{"id":72372,"date":"2010-10-15T13:41:02","date_gmt":"2010-10-15T13:41:02","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2010\/10\/15\/et-mecontentement-us-contre-lami-uk\/"},"modified":"2010-10-15T13:41:02","modified_gmt":"2010-10-15T13:41:02","slug":"et-mecontentement-us-contre-lami-uk","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2010\/10\/15\/et-mecontentement-us-contre-lami-uk\/","title":{"rendered":"\u2026Et m\u00e9contentement US contre l&rsquo;ami UK"},"content":{"rendered":"<p><p>Nous revenons, avec un autre point de vue, sur les interventions d&rsquo;Hillary Clinton et de Robert Gates, \u00e0 propos des r\u00e9ductions du budget de la d\u00e9fense britannique. Ces actes d&rsquo;ing\u00e9rence peu ordinaires dans la politique int\u00e9rieure UK ont \u00e9t\u00e9 exprim\u00e9s, doivent penser les protagonistes US, avec une grande finesse diplomatique. Il s&rsquo;agissait d&rsquo;une appr\u00e9ciation g\u00e9n\u00e9rale selon laquelle c&rsquo;est une faute grave que les pays europ\u00e9ens de l&rsquo;OTAN ne remplissent pas leurs obligations en mati\u00e8re de d\u00e9penses de d\u00e9fense, mais avec l&rsquo;accent, pour le cas de Clinton selon la question pos\u00e9e, sur le cas du Royaume-Uni. (Voir le pr\u00e9c\u00e9dent <em>Bloc-Notes<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-_qui_a_peur_du_grand_mechant_loup__15_10_2010.html\" class=\"gen\">15 octobre 2010<\/a>.) C&rsquo;est surtout la r\u00e9action du Premier ministre britannique (sa porte-parole) qui devrait indisposer les am\u00e9ricanistes, si ce syst\u00e8me avait quelque finesse.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa porte-parole a d\u00e9clar\u00e9 : \u00ab<em>Hillary Clinton was talking about defence cuts across Europe and specifically in the context of Nato. She is absolutely right when she says that each country has to be able to make its appropriate contribution to common defence in Nato and Britain will always do that.<\/em>\u00bb. (Nous notions en commentaire et en interpr\u00e9tation que tout se passe comme si la porte-parole avait d\u00e9clar\u00e9 : Clinton parle pour les autres pays de l&rsquo;OTAN en disant qu&rsquo;il faut que ces pays remplissent leur devoir vis-\u00e0-vis de l&rsquo;OTAN, et le Royaume-Uni n&rsquo;est pas concern\u00e9 puisqu&rsquo;il fait et fera toujours son devoir, c&rsquo;est bien connu)<\/p>\n<h4>Notre commentaire<\/h4>\n<p> La r\u00e9action britannique marie l&rsquo;impudence et \u00e9ventuellement une sorte d&rsquo;ironie involontaire en d\u00e9formant sciemment, \u00e0 son avantage, la d\u00e9claration de Clinton. D&rsquo;autre part, il s&rsquo;agit d&rsquo;une r\u00e9action qui peut \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e comme une fin de non-recevoir, d&rsquo;une fa\u00e7on o\u00f9 Cameron dirait aux USA nous savons ce que nous faisons, c&rsquo;est nous qui d\u00e9cidons du jugement \u00e0 cet \u00e9gard et nous estimons que nous faisons et ferons ce qu&rsquo;il faut. Les \u00e9carts consid\u00e9rables de dialectique des dirigeants politiques par rapport \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 permettent cette r\u00e9action, \u00e9ventuellement si manifestement m\u00e9prisante pour les d\u00e9clarations US, sans choquer publiquement.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour notre part, nous serions inclin\u00e9s \u00e0 envisager de privil\u00e9gier bien plus qu&rsquo;une dialectique de fortune pour d\u00e9tourner l&rsquo;attaque US, mais peut-\u00eatre un message \u00e9ventuellement subtil,  les USA comprendront ou non, c&rsquo;est selon, avec l&rsquo;avantage qu&rsquo;on devine pour la seconde option,  qui signifierait aux USA que leurs ing\u00e9rences directes, publiques, grossi\u00e8res, tendraient \u00e0 devenir difficiles \u00e0 accepter. Le r\u00e9sultat de l&rsquo;intervention du Premier ministre britannique reviendrait alors, dans tous les cas, \u00e0 affirmer <em>in fine<\/em> que les r\u00e9ductions dans le budget de la d\u00e9fense (toujours en discussion) seraient faites, et que le Royaume-Uni estimerait souverainement que cela ne mettrait pas en cause l&rsquo;apport qu&rsquo;il juge lui-m\u00eame n\u00e9cessaire et suffisant pour sa contribution \u00e0 l&rsquo;OTAN.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe point de vue est \u00e9tay\u00e9 par divers signes que le Premier ministre Cameron, soutenu en cela par son partenaire de la coalition, le vice-Premier Clegg, tient \u00e0 prendre de plus en plus de distance de l&rsquo;<em>establishment<\/em> militaire britannique qu&rsquo;il sait proche des th\u00e8ses am\u00e9ricanistes et marqu\u00e9 par un tropisme atlantiste tr\u00e8s affirm\u00e9. Il y a notamment le bruit selon lequel Cameron appointerait un conseiller sp\u00e9cial pour les questions militaires, ce qui priverait les forces arm\u00e9es de ce poste (c&rsquo;est normalement le chef d&rsquo;\u00e9tat-major g\u00e9n\u00e9ral qui assume cette fonction) et de leur influence traditionnelle aupr\u00e8s du Premier ministre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tParall\u00e8lement \u00e0 ces p\u00e9rip\u00e9ties, et en rapport avec elles, le ministre de la d\u00e9fense Liam Fox publie ce matin dans le <em>Times<\/em> un article pour r\u00e9affirmer l&rsquo;engagement UK dans l&rsquo;OTAN, l&rsquo;excellence des <em>sp\u00e9cial relationships<\/em> et ainsi de suite. Les arguments de cet article reprennent la position de Fox sans qu&rsquo;on puisse savoir si c&rsquo;est pour renforcer les affirmations dialectiques du Premier ministre ou pour prendre ses distances du m\u00eame Cameron,  ou les deux \u00e0 la fois, bien s\u00fbr, selon la tournure des \u00e9v\u00e9nements. (Le <em>Times<\/em>, lui, qualifie de <em>rare<\/em> l&rsquo;intervention de Clinton dans la question du budget de la d\u00e9fense UK, mais sans doute ce journal si sensible \u00e0 l&rsquo;orgueil national britannique a-t-il voulu \u00e9crire d&rsquo;une rare grossi\u00e8ret\u00e9 car c&rsquo;est bien ainsi rejoindre la v\u00e9rit\u00e9 de cette intervention.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQuoi qu&rsquo;il en soit et compte tenu du fait que les r\u00e9ductions des d\u00e9penses de d\u00e9fense des Britanniques semblent in\u00e9luctables, il est \u00e0 pr\u00e9voir que la chose, quand elle sera connue, provoquera une nouvelle fureur des USA, avec \u00e0 nouveau ing\u00e9rence et injonctions conjugu\u00e9es \u00e0 l&rsquo;intention des Britanniques. La direction am\u00e9ricaniste, toujours aussi insensible aux faits et confiante dans l&rsquo;aveuglement \u00e9clair\u00e9 de ses diverses bureaucraties, ne doute pas une seconde que ses interventions (comme celle de Clinton), qui sont tout \u00e0 fait exceptionnelles dans le registre pourtant fourni de l&rsquo;ing\u00e9rence, auront provoqu\u00e9 l&rsquo;effet voulu. Elle attend donc que le gouvernement Cameron se conforme aux consignes. Lorsque le programme des r\u00e9ductions britanniques sera connu, il y a fort \u00e0 penser qu&rsquo;elles seront effectivement jug\u00e9es impensables par l&rsquo;<em>establishment<\/em> de s\u00e9curit\u00e9 nationale US, et consid\u00e9r\u00e9es comme la trahison d&rsquo;un engagement <em>de facto<\/em> acquis par la simple hypoth\u00e8se consid\u00e9r\u00e9e comme une \u00e9vidence que l&rsquo;admonestation de Clinton aurait d\u00fb \u00eatre n\u00e9cessairement suivi d&rsquo;un alignement britannique.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 15 octobre 2010 \u00e0 13H45<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nous revenons, avec un autre point de vue, sur les interventions d&rsquo;Hillary Clinton et de Robert Gates, \u00e0 propos des r\u00e9ductions du budget de la d\u00e9fense britannique. 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