{"id":72501,"date":"2010-11-26T07:09:20","date_gmt":"2010-11-26T07:09:20","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2010\/11\/26\/de-la-bataille-contre-le-systeme\/"},"modified":"2010-11-26T07:09:20","modified_gmt":"2010-11-26T07:09:20","slug":"de-la-bataille-contre-le-systeme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2010\/11\/26\/de-la-bataille-contre-le-systeme\/","title":{"rendered":"De la bataille contre le Syst\u00e8me"},"content":{"rendered":"<p><h4>Nota Bene<\/h4>\n<p>Le <em>DIALOGUE<\/em>-16 (le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-dialogue-16_de_la_tension_psychologique_insurrectionnelle__24_11_2010.html\" class=\"gen\">24 novembre 2010<\/a>) comble les blancs. Merci.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<h2 class=\"common-article2\">La bataille contre le Syst\u00e8me<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\tR\u00e9cemment, un ami ulc\u00e9r\u00e9 par une situation dont j&rsquo;ignore encore aujourd&rsquo;hui le d\u00e9tail, s&rsquo;\u00e9tait plong\u00e9 dans La Guerre de gu\u00e9rilla du Che avec une \u00e9nergie combattante. Je lui avais alors humblement fait remarquer que l&rsquo;hyper-puissance technologique et communicationnelle du Syst\u00e8me rendait d\u00e9sormais impossible toute r\u00e9volution par des moyens classiques, fussent-ils aussi honorablement inspir\u00e9s que ceux du Che, et qu&rsquo;il fallait plut\u00f4t r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la r\u00e9daction d&rsquo;un nouveau manuel de gu\u00e9rilla qui viserait non plus \u00e0 l&rsquo;affrontement arm\u00e9, mais \u00e0 un travail de termites en quelque sorte, avec pour objectif l&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me sur lui-m\u00eame, sa dissolution. Pragmatique, il me demanda de lui donner l&rsquo;ABC de ce nouveau manuel, ce dont je fus bien incapable. Mais cela devait amorcer le texte ci-dessous, o\u00f9 figurent quelques pistes. <\/p>\n<h3>La <em>narrative<\/em><\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\t1. Les d\u00e9mocraties lib\u00e9rales repr\u00e9sentent la forme la plus \u00e9lev\u00e9e et ind\u00e9passable des formes possibles d&rsquo;organisation sociale. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;alternative.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t2. Les valeurs occidentales sont le fruit d&rsquo;un h\u00e9ritage historique obtenu de haute lutte apr\u00e8s des si\u00e8cles de barbarie. Ces valeurs sont les plus \u00e9lev\u00e9es qui soient, les plus respectueuses et b\u00e9n\u00e9fiques pour les collectivit\u00e9s et les individus.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t3. L&rsquo;Occident est soucieux de permettre \u00e0 tous les peuples de la terre de sortir de la pauvret\u00e9 et d&rsquo;acc\u00e9der \u00e0 la libert\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 la promotion de son mod\u00e8le d\u00e9mocratique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t4. L&rsquo;Occident uvre pour la paix dans le monde.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t5. L&rsquo;\u00e9volution de notre civilisation tend toujours vers le mieux.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t6. Le capitalisme et son \u00e9conomie de march\u00e9 ne sont pas parfait, mais ils sont perfectibles et sont de toute fa\u00e7on le seul mod\u00e8le viable, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;alternative. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes quelques \u00e9nonc\u00e9s ci-dessus sont a priori indiscutables. Ils r\u00e9sument \u00e0 peu de chose pr\u00e8s le regard que portent sur eux-m\u00eames les Occidentaux. L&rsquo;<em>homos-occidentalus<\/em> moyen adh\u00e8re \u00e0 ces \u00e9vidences avec l&rsquo;intime conviction d&rsquo;\u00eatre le d\u00e9positaire d&rsquo;un h\u00e9ritage glorieux, convaincu que sa civilisation est lumi\u00e8re dans les t\u00e9n\u00e8bres du monde. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl est persuad\u00e9 que cette conviction est le fruit de sa raison, d&rsquo;une libre pens\u00e9e nourrie de sa propre observation et de son analyse.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOr ces \u00e9nonc\u00e9s sont au mieux contestables, au pire faussaires. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCar si le glorieux h\u00e9ritage invoqu\u00e9 ici n&rsquo;est bien s\u00fbr pas sans fondement, l&rsquo;Occident est aujourd&rsquo;hui prisonnier d&rsquo;un Syst\u00e8me (am\u00e9ricaniste, occidentaliste, anglo-saxon comme on voudra, mais que par commodit\u00e9 nous ne nommeront ici que par le terme g\u00e9n\u00e9rique de \u00ab Syst\u00e8me \u00bb) qui instrumentalise d\u00e9sormais ses id\u00e9aux dont il ne conserve que les slogans apr\u00e8s en avoir d\u00e9truit la substance.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPassage en revue.<\/p>\n<h3>La <em>narrative<\/em> \u00e0 l&rsquo;\u00e9preuve du r\u00e9el<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\t La d\u00e9mocratie-lib\u00e9rale, mod\u00e8le ind\u00e9passable <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans l&rsquo;\u00e9crasante majorit\u00e9 des d\u00e9mocraties occidentales, le r\u00e9gime en place, id\u00e9al sur le papier, est un leurre o\u00f9 deux ailes d&rsquo;un parti unique simulent l&rsquo;affrontement des id\u00e9es. Le peuple est donc l&rsquo;otage d&rsquo;un simulacre de d\u00e9mocratie. Dans les faits, chaque camp gouverne sous la dictature des march\u00e9s, se pliant aux lois d&rsquo;un Syst\u00e8me r\u00e9gi par les seules lois darwiniennes de l&rsquo;\u00e9conomie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Les valeurs occidentales sont les plus \u00e9lev\u00e9es qui soient <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est faire peu de cas des ravages de la colonisation et de l&rsquo;esclavagisme, ces deux sanglantes mamelles qui ont permis hier \u00e0 l&rsquo;Occident de financer son industrialisation et qui lui permettent, aujourd&rsquo;hui encore, de financer son train de vie puisque toutes deux n&rsquo;ont fait qu&rsquo;\u00e9voluer sans dispara\u00eetre. Gr\u00e2ce \u00e0 la globalisation, le Syst\u00e8me permet en effet aujourd&rsquo;hui \u00e0 l&rsquo;Occident de faire travailler ses esclaves dans leur pays d&rsquo;origine, et l&rsquo;OMC, le FMI ou la BM assurent la poursuite d&rsquo;une colonisation sans faille des pays en voie de d\u00e9veloppement par un m\u00e9canisme d&rsquo;endettement forc\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t L&rsquo;Occident soucieux de la pauvret\u00e9 et de la libert\u00e9 des peuples <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL\u00e0 encore, les faits d\u00e9mentent la <em>narrative<\/em> puisque l&rsquo;Occident continue \u00e0 piller les richesses naturelles des pays pauvres tout en leur refusant un commerce \u00e9quitable, ce qui a pour effet premier de bloquer leur d\u00e9veloppement et d&rsquo;accro\u00eetre leur pauvret\u00e9. Les multinationales ont fait main-basse sur l&rsquo;agro-business, affamant des r\u00e9gions enti\u00e8res pour maximaliser leur profit (prise en otage des paysans gr\u00e2ce aux OGM, monocultures intensives, rachat de concessions d&rsquo;eau qu&rsquo;on laisse \u00e0 l&rsquo;abandon pour forcer l&rsquo;achat d&rsquo;eau en bouteilles etc. etc Notons encore que l&rsquo;essentiel des capitaux qui tournent autour de l&rsquo;agro-business sont sp\u00e9culatifs.). Le Syst\u00e8me maintient ainsi artificiellement et \u00e0 dessein l&rsquo;essentiel de la plan\u00e8te dans la pauvret\u00e9 pour garantir sa richesse. De plus, puisqu&rsquo;il se pense universaliste, le Syst\u00e8me est un formidable destructeur de cultures. Il assimile, nivelle, dissous les identit\u00e9s et les sp\u00e9cificit\u00e9s culturelles, les dilue, les absorbe, les dig\u00e8re, les uniformise, les reformate.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t L&rsquo;Occident uvre pour la paix dans le monde <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tRien n&rsquo;est plus faux. Les seules boucheries de masse perp\u00e9tr\u00e9es depuis 20 ans sur cette plan\u00e8te (Irak-Afghanistan) l&rsquo;on \u00e9t\u00e9 et le sont encore au nom de la d\u00e9mocratie et des droits de l&rsquo;homme par les arm\u00e9es occidentales, du Syst\u00e8me donc. Dans des pays d&rsquo;Afrique sub-saharienne o\u00f9 le sous-sol est riche en hydrocarbures, le Syst\u00e8me et ses groupes p\u00e9troliers fomentent ou entretiennent des guerres pour endetter et donc asservir les pays concern\u00e9s et emp\u00eacher par tous les moyens un sc\u00e9nario de type bolivien. Au Proche-Orient, la t\u00eate de pont occidentale en territoire barbare, Isra\u00ebl donc, est soutenue dans toutes ses boucheries depuis 60 ans par le Syst\u00e8me. Dans sa nouvelle doctrine nucl\u00e9aire, Washington menace m\u00eame les pays qu&rsquo;il jugera prolif\u00e9rateurs de frappes nucl\u00e9aires pr\u00e9ventives, m\u00eame si ces derniers ne disposent pas de l&rsquo;arme atomique (1). En clair, puisque la menace nucl\u00e9aire iranienne est un conte, le Syst\u00e8me est d\u00e9sormais th\u00e9oriquement pr\u00eat \u00e0 faire usage de l&rsquo;arme atomique pour imposer son mod\u00e8le aux r\u00e9calcitrants trop turbulents.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t L&rsquo;\u00e9volution de notre civilisation tend toujours vers le mieux<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCertes, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de la civilisation occidentale, on ne torture plus physiquement, on n&#8217;emprisonne plus les gens pour leurs id\u00e9es (Jos\u00e9 Bov\u00e9 soutiendrait toutefois le contraire). Mais le Syst\u00e8me op\u00e8re un contr\u00f4le de plus en plus inquisiteur sur les individus sous couvert de s\u00e9curit\u00e9, et l&rsquo;on voit les pr\u00e9mices d&rsquo;une r\u00e9pression <em>soft<\/em> mais grandissante de toute pens\u00e9e non-conformiste \u00e0 mesure que les contradictions du Syst\u00e8me apparaissent. L&rsquo;illusion de la libert\u00e9, et finalement de la vie pourrait-on dire, ne provient essentiellement que de l&rsquo;acc\u00e8s d&rsquo;apparence libre mais en r\u00e9alit\u00e9 impos\u00e9 (comment y \u00e9chapper ?) \u00e0 toutes les formes de saturations sensorielles. Simulacre d&rsquo;exaltation par une sur-stimulation des sens donc, mais qui ne s&rsquo;adresse toutefois jamais qu&rsquo;\u00e0 nos passions tristes. Ce qui caract\u00e9rise le mieux la civilisation occidentale aujourd&rsquo;hui, est le constat de la perte compl\u00e8te du sens. Intuitivement, on pourrait avancer que la raison n&rsquo;a finalement jamais r\u00e9ussi \u00e0 combler le vide laiss\u00e9 par le meurtre de Dieu (1789 : naissance de la seconde civilisation occidentale). Dans le Syst\u00e8me occidentaliste, l&rsquo;individu lutte en permanence contre une sensation de vertige, de vide, qu&rsquo;il est sens\u00e9 combler par un acte d&rsquo;achat r\u00e9p\u00e9t\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;hyst\u00e9rie et\/ou la naus\u00e9e (\u00d4 mon Dieu, mais quand va donc enfin sortir la nouvelle version du dernier MacdoPhoooone ?). En d\u00e9finitive, l&rsquo;<em>homo-occidentalus<\/em> ne sait plus vraiment pourquoi il vit.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Le capitalisme n&rsquo;est pas parfait, mais il est perfectible et de toute fa\u00e7on, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;alternative.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tArriv\u00e9 d\u00e9sormais \u00e0 sa pleine maturit\u00e9, le syst\u00e8me capitaliste dans sa version n\u00e9o-lib\u00e9rale se r\u00e9v\u00e8le une machine monstrueuse, nihiliste \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame, anthropophage dans sa nature profonde. Les licenciements de masse font s&rsquo;envoler les actions des entreprises; les catastrophes naturelles sont consid\u00e9r\u00e9es comme des aubaines pour relancer l&rsquo;\u00e9conomie; le principe de pr\u00e9caution est sacrifi\u00e9 aux exigences du profit imm\u00e9diat; c&rsquo;est le r\u00e8gne du court terme ; la privatisation et la manipulation du vivant n&rsquo;est qu&rsquo;une perspective de plus d&rsquo;enrichissement ; on pr\u00e9f\u00e8re laisser crever des millions d&rsquo;Africains plut\u00f4t que de baisser le prix des trith\u00e9rapies. Au final, le capitalisme dans sa version ultime corrompt tout ce qu&rsquo;il embrasse, de l&rsquo;esprit \u00e0 la biosph\u00e8re, se d\u00e9vorant finalement lui-m\u00eame \u00e0 coups d&rsquo;OPA agressives, imposant aux soci\u00e9t\u00e9s qui lui sont soumises la d\u00e9cadence des murs, le dess\u00e9chement de la pens\u00e9e et de l&rsquo;\u00e2me, le meurtre de l&rsquo;environnement. Comme l&rsquo;\u00e9crit Esther Vivas, \u00ab<em>Le capitalisme a d\u00e9montr\u00e9 son incapacit\u00e9 de satisfaire les besoins fondamentaux de la majorit\u00e9 de la population mondiale (un acc\u00e8s \u00e0 la nourriture, un logement digne, des services publics d&rsquo;\u00e9ducation et de sant\u00e9 de bonne qualit\u00e9) tout comme son incompatibilit\u00e9 absolue avec la pr\u00e9servation de l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me (destruction de la biodiversit\u00e9, changement climatique en cours).<\/em>\u00bb En ce sens, le capitalisme est tout simplement une dynamique destructrice du vivant. M\u00eame dans sa zone de privil\u00e8ge, l&rsquo;Occident donc, le capitalisme ne gouverne que par la violence : docilisation des masses par la pr\u00e9carisation ; paup\u00e9risation ; enfermement des individus dans les dettes pour achever de verrouiller leur d\u00e9pendance au Syst\u00e8me. Mais le capitalisme s&rsquo;av\u00e8re aussi incapable de r\u00e9soudre ses contradictions (\u00e0 qui vendre mes voitures puisque je mets mes acheteurs potentiels au ch\u00f4mage pour d\u00e9localiser et produire \u00e0 moindre co\u00fbts etc). L\u00e0 encore, la <em>narrative<\/em> se fait d&rsquo;autant plus agressive qu&rsquo;il faut masquer une impasse de plus en plus visible. <\/p>\n<h3>La manipulation des psychologies <\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tEt pourtant, l&rsquo;Occident ne se pense qu&rsquo;au travers de l&rsquo;image parfaite et honorable dont il s&rsquo;est dot\u00e9 comme une entreprise se dote d&rsquo;une identit\u00e9 visuelle, de ce masque de vertu dessin\u00e9 par sa machine de communication et qui est si prompt \u00e0 se sentir outrag\u00e9 par la barbarie de l&rsquo;autre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tComment est-ce possible ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;entre en jeu la fantastique puissance communicationnelle du Syst\u00e8me. Un machine non pas de propagande (le propagandiste sait qu&rsquo;il trompe), mais de cr\u00e9ation d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 virtuelle.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa distinction est importante. Car le Syst\u00e8me ne peut fonctionner que sous certaines conditions, dont l&rsquo;une des principales est la suj\u00e9tion volontaire des masses au Syst\u00e8me. En l&rsquo;absence de cette suj\u00e9tion volontaire, le Syst\u00e8me serait en effet contraint de r\u00e9v\u00e9ler sa nature profonde, qui est totalitaire, et s&rsquo;exposerait alors \u00e0 \u00eatre contest\u00e9, puis combattu, ce qui serait contre-productif, donc contraire aux buts du Syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOr, l\u00e0 o\u00f9 la propagande s&rsquo;attaque \u00e0 la pens\u00e9e et tente d&rsquo;ass\u00e9ner des mensonges mille fois r\u00e9p\u00e9t\u00e9s pour en faire des v\u00e9rit\u00e9s (cf Goebbels), la machine \u00e0 r\u00e9alit\u00e9 virtuelle du Syst\u00e8me manipule la psychologie. C&rsquo;est-\u00e0-dire le point de contact le plus intime entre le Syst\u00e8me et l&rsquo;individu. L&rsquo;\u00e9l\u00e9ment subtil par lequel l&rsquo;individu per\u00e7oit, ressent le Syst\u00e8me, et par lequel le Syst\u00e8me touche au plus profond de l&rsquo;individu.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEt seule la manipulation de la psychologie peut susciter la suj\u00e9tion volontaire recherch\u00e9e.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est pourquoi nonobstant une poign\u00e9e de marionnettistes, tout ce qui fait la communication du Syst\u00e8me, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;\u00e9lite politique mais aussi, bien s\u00fbr, la presse-<em>Pravda<\/em>, les plumitifs du pr\u00eat-\u00e0-penser, le tout Hollywood et ses avatars, croit g\u00e9n\u00e9ralement au caract\u00e8re indiscutable des \u00e9nonc\u00e9s cit\u00e9s en pr\u00e9ambule, croit en la puret\u00e9 intrins\u00e8que du Syst\u00e8me (n&rsquo;est pas meilleur menteur que celui qui croit dire la v\u00e9rit\u00e9).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tChacun des h\u00e9rauts du Syst\u00e8me d\u00e9fend donc la r\u00e9alit\u00e9 virtuelle ainsi cr\u00e9\u00e9e avec d&rsquo;autant plus de hargne qu&rsquo;il lui est vital d&rsquo;y croire pour son \u00e9quilibre psychologique justement, au point qu&rsquo;on peut m\u00eame soutenir qu&rsquo;il d\u00e9sire intens\u00e9ment \u00eatre tromp\u00e9, par paresse, conformisme et peur de l&rsquo;inconnu bien s\u00fbr, par crainte de perdre ses privil\u00e8ges s\u00fbrement, par angoisse du vide sans doute.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn constate d&rsquo;ailleurs que ces dociles communicateurs ne combattent jamais avec autant de rage toute contestation de Leur V\u00e9rit\u00e9, que lorsqu&rsquo;ils en suspectent tout \u00e0 coup malgr\u00e9 eux l&rsquo;\u00e9ventuelle fausset\u00e9 (l&rsquo;exemple nous est donn\u00e9 ici par la violence avec laquelle sont trait\u00e9s ceux qui contestent la version officielle des attentats du 11 Septembre.)<\/p>\n<h3>L&rsquo;individu sous perfusion permanente<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tA l&rsquo;heure de l&rsquo;hyper-technologie, la puissance du flux communicationnel du Syst\u00e8me est d\u00e9sormais telle qu&rsquo;il est bien difficile d&rsquo;y r\u00e9sister, et impossible d&rsquo;y \u00e9chapper.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa t\u00e9l\u00e9vision est bien s\u00fbr le principal vecteur des valeurs du Syst\u00e8me, de sa r\u00e9alit\u00e9 virtuelle donc. L\u00e0 o\u00f9 l&rsquo;on fait globalement sans cesse l&rsquo;\u00e9loge des valeurs de l&rsquo;Occident, de la justesse de ses croisades, des bienfaits du libre-march\u00e9, et c&rsquo;est l\u00e0 aussi que directement ou implicitement on d\u00e9signe l&rsquo;ennemi, on caricature l&rsquo;autre et les valeurs de l&rsquo;autre, le barbus fanatique, l&rsquo;insondable et mena\u00e7ant brid\u00e9, le n\u00e8gre sauvage et sanguinaire.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOr un fran\u00e7ais de plus de 4 ans passe, par exemple, en moyenne 3,36 heures devant sa t\u00e9l\u00e9vision chaque jour. C&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;en un an, il reste assis \u00e0 fixer une petite bo\u00eete diffusant les messages du Syst\u00e8me durant. 54 jours sans discontinuer, soit presque deux mois jours et nuits par an.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans la presse, consid\u00e9r\u00e9e g\u00e9n\u00e9ralement comme plus critique, les valeurs cit\u00e9es en pr\u00e9ambule ne sont jamais fondamentalement remises en question (sauf \u00e9ditos alibis s&rsquo;entend). Ajoutons donc \u00e0 cela le temps de lecture. Et puis les messages publicitaires qui jonchent les rues et c\u00e9l\u00e8brent les vertus du consum\u00e9risme, de la joie de poss\u00e9der, c&rsquo;est-\u00e0-dire qui c\u00e9l\u00e8brent la plus haute vertu propos\u00e9e par le Syst\u00e8me, l&rsquo;orgasme marchand : l&rsquo;achat.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tBref, l&rsquo;individu moyen est quotidiennement soumis aux stimuli du Syst\u00e8me et \u00e0 sa r\u00e9alit\u00e9 virtuelle. Il est sous perfusion quasi permanente.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;avantage de la r\u00e9alit\u00e9 virtuelle sur la propagande, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;avantage de manipuler les psychologies plut\u00f4t que la pens\u00e9e est donc \u00e9vident. Car au lieu d&rsquo;avoir des individus qui \u00e2nonnent sans y croire les vertus d&rsquo;un syst\u00e8me en le honnissant (cf ex-URSS), l&rsquo;<em>homo-occidentalus<\/em> fait l&rsquo;apologie du Syst\u00e8me en \u00e9tant persuad\u00e9 de le faire de son plein gr\u00e9 en fonction d&rsquo;un raisonnement libre, juste et bon.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;individu se confond avec le Syst\u00e8me qui a p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 sa psychologie (2).<\/p>\n<h3>La libert\u00e9 dans les interstices des rouages<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tReste que cette manipulation en profondeur, malgr\u00e9 son caract\u00e8re apparemment <em>soft<\/em> puisqu&rsquo;elle vise une suj\u00e9tion non contrainte, reste d&rsquo;une violence terrible pour les psychologies. Difficile en effet de faire croire sans cons\u00e9quences sur le long terme que le noir est blanc, que le bas est en haut, que la bassesse puisse \u00eatre vertu.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tInstinctivement, nombreux sont donc ceux qui ressentent intuitivement un malaise au spectacle de cette r\u00e9alit\u00e9 virtuelle : on sent bien que quelque chose cloche, mais quoi<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est que le r\u00e9el, un peu comme lorsque l&rsquo;image d&rsquo;une t\u00e9l\u00e9vision est secou\u00e9e par des parasites, fait r\u00e9guli\u00e8rement irruption dans la <em>narrative<\/em> du Syst\u00e8me, sans que celui-ci puisse l&#8217;emp\u00eacher.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCrise \u00e9conomique majeure qui oblige le Syst\u00e8me \u00e0 se sauver lui-m\u00eame en reportant la dette des sp\u00e9culateurs sur les peuples ; boucherie puis d\u00e9bandade militaires masqu\u00e9es en op\u00e9ration de lib\u00e9ration et en victoire (Irak), manipulations trop grossi\u00e8res sur les buts de guerre (cf. la fable des armes de destructions massives irakiennes) ; le r\u00e9el entre parfois trop brutalement en contradiction avec la <em>narrative<\/em> du Syst\u00e8me et en d\u00e9masque au moins bri\u00e8vement la supercherie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNombreux sont donc ceux qui, en proie \u00e0 ce malaise, y cherchent une explication et sont donc r\u00e9ceptifs \u00e0 d&rsquo;autres informations, dissidentes ou alternatives comme on voudra, que le Syst\u00e8me, et c&rsquo;est l\u00e0 sa principale faiblesse, ne peut pas filtrer sans se d\u00e9savouer lui-m\u00eame puisqu&rsquo;il s&rsquo;affirme comme un espace de libert\u00e9. En ce sens, on constate que la <em>narrative<\/em> du Syst\u00e8me est en m\u00eame temps sa prison. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;on pourrait donc caricaturer en disant que la vraie libert\u00e9 se situe aujourd&rsquo;hui dans les interstices des rouages du Syst\u00e8me, dans ces espaces que le Syst\u00e8me est contraint de laisser ouverts s&rsquo;il veut lui-m\u00eame fonctionner.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tInternet est truff\u00e9 de ces espaces l\u00e0. Il est bien s\u00fbr un outil formidable de communication au Service du Syst\u00e8me, mais sa nature ubuesque a aussi ouvert une faille b\u00e9ante dans sa <em>narrative<\/em> car, pour la premi\u00e8re fois, l&rsquo;information \u00e9chappe au contr\u00f4le du Syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDe plus en plus de sites dissidents gagnent ainsi en audience et jouent un r\u00f4le d&rsquo;\u00e9veilleur que le Syst\u00e8me ne peut combattre frontalement. La presse-<em>Pravda<\/em> tente bien s\u00fbr d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment de jouer l&rsquo;opposition entre le mythe d&rsquo;une info v\u00e9rifi\u00e9e, professionnelle, s\u00e9rieuse contre le tout et n&rsquo;importe-quoi qu&rsquo;Internet produirait essentiellement. Mais c&rsquo;est un baroud d&rsquo;honneur.<\/p>\n<h3>Vers l&rsquo;esprit de r\u00e9sistance<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tEt c&rsquo;est l\u00e0 que l&rsquo;on discerne les premi\u00e8res cl\u00e9s d&rsquo;un nouveau manuel de gu\u00e9rilla possible, qui ob\u00e9it grosso modo aux r\u00e8gles de la guerre de 4\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration, c&rsquo;est-\u00e0-dire ce que l&rsquo;on appelle la guerre du faible au fort. Une guerre de harc\u00e8lement donc o\u00f9, passez-moi l&rsquo;expression, une poign\u00e9e de moustiques peut efficacement s&#8217;employer \u00e0 piquer le cul de l&rsquo;\u00e9l\u00e9phant jusqu&rsquo;\u00e0 le pousser \u00e0 la faute, ou \u00e0 le rendre fou. Les principes sont anciens (retourner les armes de l&rsquo;adversaire contre lui, exploiter les failles dans sa d\u00e9fense, susciter la discorde chez l&rsquo;ennemi), mais les moyens nouveaux.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl s&rsquo;agit d&rsquo;attaquer le Syst\u00e8me dans sa <em>narrative<\/em>, de le marquer \u00e0 la culotte, de le d\u00e9masquer, d&rsquo;en r\u00e9v\u00e9ler au jour le jour les supercheries, les sophismes, les manipulations. L&rsquo;objectif \u00e9tant bien s\u00fbr de discr\u00e9diter le Syst\u00e8me et ses z\u00e9lateurs par la mise en concurrence acharn\u00e9e de sa r\u00e9alit\u00e9 virtuelle et du r\u00e9el.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe combat en est au stade embryonnaire pour l&rsquo;instant, et il est pr\u00e9visible que le Syst\u00e8me cherchera la parade par des astuces technologiques ou l\u00e9gislatives.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais au final, le combat est engag\u00e9. Et l&rsquo;on pourrait dire que le champ de bataille se situe aujourd&rsquo;hui dans cet espace infime et gigantesque \u00e0 la fois que constitue le doute, la malaise que fait ressentir aux psychologies la manipulation du Syst\u00e8me. Ce malaise est comme une faille qu&rsquo;il faut \u00e9largir pour que s&rsquo;y engouffre le r\u00e9el. Ensuite, il appartiendra au dormeur de se r\u00e9veiller en acceptant le vertige du r\u00e9el, pour que puisse na\u00eetre en lui l&rsquo;esprit de r\u00e9sistance, le d\u00e9sir du combat.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn attendant le coup de pouce de l&rsquo;Histoire<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAujourd&rsquo;hui, le Syst\u00e8me est profond\u00e9ment malade de ses contradictions. La supercherie est de plus en plus difficile \u00e0 masquer. Les crises se multiplient et les seuls rem\u00e8des que sont capables de proposer les \u00e9lites du Syst\u00e8me sont de nature cosm\u00e9tique bien s\u00fbr. Car le Syst\u00e8me ne peut ni ne veut \u00eatre r\u00e9form\u00e9 en profondeur, car ce serait admettre sa faiblesse, son inad\u00e9quation au r\u00e9el. La seule pr\u00e9occupation du Syst\u00e8me est donc de prot\u00e9ger sa <em>narrative<\/em>, d&rsquo;imposer \u00e0 tous le d\u00e9ni du r\u00e9el. Alors une crise succ\u00e8de \u00e0 une autre crise, qui en abrite elle-m\u00eame cent autres. Car le r\u00e9el est l\u00e0, comme un volcan, qui couve sous la cendre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous l&rsquo;avons dit, la <em>narrative<\/em> du Syst\u00e8me est en m\u00eame temps sa prison. Sa force est donc sa faiblesse. Il est contraint de sauver les apparences, et sauver les apparences, c&rsquo;est-\u00e0-dire la r\u00e9alit\u00e9 virtuelle, lui impose des limitations terribles de ses capacit\u00e9s. Par exemple, sa machine de guerre, capable de renvoyer n&rsquo;importe quel pays \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de pierre, peut \u00eatre r\u00e9duite \u00e0 l&rsquo;impuissance \u00e0 cause de cette <em>narrative<\/em> justement. En Afghanistan, on observe ainsi que les bavures, d\u00e8s qu&rsquo;elles sont connues, ont pour premier effet de compromettre les op\u00e9rations en cours en obligeant le Syst\u00e8me \u00e0 clouer son aviation au sol, au moins le temps de faire oublier les crimes, de r\u00e9tablir la <em>narrative<\/em>. S&rsquo;en suit une suite interminable de <em>surge<\/em> qui ont tous ont la pr\u00e9tention d&rsquo;\u00eatre la grande op\u00e9ration finale et qui s&rsquo;ach\u00e8vent syst\u00e9matiquement en fantastiques ratages. De par les contraintes de la <em>narrative<\/em>, l&rsquo;hyper-puissance militaire devient donc souvent impuissance avec, l\u00e0 encore, un d\u00e9sordre permanent qui s&rsquo;installe. La hi\u00e9rarchie militaire du Syst\u00e8me se retrouve alors \u00e0 h\u00e9siter sans cesse entre le d\u00e9sir d&rsquo;atomiser les talibans, ou celui de les int\u00e9grer au gouvernement.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est que le Syst\u00e8me s&rsquo;av\u00e8re d\u00e9sormais lui aussi incapable de r\u00e9soudre ses contradictions. Le Syst\u00e8me est en crise car la structure m\u00eame du Syst\u00e8me le conduit in\u00e9luctablement vers la crise.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tToutes les conditions sont donc r\u00e9unies pour l&rsquo;effondrement final. Mais \u00e0 notre avis, seul un \u00e9v\u00e9nement majeur pourra permettre aux peuples d&rsquo;Occident de se lib\u00e9rer d\u00e9finitivement du Syst\u00e8me. Un \u00e9v\u00e9nement qui ne peut \u00eatre qu&rsquo;une fracture, un schisme, coup d&rsquo;envoi de la derni\u00e8re phase de l&rsquo;effondrement attendu, \u00e0 l&rsquo;implosion, \u00e0 la dissolution.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOr il se trouve que la crise du Syst\u00e8me rencontre aujourd&rsquo;hui une autre crise, celle des Etats-Unis, matrice du Syst\u00e8me justement. C&rsquo;est l\u00e0 en effet que le monstre a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u, nourri, l\u00e0 o\u00f9 il a pris son envol, a d\u00e9ploy\u00e9 ses ailes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNotre th\u00e8se est donc que cet \u00e9v\u00e9nement majeur tant attendu, le schisme, la fracture, pourrait prendre la forme d&rsquo;une fracture transatlantique \u00e0 la faveur de l&rsquo;effondrement en cours de la puissance am\u00e9ricaine.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me am\u00e9ricaniste et\/ou occidentaliste qui encha\u00eene les esprits et les nations depuis la fin de la Seconde guerre mondiale pourrait donc \u00eatre, pour l&rsquo;Europe et l&rsquo;Occident en g\u00e9n\u00e9ral, le moment tant attendu de sa vraie lib\u00e9ration, de sa renaissance.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEncore faudra-t-il que suffisamment de dormeurs se soient r\u00e9veill\u00e9s d&rsquo;ici l\u00e0 pour prendre les commandes de ce nouveau d\u00e9part, et \u00e9viter que l&rsquo;Histoire ne b\u00e9gaie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est \u00e0 notre sens l&rsquo;enjeu du combat d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. <\/p>\n<\/p>\n<p>\n<p class=\"signature\">Pierre Vaudan<\/p>\n<\/p>\n<h4>Notes<\/h4>\n<p>(1) \u00ab<em>J&rsquo;estime que le trait\u00e9 de non-prolif\u00e9ration nucl\u00e9aire (TNP) contient un message tr\u00e8s ferme tant pour l&rsquo;Iran que la Cor\u00e9e du Nord,<\/em> a d\u00e9clar\u00e9 le secr\u00e9taire \u00e0 la D\u00e9fense am\u00e9ricain, Robert Gates en pr\u00e9sentant la nouvelle doctrine nucl\u00e9aire am\u00e9ricaine. <em>Ce qui signifie que si vous acceptez de jouer selon les r\u00e8gles nous entreprendrons la mise en uvre de certaines obligations envers vous; si vous devenez des prolif\u00e9rateurs, alors toutes les options sont sur la table.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(2) On sait que la CIA a exp\u00e9riment\u00e9 (faut-il parler au pass\u00e9 ?) des techniques de torture psychologique qui consistent \u00e0 ass\u00e9ner de mani\u00e8re r\u00e9p\u00e9t\u00e9e des chocs sensoriels aux individus pour laver leur psychologie. Non pas pour y inscrire des messages nouveaux (\u00e7a c&rsquo;\u00e9tait la technique obsol\u00e8te du lavage de cerveau), mais pour en faire en quelque sorte une page blanche qui puisse \u00eatre d\u00e8s lors ouverte et r\u00e9ceptive \u00e0 de nouvelles perceptions (cf Naomi Klein, <em>La Strat\u00e9gie du choc<\/em>).<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nota Bene Le DIALOGUE-16 (le 24 novembre 2010) comble les blancs. Merci. La bataille contre le Syst\u00e8me R\u00e9cemment, un ami ulc\u00e9r\u00e9 par une situation dont j&rsquo;ignore encore aujourd&rsquo;hui le d\u00e9tail, s&rsquo;\u00e9tait plong\u00e9 dans La Guerre de gu\u00e9rilla du Che avec une \u00e9nergie combattante. 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