{"id":72594,"date":"2010-12-18T07:23:00","date_gmt":"2010-12-18T07:23:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2010\/12\/18\/lettre-sur-une-orniere-existentielle\/"},"modified":"2010-12-18T07:23:00","modified_gmt":"2010-12-18T07:23:00","slug":"lettre-sur-une-orniere-existentielle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2010\/12\/18\/lettre-sur-une-orniere-existentielle\/","title":{"rendered":"Lettre sur une \u201corni\u00e8re existentielle\u201d"},"content":{"rendered":"<p><h4>Note de haut de page<\/h4>\n<p>Dans le texte du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_cyber-insurrection_et_l_avenir_de_dedefensaorg_08_12_2010.html\" class=\"gen\">8 d\u00e9cembre 2010<\/a> sur la cyber-insutrrection et l&rsquo;avenir de <em>dedefensa.org<\/em>, je prenais directement la parole en conclusion pour m&rsquo;expliquer de l&#8217;emploi du nous par rapport \u00e0 l&#8217;emploi du je L&rsquo;avant-dernier paragraphe \u00e9tait celui-ci :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Un de ces lecteurs qui est sans le moindre doute dans le nous que j&#8217;emploie m&rsquo;a adress\u00e9 tr\u00e8s r\u00e9cemment une tr\u00e8s longue lettre, extr\u00eamement \u00e9mouvante, extr\u00eamement haute, dont j&rsquo;aimerais beaucoup qu&rsquo;il en f\u00eet un texte pour nous tous. Sur la fin, il \u00e9crit ceci : J&rsquo;esp\u00e8re alors que vous trouverez dans cette lettre un peu de soutien, et un t\u00e9moignage qui peut \u00eatre vous permettra de vous reposer (je ne peux pas dire : penser \u00e0 autre chose !) apr\u00e8s avoir mis en ligne, comme je viens de l&rsquo;apercevoir, la partie suivante de votre ouvrage, La gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire&rsquo;. J&rsquo;ai pris ce verbe, reposer, comme cette aide qu&rsquo;un ami vous apporte, qui vous permet de vous reposer un instant sur lui avant de poursuivre, et vous donne ainsi une aide inestimable, notamment dans la solidarit\u00e9 fraternelle que vous ressentez. Voil\u00e0 ce que signifie le nous dont je parle et que j&#8217;emploie. Voil\u00e0 l&rsquo;esprit de la chose<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est la lettre de ce lecteur qui est ici pr\u00e9sent\u00e9e, dans son int\u00e9gralit\u00e9,  sinon avec l&rsquo;ajout, pour la facilit\u00e9 de lecture et la pr\u00e9sentation habituelle de nos textes, d&rsquo;un titre et d&rsquo;un intertitre qui sont, comme on dit, de la r\u00e9daction. Cette lettre m&rsquo;a \u00e9t\u00e9 adress\u00e9e le 2 d\u00e9cembre 2010 et je la tiens \u00e0 la fois pour un grand honneur et un r\u00e9confort \u00e0 mesure ; elle l&rsquo;a \u00e9t\u00e9 pour moi, qu&rsquo;elle le soit pour les lecteurs du site. J&rsquo;aurais bien du mal, et d&rsquo;ailleurs fort peu de raison, d&rsquo;en dire beaucoup plus tant elle dit tout elle-m\u00eame de ce que monsieur Christophe Steiner voulait dire.<\/p>\n<\/p>\n<p>\n<p class=\"signature\">PhG<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<h2 class=\"common-article2\">Lettre sur une orni\u00e8re existentielle<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\tMerci infiniment pour ce magnifique <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-extrait_metaphysique_des_trois_mousquetaires_28_11_2010.html\" class=\"gen\">texte<\/a>, <em>M\u00e9taphysique des Trois mousquetaires<\/em>, qui, parmi tant d&rsquo;autres de grande qualit\u00e9 et v\u00e9rit\u00e9, me touche tout particuli\u00e8rement. Et c&rsquo;est un miracle de notre pauvre \u00e2ge qu&rsquo;\u00e0 d\u00e9faut de ne plus pouvoir remercier directement Dumas lui-m\u00eame pour la r\u00e9elle universalit\u00e9 de son texte, l&rsquo;on puisse remercier un autre auteur qui s&rsquo;est fait son magnifique interpr\u00e8te. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCela me touche pour plus d&rsquo;une raison. Tout d&rsquo;abord parce qu&rsquo;en revoyant en DVD il y a un mois de cela le <em>Comte de Monte Cristo<\/em>, j&rsquo;observai avec le sourire combien Alexandre Dumas \u00e9tait un antimoderne (m\u00eame si le feuilleton plac\u00e9 dans un \u00ab contexte tr\u00e8s terrestre \u00bb comme vous le dites), et que cela me permit d&rsquo;aborder agr\u00e9ablement le sujet avec une amie. Ensuite parce qu&rsquo;il se trouve que <em>Vingt ans apr\u00e8s<\/em> est le seul volume de la trilogie qui tra\u00eene, \u00e9corn\u00e9 et pour une raison inexplicable jusqu&rsquo;\u00e0 hier encore, dans mon viatique de papier. Cela \u00e9tait d\u00fb \u00e9videmment \u00e0 ce troublant portrait de d&rsquo;Artagnan \u00e0 quarante ans<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEt voil\u00e0 que ces lignes, red\u00e9couvertes par v\u00f4tre gr\u00e2ce hier soir<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>D&rsquo;Artagnan n&rsquo;avait pas manqu\u00e9 aux circonstances mais les circonstances avaient manqu\u00e9 \u00e0 d&rsquo;Artagnan.<\/em> []  <em>\u00c0 partir de ce moment, d&rsquo;Artagnan<\/em> [] <em>se trouva isol\u00e9 et faible, sans courage pour poursuivre une carri\u00e8re dans laquelle il sentait qu&rsquo;il ne pouvait devenir quelque chose<\/em> \u00bb <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t voil\u00e0 que j&rsquo;ai l&rsquo;impression qu&rsquo;elles auraient pu \u00eatre \u00e9crites pour moi ! (Et, en v\u00e9rit\u00e9, pour combien d&rsquo;autres personnes !) Elles correspondent si exactement \u00e0 quelque chose que j&rsquo;ai compl\u00e8tement v\u00e9cu, jusqu&rsquo;\u00e0 une dissolution si semblable \u00e0 celle d\u00e9crite (per\u00e7ue ? v\u00e9cue ?) par Dumas pour son protagoniste, et ce, au m\u00eame \u00e2ge environ (entre la trentaine et 42 ans) <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPendant la vingtaine, tel le jeune d&rsquo;Artagnan (le parall\u00e8le peut sembler immodeste et ne vaut certes pas pour l&rsquo;art de l&rsquo;escrime ni m\u00eame pour les vertus, mais soyons un peu fou et osons-le !), je m&rsquo;\u00e9tais lanc\u00e9 \u00e0 la d\u00e9couverte du monde, du monde tel qu&rsquo;il existait et le d\u00e9couvrais encore en Afrique (un peu de g\u00e9ologie d&rsquo;exploration : de quoi vivre les montagnes, les hommes, le travail d&rsquo;\u00e9quipe). <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tRavis de l&rsquo;humanit\u00e9 d\u00e9couverte mais s\u00fbr de ne pas pouvoir faire carri\u00e8re dans ce qui \u00e9tait assez clairement du n\u00e9ocolonialisme (les ann\u00e9es 90, les mati\u00e8res premi\u00e8res min\u00e9rales et encore plus le p\u00e9trole), je r\u00e9solu de rentrer en Europe, convaincu que s&rsquo;il fallait faire quelque chose de r\u00e9ellement constructif ou qui rende justice au monde, c&rsquo;est chez moi que cela devait se jouer. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais de retour en Suisse, <strong>rien<\/strong> Je n&rsquo;ai <strong>rien<\/strong> trouv\u00e9  pas plus qu&rsquo;ailleurs en Europe et dans nos cultures d\u00e9substantialis\u00e9es  , qui puisse fournir ni orientation \u00e0 l&rsquo;action ni aventure r\u00e9elle, ouverte, dans un monde ample et grand Que platitude quantitative sans but. Et l\u00e0 j&rsquo;ai litt\u00e9ralement fait un \u00ab refus face \u00e0 l&rsquo;obstacle \u00bb, comme on dit du cheval dans un concours hippique qui refuse, d&rsquo;instinct, de faire telle cabriole exig\u00e9e. Bref, \u00ab<em>les circonstances avaient manqu\u00e9 \u00e0 d&rsquo;Artagnan.<\/em>\u00bb, fatigue psychologique, dissolution psychologique, d&rsquo;Artagnan \u00e0 quarante ans (ce que j&rsquo;ai appel\u00e9 mon orni\u00e8re existentielle, mais votre compr\u00e9hension de la chose me s\u00e9duit tout \u00e0 fait), tentative de malgr\u00e9 tout faire quelque chose et puis paf ! <em>burnout<\/em>, effondrement<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEt l\u00e0, pour s&rsquo;en sortir r\u00e9ellement, gu\u00e9rir v\u00e9ritablement, se lib\u00e9rer effectivement, il n&rsquo;y a qu&rsquo;une possibilit\u00e9 : le l\u00e2cher-prise qui dans mon cas est peut \u00eatre all\u00e9 plus loin que le docteur ne le pensait, mais qui permit effectivement de faire son deuil de toute une s\u00e9rie de choses impraticables, invivables, d&rsquo;illusions, de fausset\u00e9s, d&rsquo;impostures, et de passer \u00e0 autre chose, de r\u00e9articuler tous les anciens \u00e9l\u00e9ments et de s&rsquo;ouvrir enfin \u00e0 un nouveau champ de possibles, un nouvel air, de nouvelles pistes (qui ont bien s\u00fbr parties li\u00e9es avec ma d\u00e9couverte de ce qui a toujours march\u00e9 pour que les hommes vivent et n&rsquo;\u00e9touffent pas, ce que vous regroupez sous le terme de la Tradition)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(Dans mon cas, outre la red\u00e9couverte \u00e9blouissante de la vie et de la nature de laquelle j&rsquo;avais fini par me couper totalement (les \u00e9l\u00e9ments, les vivants, le Dehors, ce que j&rsquo;appelle, pour le percevoir et m&rsquo;y immerger r\u00e9guli\u00e8rement, le flux de la vie et des vivants, ainsi que bien s\u00fbr la pens\u00e9e vivante et la culture haute qui en rend compte), outre votre lecture qui me fait le bonheur de situer notre contexte et ses probl\u00e8mes fondamentaux \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle qu&rsquo;il convient, celle des enjeux de civilisation, outre tout cela donc cette rencontre s&rsquo;est faite avec deux trois po\u00e8tes, dont Kenneth White d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9, et cette phrase toute simple qui pour moi scintille :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Un monde, c&rsquo;est ce qui \u00e9merge du rapport entre l&rsquo;homme et la terre. Quand ce rapport est sensible, intelligent, complexe, le monde est monde au sens profond du mot : un bel espace o\u00f9 vivre pleinement. Si, par contre, ce rapport est inepte, insensible, pour ne pas dire brutal et exploiteur, nous n&rsquo;avons plus qu&rsquo;un monde st\u00e9rile et vide, un monde immonde.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPlut\u00f4t que rapport, on peut lire relation, et je sais que l&rsquo;on est toujours dans l&rsquo;esprit de Kenneth White. Et par \u00ab terre \u00bb, il ne faut bien s\u00fbr pas entendre une quelconque forme de localisme \u00e9troit, mais bien ce flux de la vie et des vivants, les \u00e9l\u00e9ments (moussons, mistral), les vivants, les non-humains (vagues, rochers, nuages, fleuves) etc. Et voil\u00e0 donc ce que j&rsquo;essaye de percevoir et d&rsquo;habiter : cette relation (qui de fait est notre habitat ; et qui nous habite ; et qui constitue une des hautes questions de la culture ; \u00e0 quoi il faudrait encore ajouter le Dehors, le non cod\u00e9, ce qui nous d\u00e9passe encore plus et compl\u00e8tement),  <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEt voil\u00e0 qui, comme d&rsquo;Artagnan, me permet de retrouver \u00ab<em>po\u00e9sie et jeunesse<\/em>\u00bb (cette \u00ab<em>innocence seconde<\/em>\u00bb dont parlait Nietzsche, cette spontan\u00e9it\u00e9 burin\u00e9e), et d&rsquo;\u00e9couter et de suivre, \u00e0 l&rsquo;instar des recommandations d&rsquo;Athos, le \u00ab<em>principe invisible<\/em>\u00bb qui est \u00ab<em>tout<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(Cet invisible dont l&rsquo;Occident a, je le remarque soudain, une v\u00e9ritable peur panique)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe parall\u00e8le entre l&rsquo;\u00e9volution psychologique individuelle telle que je viens bri\u00e8vement de l&rsquo;\u00e9voquer dans mon cas mais que manifestement je ne suis pas seul \u00e0 vivre   apathie, fatigue, perte de vitalit\u00e9, puis effondrement <em>total<\/em> et possiblement alors, et alors seulement, gu\u00e9rison et lib\u00e9ration  , et l&rsquo;\u00e9volution psychologique de notre civilisation telle que vous la tracez  fatigue psychologique, incapacit\u00e9 \u00e0 faire monde, rupture et abdication de la t\u00e2che humaine, soumission \u00e0 l&rsquo;imposture moderne  laquelle malgr\u00e9 ses atours ne r\u00e9sout rien et ne fait que rajouter \u00e0 l&rsquo;incapacit\u00e9 de faire monde l&rsquo;impossibilit\u00e9 de vivre tension croissante donc jusqu&rsquo;\u00e0 un nouvel effondrement, qui doit \u00eatre total et possiblement alors r\u00e9ouverture du champ des possibles, de la vie et de la culture, ce parall\u00e8le ne cesse de me frapper. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl peut sembler que je m\u00e9lange les deux choses, le personnel et le collectif, mais l&rsquo;on sait bien que ces deux choses marchent de concert. Il n&rsquo;en reste pas moins que je ne peux m&#8217;emp\u00eacher de trouver \u00e9tonnant, un peu rassurant et un peu effrayant \u00e0 la fois, de vivre ceci \u00e0 petite \u00e9chelle, alors qu&rsquo;un processus pr\u00e9sentant des similarit\u00e9s et des familiarit\u00e9s marquantes se d\u00e9roule <em>en m\u00eame temps, presque simultan\u00e9ment, \u00e0 grande \u00e9chelle<\/em> (Mais aussi, vous venez de le dire dans votre Extrait, cela se produit en cycles, de nombreux auteurs l&rsquo;ayant v\u00e9cu et d\u00e9crit \u00e0 diff\u00e9rentes \u00e9poque, dans diff\u00e9rents contextes, au cours des ces quatre \u00e0 cinq derniers si\u00e8cles Depuis en fait le d\u00e9but de la litt\u00e9rature moderne, avec Shakespeare d\u00e9crivant un <em>Hamlet<\/em>, v\u00e9ritable Prince des modernes, premiers de ceux qui ne purent plus comprendre l&rsquo;invisible et souffrirent dans un monde qui se d\u00e9litait) <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tVoil\u00e0. J&rsquo;esp\u00e8re que vous me pardonnerez d&rsquo;avoir ainsi \u00e9voqu\u00e9 certaines choses personnelles, d&rsquo;une vie qui n&rsquo;est pas plus digne d&rsquo;int\u00e9r\u00eat que celle d&rsquo;un autre, mais je n&rsquo;ai trouv\u00e9 que cette mani\u00e8re pour vous dire combien vos intuitions  puis votre r\u00e9flexion rigoureuse et votre \u00e9criture  sont pr\u00e9cieuses et contiennent une v\u00e9rit\u00e9, une simplicit\u00e9, une \u00e9vidence rare. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tJe me sens certes peu autoris\u00e9 et mal \u00e0 l&rsquo;aise pour ainsi en juger ou qualifier vos intuitions hautes, et ne souhaitais donc que, beaucoup plus simplement, vous apporter, dussiez-vous en avoir besoin, mon t\u00e9moignage et mon sentiment que vos intuitions rencontrent quelque chose de profond\u00e9ment concret, une profonde v\u00e9rit\u00e9 humaine. <\/p>\n<h3>Et vive le tigre !<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tPuis-je allonger quelque peu cette lettre et partager encore quelques r\u00e9actions que j&rsquo;ai eues \u00e0 vous lire dans d&rsquo;autres textes (notamment les num\u00e9ros de <em>dde.crisis<\/em> de juillet et de septembre), et revenir ainsi sur quelques-unes de vos autres intuitions d\u00e9velopp\u00e9es (ou faut-il dire r\u00e9duites ? condens\u00e9es) en concepts, et que j&rsquo;en suis venu \u00e0 grandement appr\u00e9cier. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl s&rsquo;agit tout d&rsquo;abord votre notion de <strong>mal<\/strong> et de votre audacieux recours \u00e0 la m\u00e9taphysique qui  apr\u00e8s quelques efforts qu&rsquo;il a fallu consentir pour rentrer dans ces choses si inhabituelles , me semble singuli\u00e8rement apte \u00e0 d\u00e9passer les blocages rh\u00e9toriques et mentaux propres \u00e0 notre culture, en proposant quelque chose qui a habilement un pied dans le syst\u00e8me et qui permet de poser l&rsquo;autre en dehors ; quelque chose qui permette d&rsquo;allier la science des modernes, votre critique du moderne, et de signaler le d\u00e9passement. Soit d&rsquo;allier<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 de la thermodynamique, qui est de dissiper l&rsquo;\u00e9nergie et la mati\u00e8re inhomog\u00e8ne et de la transformer en mati\u00e8re informe, homog\u00e8ne, chaotique, en n\u00e9ant (2\u00e8me principe de la thermodynamique), tout en laissant la possibilit\u00e9 d&rsquo;utiliser cette \u00e9nergie en voie de dissipation pour organiser localement de l&rsquo;ordre, des formes (1er principe de la thermodynamique)  ainsi de la plan\u00e8te Terre, \u00eelot local et temporaire d&rsquo;ordre et de structuration, dans un flux plus vaste et g\u00e9n\u00e9ral de d\u00e9sordre grandissant, et d&rsquo;autant plus grandissant que l&rsquo;ordre local (la Terre) est contrebalanc\u00e9 par une entropie croissante \u00e0 mesure (l&rsquo;\u00e9nergie dissip\u00e9e par la Terre sous forme de rayonnement infrarouge),<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t la v\u00e9rit\u00e9 de notre civilisation bas\u00e9e sur le choix du feu, qui est, \u00e0 seule fin d&rsquo;en tirer le maximum de puissance, d&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rer ce mouvement cosmologique vers l&rsquo;entropie mais en la gaspillant totalement, c&rsquo;est-\u00e0-dire <em>sans m\u00eame profiter de cette \u00e9nergie lib\u00e9r\u00e9e pour structurer localement quelque chose<\/em>, c&rsquo;est-\u00e0-dire de <em>faire encore moins bien que la mati\u00e8re toute seule<\/em>, capable elle d&rsquo;organiser localement une Terre, un tourbillon d&rsquo;eau, une d\u00e9licate structure cristalline argileuse, une cellule vivante ! (L&rsquo;id\u00e9al de puissance, c&rsquo;est litt\u00e9ralement lib\u00e9rer sans retenue le plus d&rsquo;\u00e9nergie possible, <em>sans rien en faire du tout<\/em>, sans m\u00eame participer \u00e0 la construction et au maintien d&rsquo;un monde   cette derni\u00e8re chose supposant les notions de l&rsquo;id\u00e9al de perfection, d&rsquo;\u00e9quilibre. Voil\u00e0 bien de quoi s&rsquo;effarer de cette chose, ce Mal, en compagnie de Plotin et de Guglielmo Ferrero)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t et d&rsquo;en d\u00e9duire, en des termes compr\u00e9hensibles \u00e0 l&rsquo;esprit moderne, l&rsquo;\u00e9ternelle v\u00e9rit\u00e9 humaine, qui est de rajouter \u00e0 la mati\u00e8re et \u00e0 son \u00e9volution ce souffle qui permet de faire un monde (<em>sensu<\/em> White, par exemple), ce feu qui permet localement et h\u00e9ro\u00efquement de faire un monde vivable et vivant, habitable et habit\u00e9, physiquement et spirituellement, etc., bref, d&rsquo;ajouter \u00e0 ce qui est donn\u00e9 par la mati\u00e8re (la Terre, ou la Biog\u00e9e comme l&rsquo;appelle Michel Serres) cette relation per\u00e7ue, tiss\u00e9e, cr\u00e9\u00e9e, voulue, par les humains et qui fait un monde. Encore faut-il pour cela faire un usage fin de la pens\u00e9e, de l&rsquo;esprit, de l&rsquo;intelligence po\u00e9tique, des intuitions hautes, etc., et \u00e9couter ce que tous nos anc\u00eatres entendaient. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQue notre pr\u00e9sent syst\u00e8me soit litt\u00e9ralement l&rsquo;abdication de cette t\u00e2che humaine fondamentale de faire un monde, d&rsquo;entrer en relation   avec comme cons\u00e9quence le vide, le manque de vie et de grandeur qu&rsquo;il ne ressent que trop  , le moderne le comprend de plus en plus, dans ses tripes, dans sa t\u00eate, mais il ne peut pas encore l&rsquo;exprimer, pas encore l&rsquo;entendre. Cela viendra assez rapidement<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(Quelles furent donc les circonstances de cette fatigue psychologique qui ont men\u00e9, pour la premi\u00e8re fois, \u00e0 cette terrible abdication ? Je suppose que, si cela se situe comme vous l&rsquo;indiquez de mani\u00e8re tr\u00e8s convaincante autour de la Renaissance et de l&rsquo;\u00e9mergence de l&rsquo;humanisme, cela a partie li\u00e9e avec la d\u00e9couverte l&rsquo;Am\u00e9rique (la capture surprise de l&rsquo;Am\u00e9rique, comme le dit le g\u00e9ohistorien Christian Grataloup) ; avec la d\u00e9couverte d&rsquo;un espace inattendu et d&rsquo;un \u00e9coum\u00e8ne trop grand pour la culture europ\u00e9enne de l&rsquo;\u00e9poque ; avec la n\u00e9cessit\u00e9 et l&rsquo;\u00e9chec, malgr\u00e9 les tentatives qui ont eu lieu, d&rsquo;en faire un nouveau monde (une nouvelle culture, une nouvelle intelligence) ; avec une culture qui \u00e9tait \u00e0 ce moment (structurellement ? conjoncturellement ?) affaiblie quant \u00e0 son rapport avec le Dehors, et qui a alors, en d\u00e9sespoir de cause, tout mis\u00e9 sur la raison pour tenter de s&rsquo;en sortir ; le tout suivit de pr\u00e8s par le traumatisme pr\u00e9\u00e9minent des Guerres de religion qui ont incontestablement pav\u00e9 le chemin vers le monde (le non monde) moderne). Il doit y avoir quelque chose de cet ordre, mais j&rsquo;en suis bien incapable d&rsquo;en dire plus)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQuant au <strong>surrationalisme<\/strong> (qui est d\u00e9finitivement meilleur que le transrationalisme que j&rsquo;avais malencontreusement propos\u00e9 en son temps), j&rsquo;ai d\u00e9couvert qu&rsquo;il avait une histoire datant du d\u00e9but du si\u00e8cle pass\u00e9, qu&rsquo;il cl\u00f4turait un d\u00e9bat sur la pr\u00e9tention au savoir absolu de la part des math\u00e9matiques, cette \u00ab reine des sciences \u00bb qui se voulait elle-m\u00eame l&rsquo;outil le plus parfait de la raison plac\u00e9e \u00e0 la position supr\u00eame, et que l&rsquo;on \u00e9tait arriv\u00e9 \u00e0 certaines conclusions nettes sur les limites de la raison. C&rsquo;est, parmi d&rsquo;autres choses, le th\u00e9or\u00e8me de G\u00f6del, le <em>Tractatus<\/em> de Ludwig Wittgenstein (\u00ab<em>il y a ce qui s&rsquo;\u00e9nonce [rationnellement, logiquement], et il y a ce qui se montre<\/em>\u00bb, il y a ce qui ne peut <em>que<\/em> se montrer, et qu&rsquo;il faut par cons\u00e9quent \u00eatre apte \u00e0 voir, \u00e0 percevoir). Mais ce constat clair et remarquable sur les limites de la raison a \u00e9t\u00e9 non moins remarquablement contourn\u00e9 par la raison qui d\u00e9fendait sa place, et c&rsquo;est Turing lui-m\u00eame qui fait le lien direct entre l&rsquo;ancienne g\u00e9n\u00e9ration ayant act\u00e9 la juste place de la raison et la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration qui, usant <em>du formalisme m\u00eame<\/em> qui d\u00e9montre l&rsquo;incompl\u00e9tude des outils rationnels, d\u00e9veloppe l&rsquo;informatique (ce qui est une jolie astuce certes) mais retombe <em>illico presto<\/em> dans la croyance \u00e0 une nouvelle toute-puissance de la raison ! D\u00e9cid\u00e9ment ce ne devait pas \u00eatre l&rsquo;heure. Et c&rsquo;est ainsi que l&rsquo;informatique puis la biologie d&rsquo;apr\u00e8s-guerre  fortement influenc\u00e9e par l&rsquo;informatique, aussi bien en tant que moyen technique d&rsquo;investigation scientifique qu&rsquo;en tant que mod\u00e8le inspirant les th\u00e9ories (ou plut\u00f4t : \u00e9touffant l&rsquo;inspiration, interdisant tout recul et toute imagination !)  en sont revenus \u00e0 des mod\u00e8les rationalistes et \u00e0 la pr\u00e9tention positiviste (cette vision des choses o\u00f9 la raison occupe la premi\u00e8re place, et qui est non seulement incompl\u00e8te mais aveugle, en d\u00e9pit  ou \u00e0 cause   de ses fantastiques moyens d&rsquo;imagerie). C&rsquo;est par exemple cette <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-peut-on_aujourd_hui_discuter_serieusement_de_la_biologie_synthetique__08_07_2010.html\" class=\"gen\">biologie synth\u00e9tique<\/a> que Jean-Paul Basquiat d\u00e9nonce (non pas en tant qu&rsquo;objet scientifique mais en tant qu&rsquo;artefact technoscientifique). En tant que telle (artefact technoscientifique), elle s&rsquo;\u00e9croulera d&rsquo;elle-m\u00eame (D&rsquo;ailleurs le syst\u00e8me g\u00e9n\u00e9ral dont elle d\u00e9pend n&rsquo;est lui-m\u00eame pas tr\u00e8s en forme)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tToujours est-il que cette question du surrationalisme, \u00e0 reprendre, est une bonne introduction pour permettre d&rsquo;ouvrir ce chantier n\u00e9cessaire et essentiel de la <strong>pens\u00e9e<\/strong>, de la pens\u00e9e vivante.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQuant au sujet d&rsquo;actualit\u00e9 qui vous travaille actuellement, ou que vous proposez \u00e0 notre sagacit\u00e9, cette <strong>pouss\u00e9e antisyst\u00e8me<\/strong>, ce <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-leur_diplomatie_paralysee_quelle_diplomatie__01_12_2010.html\" class=\"gen\">myst\u00e8re des syst\u00e8mes antisyst\u00e8mes&rsquo;<\/a> \u00ab<MI>en cours de formation spontan\u00e9e \u00bb, que vous r\u00e9sumez dans votre <em>Bloc-Notes<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_congres_et_la_maison-blanche_comme_systeme_out_of_control_02_12_2010.html\" class=\"gen\">02 d\u00e9cembre 2010<\/a> en demandant malicieusement : \u00ab<em>La question int\u00e9ressante de cette sorte d&rsquo;hypoth\u00e8ses est bien celle de savoir si ces syst\u00e8mes se forment spontan\u00e9ment<\/em> <strong><em>parce qu<\/em><\/strong><em>&lsquo;ils \u00e9chappent au contr\u00f4le des acteurs principaux des situations impliqu\u00e9es, ou<\/em> <strong><em>pour<\/em><\/strong> <em>\u00e9chapper au contr\u00f4le des acteurs principaux des situations impliqu\u00e9es. Question ouverte, mon cher Watson<\/em>\u00bb, laissez-moi jouer au bon docteur Watson (r\u00f4le plus facile que d&rsquo;Artagnan !), parce que je peux faire appel \u00e0 l&rsquo;exp\u00e9rience du malade que je fus, parce qu&rsquo;elle me permet de revenir au d\u00e9but de cette lettre et de l&rsquo;achever sur ce qui m&rsquo;y a men\u00e9 en premier lieu. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSi je me r\u00e9f\u00e8re \u00e0 ce parall\u00e8le entre l&rsquo;\u00e9volution psychologique (notamment l&rsquo;effondrement) qu&rsquo;un individu peut conna\u00eetre et l&rsquo;\u00e9volution psychologique de notre anthroposyst\u00e8me  nom qui ici justifie \u00e0 lui seul la poursuite de ce parall\u00e8le , il est alors \u00e9vident que ces situations de crise multiples qui se forment spontan\u00e9ment comme autant de petits syst\u00e8mes autonomes bloquant la situation et cr\u00e9ant du chaos, le font <strong>pour<\/strong> \u00e9chapper \u00ab<em>au contr\u00f4le des acteurs principaux des situations impliqu\u00e9es<\/em>\u00bb, exactement comme dans mon cas lorsque, dans la p\u00e9riode pr\u00e9c\u00e9dant imm\u00e9diatement le <em>burnout<\/em> qui m&rsquo;a men\u00e9 en arr\u00eat total, mon cerveau faisait ce que j&rsquo;appelais alors de l&rsquo;auto-allumage (j&rsquo;en tremble encore), savoir que mes pens\u00e9es, les probl\u00e8mes multiples que j&rsquo;essayais de r\u00e9soudre, la situation qui m&#8217;emprisonnais et me bloquait totalement occupait l&rsquo;enti\u00e8ret\u00e9 de l&rsquo;activit\u00e9, comment dire : mentale ?, neuronale en tout cas : je ne parvenais \u00e0 ne plus rien pouvoir d\u00e9cider donc faire, ne pouvait plus ne pas penser, plus ne pas \u00eatre agit\u00e9, mais le tout dans une inefficacit\u00e9 totale Le docteur a parl\u00e9 ensuite de d\u00e9faut (heureusement temporaire !) de concentration, et c&rsquo;\u00e9tait assez exactement cela : l&rsquo;exc\u00e8s d&rsquo;\u00e9motions bloqu\u00e9es, non \u00e9vacu\u00e9es, non r\u00e9solues, emmagasin\u00e9es et empil\u00e9es (par suite de pertes, de ruptures, de solitude, d&#8217;emprisonnement dans la t\u00eate, d&rsquo;absence de partage sens\u00e9 avec autrui et de perte de contact avec la vie), tout \u00e7a a fini par faire litt\u00e9ralement shunter les neurones de la concentration Au point d&rsquo;en trembler physiquement et de ne plus pouvoir se reposer ni faire le vide ne f\u00fbt-ce que cinq minutes). <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe chaos, ce court-circuit qui disjoncte cette partie des \u00e9motions, de la pens\u00e9e, de l&rsquo;activit\u00e9 qui surchauffe, qui bloque, qui est en exc\u00e8s, est dans ce cas le signal et le moyen que trouve le corps pour signifier qu&rsquo;il faut l\u00e2cher prise  oublier un moment tous les probl\u00e8mes, toutes les tentatives d&rsquo;actions classiques men\u00e9es jusqu&rsquo;ici et qui n&rsquo;ont abouti qu&rsquo;\u00e0 renforcer le blocage fondamental, oublier tout \u00e7a, oublier son ego, s&rsquo;oublier, se d\u00e9centrer, l\u00e2cher toutes les tensions ce qui a pour effet  pas automatiquement cependant : il faut vraiment \u00eatre humble et silencieux et \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute (mais aussi l&rsquo;\u00e9puisement total ne laisse gu\u00e8re d&rsquo;autre choix) , de permettre d&rsquo;ouvrir un nouveau possible<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tTout \u00e7a (rupture, chaos, court-circuit) se fait au niveau inconscient (au niveau de cette grande raison qu&rsquo;est le corps comme dit Nietzsche (le corps vivant et pensant), cette grande raison qui nous a men\u00e9 l\u00e0 en premier lieu). Le reste doit se faire en acceptant l&rsquo;effondrement, en acceptant d&rsquo;\u00eatre sur le bas-c\u00f4t\u00e9, le deuil, la mort symbolique. Et de l\u00e0, ensuite Tout devient \u00e0 nouveau possible (pas certain \u00e9videmment, mais quelle lib\u00e9ration, quelle libert\u00e9 soudaine, quel retour \u00e0 la vie, le tout jouant avec une fragilit\u00e9 \u00e0 mesure mais dont on se fait l&rsquo;amie, et qui devient presque la garante de cette vie)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAinsi, de m\u00eame que le corps tente <em>naturellement<\/em> de revenir vers la vie en passant par le court-circuit \u00e9motionnel, signal du l\u00e2cher-prise, on peut postuler qu&rsquo;un syst\u00e8me anthropo-quelque chose favorise <em>spontan\u00e9ment<\/em>  dans un cas semblable de surchauffe, de perte de contact avec la vie et le r\u00e9el d&#8217;emprisonnement dans la t\u00eate : <em>dito<\/em> de technologisme et de virtualisme ! , des syst\u00e8mes antisyst\u00e8mes, des dynamiques qui engendrent des courts-circuits, des courts-circuits qui ont pour effet imm\u00e9diat d&rsquo;engendrer du chaos, de neutraliser et rendre totalement inefficace toutes les institutions et proc\u00e9dures habituelles du syst\u00e8me (celles-l\u00e0 qui pr\u00e9cis\u00e9ment m\u00e8nent au blocage, \u00e0 l&rsquo;impasse), et qui sont autant de signaux signifiant qu&rsquo;il faut l\u00e2cher prise, abandonner cette impasse, s&rsquo;effondrer Diantre !<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tVoil\u00e0 (bis). D\u00e9sol\u00e9 d&rsquo;avoir choisit cette voie de la (longue !) lettre personnelle plut\u00f4t qu&rsquo;une construction plus \u00e9labor\u00e9e que j&rsquo;aurais pu apporter comme contribution sur votre site ou m\u00eame comme post sur votre forum, mais en r\u00e9alit\u00e9 je ne saurais encore comment faire : cela est, comme vous avez pu le constater, et les quelques parties plus techniques mis \u00e0 part, encore trop personnel et trop r\u00e9cent. J&rsquo;esp\u00e8re alors que vous trouverez dans cette lettre un peu de soutien, et un t\u00e9moignage qui peut \u00eatre vous permettra de vous reposer (je ne peux pas dire : penser \u00e0 autre chose !) apr\u00e8s avoir mis en ligne, comme je viens de l&rsquo;apercevoir, la partie suivante de votre ouvrage, <em>La gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEt si je puis me permettre, pour terminer chaleureusement, je m&rsquo;exclame avec vous : vive le tigre ! Vive Poutine qui a peut-\u00eatre bien<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Dieu aupr\u00e8s de lui<\/em>\u00bb lorsqu&rsquo;il agit <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-sauver_le_tigre_sauver_l_euro__26_11_2010.html\" class=\"gen\">dans cette direction<\/a>, et vive DiCaprio pour avoir montr\u00e9 qu&rsquo;il existe toujours  qui en e\u00fbt dout\u00e9, mais cela fait du bien de le constater parfois concr\u00e8tement  des braves capables de traverser le front et de nous indiquer ainsi aussi clairement sa position (celle du front qui, il est vrai, est de plus en plus claire et tranch\u00e9e) <\/p>\n<\/p>\n<p>\n<p class=\"signature\">Christian Steiner<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Note de haut de page Dans le texte du 8 d\u00e9cembre 2010 sur la cyber-insutrrection et l&rsquo;avenir de dedefensa.org, je prenais directement la parole en conclusion pour m&rsquo;expliquer de l&#8217;emploi du nous par rapport \u00e0 l&#8217;emploi du je L&rsquo;avant-dernier paragraphe \u00e9tait celui-ci : \u00abUn de ces lecteurs qui est sans le moindre doute dans le&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[14],"tags":[10512,9724,2782,3822,10572,10032,7872,5760,8668],"class_list":["post-72594","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ouverture-libre","tag-antisystemes","tag-christian","tag-ferrero","tag-lettre","tag-mousquetaires","tag-plotin","tag-steiner","tag-systemes","tag-trois"],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/72594","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=72594"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/72594\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=72594"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=72594"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=72594"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}