{"id":72317,"date":"2010-09-25T08:49:41","date_gmt":"2010-09-25T08:49:41","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2010\/09\/25\/rencontre-du-chroniqueur-et-du-poete-nomade-intellectuel\/"},"modified":"2010-09-25T08:49:41","modified_gmt":"2010-09-25T08:49:41","slug":"rencontre-du-chroniqueur-et-du-poete-nomade-intellectuel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2010\/09\/25\/rencontre-du-chroniqueur-et-du-poete-nomade-intellectuel\/","title":{"rendered":"Rencontre du chroniqueur et du po\u00e8te-\u201cnomade intellectuel\u201d"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article2\">Rencontre du chroniqueur et du po\u00e8te-nomade intellectuel<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\tJe lisais tranquillement quelque pages d&rsquo;un auteur dont j&rsquo;ai <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-dialogues-9_de_l_intelligence_geopoetique_ii_09_07_2010.html\" class=\"gen\">d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9<\/a> (Kenneth White, ici dans son ouvrage de 2004, <em>The Wanderer and his charts. Essays on cultural renewal<\/em>, Polygon Books, Edimburgh), quand je suis tomb\u00e9 sur cette page, qui m&rsquo;a imm\u00e9diatement fait penser \u00e0 votre <em>F&#038;C<\/em>, \u00ab<em>de defensa.org, ses lecteurs et la crise<\/em>\u00bb [le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-de_defensaorg_ses_lecteurs_et_la_crise__20_09_2010.html\" class=\"gen\">20 septembre 2010<\/a>], que j&rsquo;avais d\u00e9couvert la veille sur votre site.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tJe cite cette page (p. 15) presque in extenso :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Even from its beginning, civilisation was never, execept by some, who saw in it a means of financial profit and political power, considered as an unmixed blessing. Hence Golden Age myths on the one hand, and Utopia visions on the other. But by the eighteenth century, criticism was not only coming faster, it was becoming more incisive. I&rsquo;m thinging here of Rousseau.<\/em> [&#8230;] <em>In the twentieth century, there is Freud&rsquo;s Civilization and its Discontent and Val\u00e9ry&rsquo;s admonition, in his Crisis of the Mind, that our civilization is mortal  maybe, shall we add, mortiferous.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Along with this critique of civilization has gone a radical rereading of history, seen no longer simply in terms of event and story, with more or less causal explanation and theological perspective, but as a mathematical formula containing, above the line, politics, economics and technology, and below the line, a psyche either flaccid and wobbly, or stunted and contorted.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>That criticism is necessary in this context, is something I go with. But criticist discourse tends to become a process in itsef, integrated into the system. The result is a vast accumulation of studies and statistics that give the impression of being valid and up-to-date, but get nobody anywhere and tend to simply clutter up the space of manoeuvring.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Now it&rsquo;s at the crisis of civilization that the voice of the nomad is once more heard in the land. The figure I call the intellectual nomad has not only gone critically through all this context, he is the bearer of at least the beginnings of a new language and new space. He has broken out his way out of the labyrinth and moves in what may at first seem a void, but which is perhaps the high-field energy in which could emerge a (new) world.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn quelques lignes, j&rsquo;ai trouv\u00e9 l\u00e0 un r\u00e9sum\u00e9 saisissant, dense, de quelques points saillants, essentiels et communs aux deux auteurs, Kenneth White et M. Grasset, qui ne peuvent \u00eatre fortuits.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(Un d\u00e9tail \u00e0 pr\u00e9ciser avant de continuer. Dans le texte de Kenneth White, il faut comprendre le terme civilisation sous sa forme restreinte (et \u00e9tymologique) de ce qui est li\u00e9 \u00e0 la <em>civis<\/em>, la cit\u00e9, la ville, les murs, l&rsquo;urbanit\u00e9, la s\u00e9dentarit\u00e9 urbaine et les moyens que cela donne mais aussi en regard de ce que cela nous fait perdre   par rapport \u00e0 une acceptation plus large du terme qui pourrait \u00eatre, de mani\u00e8re tr\u00e8s simplifi\u00e9e, celle de grande culture, li\u00e9e \u00e0 une grande aire g\u00e9ographique et une grande \u00e8re de temps ; qui est peut-\u00eatre, pour ce que je crois savoir, mais je sais peut l\u00e0-dessus ne l&rsquo;ayant jamais lu, l&rsquo;acceptation de Toynbee par exemple.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tVoici les points saillants communs (mais relisez plut\u00f4t soigneusement l&rsquo;extrait ci-dessus, plut\u00f4t que ce qui suit, qui n&rsquo;est que r\u00e9p\u00e9tition et d\u00e9veloppement de ce qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9j\u00e0 dit et bien mieux dit) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t1. la bizarre convergence autour de Val\u00e9ry, avec ce que M. Grasset \u00e9crit : \u00ab<em>la fameuse phrase de Paul Valery (Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles) deviendrait : Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes,<\/em> <strong><em>par bonheur<\/em><\/strong><em>, mortelles \u00bb, et ce que White dit : \u00ab Val\u00e9ry&rsquo;s<\/em> <strong><em>admonition<\/em><\/strong> [&#8230;] <em>that our civilization is mortal  maybe, shall we add,<\/em> <strong><em>mortiferous<\/em><\/strong>\u00bb. La phrase de White pouvant se comprendre, gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;ambivalence du terme anglais <em>admonition<\/em>, comme une r\u00e9primande et donc un appel \u00e0 \u00eatre mortel (plut\u00f4t qu&rsquo;un avertissement). Quoiqu&rsquo;il en soit, on a l&rsquo;id\u00e9e, forte, d&rsquo;une civilisation mortif\u00e8re qui est heureusement mortelle<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t2. [A] <em>radical rereading of history<\/em> : il s&rsquo;agit l\u00e0 de se placer sur le domaine de la m\u00e9tahistoire, dans la lign\u00e9e de Toynbee et de Spengler, dont White est un lecteur, tout comme M. Grasset l&rsquo;est, chacun pour nourrir leur m\u00e9ditation ou leur vision particuli\u00e8re (cf. cet autre texte de M. Grasset sur lequel je suis tomb\u00e9 en parall\u00e8le \u00e0 ceux mentionn\u00e9s en haut, qui date de 2002 [<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_civilisation-imposture_rubrique_analyse_de_defensa_volume_17_n20_du_10_juillet_2002_27_07_2002.html\" class=\"gen\">27 juillet 2002<\/a>] et qui montre la ligne de force de sa m\u00e9thode et toute sa permanence et son efficacit\u00e9).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tWhite pose que la derni\u00e8re grande tentative de m\u00e9tahistoire (<em>a mathematical formula containing, above the line, politics, economics and technology<\/em>) est celle de l&rsquo;\u00ab<em>id\u00e9al d\u00e9terministe d&rsquo;un monde g\u00e9rable<\/em>\u00bb, comme l&rsquo;identifie J.-P. Immarigeon, quelque part entre Hegel et le scientisme, interpr\u00e9tation qui n&rsquo;est que le cache mis\u00e8re de la modernit\u00e9 (le chiffre, la quantit\u00e9, la politique dont on voit ce qu&rsquo;elle est advenue au sein de l&rsquo;UE, l&rsquo;\u00e9conomie dont on sait qu&rsquo;elle est de force, le technologisme, le tout cachant sous la ligne de flottaison  \u00ab<em>a psyche either flaccid and wobbly, or stunted and contorted<\/em>\u00bb: une psychologie flasque et chancelante ou appauvrie et crisp\u00e9e Tout le sujet de la th\u00e8se de M. Grasset sur les liens complexes et r\u00e9ciproque entre la corruption et la fatigue psychologique sous les coups du syst\u00e8me moderne)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t3. D&rsquo;o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9 du recours \u00e0 une nouvelle m\u00e9tahistoire, une nouvelle interpr\u00e9tation, un nouveau regard, une nouvelle vision, un recours \u00e0 un autre langage et \u00e0 une autre m\u00e9thode (m\u00eame m\u00e9taphysique), pour comprendre ce qui se passe aujourd&rsquo;hui sous nos yeux, dans nos chairs, apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9chec manifeste du recours aux moyens usuels pour ce faire (la raison, l&rsquo;analyse objective, la presse <em>mainstream<\/em>, l&rsquo;analyses des informations tellement trafiqu\u00e9es, tellement partielles le tout inconsciemment souvent, parce qu&rsquo;il y a un lien entre observation, ou fait, ou information, et interpr\u00e9tation, ou th\u00e9orie, lien que l&rsquo;on ignore souvent mais qui est bien connu de certains parce qu&rsquo;il est d&rsquo;une certaine mani\u00e8re \u00e0 la base, si je puis dire, des sciences naturelles.. et de la psychologie. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tJe m&rsquo;explique : faits et informations n&rsquo;existent jamais de mani\u00e8re brutes (fait brut, information brute), elles sont de toute mani\u00e8re l&rsquo;objet d&rsquo;une hypoth\u00e8se inconsciente de notre part, d&rsquo;un filtre perceptif qui nous fait voir ce que l&rsquo;on sait voir et qui nous rend aveugle \u00e0 ce que l&rsquo;on ne sait pas voir, et ce souvent pour le m\u00eame objet (dont on aura alors une vue partielle seulement, et pas forc\u00e9ment la meilleure) et cela vaut bien \u00e9videmment, et de mani\u00e8re encore bien plus importante, pour l&rsquo;usage d&rsquo;outils de mesure scientifique. Exemple trivial : avant mon apprentissage du m\u00e9tier de g\u00e9ologue, je connaissais bien une certaine r\u00e9gion montagneuse o\u00f9, enfant, nos parents nous emmenaient souvent en vacances. Ces montagnes, je les avais vues et parcourues. Mais ce n&rsquo;est qu&rsquo;avec mes \u00e9tudes g\u00e9ologiques que j&rsquo;ai vu nombre de nouveaux faits, de nouvelles choses, aussi grosses que le nez au milieu de la figure (tel gigantesque et magnifique pli au sommet de la montagne phare du coin) que je n&rsquo;avais jamais not\u00e9es auparavant. Les faits, ou observations, ou informations doivent souvent \u00eatre r\u00e9interpr\u00e9t\u00e9s \u00e0 la lumi\u00e8re d&rsquo;une nouvelle hypoth\u00e8se, et changent alors (tel fait devient tel autre fait), et cet effort doit \u00eatre conscient et p\u00e9nible au d\u00e9but, comme lorsqu&rsquo;on apprend \u00e0 rouler en bicyclette, avant de devenir facile, automatis\u00e9, r\u00e9flexe.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCela vaut pour les cailloux, le vent et l&rsquo;herbe, cela vaut pour les traces d&rsquo;animaux, cela vaut pour la physique quantique, cela vaut aussi pour les relations entre humains, l&rsquo;histoire, le journalisme, etc.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t4. N\u00e9cessit\u00e9 de la critique, mais aussi limite de cette critique et n\u00e9cessit\u00e9 de la d\u00e9passer, de n&rsquo;y pas rester, pour \u00e9viter la st\u00e9rilisation de cette pens\u00e9e (y tourner en rond), l&rsquo;impuissance (l&rsquo;incapacit\u00e9 \u00e0 en faire quelque chose) et la r\u00e9cup\u00e9ration par le syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t5. Quand White parle d&rsquo;une proc\u00e9dure plus rapide [que l&rsquo;analyse critique traditionnelle, rationnelle] (\u00ab<em>A quicker procedure is required<\/em>\u00bb), il parle d&rsquo;une \u00ab<em>fast, clear cogent thinking. Live thought<\/em>\u00bb, p. VII), quelque chose qui s&rsquo;apparente \u00e0 l&rsquo;intuition, ce myst\u00e9rieux travail du corps et de la pens\u00e9e vivante. Quelque chose qui s&rsquo;apparente \u00e0 ce surationalisme qu&rsquo;il nous faut continuer \u00e0 mieux pr\u00e9ciser<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t6. Quant \u00e0 l&rsquo;observation (pr\u00e9cis\u00e9ment !) de la crise (terminale) de notre civilisation <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais l\u00e0 je quitte la comparaison des cas particuliers de M. Grasset et de M. White pour en revenir celui du lectorat de <em>dedefensa.org<\/em> et \u00e0 votre <em>F&#038;C<\/em> [<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-de_defensaorg_ses_lecteurs_et_la_crise__20_09_2010.html\" class=\"gen\">20 septembre 2010<\/a>]. Vous parlez de vos lecteurs comme de \u00ab<em>ceux qui ont l&rsquo;intuition et donc la conviction de la venue de cette crise de syst\u00e8me et de civilisation<\/em>\u00bb, en pr\u00e9cisant, par contraste avec ceux qui n&rsquo;en sont pas (si je puis dire), qu&rsquo;il faut pour cela surmonter \u00ab<em>la fatigue de la psychologie<\/em> [] <em>l&rsquo;inattention, l&rsquo;autisme volontaire, la crainte, le scepticisme<\/em>\u00bb. Il y a donc implicitement quelque chose de plus en jeu que la seule intuition. Une sorte de cheminement.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tJe dirais pour ma part que, pour vous suivre et saisir l&rsquo;enjeu, il s&rsquo;agit de ressentir <strong>au plus profond de soi<\/strong>, intimement, en quoi cette civilisation est une civilisation imposture (ou, pour reprendre le point 1 ci-dessus, pourquoi il s&rsquo;agit d&rsquo;une \u00ab<em>civilisation mortif\u00e8re qui est heureusement mortelle<\/em>\u00bb). Mais avant d&rsquo;en arriver \u00e0 cette lib\u00e9ration (qui n&rsquo;est que le d\u00e9but de quelque chose d&rsquo;autre), c&rsquo;est un cheminement p\u00e9nible. Qui commence par un ressenti confus mais tenace au fond des tripes, qui peut durer des ann\u00e9es, qu&rsquo;il s&rsquo;agit ensuite, ce sentiment vague, de le laisser nous travailler dans un coin de notre t\u00eate, puis de le ruminer, observer, subir encore, peiner au quotidien, s&rsquo;observer dans ce syst\u00e8me, chercher une voie de gu\u00e9rison puis soudain en \u00eatre persuad\u00e9, soudain le savoir, comme une \u00e9vidence : \u00ab<em>fast, clear, cogent thinking<\/em>\u00bb : c&rsquo;est soudainement clair, et c&rsquo;est convaincant (<em>cogent<\/em>), d&rsquo;une conviction qui vient de soi, qui est une v\u00e9rit\u00e9. Qui permet de poursuivre sur la voie rapide d&rsquo;une pens\u00e9e distinguant soudain ce qu&rsquo;elle ressent clairement comme l&rsquo;essentiel (le sauvetage, la gu\u00e9rison, la vie), de l&rsquo;accessoire voire du mortif\u00e8re (les deux li\u00e9s, en l&rsquo;occurrence).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est pour cela que je suis retomb\u00e9, en temps et en heure voulue, sur votre texte de 2002 d\u00e9j\u00e0 signal\u00e9 plus haut, \u00ab<em>La civilisation imposture<\/em>\u00bb (<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_civilisation-imposture_rubrique_analyse_de_defensa_volume_17_n20_du_10_juillet_2002_27_07_2002.html\" class=\"gen\">27 juillet 2002<\/a>). O\u00f9 l&rsquo;essentiel tient en quelques lignes :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa valeur civilisationnelle de notre syst\u00e8me n&rsquo;est pas \u00e0 la hauteur de sa place archi dominante, qu&rsquo;elle occupe gr\u00e2ce \u00e0 de purs moyens m\u00e9canique de puissance brutes (certes quantitativement tr\u00e8s tr\u00e8s impressionnants), et ces valeurs et vertus se sont d&rsquo;autant plus \u00e9tiol\u00e9es, vid\u00e9es, \u00e0 la mesure exacte de la mont\u00e9e en puissance des moyens technologiques. Emp\u00eachant les valeurs propres des autres civilisations et cultures  phagocyt\u00e9es, contamin\u00e9es et perverties \u00e0 leur tour   de s&rsquo;exprimer et de vivre ou prendre le dessus et proposer des alternatives.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tJe prends ici valeur au sens <em>grosso modo<\/em> nietzsch\u00e9en, quelque chose comme la \u00ab v\u00e9rit\u00e9 \u00bb des conditions d&rsquo;existence et de la vie (mat\u00e9rielle, spirituelle, culturelle, existentielle). Et force est de reconna\u00eetre qu&rsquo;\u00e0 cette aune, notre civilisation <strong>ne nous permet plus de vivre<\/strong> (je parle de vivre pleinement, de vie humaine ample).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSuit alors cette question simple : comment s&rsquo;effondrer ?, pour reprendre le titre marquant d&rsquo;un autre de vos <em>F&#038;C<\/em> [<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-comment_s_effondrer_11_11_2007.html\" class=\"gen\">11 novembre 2007<\/a>) (comment laisser ce syst\u00e8me s&rsquo;\u00e9crouler, en y perdant le moins de plume psychologique). <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEt ce travail tout aussi simple : vivre, c&rsquo;est-\u00e0-dire se recr\u00e9er un espace et des conditions de vie laissant place \u00e0 la culture, \u00e0 l&rsquo;humain, aux non humains, \u00e0 la cr\u00e9ativit\u00e9, \u00e0 la vitalit\u00e9, \u00e0 des rapports sensibles, intelligents, complexes \u00e0 la terre, aux autres, \u00e0 soi, aux non humains.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tReconnaissez, M. Grasset, que c&rsquo;est <strong>beaucoup<\/strong> demander. Surtout aujourd&rsquo;hui, surtout dans notre contexte appauvri, surtout \u00e0 partir d&rsquo;un site Internet, c&rsquo;est-\u00e0-dire qui cumule les d\u00e9fauts du technologisme et de la communication. Mais c&rsquo;est si <strong>vital<\/strong>, si vrai que vous avez mille fois, cent milles fois raison de le faire. Et nous ne saurions nous passer de voix comme la v\u00f4tre.<\/p>\n<\/p>\n<p>\n<p class=\"signature\">Christian Steiner<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rencontre du chroniqueur et du po\u00e8te-nomade intellectuel Je lisais tranquillement quelque pages d&rsquo;un auteur dont j&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9 (Kenneth White, ici dans son ouvrage de 2004, The Wanderer and his charts. Essays on cultural renewal, Polygon Books, Edimburgh), quand je suis tomb\u00e9 sur cette page, qui m&rsquo;a imm\u00e9diatement fait penser \u00e0 votre F&#038;C, \u00abde defensa.org,&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[14],"tags":[3423,7872,3072,9707],"class_list":["post-72317","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ouverture-libre","tag-civilisation","tag-steiner","tag-toynbee","tag-white"],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/72317","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=72317"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/72317\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=72317"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=72317"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=72317"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}