{"id":72934,"date":"2011-04-18T13:07:07","date_gmt":"2011-04-18T13:07:07","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2011\/04\/18\/le-business-une-joint-venture-avec-les-extra-terrestres\/"},"modified":"2011-04-18T13:07:07","modified_gmt":"2011-04-18T13:07:07","slug":"le-business-une-joint-venture-avec-les-extra-terrestres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2011\/04\/18\/le-business-une-joint-venture-avec-les-extra-terrestres\/","title":{"rendered":"Le <em>business<\/em>: une <em>joint venture<\/em> avec les extra-terrestres?"},"content":{"rendered":"<p><p>Un ami lecteur, toujours attentif aux nouvelles de notre Syst\u00e8me exacerb\u00e9, nous envoie le programme du grand s\u00e9minaire annuel du GCF, ou <em>Global Competiveness Forum<\/em>. Ce n&rsquo;est pas pour demain, ce grand rendez-vous, mais pour hier puisque l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement a eu lieu les 22-25 janvier 2011 \u00e0 Ryad, en Arabie Saoudite. Il fallait payer $5.000 pour avoir l&rsquo;honneur d&rsquo;y participer, et l&rsquo;on pouvait notamment y entendre Bill Clinton (ses \u00e9moluments pour une telle intervention d&rsquo;une dur\u00e9e d&rsquo;autour de deux heures d\u00e9passent n\u00e9cessairement les $100.000,  ce qui est le prix de la vertu, rien de moins).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes informations sur l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement, et \u00e9galement sur le GCF, sont disponibles sur <a href=\"http:\/\/www.gcf.org.sa\/en\/About-GCF\/\" class=\"gen\">le site<\/a> du GCF.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Five years ago, the Global Competitiveness Forum started as a gathering of ICT experts, which included Bill Gates, discussing how ICT enables competitiveness. For the next three years, the GCF grew through the financial crisis to tackle the world&rsquo;s most important competitiveness issues. The 5th Global Competitiveness Forum will continue building on the success of previous years, with the goal of being one of the year&rsquo;s most important conferences.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The Forum will be held from 22  25 January 2011, and a number of speakers have already been confirmed, including: HE Ali Al-Naimi, Klaus Kleinfeld, Marco Tronchett-Provera, Jean Pascale-Tricoire, Janine Benyus, Ulf Henriksson, James Wolfensohn, Andy Bird, Professor Michael Porter, Linda Rottenberg, Paul Hawken, Jean Chr\u00e9tien, Andy Meyers, Amy Zhou, James Carpenter, Atul Punj, John C. Warner, and many more.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The Global Competitiveness Forum (GCF), the only event of its kind, is an annual meeting of global business leaders, international political leaders, and selected intellectuals and journalists brought together to create a dialogue with respect to the positive impact organizational and national competitiveness can have on local, regional and global economic and social development. It was founded in 2006 by the Saudi Arabian General Investment Authority (SAGIA), and is held in Riyadh, Saudi Arabia under the patronage of HM King Abdullah Bin Abdulaziz, the Custodian of the Two Holy Mosques<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tParmi les diverses surprises sans surprise qui nous attendent, on retiendra celle de la vision qui caract\u00e9rise \u00e0 la fois ce s\u00e9minaire de 2011 et l&rsquo;organisation elle-m\u00eame du GCF, qui est centr\u00e9e sur le Dieu-comp\u00e9titivit\u00e9 : \u00ab<em>An annual program of activities attended by global business leaders, international political leaders, and selected intellectuals who share a common interest in competitiveness.<\/em>\u00bb Un autre aspect concerne la mission du GCF, ainsi investi d&rsquo;une t\u00e2che quasiment spirituelle, et des mots tels que sensibilit\u00e9, enthousiasme, etc., sont \u00e0 l&rsquo;honneur : \u00ab<em>To continue fostering awareness and enthusiasm around the issue of competitiveness, and to evaluate the applicability of competitiveness theory and practice as a tool for generating real solutions to contemporary global challenges<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNotre ami lecteur a \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement impressionn\u00e9 par le <a href=\"http:\/\/www.gcf.org.sa\/en\/Program\/Program\/Welcoming--Networking--0800---900112112\/\" class=\"gen\">programme<\/a> d&rsquo;un <em>panel<\/em>, lors de la session pl\u00e9ni\u00e8re du 23 janvier 2011. Le th\u00e8me propos\u00e9 concernait, disons l&rsquo;enseignement venu de l&rsquo;espace, et inclinait implicitement, pour qui veut faire un effort d&rsquo;imagination, \u00e0 la recherche de contacts avec des extra-terrestres pour avoir une exp\u00e9rience partag\u00e9e sur la beaut\u00e9 de la comp\u00e9titivit\u00e9 \u00e0 travers l&rsquo;Espace-Temps.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe th\u00e8me \u00e9tait ainsi r\u00e9sum\u00e9 : \u00ab<em>Psychological and socio-cultural assumptions and preconceptions constrain us to a large extent, and shape our views of the universe so that we are inclined to find what we are looking for, and fail to see what we are not. Using knowledge gained from research in the fields of Ufology and the search for extraterrestrial life, what might we possibly learn about hindrances to innovation in other areas of inquiry?<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>&#8211; Innovation and anthropomorphism, ethnocentrism and ego.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>&#8211; Falsification and the evidence of absence.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>&#8211; What Giordano Bruno would say<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;un des orateurs, <a href=\"http:\/\/www.gcf.org.sa\/en\/Speakers\/Stanton-T-Friedman---\/\" class=\"gen\">Stanton T. Friedman<\/a>, experts en UFOlogie, ouvrit la discussion de ce <em>panel<\/em> par l&rsquo;affirmation tonitruante que les soucoupes volantes existent ; l&rsquo;orateur qui lui succ\u00e9da, Nick Pope, fit des sp\u00e9culations autour de la profitabilit\u00e9 du sponsoring ou des implications de marques se r\u00e9f\u00e9rant aux extra-terrestres (\u00ab<em>Mr. Friedman opened his remarks with a bold statement, Flying saucers are real! and this summed up the perspective of the panel members. Mr. Pope explored the potential business implications of outer space, such as the profitability of alien branding or sponsorship<\/em>\u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEt ainsi de suite,  mais nous n&rsquo;\u00e9tions pas l\u00e0-bas<\/p>\n<h4>Notre commentaire<\/h4>\n<p>Il ne nous viendrait pas \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e de mettre quelque ironie que ce soit dans cette pr\u00e9sentation, et il n&rsquo;y en a en v\u00e9rit\u00e9 aucune. Ce que nous voulons illustrer avec une insistance particuli\u00e8rement ferme, c&rsquo;est une tendance du <em>business<\/em>, per\u00e7u comme un artefact fondamental de notre contre-civilisation, artefact globalis\u00e9, voire spatialis\u00e9 dans ce cas, dans le sens de son extension dans le cosmos, et donc consid\u00e9r\u00e9 comme un ph\u00e9nom\u00e8ne relevant de bien autre chose que de la plate et morne \u00e9conomie terrestre,  artefact r\u00e9volutionnaire qui a d\u00e9pass\u00e9 l&rsquo;\u00e9poque de la terre est plate pour entrer dans celle de la terre est ronde et tourne autour de son axe, en m\u00eame temps qu&rsquo;elle tourne dans le cosmos, astre parmi les autres,  ce dernier point devant faire s&rsquo;interroger \u00e0 propos de l&rsquo;extension du march\u00e9 libre au reste de l&rsquo;univers et du cosmos. Arr\u00eatons l\u00e0 cette r\u00e9flexion pour commenter l&rsquo;existence d&rsquo;une telle r\u00e9flexion. Il s&rsquo;agit en effet d&rsquo;une v\u00e9ritable spiritualisation des perspectives, sinon de la prospective de l&rsquo;activit\u00e9 du <em>business<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl y a d\u00e9j\u00e0 eu des p\u00e9riodes o\u00f9 le <em>business<\/em> s&rsquo;est notablement \u00e9loign\u00e9, dans sa propre conception de lui-m\u00eame, des simples attendus terrestres qui le caract\u00e9risent. Ce fut le cas dans les d\u00e9cennies des ann\u00e9es 1920, o\u00f9 l&rsquo;expansion effr\u00e9n\u00e9e aux USA, dans une d\u00e9bauche des nouveaux moyens de communication, installa une sorte d&rsquo;atmosph\u00e8re magique, religieuse, quasiment m\u00e9taphysique, dans la perception qu&rsquo;on avait du <em>business<\/em>. Ce fut encore le cas dans les ann\u00e9es 1996-2001, concurremment avec la perception que les USA avaient atteint le stade d&rsquo;une puissance au-dessus des contingences historiques (l&rsquo;hyperpuissance). C&rsquo;\u00e9tait l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 le pr\u00e9sident de la <em>Fed<\/em>, Alan Greenspan, ne craignait pas un lyrisme dont il se repentirait plus tard (voir notre texte du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-d_atlanta-1996_a_new_orleans-2005_02_09_2005.html?admin=1\" class=\"gen\">5 septembre 2005<\/a>) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab[L]<em>e pr\u00e9sident de la Fed, le si fameux et si s\u00e9rieux Alan Greenspan, venu t\u00e9moigner devant une Commission du S\u00e9nat<\/em> [le 11 juin 1998] <em> et disant aux parlementaires qu&rsquo;il existe, bien qu&rsquo;il n&rsquo;en soit pas lui-m\u00eame l&rsquo;adepte, une \u00e9cole de pens\u00e9e dans les milieux \u00e9conomiques am\u00e9ricaines avan\u00e7ant que l&rsquo;\u00e9conomie am\u00e9ricaine atteint de tels sommets qu&rsquo;elle a chang\u00e9 de substance, qu&rsquo;elle \u00e9chappe aux lois de l&rsquo;histoire, qu&rsquo;elle est, comme dit pr\u00e9cis\u00e9ment Greenspan, beyond history. Cette expression extraordinaire, telle qu&rsquo;elle a \u00e9t\u00e9 vraiment dite, aurait m\u00e9rit\u00e9 un sort plus significatif que l&rsquo;indiff\u00e9rence qui l&rsquo;a accueillie : le pr\u00e9sident de la Federal Reserve admettait sans barguigner, sans para\u00eetre un instant s&rsquo;en gausser, que l&rsquo;on put envisager que l&rsquo;\u00e9conomie am\u00e9ricaine f\u00fbt effectivement quelque chose qui \u00e9tait sortie de l&rsquo;histoire, et sortie par le haut, et d\u00e9sormais \u00e9voluant beyond history. Cela fixe les esprits et leur \u00e9tat.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn g\u00e9n\u00e9ral, ces \u00e9poques d&rsquo;exaltation quasiment mystique repr\u00e9sentent des \u00e9poques de bulles diverses, sorte de savonnage des \u00e9curies d&rsquo;Augias, o\u00f9 l&rsquo;\u00e9conomie lib\u00e9rale et capitaliste, emmen\u00e9e par les USA, \u00e9prouve le besoin de r\u00e9f\u00e9rences disons m\u00e9ta\u00e9conomistes et \u00e9ventuellement supraterrestres pour exprimer l&rsquo;ivresse qui s&#8217;empare d&rsquo;elle-m\u00eame, et aussi, mais sans que cela se dise, o\u00f9 cet emportement mis dans la perspective qui convient semble \u00e9galement comme une sorte de croyance en forme de talisman destin\u00e9e \u00e0 \u00e9loigner quelque mauvais sort qui guetterait (Les ann\u00e9es 1920 furent suivies de la Grande D\u00e9pression ; la p\u00e9riode de 1996-2001, qui suivait une tr\u00e8s forte d\u00e9pression psychologique aux USA, fut brutalement interrompue par le 11 septembre 2001). Il s&rsquo;agirait d&rsquo;une sorte de p\u00e9riode sp\u00e9cifique o\u00f9 la puissance du <em>business<\/em> est consid\u00e9rable, mais en m\u00eame temps confront\u00e9e aux limites conceptuelles tragiques de cette activit\u00e9 absolument mat\u00e9rialiste, mercantile et corruptrice, quantitative et basse, et recherchant des r\u00e9f\u00e9rences plus spirituelles, plus hautes, de celles qui donnent des justifications d&rsquo;\u00eatre un peu plus rassurantes. Bien entendu, en fait de r\u00e9f\u00e9rences hautes, on fait toujours dans le clinquant, le bling bling et le tr\u00e8s nouveau riche.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans le cas qui nous occupe de l&rsquo;\u00e9conomie spatialis\u00e9e et recherchant l&rsquo;une ou l&rsquo;autre <em>joint venture<\/em> avec les extra-terrestres, on pourrait concevoir une d\u00e9marche assez similaire. Depuis le 15 septembre 2008 et l&rsquo;effondrement qui a suivi, le Syst\u00e8me a fait appel \u00e0 des tr\u00e9sors inestimables de virtualisme financier, \u00e0 des <em>narratives<\/em> \u00e9conomiques innombrables pour appeler par incantation cette reprise qui prend son temps jusqu&rsquo;\u00e0 faire na\u00eetre le doute \u00e0 propos de son illusoire perspective ; \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de quoi, les perspectives, sans cette reprise, sont de plus en plus catastrophiques, encha\u00eenant sur la phase ultime de la crise terminale du Syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDe ce point de vue, le cas que nous signalons nous para\u00eet psychologiquement, ou d&rsquo;un point de vue plus nettement psychiatrique, de la plus grande signification. Cette fois, il s&rsquo;agit pour le <em>business<\/em>, install\u00e9e dans une dimension presque sacr\u00e9e convoqu\u00e9e pour l&rsquo;occasion, de tourner le dos aux conditions terrestres si d\u00e9cevantes, et de s&rsquo;ouvrir vers l&rsquo;\u00e9ther, vers l&rsquo;espace et les extra-terrestres. La fi\u00e8vre de l&rsquo;esprit envisage ais\u00e9ment qu&rsquo;il  s&rsquo;agit l\u00e0 d&rsquo;une perspective qui nous permettra de rencontrer des esprits plus ouverts, ceux des <em>E.T.<\/em>, que ceux des pi\u00e8tres <em>sapiens<\/em> si r\u00e9tifs \u00e0 la po\u00e9sie et \u00e0 la beaut\u00e9 de l&rsquo;\u00e9conomie port\u00e9e aux confins m\u00e9taphysiques. Il ne faut pas h\u00e9siter \u00e0 poursuivre cette analyse, ou psychanalyse, en avan\u00e7ant que la hantise de la catastrophe habite \u00e9galement ces esprits \u00e9lev\u00e9s qui nous offrent comme encouragement \u00e0 croire en notre avenir, une m\u00e9taphysique de l&rsquo;extra-terrestre et de l&rsquo;offre et de la demande, permettant d&rsquo;envisager de porter le libre \u00e9change et le capitalisme aux confins de l&rsquo;espace et d&rsquo;y fabriquer une comp\u00e9titivit\u00e9 nouvelle, qui aurait plus ou moins l&rsquo;aval de Dieu Lui-m\u00eame Ainsi atteindrions-nous le stade ultime du capitalisme triomphant en d\u00e9pit de tout, qui revient \u00e0 laisser <em>sapiens<\/em> \u00e0 son ingratitude et \u00e0 aller chercher ailleurs s&rsquo;il n&rsquo;y est pas, dans l&rsquo;espace, dans l&rsquo;espoir de rencontrer  des esprits plus \u00e9lev\u00e9s parce que plus compr\u00e9hensifs.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDe tels signes, dans la logique de ce que nous avons relev\u00e9, repr\u00e9sentent enfin des indications tout \u00e0 fait terrestres d&rsquo;une certaine prescience catastrophique. Les grands <em>businessmen<\/em> n&rsquo;en sont pas d\u00e9pourvues ; simplement, ils lisent mal dans les cieux et prennent les signes de catastrophes proches pour des promesses du passage \u00e0 un niveau sup\u00e9rieur du <em>business<\/em>-monde, ici \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelon <em>E.T.<\/em>,  un <em>business<\/em>-univers \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle cosmique, enfin quitte des aga\u00e7antes r\u00e9criminations terrestres,   humaines, trop humaines.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 18 avril 2011 \u00e0 13H04<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un ami lecteur, toujours attentif aux nouvelles de notre Syst\u00e8me exacerb\u00e9, nous envoie le programme du grand s\u00e9minaire annuel du GCF, ou Global Competiveness Forum. Ce n&rsquo;est pas pour demain, ce grand rendez-vous, mais pour hier puisque l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement a eu lieu les 22-25 janvier 2011 \u00e0 Ryad, en Arabie Saoudite. 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