer des positions bien peu agr\u00e9ables pour les conceptions du Pentagone, et que lui-m\u00eame, Fox, d\u00e9sapprouveraient et auraient bien du mal \u00e0 d\u00e9fendre. Les entretiens n&rsquo;auraient ainsi gu\u00e8re de raison d&rsquo;\u00eatre, puisqu&rsquo;ils se feraient avec un homme d\u00e9pouill\u00e9 de la capacit\u00e9 de d\u00e9cider, parce que la tension sans gu\u00e8re de pr\u00e9c\u00e9dent des possibilit\u00e9s budg\u00e9taires pour la d\u00e9fense r\u00e9duit sa marge de manuvre au <em>minimum minimorum<\/em>. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl n&rsquo;y a aucune strat\u00e9gie britannique dans cette affaire, aucune planification d&rsquo;aucune sorte. Il n&rsquo;y a pas de projet politique, comme certains pourraient en faire la sp\u00e9culation,  par exemple entre l&rsquo;orientation pro-am\u00e9ricaniste et une orientation plus europ\u00e9enne. C&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;il est inutile d&rsquo;argumenter dans un sens ou l&rsquo;autre, car il s&rsquo;agit avant tout d&rsquo;une situation comptable. De ce fait, les soup\u00e7ons US concernant une orientation plus pro-europ\u00e9enne des Britanniques, qui ne manqueront pas d&rsquo;\u00eatre d\u00e9velopp\u00e9s par le Pentagone, n&rsquo;auront aucune prise sur Fox, simplement parce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont aucun fondement concevable. <strong>Pour l&rsquo;instant<\/strong> (cela pourrait changer, mais cela n&rsquo;est nullement assur\u00e9), les Britanniques naviguent, du point de vue de leur strat\u00e9gie, en pilotage automatique, r\u00e9pondant aux seuls arguments comptables d&rsquo;une situation budg\u00e9taire extraordinairement grave et complexe. Leur position sur les questions de s\u00e9curit\u00e9, sur leur strat\u00e9gie, tend <em>de facto<\/em> vers une sorte d&rsquo;absence conceptuelle et n&rsquo;a gu\u00e8re de possibilit\u00e9 d&rsquo;\u00eatre incluse dans les conceptions et la planification du Pentagone.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSi le Royaume-Uni a connu le pr\u00e9c\u00e9dent qu&rsquo;on a signal\u00e9 dans les ann\u00e9es 1960-1970, il se trouvait alors avec un r\u00e9pondant d&rsquo;une puissance consid\u00e9rable. Le Pentagone de ces ann\u00e9es-l\u00e0 pouvait se passer du suppl\u00e9tif britannique. L&rsquo;originalit\u00e9, et peut-\u00eatre la surprise de l&rsquo;intervention actuelle, finalement, est bien qu&rsquo;il apparaisse que le Pentagone estime, dans la situation qu&rsquo;il conna\u00eet pour lui-m\u00eame, ne pas pouvoir se passer de l&rsquo;appoint britannique. (Quelle diff\u00e9rence avec d\u00e9but 2003, o\u00f9 Rumsfeld annon\u00e7ait qu&rsquo;il pourrait se passer des Britanniques pour attaquer l&rsquo;Irak.) Du coup, les Britanniques, qui auraient \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s satisfaits de cette \u00e9valuation dans d&rsquo;autres circonstances, se trouvent mis en proc\u00e8s. C&rsquo;est finalement inhabituel pour eux. Leur position d&rsquo;une nation qui, sur les questions de s\u00e9curit\u00e9, a abdiqu\u00e9 sa libert\u00e9 d&rsquo;action, voire sa souverainet\u00e9, au profit des USA, les avait habitu\u00e9s \u00e0 une absence de r\u00e9elle critique de la part des USA, qui comprenaient par nature les limites des auxiliaires align\u00e9s et pouvaient y suppl\u00e9er.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAujourd&rsquo;hui, le ma\u00eetre tout puissant est agit\u00e9 de nombreux et insondables probl\u00e8mes, et il entend obtenir des auxiliaires un effort maximal dont il appr\u00e9cierait le poids. Mais les auxiliaires en sont bien incapables, non seulement \u00e0 cause de leur \u00e9norme probl\u00e8me budg\u00e9taire mais parce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont plus les capacit\u00e9s psychologiques et les outils de puissance (de souverainet\u00e9) qui permettent souvent d&rsquo;\u00e9carter les obstacles comptables. Du coup, les Britanniques sont, face aux USA, avec tous les d\u00e9savantages de l&rsquo;alignement servile et aucun des avantages. On ne voit pas quelle sortie de l&rsquo;imbroglio ne provoquerait pas amertumes et querelles diverses entre les deux, USA et UK. Cela n&rsquo;impliquerait nullement un r\u00e9alignement strat\u00e9gique au sein du bloc occidentaliste-am\u00e9ricaniste mais pas mal de d\u00e9sordre en plus au sein de ce bloc, au cur de l&rsquo;axe anglo-saxon.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Menace discr\u00e8te mais sans vergogne 15 septembre 2010 Il y a d&rsquo;abord un article du Daily Telegraph, le 12 septembre 2010, qui a fait, disons, un bruit discret mais n\u00e9anmoins fort audible. 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