{"id":73002,"date":"2011-05-13T05:38:09","date_gmt":"2011-05-13T05:38:09","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2011\/05\/13\/notes-sur-le-scelerat-president-ddecrisis\/"},"modified":"2011-05-13T05:38:09","modified_gmt":"2011-05-13T05:38:09","slug":"notes-sur-le-scelerat-president-ddecrisis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2011\/05\/13\/notes-sur-le-scelerat-president-ddecrisis\/","title":{"rendered":"Notes sur le \u201csc\u00e9l\u00e9rat-Pr\u00e9sident\u201d (<em>dde.crisis<\/em>)"},"content":{"rendered":"<p><h2>Notes sur le \u00ab\u00a0sc\u00e9l\u00e9rat-Pr\u00e9sident\u00a0\u00bb (<em>dde.crisis<\/em>)<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Le num\u00e9ro dat\u00e9 du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.edde.eu\/publication-ddecrisis_du_10_mai_2011.html\">10 mai 2011<\/a> de <em>dde.crisis<\/em> est cette fois consacr\u00e9 \u00e0 un personnage. Celui que nous nommons, par r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une citation de Joseph de Maistre, le \u00ab\u00a0sc\u00e9l\u00e9rat-Pr\u00e9sident\u00a0\u00bb n&rsquo;est bien entendu autre que le pr\u00e9sident fran\u00e7ais Nicolas Sarkozy ; on l&rsquo;aura reconnu \u00e9galement, \u00e9ventuellement, comme \u00ab\u00a0Sarko\u00a0\u00bb, tout simplement.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>(Pour information, la r\u00e9f\u00e9rence de Joseph de Maistre, extraite de <em>Consid\u00e9rations sur la France<\/em>, de 1796, avec le mot important pour ce cas, soulign\u00e9 en gras par nous : &laquo;<em>On a remarqu\u00e9, avec grande raison, que la r\u00e9volution fran\u00e7aise m\u00e8ne les hommes plus que les hommes la m\u00e8nent. Cette observation est de la plus grande justesse&#8230;<\/em> [&#8230;] <em>Les<\/em> <strong><em>sc\u00e9l\u00e9rats<\/em><\/strong> <em>m\u00eames qui paraissent conduire la r\u00e9volution, n&rsquo;y entrent que comme de simples instruments ; et d\u00e8s qu&rsquo;ils ont la pr\u00e9tention de la dominer, ils tombent ignoblement.<\/em>&raquo; A la lumi\u00e8re de cette citation, on justifie le choix de l&rsquo;expression forg\u00e9e pour la cause : \u00ab\u00a0sc\u00e9l\u00e9rat\u00a0\u00bb d&rsquo;abord, \u00ab\u00a0Pr\u00e9sident\u00a0\u00bb ensuite, car le chose principale dans ce cas et dans son cas est bien d&rsquo;\u00eatre un sc\u00e9l\u00e9rat \u00e0 la mode maistrienne.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mais, parlant de Sarkozy, naturellement nous parlons de la France, &ndash; mais est-ce vraiment \u00ab\u00a0naturellement\u00a0\u00bb  qu&rsquo;il faut dire ? Nous en parlons d&rsquo;une fa\u00e7on qui nous est ch\u00e8re, plus m\u00e9tahistorique qu&rsquo;habituelle, en observant que ce pays traverse une phase singuli\u00e8re. (Pour autant, \u00ab\u00a0singuli\u00e8re\u00a0\u00bb ne signifie pas inhabituelle, &ndash; apr\u00e8s tout.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>La France, qui est grande comme chacun sait sans savoir vraiment comment (la \u00ab\u00a0Grande Nation\u00a0\u00bb), la France est \u00e9galement inf\u00e2me, \u00e0 l&rsquo;image sautillante de son actuel Pr\u00e9sident ; c&rsquo;est cette dualit\u00e9 \u00e9trange qui, chez elle, ne cesse de fasciner ; plus encore, cette dualit\u00e9 ne devrait cesser de fasciner ses enfants, s&rsquo;ils \u00e9taient cons\u00e9quents avec eux-m\u00eames. Sans doute est-il \u00e9crit qu&rsquo;il est difficile d&rsquo;\u00eatre Fran\u00e7ais et d&rsquo;\u00eatre cons\u00e9quent avec soi-m\u00eame lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de la France.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Inf\u00e2me comme elle est, grande comme elle pourrait et devrait \u00eatre, il est assur\u00e9 que la France a un r\u00f4le de premier plan \u00e0 tenir dans la tragi-com\u00e9die qui fait basculer notre civilisation, voire notre univers lui-m\u00eame. On peut \u00eatre s&ucirc;r que, nolens volens, pour le meilleur ou pour le pire, elle le tiendra parce qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas de choix \u00e0 cet \u00e9gard, comme toute son histoire le montre.<\/em> [&hellip;] <em>La tragi-com\u00e9die libyenne illustre bien cela, plus d&rsquo;ailleurs dans les circonstances, dans les incidences, dans les machinations alentour et autour, que dans l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement qui est rapidement r\u00e9duit au stade de l&rsquo;insignifiance d&rsquo;un chaos qui semble se complaire dans tous les signes de l&rsquo;absurde. Mieux encore : on ne parvient pas \u00e0 prendre position dans cette affaire libyenne, sans doute le premier cas aussi clair o&ugrave; rien, absolument rien n&rsquo;est clair en aucune fa\u00e7on ; une sorte d'\u00a0\u00bbobscure clart\u00e9\u00a0\u00bb ou de clair-obscur postmoderne, un oxymore de crise o&ugrave; tout invite \u00e0 consid\u00e9rer les attendus et les \u00e9v\u00e9nements en marge, et les indications que tout cela nous donnerait pour les choses cach\u00e9es.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>C&rsquo;est dire que la Libye n&rsquo;est ici que pr\u00e9texte, comme le sont et le seront d&rsquo;autres circonstances, pour atteindre la question qui nous occupe essentiellement, qui est l&rsquo;\u00e9tat de la France, sa position, ses conceptions, ses agitations, alors qu&rsquo;elle se trouve au c&oelig;ur d&rsquo;une de ces phases d&rsquo;indignit\u00e9&hellip;<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3>Personnage secondaire<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>La France devenue inf\u00e2me, comme elle est grande en d&rsquo;autres situations, c&rsquo;est Sarkozy, le \u00ab\u00a0sc\u00e9l\u00e9rat-Pr\u00e9sident\u00a0\u00bb, qui en est n\u00e9cessairement le guide (on veut dire, comme un guide vous conduit dans un mus\u00e9e pour vous instruire de la chose). C&rsquo;est lui qui porte les fils et le moteur de cette situation de type m\u00e9tahistorique, ce qu&rsquo;on voudrait d\u00e9signer dans son chef abominable comme une responsabilit\u00e9s fondamentale mais qui n&rsquo;est pas de ce cas avec ce personnage dont la faiblesse et la bassesse interdisent les grandes trahisons qui font les vilenies \u00e0 mesure.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Selon une vision classique de la grande fonction qu&rsquo;il occupe, cet homme ne convenait pas ; non qu&rsquo;il f&ucirc;t mauvais ou d\u00e9testable, non, simplement il ne convient pas. Il est si peu ce qu&rsquo;il doit \u00eatre que tous ses gestes, ses attitudes et ses actes sonnent faux ; la politique suit, ou bien m\u00eame, le pr\u00e9c\u00e8de. Pour autant, accordons-lui la vertu d&rsquo;\u00eatre un \u00ab\u00a0d\u00e9monstrateur\u00a0\u00bb : gr\u00e2ce \u00e0 lui, nous savons o&ugrave; nous en sommes. Le \u00ab\u00a0personnage secondaire\u00a0\u00bb a mis en \u00e9vidence, au travers de l&rsquo;abaissement de la France, l&rsquo;infamie du Syst\u00e8me qui y pousse et auquel il contribue essentiellement.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pour le reste, la France a l&rsquo;habitude.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>Certains, dont nous f&ucirc;mes sans nul doute, avan\u00e7ait la conception qu&rsquo;une si haute fonction<\/em> [la pr\u00e9sidence] <em>ainsi mise en jeu, et qui reviendrait \u00e0 Sarkozy, allait le transformer parce qu&rsquo;elle-m\u00eame sacralis\u00e9e, devenant n\u00e9cessairement sacralisatrice. L&rsquo;homme, qu&rsquo;on savait assez bas, serait \u00e9lev\u00e9 par la fonction, dans l&rsquo;acte de transmutation le plus g\u00e9n\u00e9reux et le plus riche qu&rsquo;on puisse imaginer. Au total, le r\u00e9sultat fut que non, la transmutation ne se fit pas.<\/em> [&hellip;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Au contraire, en \u00e9chouant dans sa tentative naturelle, l&rsquo;op\u00e9ration de sacralisation a d\u00e9bouch\u00e9 sur une formidable s\u00e9paration entre l&rsquo;homme et la fonction; d&rsquo;o&ugrave; d\u00e9coule le constat que la direction de la France fonctionne toujours selon la doctrine des \u00ab\u00a0deux corps du Roi\u00a0\u00bb ; si le corps terrestre faillit, il est s\u00e9par\u00e9 du corps sacralis\u00e9 et laiss\u00e9 \u00e0 ses aventures personnelles. La fonction, elle, \u00e9quivalente de notre \u00e9poque du \u00ab\u00a0corps sacralis\u00e9\u00a0\u00bb, prend ses distances et s&rsquo;installe dans son univers haut d&rsquo;o&ugrave; elle regarde une nation d\u00e9sormais sans chef, sans t\u00eate, c&rsquo;est-\u00e0-dire sans \u00e2me. C&rsquo;est l\u00e0 la trag\u00e9die fran\u00e7aise actuelle.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Cela ne doit pas nous angoisser outre mesure. Comme nous l&rsquo;avons d\u00e9j\u00e0 observ\u00e9, la France sait \u00eatre grande ou inf\u00e2me, voire grande et inf\u00e2me parall\u00e8lement&hellip;<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3>L&rsquo;homme qui est notre Grand Educateur<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Nous faisons de Sarko \u00ab\u00a0notre Grand Educateur\u00a0\u00bb, comme Mao \u00e9tait, dans son temps, \u00ab\u00a0le Grand Timonier\u00a0\u00bb. C&rsquo;est-\u00e0-dire que la position de Sarko, le fait m\u00eame de se trouver l\u00e0 o&ugrave; il se trouve, \u00e0 ce moment m\u00eame de notre Histoire, \u00e9claire effectivement l&rsquo;Histoire et lui donne toute sa signification.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;existence et la pr\u00e9sence de Sarkozy en \u00ab\u00a0sc\u00e9l\u00e9rat-Pr\u00e9sident\u00a0\u00bb sont un profond enseignement sur l&rsquo;intensit\u00e9 de la crise qui touche la France, comme cette crise touche la civilisation devenue \u00ab\u00a0contre-civilisation\u00a0\u00bb et le reste. Comme il y avait avant une \u00ab\u00a0mesure de la France\u00a0\u00bb lorsqu&rsquo;on parlait de sa gloire, Sarko est \u00ab\u00a0une mesure de la Crise en France\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>&hellip;Il l&rsquo;ignore sans doute, ou peut-\u00eatre pas apr\u00e8s tout, mais de ce point de vue d&rsquo;\u00e9veilleur des consciences il tient son rang ; nul besoin pour cela de grandes d\u00e9monstrations ou de d\u00e9nonciations furieuses de son comportement ; \u00e9tant ce qu&rsquo;il est, il parle \u00e0 nos psychologies enflamm\u00e9es par les tumultes de nos temps m\u00e9tahistoriques, pour leur confirmer que nous y sommes bien, que le tumulte qui nous assourdit ne doit pas nous rendre sourd et qu&rsquo;il s&rsquo;agit bien du tumulte de la crise ultime ; il n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire, pour le temps qui court, que nous r\u00e9alisions cela d&rsquo;une fa\u00e7on extr\u00eamement pr\u00e9cise, du moment que nos psychologies sont touch\u00e9es et impr\u00e9gn\u00e9es comme elles le sont&#8230; Cet homme que ses adversaires aiment souvent accuser d&rsquo;\u00eatre le prince du mensonge, nous dit paradoxalement la<\/em> <strong><em>v\u00e9rit\u00e9<\/em><\/strong> <em>du monde, en \u00e9tant ce qu&rsquo;il est, l\u00e0 o&ugrave; il est. Sa pr\u00e9sence nous r\u00e9v\u00e8le la profondeur de la Grande Crise qui nous frappe tous, la France, la civilisation et le Syst\u00e8me dont il est lui-m\u00eame un produit, ainsi parfait \u00e9claireur de cette m\u00eame crise que nous devinons tous. Il est le vivant exemple de la d\u00e9marche m\u00e9taphysique qu&rsquo;il nous faut entreprendre, o&ugrave; notre seule r\u00e9f\u00e9rence s&ucirc;re est la bassesse.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3>L&rsquo;homme qui d\u00e9crit le Syst\u00e8me<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>De m\u00eame Sarkozy doit-il \u00eatre tenu comptable d&rsquo;une autre vertu, qui est celle de nous r\u00e9v\u00e9ler le Syst\u00e8me, ou, plut\u00f4t, de nous confirmer par son existence, son activit\u00e9 et son \u00eatre m\u00eame, l&rsquo;existence, l&rsquo;activit\u00e9 et l&rsquo;\u00eatre m\u00eame du Syst\u00e8me. Il est une r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 cet \u00e9gard, vers laquelle on peut se tourner. Cela ne signifie en aucune fa\u00e7on que nous jugions ce \u00ab\u00a0sc\u00e9l\u00e9rat-Pr\u00e9sident\u00a0\u00bb mauvais en soi. (&laquo;<em>Ce \u00ab\u00a0sc\u00e9l\u00e9rat-Pr\u00e9sident\u00a0\u00bb confirme largement que le Mal ne touche que secondairement et indirectement l&rsquo;\u00eatre humain, qu&rsquo;il n&rsquo;en est en aucune fa\u00e7on la substance ou une partie de sa substance, que l&rsquo;\u00eatre humain y c\u00e8de par faiblesse, maladresse, inattention, vanit\u00e9, &ndash; oh, certes, la vanit\u00e9 plus que tout au monde&hellip;<\/em>&raquo;)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&hellip;Cela signifie plus simplement qu&rsquo;il est l&rsquo;indication m\u00eame de l&rsquo;existence du Syst\u00e8me, et, par cette pr\u00e9sence et par son comportement, qu&rsquo;il est une inspiration pour la description du Syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>Nous sommes enferm\u00e9s dans un Syst\u00e8me universel, parfaitement \u00e9tanche pour les fonctions organiques et de fermentation courantes, pour les d\u00e9marches de l&rsquo;influence, de la tromperie, pour le persiflage des psychologies et ainsi de suite. Nous avons d\u00e9velopp\u00e9 l&rsquo;hypoth\u00e8se de sa situation d&rsquo;\u00eatre la \u00ab\u00a0source de tous les maux\u00a0\u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire la manifestation organis\u00e9e et dynamique du Mal pour nos \u00e9v\u00e9nements terrestres (toujours notre \u00ab\u00a0dde.crisis\u00a0\u00bb du 10 septembre 2010), et nous ne pouvons que la renforcer, la confirmer chaque jour. Du fait de notre enfermement d&rsquo;une pr\u00e9cision herm\u00e9tique dans ce Syst\u00e8me, il s&rsquo;ensuit que la seule r\u00e9f\u00e9rence s&ucirc;re dont nous disposons est bien celle du Mal, et que, pour avoir acc\u00e8s au Bien, pour Le retrouver et Le red\u00e9finir, il nous faudra d&rsquo;abord briser ce Syst\u00e8me et comprendre \u00e0 partir de ce qu&rsquo;il est ce qui n&rsquo;est pas le Bien ; ainsi en est-il de sa paradoxale vertu, \u00e0 ce Syst\u00e8me, qui est la seule voie que nous tenions pour changer et hausser notre destin, en le d\u00e9truisant, lui le Mal absolu&#8230; C&rsquo;est certainement dans ce contexte qu&rsquo;il faut consid\u00e9rer l&rsquo;utilit\u00e9 p\u00e9dagogique, voire la vertu p\u00e9dagogique du \u00ab\u00a0sc\u00e9l\u00e9rat-Pr\u00e9sident\u00a0\u00bb si parfaitement du Syst\u00e8me, comme on dit \u00ab\u00a0\u00eatre bien de son temps\u00a0\u00bb.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3>Sarko et l&rsquo;aventure libyenne<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Passons maintenant \u00e0 l&rsquo;affaire libyenne, puisque cette affaire constitue l&rsquo;argument, le livret sur lequel on interpr\u00e8te aujourd&rsquo;hui l&rsquo;exercice de sa fonction par le \u00ab\u00a0sc\u00e9l\u00e9rat-Pr\u00e9sident\u00a0\u00bb. L&rsquo;affaire libyenne, dans sa conception, dans sa manufacture, dans ses caract\u00e8res, dans la perception qu&rsquo;on en a, repr\u00e9sente, pour la France l\u00e0 o&ugrave; elle se trouve, tout ce que la France comme on doit la concevoir ne peut \u00eatre et ne peut faire. Dans l&rsquo;affaire libyenne, la France est la n\u00e9gation d&rsquo;elle-m\u00eame.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On n&rsquo;en fera pas une critique g\u00e9opolitique, humanitariste, id\u00e9ologique, etc., car cette affaire ne pr\u00eate le flanc \u00e0 aucune critique rationnelle et sectorielle. Elle est en soi, par substance et par essence dirait-on, une aberration, et c&rsquo;est bien la France qui en a fait une aberration. Elle est une image du monde de la Grande Crise et de la crise eschatologique, o&ugrave; le jugement ne peut plus s&rsquo;arr\u00eater au politique mais concerner la substance du monde emprisonn\u00e9 par le Syst\u00e8me et la subversion compl\u00e8te de son essence, sa \u00ab\u00a0contre-essence\u00a0\u00bb en un sens, qui est celui du sens retourn\u00e9 dans sa signification en une marche vers l&rsquo;entropie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Sans \u00eatre ni machiav\u00e9lique, ni comploteur, ni rien de cela puisque sa perspective se r\u00e9duit n\u00e9cessairement \u00e0 l&rsquo;imm\u00e9diatet\u00e9 et aux sch\u00e9mas convenus, Sarko a conduit la France dans ce pi\u00e8ge. Sans nulle conscience, cela, ni gu\u00e8re de responsabilit\u00e9, en jouet d&rsquo;une \u00e9poque qui le d\u00e9passe et l&#8217;emporte, et dont il n&rsquo;a nulle conscience.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En fait, Sarko voulait faire du G20, dont il assume la pr\u00e9sidence en 2011, l&rsquo;outil de son affirmation internationale en 2011, et de la \u00ab\u00a0reconqu\u00eate\u00a0\u00bb d&rsquo;un pouvoir dont il croit qu&rsquo;il est continuellement \u00ab\u00a0\u00e0 conqu\u00e9rir\u00a0\u00bb comme l&rsquo;on fait des sondages ou comme l&rsquo;on va au casino. Il s&rsquo;imaginait qu&rsquo;il referait le \u00ab\u00a0coup\u00a0\u00bb de 2008, o&ugrave; sa pr\u00e9sidence de l&rsquo;UE (juillet-d\u00e9cembre) fut une p\u00e9riode excellente pour lui, o&ugrave; il assura effectivement un bon rang et une grande efficacit\u00e9 au nom de la politique de la France.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>Il y a dans ces calculs, dont on comprend le soubassement comptable, un singulier manque d&rsquo;int\u00e9r\u00eat pour l&rsquo;essence m\u00eame de la trag\u00e9die qu&rsquo;est l&rsquo;Histoire, et sans mesurer combien les temps changent si vite et si bien. Si la campagne de la pr\u00e9sidence de l&rsquo;UE avait \u00e9t\u00e9 une r\u00e9ussite, la chose ne pouvait se renouveler pour le G20 en 2011. Entretemps, la dimension tragique dont on parle s&rsquo;\u00e9tait elle-m\u00eame transmut\u00e9e \u00e0 la mesure de la contraction du temps dont on a parl\u00e9, et la trag\u00e9die \u00e9tait pass\u00e9e du champ des pr\u00e9occupations humaines (\u00e9ventuellement \u00e0 mesure du continent europ\u00e9en) \u00e0 celles, devenues compl\u00e8tement eschatologiques, d&rsquo;un univers soudain confront\u00e9 \u00e0 cette dynamique de crise que nous avons baptis\u00e9e \u00ab\u00a0cha&icirc;ne crisique\u00a0\u00bb (voir \u00ab\u00a0dde.crisis\u00a0\u00bb du 10 mars 2011). Par essence, la trag\u00e9die de l&rsquo;Histoire n&rsquo;est pas une mati\u00e8re fix\u00e9e qu&rsquo;on peut gager et sur laquelle on peut escompter des rentes ; c&rsquo;est une mati\u00e8re investie de l&rsquo;esprit des choses de l&rsquo;Histoire, absolument dynamique, palpitante de ce r\u00e9cit en apparence incompr\u00e9hensible qu&rsquo;elle a pour devoir d&rsquo;\u00e9lever en m\u00eame temps qu&rsquo;elle-m\u00eame.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>On attendait le G20, et la cha&icirc;ne crisique vint&hellip;<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3>BHL-Sarko, l&rsquo;homme-Syst\u00e8me<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;On conna&icirc;t les circonstances qui conduisirent \u00e0 l&rsquo;engagement, avec BHL institu\u00e9 strat\u00e8ge spirituel de la chose, tra\u00e7ant les plans de sa <em>blitzkrieg<\/em> humanitaire sur la table qui lui est assign\u00e9e au Caf\u00e9 de Flore. Le d\u00e9risoire du cas est bien connu et, pour saluer BHL, on le d\u00e9finira par une formule r\u00e9duite \u00e0 deux qualificatifs, sans le sujet qui aurait pu indiquer une quelconque vision structurante : l&rsquo;homme est un \u00ab\u00a0d\u00e9risoire flamboyant\u00a0\u00bb, puisqu&rsquo;il faut bien ajouter \u00e0 sa fa\u00e7on d&rsquo;\u00eatre la superbe de sa chevelure. &laquo;<em>God is dead but my hair is perfect<\/em>&raquo; (\u00ab\u00a0Dieu est mort mais ma chevelure est parfaite\u00a0\u00bb), lui fait dire le New York <em>Times<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ainsi les deux hommes vont-ils &oelig;uvrer en ma&icirc;tre du syst\u00e8me de la communication, pour pr\u00e9cipiter l&rsquo;aventure libyenne. Ils r\u00e9ussiront au-del\u00e0 de tout ce qu&rsquo;on pouvait en esp\u00e9rer. BHL, le strat\u00e8ge de l&rsquo;entropie du monde dont il ignore tout, en arrive \u00e0 s&rsquo;identifier, \u00e0 s&rsquo;int\u00e9grer dans Sarko. Les deux, tous deux \u00e9galement et \u00e9trangement priv\u00e9s de la vilenie dont une fureur si compr\u00e9hensible voudrait les accabler, ne font plus qu&rsquo;un.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>BHL &laquo;<em>est soumis \u00e0 l&rsquo;arch\u00e9type du \u00ab\u00a0dernier homme\u00a0\u00bb de Nietzsche, c&rsquo;est-\u00e0-dire soumis \u00e0 l&#8217;empire de la mati\u00e8re derri\u00e8re le faux nez poudr\u00e9 de l&rsquo;intellectualisme. Sa corruption psychologique est telle qu&rsquo;il laisse le mal (la mati\u00e8re) r\u00e9gler sa spiritualit\u00e9. Il r\u00e9pond \u00e0 cette observation de Schiller, non comme le sujet mais comme la victime que d\u00e9crit Schiller: \u00ab\u00a0Celui qui est un peu familier avec les myst\u00e8res du mal (qu&rsquo;on doit ignorer par le c&oelig;ur mais non par la t\u00eate), celui-l\u00e0 sait que la plus haute corruption est en m\u00eame temps la plus spirituelle.\u00a0\u00bb C&rsquo;est la faiblesse de BHL qui le conduit \u00e0 cet \u00e9tat. Pendant la p\u00e9riode consid\u00e9r\u00e9e (5-20 mars 2011), il va parfaitement s&rsquo;int\u00e9grer \u00e0 Sarko, caract\u00e9ris\u00e9 par les m\u00eames faiblesses, \u00e0 ce point qu&rsquo;on peut parler de BHO-Sarko comme d&rsquo;une seule personne, &ndash; l&rsquo;homme-Syst\u00e8me par d\u00e9finition, qui a perdu toute r\u00e9f\u00e9rence susceptible de le changer en \u00e9cartant le sortil\u00e8ge.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Ivre d&rsquo;une narrative humanitariste relevant de cette corruption psychologique et spirituelle, ces hommes ont \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 la r\u00e9gulation de ce qu&rsquo;il leur restait de raison. Ils sont devenus<\/em> <strong><em>totalement<\/em><\/strong> <em>des jouets de courants qui les d\u00e9passent. Ils n&rsquo;<\/em><strong><em>entendent<\/em><\/strong> <em>rien \u00e0 la situation du monde sinon \u00e0 vocif\u00e9rer pour se faire entendre, pour que cette situation ressemble \u00e0 ce qu&rsquo;ils en attendent et qu&rsquo;elle produise les effets qu&rsquo;ils en exigent&#8230; En ce sens, ils ne font plus partie de ce monde, ayant servi, comme \u00ab\u00a0sc\u00e9l\u00e9rats\u00a0\u00bb notoires, \u00e0 la t\u00e2che qu&rsquo;on attendait d&rsquo;eux ; depuis, pr\u00eats \u00e0 \u00eatre jet\u00e9s lorsqu&rsquo;ils auront fini de servir&#8230;<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3>L&rsquo;homme de la \u00ab\u00a0contre-providence\u00a0\u00bb<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Revenons \u00e0 l&rsquo;utilit\u00e9 du \u00ab\u00a0sc\u00e9l\u00e9rat-Pr\u00e9sident\u00a0\u00bb, car ce trait domine tous les autres : l&rsquo;homme n&rsquo;est pas sans utilit\u00e9. Cette fois, il s&rsquo;agit de la France et du constat que la pr\u00e9sence et l&rsquo;action du \u00ab\u00a0sc\u00e9l\u00e9rat-Pr\u00e9sident\u00a0\u00bb font en sorte d&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rer la crise en France, qui est la manifestation fran\u00e7aise de la Grande Crise terminale. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une crise ind\u00e9finie, immense, comme un malaise cosmique qui saisit et enrobe toute la France, loin et bien au-dessus des crises classiques et sectorielles que le Syst\u00e8me a pris l&rsquo;habitude de susciter pour dissimuler le principal et l&rsquo;essentiel par le jeu de l&rsquo;accessoire. Au contraire, gr\u00e2ce \u00e0 Sarko, la France en vient au principal et \u00e0 l&rsquo;essentiel.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Par cons\u00e9quent, le jugement qu&rsquo;on porte sur lui est n\u00e9cessairement ambigu\u00eb et surprenant. Sarko est peut-\u00eatre une sorte d'\u00a0\u00bbhomme providentiel\u00a0\u00bb, comme l&rsquo;on dire d&rsquo;une providence qui serait la d\u00e9monstration que ce qu&rsquo;on nomme la providence dans ce contexte actuel de crise ultime est n\u00e9cessairement l&rsquo;identification de ce qu&rsquo;on nommerait une \u00ab\u00a0contre-providence\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>Mais nous sommes dans l&rsquo;\u00e9poque d\u00e9cisive. La pr\u00e9sence du \u00ab\u00a0sc\u00e9l\u00e9rat-Pr\u00e9sident\u00a0\u00bb dans le lieu de la transcendance repr\u00e9sente \u00e9videmment le signe de cet aspect d\u00e9cisif, de confrontation entre mati\u00e8re et esprit. De ce point de vue, sa position est une sorte de \u00ab\u00a0divine surprise\u00a0\u00bb, dans la mesure o&ugrave; elle ne dissimule plus rien des v\u00e9ritables enjeux, &ndash; en France, certes, mais dans le reste \u00e9galement, dans toute notre \u00ab\u00a0contre-civilisation\u00a0\u00bb&hellip;<\/em> [&hellip;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Par cons\u00e9quent, l&rsquo;ascension de Sarko jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;on nomme, aujourd&rsquo;hui, avec une certaine d\u00e9rision autoris\u00e9e, la \u00ab\u00a0fonction supr\u00eame\u00a0\u00bb, porte en elle un caract\u00e8re d&rsquo;in\u00e9luctabilit\u00e9.<\/em> [&hellip;L]<em>e sujet est<\/em> [&hellip;] <em>devenu le d\u00e9monstrateur de l&rsquo;application catastrophique du courant d\u00e9structurant, du \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la mati\u00e8re\u00a0\u00bb, du service du Syst\u00e8me. Le malaise qui est apparu alors en France, &ndash; la population servant de r\u00e9v\u00e9lateur de l&rsquo;humeur de l&rsquo;entit\u00e9 qu&rsquo;est la France sans n\u00e9cessairement le r\u00e9aliser, &ndash; ce malaise est devenu essentiel, fondamental, compl\u00e8tement inexplicable dans ses fondements par la raison et par les enqu\u00eates d&rsquo;opinion, &ndash; excellent indice \u00e0 cet \u00e9gard. Sarkozy avait pour mission de nous r\u00e9v\u00e9ler le pot aux roses : nous sommes dans la Grande Crise fondamentale. \u00ab\u00a0Mission accomplished\u00a0\u00bb.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3>Le \u00ab\u00a0messager de la crise\u00a0\u00bb<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Concluons donc par la description de ce que nous avions sugg\u00e9r\u00e9. Sarkozy, l\u00e0 o&ugrave; il se trouve, et ce qu&rsquo;il y fait, et comme il le fait, remplit la fonction fondamentale, &ndash;apr\u00e8s celle de Grand Educateur, &ndash; de \u00ab\u00a0messager de la crise\u00a0\u00bb. Il est l&rsquo;homme qui, par sa bassesse, par son infamie par faiblesse, nous <strong>avertit<\/strong> sans la moindre zone d&rsquo;ombre dans la description du d\u00e9sastre. Avec lui et apr\u00e8s lui, nous ne pouvons plus douter de rien \u00e0 cet \u00e9gard&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Cela est bel et bon. Il est en effet inutile de geindre sur ce que la France perd avec lui, parce qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, la France, ni personne d&rsquo;ailleurs, n&rsquo;a plus rien \u00e0 gagner dans un univers enferm\u00e9 dans le Syst\u00e8me et pr\u00e9cipit\u00e9 dans le d\u00e9sordre universel par la crise du Syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>Rien n&rsquo;a pu emp\u00eacher Sarko, le \u00ab\u00a0sc\u00e9l\u00e9rat-Pr\u00e9sident\u00a0\u00bb d&rsquo;en arriver l\u00e0 o&ugrave; il se trouve, la France avec lui, et il y a dans ce fait le puissant enseignement que cette circonstance (l&rsquo;arriv\u00e9e de Sarko et le reste) \u00e9tait in\u00e9luctable et devait \u00eatre accomplie. Dans ce sens, il importe de remercier Sarko parce que, avec lui, aucune ambigu\u00eft\u00e9 ne subsiste sur le sens de la chose&hellip;<\/em> [&hellip;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Sarko, donc, \u00ab\u00a0messager de la crise\u00a0\u00bb, &ndash; ou, plut\u00f4t, de la Grande Crise centrale et terminale, appliqu\u00e9e dans ce cas \u00e0 la France, comme dans d&rsquo;autres pays et contr\u00e9es, mais d&rsquo;une fa\u00e7on bien plus \u00e9clatante parce que c&rsquo;est la France, avec la constance de son r\u00f4le m\u00e9tahistorique, et que, dans ce cas, l&rsquo;affrontement sera consid\u00e9rable. Tout cela signifie sans aucun doute que la France, comme d&rsquo;autres pays ou entit\u00e9s significatives, approche tr\u00e8s rapidement des conditions de sa crise fondamentale, parfaitement inscrite dans la dynamique de la Grande Crise g\u00e9n\u00e9rale. Les conditions de cette conflagrations nous sont, bien entendu, inconnues, et il serait vain de tenter de les pr\u00e9voir, sinon de les deviner&hellip;<\/em>&raquo;<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Notes sur le \u00ab\u00a0sc\u00e9l\u00e9rat-Pr\u00e9sident\u00a0\u00bb (dde.crisis) Le num\u00e9ro dat\u00e9 du 10 mai 2011 de dde.crisis est cette fois consacr\u00e9 \u00e0 un personnage. Celui que nous nommons, par r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une citation de Joseph de Maistre, le \u00ab\u00a0sc\u00e9l\u00e9rat-Pr\u00e9sident\u00a0\u00bb n&rsquo;est bien entendu autre que le pr\u00e9sident fran\u00e7ais Nicolas Sarkozy ; on l&rsquo;aura reconnu \u00e9galement, \u00e9ventuellement, comme \u00ab\u00a0Sarko\u00a0\u00bb, tout&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[3417,10859,8294,8254,2687,6902,5925,4590],"class_list":["post-73002","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-analyse","tag-bhl","tag-chaine","tag-crisique","tag-dde-crisis","tag-france","tag-libye","tag-sarko","tag-sarkozy"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73002","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=73002"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73002\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=73002"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=73002"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=73002"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}