{"id":72452,"date":"2010-11-12T11:46:46","date_gmt":"2010-11-12T11:46:46","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2010\/11\/12\/bho-le-president-apostat-2\/"},"modified":"2010-11-12T11:46:46","modified_gmt":"2010-11-12T11:46:46","slug":"bho-le-president-apostat-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2010\/11\/12\/bho-le-president-apostat-2\/","title":{"rendered":"BHO, le pr\u00e9sident apostat&#8230;"},"content":{"rendered":"<p><p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;un \u00e9ditorial du Washington <em>Times<\/em>. Ce quotidien, proche des <em>neocons<\/em>, r\u00e9solument conservateur, d\u00e9teste le pr\u00e9sident Obama. Le <a href=\"http:\/\/www.washingtontimes.com\/news\/2010\/nov\/9\/obama-and-americas-decline\/\" class=\"gen\">10 novembre 2010<\/a>, le journal publiait un \u00e9ditorial sur Obama, en voyage en Asie, pr\u00e9cis\u00e9ment lors de son passage en Inde. C&rsquo;est bien s\u00fbr une critique du pr\u00e9sident, mais une critique tr\u00e8s int\u00e9ressante,  qui pose cette question, au travers du titre Obama et le d\u00e9clin de l&rsquo;Am\u00e9rique : Obama croit-il dans le destin exceptionnel (<em>Manifest Destiny<\/em>) de l&rsquo;Am\u00e9rique ? On devine la r\u00e9ponse, certes, mais le cas m\u00e9rite un commentaire<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>In India on Sunday, President Obama announced the decline of the United States as an economic power. For most of my lifetime &#8230; the U.S. was such an enormously dominant economic power &#8230; that we always met the rest of the world economically on our terms, he lamented. And now, because of the incredible rise of India and China and Brazil and other countries, the U.S. remains the largest economy and the largest market, but there is real competition. Always ready to underreckon our country abroad, the president concluded that the upside to this relative decline in U.S. fortunes is that this will keep America on its toes. America is going to have to compete.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Mr. Obama ignores the fact that it was American invention, innovation and competitive spirit that gave the country its economic pre-eminence in the first place. Rather than lecturing Americans to get in the game, he would do better to reverse the anti-business political climate he has helped foster.<\/em> []<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The notion of American exceptionalism is not part of Mr. Obama&rsquo;s vocabulary. At the European summit of the Group of 20 in 2009, he quipped, I believe in American exceptionalism, just as I suspect that the Brits believe in British exceptionalism and the Greeks believe in Greek exceptionalism. To this president, exceptionalism does not refer to the uniquely American culture founded in freedom and pledged to the pursuit of human aspirations. To Mr. Obama, it is mere nativist subjectivity, in which every society thinks it is somehow special.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPuis, apr\u00e8s avoir rappel\u00e9 une apologie de l&rsquo;Am\u00e9rique faite par l&rsquo;une des plus brillantes philosophes de l&rsquo;am\u00e9ricanisme du XX\u00e8me si\u00e8cle,  Margaret Thatcher, pour ne pas la nommer,  l&rsquo;\u00e9ditorial termine en posant un diagnostic sans appel : cet homme n&rsquo;est pas des n\u00f4tres Litt\u00e9ralement, Obama n&rsquo;aurait pas r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 l&rsquo;examen de la fameuse <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/House_Un-American_Activities_Committee\" class=\"gen\">commission<\/a> du Congr\u00e8s (Chambre) qui exista entre 1938 et 1975 sur les activit\u00e9s antiam\u00e9ricaines (<em>House Un-American Activities Committee<\/em>), commission inspiratrice du mccarthysme (bien que Joe McCarthy ait oeuvr\u00e9 au S\u00e9nat, mais seulement \u00e0 partir de 1951) <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Mr. Obama doesn&rsquo;t recognize this America. In place of liberty, he substitutes redistributionist notions of social justice. Rather than a single American nation, he institutionalizes differences for political gain. Instead of patriotism and pride, he promotes internationalism and guilt. America&rsquo;s decline is not the result of historical forces out of our control, but of condemning the history that brought the United States to its position of leadership. America will only resurge when it recaptures the moral image of the country as a land of individualism, opportunity and patriotism. That is an America Mr. Obama would rather do without.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h4>Notre commentaire<\/h4>\n<p> Il s&rsquo;agit certainement de l&rsquo;un des aspects les plus saillants, et les plus \u00e9clairant sans nul doute, de l&rsquo;hostilit\u00e9 violente contre Obama qui est largement exprim\u00e9e dans la droite conservatrice am\u00e9ricaniste, et le plus souvent dans ce qu&rsquo;on nommerait l&rsquo;Am\u00e9rique profonde. Consid\u00e9r\u00e9e d&rsquo;un point de vue rationnel, cette hostilit\u00e9 para\u00eet souvent incompr\u00e9hensible, tant la politique d&rsquo;Obama para\u00eet rencontrer nombre des grandes lignes de la politique am\u00e9ricaniste classique, et m\u00eame de la politique bushiste dans ce qu&rsquo;elle a de plus brutal (ce que Harlan K. Ullman nommait la politique de l&rsquo;id\u00e9ologie et de l&rsquo;instinct, le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_c_ur_du_sujet_29_05_2009.html\" class=\"gen\">29 mai 2009<\/a>).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(Au reste, on sait qu&rsquo;il appara\u00eet \u00e9vident qu&rsquo;\u00e0 moins d&rsquo;une rupture dont il ne veut pas, ou qu&rsquo;il ne peut envisager, ou dont il n&rsquo;a pas m\u00eame l&rsquo;id\u00e9e, Obama est quasiment dans l&rsquo;obligation de suivre une politique tout enti\u00e8re dict\u00e9e par les pressions du syst\u00e8mes, des centres de pouvoir et des forces qui l&rsquo;animent, qui est justement cette politique d\u00e9finie par Ullman.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe que nous dit l&rsquo;\u00e9ditorial du Washington <em>Times<\/em>, c&rsquo;est qu&rsquo;Obama n&rsquo;appara\u00eet pas, comme il devrait l&rsquo;\u00eatre, comme un croyant dans le caract\u00e8re d&rsquo;exceptionnalit\u00e9 de l&rsquo;Am\u00e9rique. Pour bien faire comprendre le cas, il n&rsquo;est pas inutile, effectivement, de parler en termes religieux, puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit effectivement d&rsquo;un sentiment qui s&rsquo;apparente \u00e0 la foi. Le fait m\u00eame, pour le pr\u00e9sident, de tenir pour un fait quasiment objectif le d\u00e9clin de la puissance US, relativement aux autres puissances dans tous les cas, et de le dire nettement dans les terres \u00e9trang\u00e8res, est effectivement consid\u00e9r\u00e9 comme une sorte d&rsquo;apostasie par rapport \u00e0 ce qu&rsquo;exige l&rsquo;exercice de la fonction de pr\u00e9sident. Ainsi, Obama, quoi qu&rsquo;il fasse comme politique, serait consid\u00e9r\u00e9 comme un pr\u00e9sident apostat, sans doute en raison d&rsquo;une personnalit\u00e9 d&rsquo;h\u00e9r\u00e9tique par rapport \u00e0 la religion de l&rsquo;am\u00e9ricanisme. Cette perception de trahison de la religion am\u00e9ricaniste, par une personnalit\u00e9 n\u00e9cessairement soup\u00e7onn\u00e9e de ce fait de n&rsquo;avoir jamais \u00e9t\u00e9 un v\u00e9ritable croyant alors que la foi est la condition <em>sine qua non<\/em> de la fonction, nourrit tous les soup\u00e7ons les plus divers, jusqu&rsquo;\u00e0 ceux qui paraissent les plus d\u00e9lirants (Obama est-il n\u00e9 aux USA ? Obama est-il musulman ? Obama est-il proche des terroristes islamistes ? Obama n&rsquo;est-il pas antiam\u00e9ricain ? Etc.) ; et, dans cette logique absolutiste, cette perception rendant ces soup\u00e7ons en apparence d\u00e9lirants, beaucoup moins d\u00e9lirants qu&rsquo;il ne paraissent. Ce genre de jugement totalement passionnel et irrationnel, incorpore bien entendu des composants divers, dont le racisme pris comme facteur protecteur de l&rsquo;am\u00e9ricanisme (tel qu&rsquo;il fut pratiqu\u00e9 dans les ann\u00e9es 1900-1930, avec une politique des quotas \u00e0 l&rsquo;immigration, diverses politiques internes radicales qu&rsquo;on retrouva chez les nazis telles que l&rsquo;euthanasie dans certains Etats de l&rsquo;Union, ou des politiques natalistes de protection, etc.). Aucun argument rationnel ne peut \u00eatre oppos\u00e9 \u00e0 cette perception, \u00e0 ce sentiment, y compris les actes m\u00eames du pr\u00e9sident ; la politique d&rsquo;Obama serait-elle \u00e0 la droite de celle de Bush que le soup\u00e7on existerait tout autant, construit et orient\u00e9 selon les diverses th\u00e9ories passionnelles et irrationnelles qui sont toutes \u00e9labor\u00e9es \u00e0 partir de l&rsquo;axiome d&rsquo;une sorte de culpabilit\u00e9 originelle d&rsquo;Obama.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl y a donc un facteur fondamental, qui finit par faire prendre Obama comme bouc \u00e9missaire du fait m\u00eame du d\u00e9clin de l&rsquo;Am\u00e9rique. Le pr\u00e9sident Obama est le pr\u00e9sident apostat, c&rsquo;est-\u00e0-dire le pr\u00e9sident du d\u00e9clin et de la fin Son destin, quoique tr\u00e8s diff\u00e9rent sinon contradictoire sous bien des formes par rapport aux normes des deux empires consid\u00e9r\u00e9s, pourrait \u00eatre rapproch\u00e9 pour le sens fondamental sinon m\u00e9taphysique de celui de <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Julien_(empereur_romain)\" class=\"gen\">Julien l&rsquo;Apostat<\/a> (Flavius Claudius Julianus, ou l&#8217;empereur Julien II, 331-363, dont Gore Vidal a fait une magnifique <a href=\"http:\/\/www.amazon.fr\/Julien-Gore-Vidal\/dp\/2351760166\" class=\"gen\">biographie<\/a>), dont la mort annon\u00e7a la victoire d\u00e9finitive du christianisme dans l&#8217;empire de Rome et, du point de vue historique, la chute de l&#8217;empire romain. Il y a certainement une dimension d&rsquo;au-del\u00e0 et d&rsquo;au dessus de la raison,  ce pourquoi nous envisageons le point de vue m\u00e9taphysique,  dans ce jugement effectivement religieux qui \u00e9mane des extr\u00e9mistes de la religion am\u00e9ricaniste \u00e0 l&rsquo;encontre de ce pr\u00e9sident.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe qui nous conduit effectivement \u00e0 signaler \u00e0 nouveau le myst\u00e8re que constitue la psychologie du pr\u00e9sident Barack Obama, malgr\u00e9 tous les jugements politiques qu&rsquo;on peut d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 porter sur lui, et qui sont des jugements incontestables d&rsquo;\u00e9chec. Il y a une \u00e9nigme r\u00e9elle dans cette distance qui a caract\u00e9ris\u00e9 la psychologie d&rsquo;Obama d\u00e8s qu&rsquo;il est devenu un personnage connu, presque une indiff\u00e9rence du caract\u00e8re pour les fondements de la trag\u00e9die de l&rsquo;Am\u00e9rique, de la puissance am\u00e9ricaniste. Comme on l&rsquo;a vu, cette attitude psychologique lui est m\u00eames reproch\u00e9e par ses <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-bho_isole_dans_le_reste_du_monde__09_11_2010.html\" class=\"gen\">amis politiques<\/a>, dans des termes souvent tr\u00e8s violents. Malgr\u00e9 tous ses efforts, malgr\u00e9 toutes ses ambitions, Obama ne parvient pas \u00e0 figurer d&rsquo;une fa\u00e7on acceptable le v\u00e9ritable pr\u00e9sident am\u00e9ricaniste de l&rsquo;Am\u00e9rique, c&rsquo;est-\u00e0-dire, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;homme le plus puissant du monde, celui qui est \u00e9galement le grand&rsquo;pr\u00eatre de la religion de l&rsquo;am\u00e9ricanisme. Cela n&rsquo;a rien \u00e0 voir, ni avec son intelligence, qui est consid\u00e9rable et bien au-dessus de la moyenne des pr\u00e9sidents US, ni avec sa connaissance des murs politiciens am\u00e9ricanistes, dont il n&rsquo;ignore rien puisqu&rsquo;il vient de Chicago qui est une ville c\u00e9l\u00e8bre pour ces pratiques. M\u00eame la dimension raciale ne suffit pas \u00e0 tout expliquer, m\u00eame si elle joue un r\u00f4le consid\u00e9rable Tout se passe comme si l&rsquo;on pouvait envisager que ce pr\u00e9sident apostat est aussi, sans qu&rsquo;il en ait la moindre conscience, malgr\u00e9 tous les efforts politiques qu&rsquo;il ferait, simplement par la r\u00e9sultante des \u00e9v\u00e9nements et des traits de caract\u00e8re, effectivement l&rsquo;homme de la fin de l&#8217;empire. Il nous para\u00eet assur\u00e9 qu&rsquo;Obama est ainsi per\u00e7u par une importante partie de la population am\u00e9ricaines et des \u00e9lites am\u00e9ricanistes, pour une fois rassembl\u00e9s dans une m\u00eame perception. Cela implique une sorte de bataille sans merci puisqu&rsquo;alors, se battre contre Obama reviendrait \u00e0 se battre contre le d\u00e9clin et la fin de l&rsquo;Am\u00e9rique ; cela implique, pour le niveau le plus bassement politique qui est largement gouvern\u00e9 par les tensions psychologiques, qu&rsquo;aucune r\u00e9conciliation n&rsquo;est possible et que la seule issue est l&rsquo;accentuation acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e du d\u00e9sordre.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 12 novembre 2010 \u00e0 11H45<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;un \u00e9ditorial du Washington Times. Ce quotidien, proche des neocons, r\u00e9solument conservateur, d\u00e9teste le pr\u00e9sident Obama. Le 10 novembre 2010, le journal publiait un \u00e9ditorial sur Obama, en voyage en Asie, pr\u00e9cis\u00e9ment lors de son passage en Inde. 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