{"id":72434,"date":"2010-11-06T13:12:44","date_gmt":"2010-11-06T13:12:44","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2010\/11\/06\/thompson-lm-vous-parle-du-jsf\/"},"modified":"2010-11-06T13:12:44","modified_gmt":"2010-11-06T13:12:44","slug":"thompson-lm-vous-parle-du-jsf","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2010\/11\/06\/thompson-lm-vous-parle-du-jsf\/","title":{"rendered":"Thompson-LM vous parle du JSF"},"content":{"rendered":"<p><p>Depuis que nous sommes pleinement et officieusement (la meilleure fa\u00e7on) inform\u00e9s des <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-jsf_la_rumeur_enfle_glou_glou_glou__02_11_2010.html\" class=\"gen\">nouveaux<\/a> <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_pentagone_dans_la_tenaille_du_coming_crash_03_11_2010.html\" class=\"gen\">ennuis<\/a> du JSF, nous attendions avec une patience louable la r\u00e9action (\u00e0 peine) officieuse de Lockheed Martin (LM), par le moyen de la plume de Loren B. Thompson. Nul n&rsquo;ignore, ne devrait ignorer dans tous les cas, le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_cas_de_loren_b_semi-robot_12_04_2010.html\" class=\"gen\">v\u00e9ritable<\/a> r\u00f4le de Loren B. Thompson lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit du JSF ; bref, il fait son m\u00e9tier<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl l&rsquo;a fait, finalement. Le <a href=\"http:\/\/www.lexingtoninstitute.org\/pentagon-factional-disputes-are-a-key-driver-of-f-35-cost-increases?a=1&#038;c=1171\" class=\"gen\">5 novembre 2010<\/a>, apr\u00e8s consultation de ses autorit\u00e9s de tutelle, Loren B. a pris la plume, sur son <em>Early Warning<\/em> du site du Lexington Institute. Sa r\u00e9action n&rsquo;est pas inint\u00e9ressante, et pleine d&rsquo;enseignement. Apr\u00e8s avoir d\u00e9montr\u00e9, ais\u00e9ment, que LM a tout juste dans l&rsquo;affaire JSF, que l&rsquo;avion est bon march\u00e9, que sa machine marche bien et ainsi de suite, Loren B. pointe son doigt accusateur : le coupable, puisque l&rsquo;avion co\u00fbte cher et ne marche pas, c&rsquo;est la bureaucratie du Pentagone. Ce point-l\u00e0 vaut un commentaire, qu&rsquo;on lira ci-apr\u00e8s, apr\u00e8s avoir lu les conclusions de Loren B.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>The biggest reason, a reason few outsiders seem to grasp, is bureaucratic politics in the Pentagon. You see, there are these factions that benefit from generating cost estimates, conducting tests and doing other things associated with new weapons programs, and said factions tend to make the usual problems any development program encounters either look worse or actually be worse. Take the cost estimates. Prime contractor Lockheed Martin has recently signed the fourth consecutive production contract with the defense department in which the actual cost of building the F-35 came in well below the cost projected by Pentagon estimators. About 25 percent below, in the latest contract. Yet cost estimators continue to apply pessimistic assumptions to projecting future costs, based on historical data from other, older fighter programs. So they come up with wildly wrong cost estimates that the contractor beats every time. It has to beat them, because nobody is going to buy a single-engine fighter for much more than what the latest F-16 sells for today, so that&rsquo;s how Lockheed needs to price the new plane.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Or take the possible development delays that reporter Capaccio of Bloomberg revealed. Most of those delays, if they occur, won&rsquo;t be caused by internal program problems. They will be caused by the desire of the Pentagon&rsquo;s testing community to conduct a vast array of redundant flight tests &#8212; literally thousands of them. Why? Because that&rsquo;s what testers do. So now there&rsquo;s an internal dispute between the testers and budget planners about just how many tests are really needed, and if the testers prevail the cost of the program could go up by billions of dollars. It&rsquo;s ironic that acquisition functions funded by Congress to enhance program performance have the perverse effect of inflating costs and delaying fielding, but that&rsquo;s why the term bureaucratic politics was invented. When you create an office in the government, it&rsquo;s natural tendency is to grow in size and influence (look at EPA). It&rsquo;s up to Congress to decide when these offices cease to add value, but in the meantime let&rsquo;s not blame industry or the military services for all the unpleasant surprises.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h4>Notre commentaire<\/h4>\n<p> Thompson (LM),  ou, disons Thompson-LM,  est, dans le cadre de son commentaire, d&rsquo;un tr\u00e8s grand int\u00e9r\u00eat. C&rsquo;est la premi\u00e8re fois que, plac\u00e9 devant un nouveau signe de la <strong>v\u00e9rit\u00e9<\/strong> du programme JSF (la catastrophe qu&rsquo;on sait), Thompson-LM r\u00e9agit en reconnaissant implicitement la catastrophe, mais en rejetant toute la faute sur le Pentagone,  c&rsquo;est-\u00e0-dire rien de moins que le ma\u00eetre d&rsquo;uvre, le client principal, on irait jusqu&rsquo;\u00e0 dire le directeur de conscience de LM et du programme JSF par cons\u00e9quent. C&rsquo;est un signe int\u00e9ressant qui, nous semble-t-il, devrait nous engager vers plusieurs observations. (En sachant \u00e9videmment que, lorsque Thompson-LM \u00e9crit, c&rsquo;est bien Lockheed Martin qui parle, autrement que par ses communiqu\u00e9s sans consistance)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Il s&rsquo;agit de l&rsquo;amorce extr\u00eamement affirm\u00e9e de la rupture du front qui, jusqu&rsquo;ici, a guid\u00e9 la politique officielle du programme JSF. Ce front comprenait Lockheed Martin et JPO (JSF Program Office), l&rsquo;organisme charg\u00e9 de la gestion du programme JSF au sein du Pentagone. Le commentaire de Thompson-LM montre que Lockheed Martin prend ses distances d&rsquo;avec le JPO. Cela n&rsquo;est pas une co\u00efncidence s&rsquo;il le fait au moment o\u00f9 l&rsquo;on s&rsquo;interroge beaucoup sur le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_navy_et_le_jsf_suite_very_very_stealthy_04_10_2010.html\" class=\"gen\">comportement<\/a> du vice-amiral Venlet, nouveau directeur du JPO, et au moment o\u00f9 l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_navy_et_le_jsf_une_vieille_histoire_18_09_2010.html\" class=\"gen\">attitude<\/a> de l&rsquo;U.S. Navy (dont d\u00e9pend \u00e9videmment Venlet) vis-\u00e0-vis du JSF est fortement mise en question. On dit \u00e9galement que le m\u00eame Venlet a jou\u00e9 un r\u00f4le que LM n&rsquo;appr\u00e9cie gu\u00e8re, en encourageant Boeing, avec son <em>Super Hornet<\/em>, \u00e0 protester, en m\u00eame temps que le Fran\u00e7ais Dassault (<em>Rafale<\/em>), contre la proc\u00e9dure du choix du F-35 par le gouvernement canadien (absence totale de comp\u00e9tition). LM remarque enfin que le JPO n&rsquo;a rien fait pour r\u00e9duire l&rsquo;effet d\u00e9sastreux des derni\u00e8res r\u00e9v\u00e9lations sur les augmentations de co\u00fbt et de d\u00e9lais<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Ces pr\u00e9cisions s&rsquo;ajoutent \u00e0 une situation g\u00e9n\u00e9rale qui, au Pentagone, n&rsquo;est plus gu\u00e8re favorable \u00e0 Lockheed Martin, avec la crise chronique du Pentagone et avec le d\u00e9part prochain de Gates, qui s&rsquo;\u00e9tait engag\u00e9 \u00e0 fond en faveur du JSF (ce qu&rsquo;il doit \u00e9ventuellement regretter fort am\u00e8rement). La solidarit\u00e9 LM-Pentagone est donc r\u00e9duite d\u00e9sormais au minimum. La strat\u00e9gie du constructeur semble d\u00e9sormais, d&rsquo;une part, d&rsquo;accuser de plus en plus nettement le Pentagone d&rsquo;avoir la responsabilit\u00e9 des probl\u00e8mes du programme, notamment en multipliant les mesures et les proc\u00e9dures de s\u00e9curisation qui conduisent \u00e0 un allongement des d\u00e9lais et \u00e0 une augmentation des co\u00fbts ; d&rsquo;autre part, de s&rsquo;en remettre au Congr\u00e8s pour y trouver le soutien n\u00e9cessaire, en exacerbant la critique des m\u00e9thodes de gestion du Pentagone (\u00ab<em>It&rsquo;s up to Congress to decide when these offices cease to add value, but in the meantime let&rsquo;s not blame industry or the military services for all the unpleasant surprises.<\/em>\u00bb). Cette strat\u00e9gie est \u00e9ventuellement risqu\u00e9e \u00e0 cause du potentiel \u00e9lev\u00e9 d&rsquo;affrontement dans le nouveau Congr\u00e8s sur la question du budget de la d\u00e9fense, mais LM n&rsquo;en a pas d&rsquo;autre \u00e0 sa disposition et il juge dans tous les cas disposer de solides appuis, comme celui du probable <a href=\"http:\/\/www.amconmag.com\/blog\/2010\/11\/04\/the-future-of-bloated-defense\/\" class=\"gen\">nouveau pr\u00e9sident<\/a> de la commission des forces arm\u00e9es de la Chambre, le r\u00e9publicain de Californie Buck McKeon.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t D&rsquo;une fa\u00e7on plus g\u00e9n\u00e9rale, on est conduit au constat qu&rsquo;il n&rsquo;y a d\u00e9sormais plus aucune structure politique d&rsquo;influence solide autour du programme JSF, de la part des principaux acteurs. La situation semblerait plut\u00f4t \u00eatre celle du chacun pour soi, le Pentagone se contentant de g\u00e9rer cette affaire au mieux de ses propres int\u00e9r\u00eats, \u00e9ventuellement en pr\u00e9parant des alternatives quand cela est possible. Le commentaire de Thompson-LM est particuli\u00e8rement r\u00e9v\u00e9lateur de cette situation de retranchement de chacun sur ses positions corporatistes et ses int\u00e9r\u00eats imm\u00e9diats.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMaintenant, sur le fond Doit-on prendre la critique de Thompson-LM comme un simple artifice de relations publiques ? Il y a bien entendu divers arguments qui r\u00e9duisent effectivement cette critique en montrant des exag\u00e9rations \u00e9videntes, notamment lorsque Thompson-LM cite les r\u00e9f\u00e9rences de contrats d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9s entre le Pentagone et LM o\u00f9 les exemplaires du JSF command\u00e9s l&rsquo;\u00e9taient \u00e0 un tr\u00e8s bon prix ; ces contrats ont \u00e9t\u00e9 \u00e9videmment trafiqu\u00e9s d&rsquo;un commun accord, par divers proc\u00e9d\u00e9s comptables, pour donner l&rsquo;illusion de co\u00fbts tr\u00e8s raisonnables, et rel\u00e8vent d&rsquo;un temps o\u00f9 LM et le Pentagone suivaient encore une strat\u00e9gie commune de relations publiques, de tentative d&rsquo;\u00e9touffements des critiques anti-JSF et de dissimulation des probl\u00e8mes du programme. Il ne fait aucun doute que la responsabilit\u00e9 de LM est compl\u00e8tement engag\u00e9e, dans la gestion du programme et face aux probl\u00e8mes techniques non encore r\u00e9solus et fort loin de l&rsquo;\u00eatre,  s&rsquo;ils le sont jamais,  de l&rsquo;int\u00e9gration de l&rsquo;environnement et de l&rsquo;\u00e9quipement \u00e9lectroniques de l&rsquo;avion. D&rsquo;autre part, il est vrai que l&rsquo;action de la bureaucratie du Pentagone joue un r\u00f4le de plus en plus d\u00e9vastateur dans le programme JSF, d\u00e8s lors que celui-ci est entr\u00e9 dans une phase critique o\u00f9 il est quasiment incontr\u00f4lable. D\u00e9sormais, cette bureaucratie n&rsquo;a plus qu&rsquo;un but, qui est de pr\u00e9server sa responsabilit\u00e9, \u00e0 quelque co\u00fbt que ce soit. Elle ne fera plus rien pour acc\u00e9l\u00e9rer le programme, bien au contraire, et ne cessera plus d&rsquo;imposer des normes d&rsquo;essais de plus en plus s\u00e9v\u00e8res, en principe (et souvent \u00e0 juste titre) pour limiter les probl\u00e8mes et leurs effets, mais avec comme cons\u00e9quence d&rsquo;allonger les d\u00e9lais et de gonfler les co\u00fbts. D&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, c&rsquo;est le probl\u00e8me de la bureaucratie du Pentagone tel que Rumsfeld l&rsquo;avait d\u00e9nonc\u00e9 dans son fameux discours du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_courage_de_rumsfeld_et_un_discours_qui_merite_de_faire_date_11_09_2001.html\" class=\"gen\">10 septembre 2001<\/a>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais cette enqu\u00eate du partage des responsabilit\u00e9s est finalement assez vaine. La catastrophe du JSF est d&rsquo;une telle ampleur, d&rsquo;une telle profondeur, que l&rsquo;on a \u00e9videmment d\u00e9pass\u00e9 ce stade de la d\u00e9termination des responsabilit\u00e9s. Tout le monde est responsable et le naufrage du programme entra\u00eene tout le monde, chaque mesure ou d\u00e9cision ne faisant qu&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rer les conditions objectives de la catastrophe. Il est possible que LM trouve ici et l\u00e0 des alli\u00e9s, qu&rsquo;il trouve des appuis au Congr\u00e8s pour d\u00e9fendre le JSF, etc., mais le fait principal n&rsquo;est plus l\u00e0. Le fait principal n&rsquo;est plus de savoir dans quel sens l&rsquo;on d\u00e9terminera le destin du JSF, si l&rsquo;avion sera plus ou moins soutenu, etc. Le fait principal est, aujourd&rsquo;hui, dans cette question \u00e0 la fois tr\u00e8s simple, abrupte et sans aucune nuance : le JSF pourra-t-il jamais parvenir \u00e0 sa fonction de programme d&rsquo;avion de combat effectif, selon une production normale, capable d&rsquo;exister en tant que tel ? Ce qui est en jeu n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que l&rsquo;existence de cet avion en tant que tel, selon les donn\u00e9es fondamentales, techniques, op\u00e9rationnelles et budg\u00e9taires, beaucoup plus que les manuvres en sa faveur ou contre lui.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 6 novembre 2010 \u00e0 13H11<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis que nous sommes pleinement et officieusement (la meilleure fa\u00e7on) inform\u00e9s des nouveaux ennuis du JSF, nous attendions avec une patience louable la r\u00e9action (\u00e0 peine) officieuse de Lockheed Martin (LM), par le moyen de la plume de Loren B. Thompson. 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