{"id":72872,"date":"2011-03-25T10:28:18","date_gmt":"2011-03-25T10:28:18","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2011\/03\/25\/leschatologisation-de-la-crise-libyenne-le-cas-russe\/"},"modified":"2011-03-25T10:28:18","modified_gmt":"2011-03-25T10:28:18","slug":"leschatologisation-de-la-crise-libyenne-le-cas-russe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2011\/03\/25\/leschatologisation-de-la-crise-libyenne-le-cas-russe\/","title":{"rendered":"L&rsquo;eschatologisation de la crise libyenne : le cas russe"},"content":{"rendered":"<p><p>La crise libyenne a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;occasion de la mise en \u00e9vidence tr\u00e8s publique d&rsquo;un d\u00e9saccord bruyant entre le pr\u00e9sident Medvedev et son Premier ministre Poutine. La surprise vient beaucoup moins du d\u00e9saccord que de l&rsquo;expression publique de ce d\u00e9saccord et de l&rsquo;affirmation de ce d\u00e9saccord, notamment du c\u00f4t\u00e9 de Medvedev dont on jugeait en g\u00e9n\u00e9ral qu&rsquo;il \u00e9tait de caract\u00e8re faible, et plut\u00f4t inclin\u00e9 \u00e0 faire taire ses propres opinions pour rester align\u00e9 sur celui, Poutine, qui aurait \u00e9t\u00e9 son mentor et son inspirateur, sinon son manipulateur.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans un texte publi\u00e9 le <a href=\"http:\/\/fr.rian.ru\/tribune\/20110324\/188957195.html\" class=\"gen\">24 mars 2011<\/a> sur Novosti, Hugo Natowicz s&rsquo;attache \u00e0 cette querelle publique et sonore pour analyser la situation du pouvoir, des rapports des deux hommes et d&rsquo;un dilemme politique qui d\u00e9chire la Russie entre deux voies qui s&rsquo;offre \u00e0 elle, l&rsquo;une plus nationaliste (Poutine), l&rsquo;autre plus internationaliste et par cons\u00e9quent plus proche de la communaut\u00e9 internationale (essentiellement le bloc am\u00e9ricaniste-occidentaliste, ou BAO). Bien entendu, Natowicz place cet incident dans le cadre de la tension qui monte entre Poutine et Medvedev \u00e0 l&rsquo;approche de l&rsquo;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle qui, \u00e0 l&rsquo;instar d&rsquo;autres aussi importantes (France, Mexique, USA), a lieu en 2012. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>L&rsquo;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle de 2012 approche, et la tension monte.<\/em> [] <em>C&rsquo;est autour de l&rsquo;op\u00e9ration militaire en Libye que MM. Medvedev et Poutine se sont affront\u00e9s par journalistes interpos\u00e9s. R\u00e9uni avec des ouvriers dans l&rsquo;Oural, le premier ministre Poutine s&rsquo;est lanc\u00e9 dans une diatribe contre la politique am\u00e9ricaine: la r\u00e9solution de l&rsquo;ONU sur la Libye \u00e9tait compar\u00e9e \u00e0 l&rsquo;appel moyen\u00e2geux aux croisades, tandis que les Etats-Unis se voyaient reprocher une tendance \u00e0 l&rsquo;usage de la force, de Belgrade \u00e0 Bagdad en passant par l&rsquo;Afghanistan, tous gouvernements confondus. Une d\u00e9claration choc aux tonalit\u00e9s de campagne, renvoyant aux grands acquis de l&rsquo;\u00e8re Poutine: le retour du pays sur la sc\u00e8ne internationale, la fiert\u00e9 retrouv\u00e9e, le tout envelopp\u00e9 d&rsquo;un antiam\u00e9ricanisme assez marqu\u00e9.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Artisan d&rsquo;un rapprochement avec Washington depuis le d\u00e9but de son mandat, le chef de l&rsquo;Etat a mis le hol\u00e0: Medvedev a en effet appel\u00e9 en conf\u00e9rence de presse ses subordonn\u00e9s \u00e0 \u00e9viter toute expression susceptible d&rsquo;attiser le choc des civilisations, et critiqu\u00e9 nomm\u00e9ment le mot croisade sorti de la bouche de Poutine. Ce rappel \u00e0 l&rsquo;ordre r\u00e9alis\u00e9 par le chef de l&rsquo;Etat, souvent consid\u00e9r\u00e9 comme soumis \u00e0 l&#8217;emprise politique du premier ministre, visait \u00e0 rappeler \u00e0 Poutine que la ligne du pays en mati\u00e8re de politique \u00e9trang\u00e8re rel\u00e8ve strictement du pr\u00e9sident. Un porte-parole de ce dernier a fait amende honorable le lendemain en pr\u00e9cisant que l&rsquo;unique position officielle de la Russie a \u00e9t\u00e9 expos\u00e9e par le chef de l&rsquo;Etat.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;incident a \u00e9t\u00e9 r\u00e9actualis\u00e9 avec le retour \u00e0 Moscou, \u00e9galement tonitruant, hier, de l&rsquo;ambassadeur russe \u00e0 Tripoli Vladimir Chamov, sanctionn\u00e9 dans le cadre de cette querelle et rappel\u00e9 \u00e0 Moscou. Le <em>Guardian<\/em> donne ce <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/world\/2011\/mar\/24\/sacked-ambassador-russian-tension-libya\" class=\"gen\">25 mars 2011<\/a> un compte-rendu de ce retour, avec les d\u00e9clarations de Chamov \u00e0 l&rsquo;a\u00e9roport de Moscou. Proche de Poutine, Chamov ne m\u00e2che pas ses mots<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Chamov, who was sacked as ambassador to Tripoli by Medvedev earlier this month, told reporters that Moscow&rsquo;s failure to oppose the bombing raids would lose Russian companies huge sums of money in arms and other contracts. He denied rumours that he wrote a telegram to Medvedev calling him a traitor, but said: I wrote a telegram in which I underlined that I represent the interests of Russia in Libya. Recently, our countries have aimed at close co-operation, and it is not in the interests of Russia to lose such a partner. He added: Russian companies have signed very advantageous contracts for billions of euros for several years ahead that could be lost or have already been lost. In a certain way, that can be considered a betrayal of Russia&rsquo;s interests.<\/em> []<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb[H]<em>e said Gaddafi was a very adequate person and, when asked to comment on Putin&rsquo;s Crusades comment, he replied: Vladimir Vladimirovich, and this is something I particularly like about him, gave a very precise, short and profound definition. And here, I think, he is not far from the truth.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Analysts said Putin&rsquo;s comments reflected his desire to please patriotic voters, while Medvedev had acted shrewdly to preserve respect in the west while bolstering Russian interests. Russia took a pragmatic decision by abstaining in the security council vote, said Alexei Fenenko, an international security expert at the Russian Academy of Sciences. If the United States wants a third war, let them have it. There was already fighting in Libya even without the intervention, so our companies will lose out, bombing or not. Plus Russia&rsquo;s past experience shows that the US is ready to act without UN support  a veto doesn&rsquo;t stop them.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Medvedev and Putin have both said they will agree together who contests the Russian presidency next March. Some observers think any disagreements between the two are cosmetic. However, Gleb Pavlovsky, an analyst with close ties to the Kremlin, said discord in the ruling tandem had become a generator of nervousness in the political elite<\/em>\u00bb<\/p>\n<h4>Notre commentaire<\/h4>\n<p>Nous n&rsquo;allons pas nous attarder sur le fond de cette querelle, sur sa signification, sur les positions respectives de Poutine et de Medvedev. Nous n&rsquo;allons pas nous attarder sur l&rsquo;aspect russe de cet incident, et des sp\u00e9culations prospectives sans rien d&rsquo;assur\u00e9 qu&rsquo;il peut inspirer. De toutes les fa\u00e7ons, il nous para\u00eet \u00e9vident que des \u00e9v\u00e9nements importants et graves auront lieu d&rsquo;ici 2012, puisque c&rsquo;est la marque de ce temps crisique de n&rsquo;\u00eatre fait que de ces \u00e9v\u00e9nements importants et graves ; ils changeront bien des donn\u00e9es politiques, et en Russie comme ailleurs, et rendent par cons\u00e9quent assez vaine toute prospective dans ce sens.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous int\u00e9resse ici ce fait que cette m\u00e9sentente Poutine-Medvedev \u00e9clate de fa\u00e7on aussi spectaculaire et sensationnelle <strong>\u00e0 l&rsquo;occasion<\/strong> de la crise libyenne alors qu&rsquo;elle avait jusqu&rsquo;ici \u00e9t\u00e9 contenue avec succ\u00e8s dans une discr\u00e9tion feutr\u00e9e et n&rsquo;\u00e9tait apparue que de fa\u00e7on tr\u00e8s indirecte, sans effets de communication notables. Nous interpr\u00e9tons ce ph\u00e9nom\u00e8ne comme un signe puissant de l&rsquo;eschatologisation de la crise libyenne, et des crises en g\u00e9n\u00e9ral aujourd&rsquo;hui depuis le d\u00e9marrage de la cha\u00eene crisique en d\u00e9cembre 2010, en Tunisie. Nous avons parl\u00e9 de ce ph\u00e9nom\u00e8ne d&rsquo;eschatologisation, notamment le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-de_la_chaine_crisique_au_temps_crisique__24_02_2011.html\" class=\"gen\">24 f\u00e9vrier 2011<\/a> et le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-japon_d_une_crise_l_autre_15_03_2011.html\" class=\"gen\">15 mars 2011<\/a>. Nous nous en expliquions de cette fa\u00e7on (le 24 f\u00e9vrier 2011) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Le fait eschatologique, adapt\u00e9 aux enjeux qui caract\u00e9risent cette \u00e9poque de crise centrale, revient \u00e0 d\u00e9crire une situation, et pr\u00e9cis\u00e9ment une crise pour notre propos, hors de la ma\u00eetrise des puissances humaines. Les situations menant \u00e0 des crises eschatologiques, et pesant d\u00e9j\u00e0 comme telles dans notre situation, sont celles de l&rsquo;\u00e9puisement des ressources, de la catastrophe environnementale, de la crise du climat, etc. L&rsquo;id\u00e9e que nous introduisons de l&rsquo;eschatologisation, pour tirer un enseignement essentiel de ces ph\u00e9nom\u00e8nes de la cha\u00eene crisique et du temps crisique, est que ce caract\u00e8re eschatologique est en train de gagner, si ce n&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 fait, les crises humaines elles-m\u00eames (politiques, g\u00e9opolitiques, sociales, culturelles) ; qu&rsquo;il prend alors une dimension radicale, avec ces crises humaines soudain hors de la ma\u00eetrise humaine, et m\u00eame hors de l&rsquo;influence humaine, avec un effet contre-productif de la plupart des tentatives humaines d&rsquo;influer, de regagner de l&rsquo;influence sur elle.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans le cas que nous pr\u00e9sentons ici (Poutine-Medvedev), il s&rsquo;agit d&rsquo;un processus tr\u00e8s sp\u00e9cifique, tr\u00e8s li\u00e9 \u00e0 la situation du pouvoir russe, mais qui renvoie incontestablement une eschatologisation. Le concept est \u00e0 cet \u00e9gard extr\u00eamement large, et cette largeur nous permet d&rsquo;accepter l&rsquo;id\u00e9e que la crise libyenne, bien qu&rsquo;elle ait eu au d\u00e9part de l&rsquo;engagement du bloc BAO l&rsquo;allure d&rsquo;une crise classique de l&rsquo;interventionnisme de ce bloc, s&rsquo;av\u00e8re elle aussi \u00eatre un \u00e9v\u00e9nement en cours d&rsquo;eschatologisation, et donc absolument diff\u00e9rent et compl\u00e8tement novateur par rapport aux cas pr\u00e9c\u00e9dents de crises interventionnistes. (Nous nous sommes \u00e9galement attach\u00e9s \u00e0 approfondir cette notion d&rsquo;eschatologisation par rapport \u00e0 la situation libyenne, avec une d\u00e9finition \u00e9voluant comme elle, \u00e0 mesure que cette crise de Libye se pr\u00e9cisait, les <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_faux-nez_libyen_04_03_2011.html\" class=\"gen\">4 mars 2011<\/a> et <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_guerre_des_fous_et_de_personne_24_03_2011.html\" class=\"gen\">24 mars 20011<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe d\u00e9sordre qui se g\u00e9n\u00e9ralise dans la situation des interventionnistes, particuli\u00e8rement \u00e0 l&rsquo;OTAN, mais \u00e9galement aux USA dans le chef d&rsquo;Obama confront\u00e9 \u00e0 une opposition grandissante, dans les modalit\u00e9s de l&rsquo;op\u00e9ration marqu\u00e9es par la confusion, dans ses buts marqu\u00e9s par l&rsquo;absence de buts, etc., ce d\u00e9sordre constitue un signe de cette eschatologisation. Les protagonistes humains perdent de plus en plus le contr\u00f4le de la crise, non sur le terrain lui-m\u00eame qui devient un aspect secondaire de la crise, mais dans leur propre situation qui devient de plus en plus l&rsquo;aspect essentiel de cette crise. Cela est tout \u00e0 fait logique dans la mesure o\u00f9 ces protagonistes ext\u00e9rieurs sont bien plus les cr\u00e9ateurs de la crise que les Libyens eux-m\u00eames ; c&rsquo;est-\u00e0-dire que l&rsquo;on en arrive, pour nous expliquer de ces remarques, \u00e0 une segmentation de la crise, puis \u00e0 une division crisique (cha\u00eene crisique l\u00e0 aussi), avec la premi\u00e8re crise libyenne (r\u00e9volte anti-Kadhafi, riposte de Kadhafi, etc., tout cela dans le seul domaine libyen) et la seconde crise libyenne (l&rsquo;intervention ext\u00e9rieure et tout ce qui va avec). Les modalit\u00e9s de cette seconde crise libyenne portent principalement, sinon exclusivement, sur la situation des interventionnistes entre eux et de tout ce qui gravite autour, dans la pr\u00e9paration, la structuration de leur architecture d&rsquo;intervention, avec les querelles, les heurts, les m\u00e9sententes qui se manifestent \u00e0 cette occasion et effectivement l&rsquo;eschatologisation.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est effectivement \u00e0 ce niveau de cette deuxi\u00e8me crise libyenne que se produit l&rsquo;eschatologisation. Le processus est tellement fort qu&rsquo;il n&rsquo;\u00e9pargne pas les protagonistes indirects, comme les Russes en l&rsquo;occurrence, qui perdent de ce point de vue une partie de la ma\u00eetrise de leur propre situation (intervention de Poutine, riposte de Medvedev, les divisions du pouvoir mise en lumi\u00e8re, voire peut-\u00eatre dramatis\u00e9es et rendues ainsi plus graves qu&rsquo;elles ne sont en r\u00e9alit\u00e9,  mais avec les protagonistes Poutine et Medvedev en bonne partie prisonniers de ce processus, oblig\u00e9s de r\u00e9agir, etc.). De ce point de vue, et malgr\u00e9 leurs positions et leurs int\u00e9r\u00eats diff\u00e9rents, les Russes sont autant des protagonistes et des victimes de l&rsquo;eschatologisation de la crise, comme le sont tous les membres du bloc BAO, notamment plong\u00e9s dans le chaos du tourbillon de l&rsquo;OTAN.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl est \u00e9vident, bien entendu \u00e0 notre sens, que le cas russe n&rsquo;est pas et ne sera pas unique. La crise libyenne, puisqu&rsquo;elle est d\u00e9sormais eschatologique dans sa deuxi\u00e8me version, va provoquer, si elle ne le fait d\u00e9j\u00e0, des tensions dans nombre de pays qui y participent, qui se r\u00e9v\u00e8leront involontairement \u00e0 la lumi\u00e8re politique des situations particuli\u00e8res. Ce sera notamment le cas pour la France, entre le d\u00e9sir de Sarkozy d&rsquo;en faire un argument \u00e9lectoral pour redresser sa situation int\u00e9rieure et ce qu&rsquo;il en sera exactement au printemps 2012. Ce sera le cas dans d&rsquo;autres situations, comme celle des USA sans le moindre doute ; la situation \u00e0 Washington par rapport \u00e0 la crise libyenne est infiniment plus complexe que le sch\u00e9matisme primaire qui fait de l&rsquo;intervention US un cas de plus de la tendance interventionniste am\u00e9rianiste qu&rsquo;on semble juger immortelle, superbement efficace malgr\u00e9 son inefficacit\u00e9 av\u00e9r\u00e9e et son absence path\u00e9tique de moyens, insensible aux al\u00e9as de l&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me et ainsi de suite. (Le probl\u00e8me de ces appr\u00e9ciations est que, parce que la politique US est souvent primaire et brutale, \u00e0 l&rsquo;image de l&#8217;emploi de la force qui la caract\u00e9rise, on en d\u00e9duit que la situation \u00e0 Washington est \u00e9galement primaire. Douloureux contre-sens, car il n&rsquo;y a pas de psychologies plus tortur\u00e9es, et donc de situations \u00e0 mesure, que celles qui accouchent d&rsquo;actes et de pens\u00e9es primaires et brutaux.) <\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 25 mars 2011 \u00e0 10H29<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La crise libyenne a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;occasion de la mise en \u00e9vidence tr\u00e8s publique d&rsquo;un d\u00e9saccord bruyant entre le pr\u00e9sident Medvedev et son Premier ministre Poutine. La surprise vient beaucoup moins du d\u00e9saccord que de l&rsquo;expression publique de ce d\u00e9saccord et de l&rsquo;affirmation de ce d\u00e9saccord, notamment du c\u00f4t\u00e9 de Medvedev dont on jugeait en g\u00e9n\u00e9ral&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[4940,10962,3228,4694,10164,3490,10963,2858,916],"class_list":["post-72872","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bloc-notes","tag-ambassadeur","tag-chamov","tag-crise","tag-deux","tag-eschatologisation","tag-interventionnisme","tag-libyenne","tag-medvedev","tag-poutine"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/72872","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=72872"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/72872\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=72872"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=72872"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=72872"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}