{"id":72385,"date":"2010-10-19T15:50:27","date_gmt":"2010-10-19T15:50:27","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2010\/10\/19\/londres-invente-le-porte-avions-neuf-sans-avion-desarme-et-solde-au-bout-de-3-ans\/"},"modified":"2010-10-19T15:50:27","modified_gmt":"2010-10-19T15:50:27","slug":"londres-invente-le-porte-avions-neuf-sans-avion-desarme-et-solde-au-bout-de-3-ans","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2010\/10\/19\/londres-invente-le-porte-avions-neuf-sans-avion-desarme-et-solde-au-bout-de-3-ans\/","title":{"rendered":"Londres invente le porte-avions neuf, sans avion, d\u00e9sarm\u00e9 et sold\u00e9 au bout de 3 ans"},"content":{"rendered":"<p><p>Les premi\u00e8res informations sont publi\u00e9es sur les r\u00e9sultats de la grande <em>Strategic Review<\/em> du gouvernement Cameron, destin\u00e9e \u00e0 d\u00e9terminer les r\u00e9ductions budg\u00e9taires de la d\u00e9fense britannique. Le <em>Telegraph<\/em> en donne un aper\u00e7u assez complet, ce <a href=\"http:\/\/www.telegraph.co.uk\/news\/newstopics\/politics\/defence\/8072041\/Navy-aircraft-carrier-will-be-sold-after-three-years-and-never-carry-jets.html\" class=\"gen\">19 octobre 2010<\/a>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est l&rsquo;\u00e9tonnante aventure des deux nouveaux porte-avions de la Royal Navy qui nous int\u00e9resse Un porte-avions achet\u00e9 parce qu&rsquo;il serait plus co\u00fbteux de l&rsquo;abandonner, en service pendant trois sans un seul avion sur son pont d&rsquo;envol, d\u00e9sarm\u00e9 trois ans apr\u00e8s sa mise en service, offert \u00e9ventuellement aux ench\u00e8res \u00e0 une marine \u00e9trang\u00e8re plus argent\u00e9e Voil\u00e0 ce que sera le destin typiquement postmoderniste du HMS <em>Queen Elizabeth<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>The decision on the new carriers has been at the heart of tense and prolonged Whitehall negotiations over the future of the Armed Forces. Due to cost almost \u00a36 billion, they were demanded by the Navy but strongly opposed by the Army and by General Sir David Richards, the Chief of the Defence Staff.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The final plan for the carriers was approved by the Cabinet on Monday, at a meeting in which Mr Cameron told ministers that the decisions on the future of the Armed Forces, had been the hardest thing I have had to deal with since entering No 10.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>On Tuesday, the Prime Minister will outline a timetable under which Britain&rsquo;s one fully operational aircraft carrier, HMS Ark Royal, is immediately retired. The Navy&rsquo;s other carrier, HMS Illustrious, will continue to function as a helicopter platform stripped of jets before retiring in 2014.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The first of the new carriers, HMS Queen Elizabeth, will enter service in 2016, configured to carry helicopters, not jets. The second new carrier, HMS Prince of Wales, will arrive in 2019. At that point, HMS Queen Elizabeth will be put into extended readiness, effectively mothballed indefinitely.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Government sources indicated that the Queen Elizabeth was unlikely to return to service after that, and could well be sold to another country to recoup some of the cost of building it. There are no plans for it after 2019 and it could well be sold. No one wanted the second carrier but we had no choice, said one source. No one is pretending this is an ideal situation, but this is what we were left with.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>A senior defence source added: This is not a perfect set of circumstances. There is no political benefit for us but it is the right thing for the country. It would have been more expensive to cancel than build the aircraft carrier.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tA propos du second porte-avions, le HMS <em>Prince of Walles<\/em> (celui qui aura des avions), le ministre de la d\u00e9fense Liam Fox a expliqu\u00e9 aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;il serait \u00e9quip\u00e9 pour emporter des avions \u00e0 d\u00e9collage et atterrissage conventionnels (le <em>Telegraph<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.telegraph.co.uk\/news\/newstopics\/politics\/defence\/8072413\/Defence-cuts-French-and-US-jets-to-use-British-Navy-aircraft-carriers.html\" class=\"gen\">19 octobre 2010<\/a> \u00e9galement), avec cette int\u00e9ressante pr\u00e9cision (le soulign\u00e9 en gras est de notre fait) : \u00ab<strong><em>French<\/em><\/strong> <em>and American fighter jets will use British Navy aircraft carriers as budget cutbacks trim the Armed Forces, the Defence Secretary Liam Fox has suggested. Dr Fox said it was important to have maximum flexibility and said American or<\/em> <strong><em>French<\/em><\/strong> <em>aircraft would offer a new capability.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h4>Notre commentaire<\/h4>\n<p> Pour une fois, on acceptera les j\u00e9r\u00e9miades des politiciens au pouvoir (conservateurs et lib\u00e9raux-d\u00e9mocrates) accusant leurs pr\u00e9d\u00e9cesseurs (n\u00e9o-travaillistes, de Blair \u00e0 Brown) d&rsquo;avoir enferm\u00e9 les forces arm\u00e9es britanniques dans un dilemme rocambolesque et grotesque \u00e0 la fois. Il semble en effet que ce soit les divers contrats et engagements pris avant la d\u00e9cision finale concernant le premier porte-avions, qui conduisent \u00e0 la situation rocambolesque o\u00f9 l&rsquo;abandon du HMS <em>Queen Elizabeth <\/em> co\u00fbterait plus cher que sa commande effective. On commandera donc le HMS <em>Queen Elizabeth<\/em>, mis en service effectif en 2016, mais sans avion \u00e0 son bord puisque les <em>Sea Harrier<\/em> actuels sont retir\u00e9s du service et que le JSF-Godot n&rsquo;est pas attendu, s&rsquo;il arrive jamais, avant 2020 au mieux. Entretemps, le HMS <em>Queen Elizabeth<\/em> aura \u00e9t\u00e9 retir\u00e9 du service et \u00e9ventuellement mis aux ench\u00e8res pour une marine br\u00e9silienne, indienne ou,  pourquoi pas, puisque nous y sommes ?  la marine iranienne<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe cas illustre bien l&rsquo;imbroglio financier et contractuel qui touche aujourd&rsquo;hui les syst\u00e8mes d&rsquo;arme modernes, avec leurs \u00e9quipements pl\u00e9thoriques, extr\u00eamement co\u00fbteux, et leurs contractants et sous-contractants tr\u00e8s nombreux qui prennent tous des pr\u00e9cautions juridiques draconiennes. Le r\u00e9sultat est effectivement des cas rocambolesques qui emprisonnent les directions politiques dans des orientations forc\u00e9es, bien avant que les conditions politiques, budg\u00e9taires et strat\u00e9giques aient permis de faire un choix. L\u00e0-dessus, il y a le cas sp\u00e9cifique britannique qui, pendant une d\u00e9cennie, avec la politique Blair, a d\u00e9velopp\u00e9 des engagements ext\u00e9rieurs extr\u00eamement co\u00fbteux (Irak, Afghanistan), au nom d&rsquo;un suivisme pro-am\u00e9ricaniste radical, qui s&rsquo;av\u00e8rent aujourd&rsquo;hui catastrophiques dans ses cons\u00e9quences en encha\u00eenant la politique militaire britannique \u00e0 des obligations d&rsquo;un co\u00fbt extr\u00eamement \u00e9lev\u00e9s et d&rsquo;une efficacit\u00e9 douteuse pour la s\u00e9curit\u00e9 du pays. La m\u00eame politique a lanc\u00e9, dans le m\u00eame esprit, avec les m\u00eames contraintes inspir\u00e9es du m\u00eame pro-am\u00e9ricanisme, des programmes d&rsquo;armement \u00e9galement tr\u00e8s co\u00fbteux et tout aussi contraignants pour la s\u00e9curit\u00e9 nationale. L&rsquo;effondrement financier de l&rsquo;automne 2008 et la crise \u00e9conomique et budg\u00e9taire qui s&rsquo;ensuit mettent en lumi\u00e8re d&rsquo;une fa\u00e7on dramatique la situation qui en r\u00e9sulte et les impasses diverses auxquelles se heurtent les forces arm\u00e9es.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais le cas des deux porte-avions est particuli\u00e8rement r\u00e9v\u00e9lateur et important, surtout dans les conditions o\u00f9 le gouvernement actuel, ayant choisi la voie strat\u00e9gique des porte-avions (aux d\u00e9pens de la RAF essentiellement), est contraint \u00e0 des options tr\u00e8s sp\u00e9cifiques. La situation entra\u00eene en effet plusieurs cons\u00e9quences politiques importantes, qui ne pourraient que s&rsquo;accentuer selon l&rsquo;\u00e9volution de la situation g\u00e9n\u00e9rale, \u00e9volution qui ne pourrait aller, selon la coutume, que dans le sens de l&rsquo;aggravation des co\u00fbts et de conditions encore plus contraignantes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Elle compromet d&rsquo;une mani\u00e8re notable la coop\u00e9ration avec les USA, d&rsquo;abord d&rsquo;une fa\u00e7on directe, en intervenant notamment sur l&rsquo;engagement UK dans le programme JSF dont on conna\u00eet l&rsquo;importance industrielle et strat\u00e9gique, et la centralit\u00e9 dans la strat\u00e9gie d&rsquo;influence et de contr\u00f4le des USA. Il semble de plus en plus assur\u00e9 que les Britanniques abandonneront la version \u00e0 d\u00e9collage vertical F-35B, ce qui porterait un coup s\u00e9v\u00e8re \u00e0 une version elle-m\u00eame d\u00e9j\u00e0 en grande difficult\u00e9 et qu&rsquo;on parle ouvertement d&rsquo;abandonner. En raison de l&rsquo;abandon de l&rsquo;\u00e9quipement d&rsquo;un porte-avions, ils r\u00e9duiront leur commande envisag\u00e9e (136 exemplaires) de moiti\u00e9 ou presque. Les Britanniques se tourneraient vers le F-35C de l&rsquo;U.S. Navy, dont le prix d\u00e9pend de l&rsquo;engagement de l&rsquo;U.S. Navy dont on sait que certains facteurs font penser  qu&rsquo;il est fort <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_navy_et_le_jsf_une_vieille_histoire_18_09_2010.html\" class=\"gen\">incertain<\/a> et notablement <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_navy_et_le_jsf_suite_very_very_stealthy_04_10_2010.html\" class=\"gen\">fragile<\/a>. Cette incertitude, avec en plus les retards possibles, les augmentations de co\u00fbt end\u00e9miques du programme, peuvent faire craindre des p\u00e9rip\u00e9ties inqui\u00e9tantes. En d&rsquo;autres mots, l&rsquo;\u00e9quipement en avions du seul porte-avions op\u00e9rationnel dans des conditions normales (le <em>Prince of Walles<\/em>, \u00e0 partir de 2019) d\u00e9pend de conditions et d&rsquo;un programme d&rsquo;une extraordinaire pr\u00e9carit\u00e9. C&rsquo;est dire si les Britanniques pourraient \u00eatre plac\u00e9s devant des d\u00e9cisions d&rsquo;urgence en cas de malheur (c&rsquo;est-\u00e0-dire, de malheur plus ou moins important du c\u00f4t\u00e9 du JSF, chose \u00e0 laquelle nous sommes accoutum\u00e9s)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t L&rsquo;autre aspect important, c&rsquo;est la pr\u00e9cision apport\u00e9e par Fox qui, en un seul mot, semble officialiser les perspectives de coop\u00e9ration et d&rsquo;interop\u00e9rabilit\u00e9 franco-britanniques, notamment pour la flotte de porte-avions (\u00ab<strong><em>French<\/em><\/strong> <em>and American fighter jets will use British Navy aircraft carriers<\/em>\u00bb). En d&rsquo;autres termes, le porte-avions britannique sera compatible <em>Rafale<\/em> Marine et usera de cette compatibilit\u00e9, dans le cadre d&rsquo;accords de coop\u00e9ration franco-britanniques dont on commence \u00e0 penser qu&rsquo;ils sont in\u00e9luctables, sinon d\u00e9j\u00e0 proches d&rsquo;\u00eatre mis en forme. Dans le cadre qui serait ainsi \u00e9tabli et en fonction de ce qu&rsquo;on a dit plus haut de l&rsquo;option-JDF, on comprend bien que les conditions o\u00f9 les Britanniques seraient tent\u00e9s par une solution fran\u00e7aise pour leur seul porte-avions avec-des-avions-\u00e0-bord ne rel\u00e8vent plus d&rsquo;hypoth\u00e8ses absolument irr\u00e9alistes, tant s&rsquo;en faut, que ces hypoth\u00e8ses ont au contraire la solidit\u00e9 de la logique et de la proximit\u00e9 strat\u00e9gique et technique qui ne manquera pas de s&rsquo;\u00e9tablir entre Fran\u00e7ais et Britanniques.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAlors qu&rsquo;elle pouvait para\u00eetre il y a quatre ans, lorsque l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;un <em>Rafale<\/em> britannique fut bri\u00e8vement <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-rafale_on_the_channel__27_02_2006.html\" class=\"gen\">\u00e9voqu\u00e9e<\/a> dans un contexte tr\u00e8s pol\u00e9mique, absolument et vainement sp\u00e9culative, cette perspective l&rsquo;est aujourd&rsquo;hui beaucoup moins. Dans des perspectives de crise g\u00e9n\u00e9rale affectant tous les domaines et toutes les nations et groupes de nations, dans la perspective d&rsquo;un syst\u00e8me de l&rsquo;am\u00e9ricanisme aux abois et d&rsquo;un Pentagone en crise profonde, voire d&rsquo;un possible repli n\u00e9o-isolationniste des USA ou de troubles plus importants encore aux USA, et avec une proximit\u00e9 franco-britannique impos\u00e9e par les faits de ces troubles gigantesques qui nous attendent, le cas envisag\u00e9 devient beaucoup plus concevable, et il pourrait tr\u00e8s vite appara\u00eetre \u00e9vident. C&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;il ne serait pas n\u00e9cessaire d&rsquo;attendre 2019, l&rsquo;entr\u00e9e en service du <em>Prince of Walles<\/em> et les avatars quasi-assur\u00e9s du JSF, avec les bouleversements politiques qu&rsquo;on envisage, pour que les Britanniques en viennent \u00e0 la possibilit\u00e9 d&rsquo;un choix absolument impensable dix ans auparavant. Mais, bien entendu, dans ce paysage boulevers\u00e9 du monde, ce choix aurait beaucoup moins d&rsquo;effet, d&rsquo;impact et d&rsquo;importance que s&rsquo;il avait \u00e9t\u00e9 fait dix ans auparavant. Dans un monde que plus personne ne reconna\u00eetrait plus, que plus personne ne reconna\u00eet d\u00e9j\u00e0 plus, un tel choix, en quelque sorte, irait de soi.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 19 octobre 2010 \u00e0 15H58<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les premi\u00e8res informations sont publi\u00e9es sur les r\u00e9sultats de la grande Strategic Review du gouvernement Cameron, destin\u00e9e \u00e0 d\u00e9terminer les r\u00e9ductions budg\u00e9taires de la d\u00e9fense britannique. Le Telegraph en donne un aper\u00e7u assez complet, ce 19 octobre 2010. 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