{"id":72940,"date":"2011-04-20T14:43:20","date_gmt":"2011-04-20T14:43:20","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2011\/04\/20\/la-libye-comme-plus-grand-commun-diviseur-du-systeme\/"},"modified":"2011-04-20T14:43:20","modified_gmt":"2011-04-20T14:43:20","slug":"la-libye-comme-plus-grand-commun-diviseur-du-systeme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2011\/04\/20\/la-libye-comme-plus-grand-commun-diviseur-du-systeme\/","title":{"rendered":"La Libye comme plus grand commun diviseur du Syst\u00e8me ?"},"content":{"rendered":"<p><p>Malgr\u00e9 des composants de base assez classiques pour notre \u00e9poque fort agit\u00e9e, la crise libyenne a \u00e9volu\u00e9 en une crise qui a fort peu d&rsquo;\u00e9quivalent. Il s&rsquo;agit essentiellement de la confusion extr\u00eame qui la caract\u00e9rise et des positions extr\u00eames certes souvent officieuses mais qui s&rsquo;affirment de plus en plus, beaucoup plus \u00e0 partir de points id\u00e9ologiques ou de positions simplement d\u00e9termin\u00e9es par la communication qui sont hors du contexte libyen mais concernent notre crise g\u00e9n\u00e9rale. La crise libyenne est marqu\u00e9e par de nombreuses contradictions, qui lui sont inh\u00e9rentes pour une part assez r\u00e9duite, qui sont plus g\u00e9n\u00e9rales pour la part la plus importante ; ces contradictions se d\u00e9veloppant \u00e0 cette occasion et divisant un camp habituellement capable de se regrouper autour d&rsquo;une <em>narrative<\/em> acceptable par tous (on parle ici du camp du consensus de forme occidentaliste-am\u00e9ricaniste et aussi, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de lui-m\u00eame, du syst\u00e8me washingtonien lui-m\u00eame, des pays europ\u00e9ens de l&rsquo;UE, de l&rsquo;OTAN, etc.).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(On notera qu&rsquo;on prend soin de mettre ici de c\u00f4t\u00e9 les divisions existantes avec des centres de pouvoir en marge ou en dehors du bloc BAO lui-m\u00eame. Ces divisions concernent des pays comme la Turquie, comme les membres du groupe BRICS, d&rsquo;autres pays en marge du bloc BAO ou hostile \u00e0 celui-ci. On observe que nous parlons moins, dans ce cas \u00e9galement, d&rsquo;attitudes \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de la crise libyenne elle-m\u00eame qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9gard du bloc BAO, \u00e0 l&rsquo;occasion de la crise libyenne. Dans tous ces cas, la crise libyenne est un r\u00e9v\u00e9lateur.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa crise impose des divisions nombreuses, dont aucune n&rsquo;est caract\u00e9ris\u00e9e par un affrontement assez clair pour d\u00e9terminer la victoire d&rsquo;une fraction capable de susciter un regroupement de tous. Il en r\u00e9sulte un processus de radicalisation de diverses fractions, tout cela hors du champ de bataille et du th\u00e9\u00e2tre libyen mais renforc\u00e9 par la situation de quasi blocage sur ce th\u00e9\u00e2tre, conduisant \u00e0 des oppositions internes au Syst\u00e8me de plus en plus vives. On a un exemple d\u00e9j\u00e0 classique d&rsquo;une telle opposition, en cours de radicalisation, avec cette intervention de Michelle Bachmann (voir <em>Ouverture libre<\/em> de ce <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-michelle_bachmann_et_al_qaida_en_libye_18_04_2011.html\" class=\"gen\">18 avril 2011<\/a>) indiquant combien la th\u00e8se de l&rsquo;infiltration des anti-Kadhafi par les islamistes a de soutien, et certainement des soutiens officiels dans le monde de la s\u00e9curit\u00e9 nationale, \u00e0 Washington m\u00eame, pourtant officiellement engag\u00e9 dans le camp anti-Kadhafi. (Le FBI lui-m\u00eame,  voir <em>ABC.News<\/em> le <a href=\"http:\/\/abcnews.go.com\/Blotter\/fbi-counterterror-official-al-qaeda-thrives-dictators-fall\/story?id=13386531\" class=\"gen\">15 avril 2011<\/a>,  a donn\u00e9 des pr\u00e9cisions \u00e0 ce sujet, indiquant que certaines villes libyenne actuellement dans la zone rebelle, donc la zone lib\u00e9r\u00e9e, sont consid\u00e9r\u00e9es depuis des ann\u00e9es comme des points d&rsquo;ancrage de al Qa\u00efda. Le constat ne s&rsquo;arr\u00eate d&rsquo;ailleurs pas \u00e0 la Libye et tend \u00e0 devenir l&rsquo;un des facteurs fondamentaux d&rsquo;\u00e9valuation de la cha\u00eene crisique en cours dans les pays arabo-musulmans. Voyez ce que dit Mark Giuliano, assistant du directeur du FBI pour le contre-terrorisme, dans le texte r\u00e9f\u00e9renc\u00e9 : \u00ab<em>The governments of Tunisia, Egypt, Libya and Yemen have drastically changed in the last six months. They are now led by transitional or interim governments, military regimes, or democratic alliances with no established track record on counterterrorism efforts. Al Qaeda thrives in such conditions and countries of weak governance and political instability  countries in which governments may be sympathetic to their campaign of violence.<\/em>\u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn indique ici plusieurs points document\u00e9s \u00e0 diverses sources, concernant ces oppositions et ces malaises internes aux rassemblements du glorieux bloc BAO.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Il y a de plus en plus d&rsquo;indications laissant entendre que la situation dans la zone Kadhafi, par cons\u00e9quent, en zone ennemie caract\u00e9ris\u00e9e par des conditions d&rsquo;oppression polici\u00e8re selon la <em>narrative<\/em> du bloc BAO, est beaucoup moins incertaine et chaotique qu&rsquo;on pourrait le penser. Certain, peut-\u00eatre emport\u00e9s par des perceptions trompeuses, y voient m\u00eame une vie normale. Dans tous les cas, il y a largement de quoi nuancer la version officielle ; il fallait entendre, lundi 11 avril, le gentil Olivier Mazerolle, de BFM TV, retour d&rsquo;un p\u00e9riple en voiture jusqu&rsquo;\u00e0 Tripoli, pour y interviewer le fils Kadhafi, nous rapporter des conditions g\u00e9n\u00e9rales de vie tr\u00e8s stables et proches de la normale, et concluant, toussotant et un peu g\u00ean\u00e9 de d\u00e9crire une situation si diff\u00e9rente de celle que d\u00e9crit le gouvernement Sarko, qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un probl\u00e8me d\u00e9licat qui causerait bien des difficult\u00e9s pour la r\u00e9solution de la crise, si celle-ci doit passer par un renversement du r\u00e9gime.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t De cette zone m\u00eame viennent des indications, de source s\u00fbre, selon lesquelles il y a effectivement, sur tout le territoire libyen (y compris sur le territoire contr\u00f4l\u00e9 par Kadhafi) un activisme nouveau et inqui\u00e9tant des groupes islamistes. Des autorit\u00e9s eccl\u00e9siastiques de la communaut\u00e9 chr\u00e9tienne de Tripoli ont indiqu\u00e9 que des groupes de femmes musulmanes \u00e9taient venus demander leur protection face \u00e0 des pressions, voire des exactions de tels groupes islamistes. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t On conna\u00eet les nombreux cas de m\u00e9sentente et autres existant au sein de l&rsquo;OTAN, de l&rsquo;UE, etc., qui font plaider certains pour une coalition r\u00e9duite aux deux principaux acteurs, les Britanniques et les Fran\u00e7ais. Mais il existe aussi un courant, chez les militaires fran\u00e7ais, pour s&rsquo;inqui\u00e9ter du comportement britannique, jusqu&rsquo;\u00e0 se demander quel jeu jouent les Britanniques. D&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, les Fran\u00e7ais estiment assurer l&rsquo;essentiel de l&rsquo;effort en Libye (entre 60% et 70% des missions), tandis que les Britanniques restent largement en de\u00e7\u00e0 de leur pr\u00e9tendu r\u00f4le \u00e0 \u00e9galit\u00e9 avec les Fran\u00e7ais. La question est de savoir s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une question de moyens disponibles ou une manuvre d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e, par rapport, par exemple, aux liens des Britanniques avec les USA. Quoi qu&rsquo;il en soit, les Fran\u00e7ais subissent, avec ce conflit, d&rsquo;\u00e9normes contraintes budg\u00e9taires, avec le co\u00fbt des op\u00e9rations et la n\u00e9cessit\u00e9 de disposer de nouvelles munitions pour faire face \u00e0 leur consommation \u00e0 cet \u00e9gard en op\u00e9rations.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t D&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, il existe un cas personnel important, c&rsquo;est-\u00e0-dire le d\u00e9calage psychologique entre Sarkozy et les autres dirigeants du bloc BAO. Sarko a fait de l&rsquo;\u00e9limination de Kadhafi une affaire personnelle, qui engage toute sa hargne et, diront certains, toute son hyst\u00e9rie. Au contraire, les autres dirigeants ne partagent pas du tout cette humeur, avec en plus le soup\u00e7on chez certains d&rsquo;une manuvre de Sarko pour tenter de redresser sa situation en France. Cela peut \u00eatre un point de friction irrationnel grave et conduire \u00e0 des situations d\u00e9licates, au point que certains n&rsquo;excluent pas que, dans des circonstances extr\u00eames, Sarko prenne des initiatives engageant la France seule, comme le d\u00e9ploiement de forces terrestres. De telles situations installeraient des tensions extr\u00eames au sein du bloc BAO, mais aussi en France m\u00eame, entre le pr\u00e9sident et certains pouvoirs, notamment les militaires.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Une autre fraction partage, en un certain sens, l&rsquo;humeur de Sarkozy : les bureaucraties de l&rsquo;OTAN et, surtout, de l&rsquo;UE. Pour l&rsquo;OTAN, il s&rsquo;agit de l&rsquo;entra\u00eenement habituel pour les op\u00e9rations militaires o\u00f9 l&rsquo;on esp\u00e8re affirmer une position de pr\u00e9pond\u00e9rance. Cette fois, la bureaucratie de l&rsquo;OTAN, m\u00eame si elle semble faire son travail de courroie de transmission de l&rsquo;influence US, se d\u00e9tache de la position US \u00e0 cet \u00e9gard. A l&rsquo;UE et dans les milieux europ\u00e9ens, notamment bureaucratiques (Commission) et parlementaires, il s&rsquo;agit d&rsquo;une attitude beaucoup plus marqu\u00e9e encore, qu&rsquo;une source qualifie d&rsquo;\u00ab<em>int\u00e9grisme humanitaire<\/em>\u00bb, et qui surprend notablement par sa virulence et une sorte d&rsquo;absolutisme quasiment religieux. On dirait qu&rsquo;il s&rsquo;agit de la tendance BHL, tendance extr\u00eame qui a pris des allures de croisade humanitariste. Des sources europ\u00e9ennes nous rapportent certains cas o\u00f9 il existe de v\u00e9ritables cas de censure violemment et publiquement proclam\u00e9s, \u00e0 l&rsquo;encontre d&rsquo;informations contredisant la <em>narrative<\/em> humanitariste qui range le Mal du c\u00f4t\u00e9 de Kadhafi et le Bien du c\u00f4t\u00e9 des anti-Kadhafi. M\u00eame si les institutions de l&rsquo;UE ne disposent pas de forces militaires, il appara\u00eet \u00e9vident qu&rsquo;on se trouve devant le cas d&rsquo;une pression extr\u00eamement forte en faveur d&rsquo;une attitude interventionniste et belliciste dans une affaire qui est de plus en plus per\u00e7ue par cette tendance, op\u00e9rationnellement et symboliquement, comme une sorte de rupture o\u00f9 l&rsquo;ordre humanitariste occidentalo-lib\u00e9ral (et plut\u00f4t europ\u00e9ano-lib\u00e9ral) pourrait trouver une confirmation irr\u00e9sistible.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tR\u00e9p\u00e9tons-le, nous n&rsquo;\u00e9non\u00e7ons pas ces divers points pour d\u00e9terminer une position et un jugement dans la crise libyenne, par rapport \u00e0 ses deux acteurs sur le terrain,  Kadhafi et les anti-Kadhafi. Il s&rsquo;agit de mettre en \u00e9vidence les tensions consid\u00e9rables qui se renforcent, avec les radicalisations \u00e0 mesure, entre les diff\u00e9rents acteurs du bloc am\u00e9ricaniste-occidentaliste. Comme on le voit, les caract\u00e9ristiques diverses telles que nous les connaissons, avec les alliances, les proximit\u00e9s classiques, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de ce bloc, sont compl\u00e8tement bouscul\u00e9es. C&rsquo;est \u00e0 ce propos que nous parlons de confusion extr\u00eame, celle-ci se poursuivant et alimentant la radicalisation des uns et des autres. Il s&rsquo;agit de conditions tr\u00e8s dangereuses \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du bloc BAO, d&rsquo;autant qu&rsquo;elles s&rsquo;exercent \u00e0 l&rsquo;occasion d&rsquo;une situation conflictuelle effective, et non plus seulement dans les habituelles enceintes de conf\u00e9rences, de sommets, de r\u00e9unions diverses, etc., o\u00f9 toute tension est instantan\u00e9ment contenue dans la dynamique de <em>containment<\/em> de la bureaucratie. On peut nettement percevoir une exacerbation des psychologies qui, bien entendu, renvoie \u00e0 la crise g\u00e9n\u00e9rale du Syst\u00e8me, qui est le cadre in\u00e9vitable de cette confusion et de ces radicalisations.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQuelle que soit son importance sur le terrain et en elle-m\u00eame,  ce point reste \u00e0 d\u00e9terminer,  il appara\u00eet que la crise libyenne a cr\u00e9\u00e9 au sein du bloc BAO les conditions propices, avec un climat extraordinairement incertain, \u00e0 des pertes de contr\u00f4le des relations entre les uns et les autres. Ainsi, l&rsquo;environnement de la crise a acquis brutalement, en quelques semaines, une intensit\u00e9 et une gravit\u00e9 qui ont peu de pr\u00e9c\u00e9dent, au moins depuis la Guerre froide. Une source observait que les divisions potentielles et explosives au sein du bloc sont de l&rsquo;importance de celles qui \u00e9taient apparues, dans un contexte compl\u00e8tement diff\u00e9rent, lors de la crise des euromissiles, en 1979-1983. Encore existaient-ils \u00e0 cette \u00e9poque des r\u00e9f\u00e9rences solides, comme la division Est-Ouest et la dangerosit\u00e9 du fait nucl\u00e9aire, qui restaient malgr\u00e9 tout des freins importants \u00e0 une extension explosive de la crise. Il n&rsquo;existe rien de pareil, aujourd&rsquo;hui, dans l&rsquo;environnement europ\u00e9en-lib\u00e9ral de la crise libyenne, o\u00f9 la pr\u00e9pond\u00e9rance des USA est en train de dispara\u00eetre \u00e0 grande vitesse ; en fait, la seule r\u00e9f\u00e9rence existante est bien la crise g\u00e9n\u00e9rale du Syst\u00e8me, r\u00e9f\u00e9rence de d\u00e9sordre acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e, de confusion \u00e9largie et de perte de contr\u00f4le augment\u00e9e. La r\u00e9solution de la crise libyenne devient aujourd&rsquo;hui une inconnue consid\u00e9rable de la crise g\u00e9n\u00e9rale, o\u00f9 des prolongements extr\u00eames, comme l&rsquo;une ou l&rsquo;autre fuite en avant, une extension du conflit, des ruptures au sein du bloc BAO, etc., ne doivent pas \u00eatre exclues. <\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 20 avril 2011 \u00e0 14H42<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Malgr\u00e9 des composants de base assez classiques pour notre \u00e9poque fort agit\u00e9e, la crise libyenne a \u00e9volu\u00e9 en une crise qui a fort peu d&rsquo;\u00e9quivalent. Il s&rsquo;agit essentiellement de la confusion extr\u00eame qui la caract\u00e9rise et des positions extr\u00eames certes souvent officieuses mais qui s&rsquo;affirment de plus en plus, beaucoup plus \u00e0 partir de points&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[10859,3228,8294,2651,398,11053,10891,584,3270,4590,3014,2609],"class_list":["post-72940","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bloc-notes","tag-chaine","tag-crise","tag-crisique","tag-du","tag-europe","tag-humanitariste","tag-kadhafi","tag-otan","tag-radicalisme","tag-sarkozy","tag-systeme","tag-ue"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/72940","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=72940"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/72940\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=72940"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=72940"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=72940"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}