{"id":72381,"date":"2010-10-18T16:25:08","date_gmt":"2010-10-18T16:25:08","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2010\/10\/18\/la-russie-et-son-animosite-anti-iranienne\/"},"modified":"2010-10-18T16:25:08","modified_gmt":"2010-10-18T16:25:08","slug":"la-russie-et-son-animosite-anti-iranienne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2010\/10\/18\/la-russie-et-son-animosite-anti-iranienne\/","title":{"rendered":"La Russie et son animosit\u00e9 anti-iranienne"},"content":{"rendered":"<p><p>Il est manifeste qu&rsquo;il y a aujourd&rsquo;hui entre la Russie et l&rsquo;Iran bien plus qu&rsquo;un malentendu ou un incident de parcours. Il y a une r\u00e9elle animosit\u00e9. La pr\u00e9sentation du voyage d&rsquo;Ahmadinejad en Liban, de Dmitri Babitch, de Novosti, le <a href=\"http:\/\/fr.rian.ru\/discussion\/20101014\/187631952.html\" class=\"gen\">14 octobre 2010<\/a>, en rend compte, indirectement mais clairement. La r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la querelle \u00e0 propos de la livraison des missiles russes sol-air S-300, finalement interdite par la Russie, est constante.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<em> Aujourd&rsquo;hui d\u00e9bute la visite du pr\u00e9sident iranien Mahmoud Ahmadinejad au Liban. Cet \u00e9v\u00e8nement n&rsquo;aurait aucun int\u00e9r\u00eat sans les dangers qui l&rsquo;accompagnent<\/em> []<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>L&rsquo;intention d&rsquo;Ahmadinejad est claire : il veut montrer que la Russie n&rsquo;\u00e9tait pas son centre de l&rsquo;univers. Il existe d&rsquo;autres alli\u00e9s avec qui il lutte contre l&rsquo;entit\u00e9 sioniste (c&rsquo;est ainsi qu&rsquo;on qualifie Isra\u00ebl en Iran, \u00e0 l&rsquo;instar de la propagande sovi\u00e9tique). Parmi ces alli\u00e9s, les principaux sont la Syrie et le Liban. Ces derniers sont entr\u00e9s en guerre avec Isra\u00ebl \u00e0 plusieurs reprises et ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 dans ces guerres (toujours perdues) du soutien iranien.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Il existe certainement des gens en Russie qui parleront de la perte, en la personne de M. Ahmadinejad, d&rsquo;un alli\u00e9 important au Proche-Orient et d&rsquo;un march\u00e9 consid\u00e9rable d&rsquo;armement. Soi-disant, l&rsquo;alli\u00e9 nous quitte pour des pr\u00e9s plus verts. Ne vous inqui\u00e9tez pas, camarades! Le pr\u00e9sident Ahmadinejad, \u00e0 l&rsquo;instar du fabuleux Karlsson sur-le-toit (NdT : personnage des contes d&rsquo;Astrid Lindgren), reviendra forc\u00e9ment, au moins pour la simple et bonne raison qu&rsquo;il n&rsquo;est pas particuli\u00e8rement attendu au Liban. Du moins, peu de monde l&rsquo;y attend.<\/em> []<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>La visite d&rsquo;Ahmadinejad ne sera donc pas spectaculaire. Ahmadinejad a peu de chance de la vendre aux compatriotes \u00e9clair\u00e9s comme un grand changement de l&rsquo;axe de politique \u00e9trang\u00e8re en basculant de la Russie insidieuse aux fr\u00e8res-musulmans du Liban<\/em> []<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Rappelons que la d\u00e9cision de ne pas approvisionner l&rsquo;Iran en armement a \u00e9t\u00e9 prise par la Russie en respectant ses obligations de membre du Conseil de s\u00e9curit\u00e9 de l&rsquo;ONU. Le 9 juillet 2010, le CS avait d\u00e9j\u00e0 vot\u00e9 des sanctions contre l&rsquo;Iran en raison de la coop\u00e9ration insuffisante avec l&rsquo;Agence internationale de l&rsquo;\u00e9nergie atomique (AIEA) qui contr\u00f4le la non-fabrication et la non-d\u00e9tention d&rsquo;armes nucl\u00e9aires sur le territoire iranien. L&rsquo;Iran avait accept\u00e9 cette responsabilit\u00e9 en adh\u00e9rant au Trait\u00e9 de la non-prolif\u00e9ration d&rsquo;armes nucl\u00e9aires (TNP), et Ahmadinejad n&rsquo;a donc pas \u00e0 chercher un bouc \u00e9missaire. N\u00e9anmoins, T\u00e9h\u00e9ran avait prof\u00e9r\u00e9 des insultes \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de Moscou avant la signature du d\u00e9cret par Medvedev, et plus particuli\u00e8rement apr\u00e8s. Comment peut-on interpr\u00e9ter des propos d&rsquo;Ahmadinejad d\u00e9clarant que son homologue russe Dmitri Medvedev \u00e9tait devenu le messager des plans des ennemis de l&rsquo;Iran, en participant, soi-disant, \u00e0 la campagne visant \u00e0 intimider l&rsquo;\u00c9tat perse dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de l&rsquo;Etat juif? Or cette d\u00e9claration, faite en juin, pr\u00e9c\u00e8de largement l&rsquo;interruption du contrat avec la Russie pour l&rsquo;approvisionnement en S-300. Qui doit \u00eatre accus\u00e9 de la rupture des relations apr\u00e8s cela?<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Cette histoire donne une le\u00e7on positive aux \u00c9tats-Unis. En lan\u00e7ant le red\u00e9marrage des relations avec la Russie, en abandonnant la confrontation pr\u00e9conis\u00e9e par George W. Bush, Obama et son administration ont approch\u00e9 de l&rsquo;objectif qui paraissait impossible pendant la guerre en Irak : l&rsquo;isolation concr\u00e8te du r\u00e9gime iranien. Rappelons que jusqu&rsquo;\u00e0 aujourd&rsquo;hui les pr\u00e9sidents iraniens consid\u00e9raient la visite des clients  en Syrie et au Liban comme un acte indigne. G\u00e9n\u00e9ralement, les ambassadeurs iraniens ou autres repr\u00e9sentants du chef de l&rsquo;\u00c9tat \u00e9taient charg\u00e9s de cette mission. La course d&rsquo;Ahmadinejad \u00e0 travers la r\u00e9gion signifie qu&rsquo;il sent qu&rsquo;il perd pied. Rappelons que la politique de confrontation men\u00e9e par Bush de l&rsquo;\u00e9poque avait seulement renforc\u00e9 l&rsquo;Iran, en le d\u00e9livrant (temporairement) de son ancien concurrent arabe, le fort voisin irakien.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Cela donne \u00e9galement une le\u00e7on \u00e0 la Russie. En signant des contrats il ne faut pas \u00eatre s\u00e9duit seulement par les chiffres \u00e0 plusieurs z\u00e9ro, parfois il est utile de bien examiner son partenaire, son r\u00e9gime interne et sa r\u00e9putation internationale. Dans le cas contraire, il existe un risque de multiplier des partenaires insolvables, \u00e0 l&rsquo;instar de ceux de l&rsquo;Union sovi\u00e9tique \u00e0 qui cette politique avait co\u00fbt\u00e9 plusieurs centaines de milliards de dollars. De ces bons vieux dollars d&rsquo;antan, tellement plus chers que ceux d&rsquo;aujourd&rsquo;hui<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPensons \u00e0 une autre r\u00e9f\u00e9rence Tom Balmforth fait partie de la publication <em>Russian Profile.org<\/em>, qui est \u00e9dit\u00e9e par Novosti et \u00e0 laquelle Babitch coillabore. Il publiait le <a href=\"http:\/\/www.russiaprofile.org\/page.php?pageid=International&#038;articleid=a1285865915\" class=\"gen\">30 septembre 2010<\/a> un article sur le m\u00eame sujet des ventes d&rsquo;armes \u00e0 l&rsquo;Iran (ou non-vente dans ce cas). L&rsquo;article (pourtant d&rsquo;un collaborateur britannique de <em>Russian Profile.org<\/em>) \u00e9tait beaucoup plus mesur\u00e9, beaucoup moins agressif contre les Iraniens, contre Ahmanidejad, que celui de Babitch. Il r\u00e9tablissait certaines v\u00e9rit\u00e9s, notamment le fait affirm\u00e9 par Babitch que l&rsquo;interdiction russe de livraison des S-300 \u00e0 l&rsquo;Iran est une obligation de l&rsquo;ONU, ce qui n&rsquo;est simplement pas conforme \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 et, dans ce cas, du c\u00f4t\u00e9 de Babitch, rappelle les pratiques sovi\u00e9tiques (ou bien am\u00e9ricanistes, tant qu&rsquo;on y est) que lui-m\u00eame reproche \u00e0 Ahmedinejad lorsque ce dernier emploie l&rsquo;expression entit\u00e9 sioniste d&rsquo;origine sovi\u00e9tique<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Medvedev&rsquo;s move is a boost for President Barack Obama&rsquo;s administration, which has been scrambling to show tangible returns from the much-touted U.S.-Russian rapprochement. Veto-wielding Russia&rsquo;s blessing of UN sanctions in July went some way toward this, but last week&rsquo;s step breaks new ground still and shows that Moscow is willing to concede business interests in the Islamic republic to stay onside with America and the West. The Russian decree that was signed by the pr\u00e9sident<\/em> <strong><em>goes beyond<\/em><\/strong> <em>the UN Security Council resolution, said Anton Khlopkov, director of the Center for Energy and Security Studies. This is a new step in Russia&rsquo;s approach to Iran.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;autre part, quelques pr\u00e9cisions donn\u00e9es par Balmforth concernant la p\u00e9n\u00e9tration chinoise dans la r\u00e9gion, au moment o\u00f9 la Russie c\u00e8de du terrain, notamment \u00e0 cause de sa brouille avec l&rsquo;Iran, sont aussi bien r\u00e9v\u00e9latrices car on peut y voir une relation de cause \u00e0 effet. Malgr\u00e9 les d\u00e9n\u00e9gations d&rsquo;un expert consult\u00e9, on n&rsquo;\u00e9cartera pas l&rsquo;id\u00e9e qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une autre cause de l&rsquo;extr\u00eame mauvaise humeur russe dans ce domaine.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>In a note to investors ahead of Medvedev&rsquo;s visit to China last weekend, Chris Weafer, chief strategist for the UralSib brokerage, said that Russia continues to fend off Chinese business competition in Iran: China has a very clear agenda to fill any voids left by Russia and others in Iran, while Russia clearly wants to stay engaged in Iran but doesn&rsquo;t want to say that too openly.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>China certainly has a key role to play in the resolution of the Iranian question. In a comment for RIA Novosti, military commentator Ilya Kramnik pointed out that Beijing could well become the loophole in the weapons sanctions on Iran, as China has consistently supplied weapons to the Islamic republic even if only so that Iran can copy the arms and produce them locally.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Nonetheless, Khlopkin played down the idea that business competition with China is the driver in Russia&rsquo;s decision to toughen up on Iranian arms trade. We should recognize that there are not too many areas in Russian-Iranian relations where we cooperate closely. For example, bilateral trade is about $3 billion per year  this is nothing for the current Russian economy. It is far less than trade with the EU, which means that economic and business relations with Iran are not the first priority on the bilateral agenda  I would say security cooperation is much more important. The question therefore is: how will this impact our security relations, said Khlopkin. The answer to this question, said Khlopkin, is too early to evaluate.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>But Russian policy will never be entirely in-step with the Western mainstream, whether business interests play a role or not. It is certain that this recent Russian decree does not mean that Russia will have the same position as Western countries and the United States, because we are neighbors, said Khlopkin.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h4>Notre commentaire<\/h4>\n<p> Certes, il ne faut pas prendre toutes ces consid\u00e9rations comme des positions assur\u00e9es de la Russie, mais on se permettra d&rsquo;y voir tout de m\u00eame certains reflets de la politique officielle. Les auteurs cit\u00e9s ne sont pas des francs tireurs ou des dissidents, notamment du fait de leur appartenance \u00e0 Novosti, ou \u00e0 une succursale de Novosti. On peut donc raisonner sur leurs affirmations, en consid\u00e9rant qu&rsquo;elles traduisent un sentiment r\u00e9pandu dans les milieux proches du pouvoir russe.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn le peut d&rsquo;autant plus que le texte de Babitch appara\u00eet, par le sarcasme, l&rsquo;insinuation, le m\u00e9pris, voire l&rsquo;attaque directe, d&rsquo;une violence extr\u00eame contre Ahmadinejad,  alors qu&rsquo;il constitue en m\u00eame temps une plaidoirie pour la politique russe dans la crise iranienne telle qu&rsquo;elle est suivie depuis le printemps dernier. Un tel texte ne d\u00e9parerait pas, pour sa critique du pr\u00e9sident iranien, quelques colonnes du <em>Times<\/em> de Londres ou du <em>Weekly Standard<\/em> de Washington, y compris dans les approximations et dans les appr\u00e9ciations manifestement d&rsquo;un jugement fortement entach\u00e9 de parti pris, voire de mauvaise foi. (Qualifier de sans int\u00e9r\u00eat et sans caract\u00e8re spectaculaire la visite d&rsquo;Ahmadinejad au Liban rel\u00e8ve du jugement fauss\u00e9 par l&rsquo;humeur \u00e0 un point tel qu&rsquo;il en est d\u00e9plac\u00e9 ; juger que le voyage du pr\u00e9sident au Liban montre \u00ab<em>l&rsquo;isolation concr\u00e8te du r\u00e9gime iranien<\/em>\u00bb est du m\u00eame tonneau. Passons.) Ce qui nous conduit \u00e0 l&rsquo;hypoth\u00e8se que la brouille entre la Russie et l&rsquo;Iran rel\u00e8ve d&rsquo;abord d&rsquo;une r\u00e9action passionnelle, d&rsquo;humeur justement, de la Russie ; une r\u00e9action de type am\u00e9ricaniste, non pour le sens politique mais pour la psychologie, ce qui est assez ironique Elle rel\u00e8ve simplement du fait que la Russie, qui se tient \u00e0 juste titre pour une grande puissance, n&rsquo;a pas accept\u00e9 d&rsquo;\u00eatre trait\u00e9e comme elle l&rsquo;a \u00e9t\u00e9 par le pr\u00e9sident iranien, et qu&rsquo;elle r\u00e9agit avec une certaine violence,  ce qui est une r\u00e9action de type <em>hubris<\/em> ou approchant, qui est moins \u00e0 juste titre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl y a \u00e9galement, certes, la cons\u00e9quence d&rsquo;un choix russe plus mesur\u00e9 et plus calcul\u00e9 ; il implique \u00e0 notre sens aussi bien Medvedev que Poutine, et il consiste plus ou moins \u00e0 suivre une ligne internationale, en s&rsquo;inscrivant dans la ligne de la communaut\u00e9 internationale. Cela repr\u00e9sente pour les Russes, sans doute apr\u00e8s des d\u00e9lib\u00e9rations diverses (pour ou contre) depuis les premiers contacts avec l&rsquo;administration Obama, l&rsquo;enthousiasme initial, la d\u00e9ception qui a suivi, avec enfin une certaine acceptation pragmatique des r\u00e9alit\u00e9s, un choix g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;une sorte de semi-int\u00e9gration dans ce courant de la communaut\u00e9 internationale. (On trouve la m\u00eame d\u00e9marche dans la pression russe pour entrer dans l&rsquo;OMC.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour autant, on ne peut parler de v\u00e9ritable int\u00e9gration, et d&rsquo;alignement russe sur les USA, et, sans doute, le jugement d&rsquo;Ahmadinejad d\u00e9crivant Medvedev comme le messager des plans des ennemis de l&rsquo;Iran a d\u00fb \u00eatre ressenti v\u00e9ritablement comme une insulte inacceptable. Il y a l\u00e0-dedans, effectivement, de la fiert\u00e9 un peu ombrageuse de la part des Russes,  en m\u00eame temps qu&rsquo;une absence certaine d&rsquo;habilet\u00e9 du pr\u00e9sident iranien dans ses propos (m\u00eame lorsqu&rsquo;on avance l&rsquo;hypoth\u00e8se que de tels propos sont \u00e0 consommation int\u00e9rieure). Il y a aussi, d&rsquo;une fa\u00e7on plus concr\u00e8te, une description par trop sommaire du comportement russe. Par exemple, les rapports de la Russie et du Venezuela ne sont pas de la sorte qui enchante les USA et la haute conscience de la communaut\u00e9 interenatioinale, notamment \u00e0 la lumi\u00e8re de la derni\u00e8re visite de Chavez \u00e0 Moscou, \u00e0 la fin de la semaine derni\u00e8re, et des pr\u00e9cisions donn\u00e9es sur les <a href=\"http:\/\/fr.rian.ru\/defense\/20101015\/187639377.html\" class=\"gen\">ventes d&rsquo;armes<\/a> russes au Venezuela,  un volume consid\u00e9rable, des armes de tr\u00e8s grande qualit\u00e9, y compris, comble d&rsquo;ironie, la proposition de vente des missiles sol-air S-300MPU-1 destin\u00e9s \u00e0 l&rsquo;Iran et d\u00e9j\u00e0 fabriqu\u00e9s, qui pourraient ainsi \u00eatre finalement d\u00e9ploy\u00e9s au Venezuela<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl s&rsquo;agit donc d&rsquo;une situation qu&rsquo;on devrait juger comme  compl\u00e9mentaire de celle <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_turquie_l_ouest_et_l_est_l_otan_et_la_chine_et_d_autres_choses_encore_18_10_2010.html\" class=\"gen\">d\u00e9crite<\/a> dans le <em>Bloc-Notes<\/em> pr\u00e9c\u00e9dent, dans le sens o\u00f9 nous ne saurions donner comme conclusion de cette attitude russe vis-\u00e0-vis de l&rsquo;Iran le jugement d&rsquo;un changement d&rsquo;orientation d&rsquo;une grande g\u00e9ostrat\u00e9gie, encore moins d&rsquo;une grande politique,  par exemple, selon la <em>narrative<\/em> occidentaliste d&rsquo;une compl\u00e8te grossi\u00e8ret\u00e9 virtualiste, de l&rsquo;int\u00e9gration effective et verrouill\u00e9e de certains dans le grand courant de la communaut\u00e9 internationale avec, \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur d&rsquo;elle et rejet\u00e9s par elle, les exclus,  et la Russie ayant finalement choisi le premier terme en abandonnant le second, et l&rsquo;Iran par-dessus le march\u00e9. Tout cela est d&rsquo;un sch\u00e9matisme insupportable, une recette d&rsquo;abrutissement <em>ad nauseam<\/em> o\u00f9 se complaisent les commentateurs habituels de notre presse-<em>Pravda<\/em> et les faiseurs de discours officiels des dirigeants conformes au syst\u00e8me de la communication. La Russie garde d&rsquo;excellents rapports avec la Turquie et entend garder ces rapports aussi excellents que possible, et \u00e9ventuellement de bons rapports avec la Chine, alors que ces deux pays sont impliqu\u00e9s dans le sch\u00e9ma d\u00e9crit qui se fait largement en coordination avec l&rsquo;Iran. La Russie garde une solide inimiti\u00e9 et une tr\u00e8s forte m\u00e9fiance \u00e0 l&rsquo;encontre du syst\u00e8me anti-missiles en train d&rsquo;\u00eatre \u00e9labor\u00e9 par l&rsquo;OTAN, et cela pourrait \u00eatre d&rsquo;une aide pr\u00e9cieuse pour la Turquie qui, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de l&rsquo;OTAN, est loin d&rsquo;en \u00eatre un chaud partisan, notamment parce que le r\u00e9seau est explicitement pr\u00e9sent\u00e9 comme anti)-iranien.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, voire universelle, les amis de mes ennemis ne sont plus du tout automatiquement des ennemis, non plus que les ennemis de mes ennemis ne sont automatiquement des amis. Et les amis devenus ennemis ne sont pas condamn\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00eatre <em>ad vitam eternam<\/em>. Les \u00e9tiquettes,  amis, ennemis,  tournent, valsent et virevoltent, et l&rsquo;ami d&rsquo;hier, devenu ennemi aujourd&rsquo;hui, pourrait redevenir ami demain.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 18 octobre 2010 \u00e0 16H28<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il est manifeste qu&rsquo;il y a aujourd&rsquo;hui entre la Russie et l&rsquo;Iran bien plus qu&rsquo;un malentendu ou un incident de parcours. Il y a une r\u00e9elle animosit\u00e9. La pr\u00e9sentation du voyage d&rsquo;Ahmadinejad en Liban, de Dmitri Babitch, de Novosti, le 14 octobre 2010, en rend compte, indirectement mais clairement. La r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la querelle \u00e0&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[5105,9502,8770,10183,7043,2773,5611,5204,10184,2730,8446,3305],"class_list":["post-72381","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bloc-notes","tag-ahmadinejad","tag-babitch","tag-communaute","tag-etiquettes","tag-internationale","tag-iran","tag-liban","tag-novosti","tag-nucleaiures","tag-russie","tag-s-300","tag-venezuela"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/72381","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=72381"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/72381\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=72381"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=72381"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=72381"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}