{"id":73003,"date":"2011-05-13T09:42:06","date_gmt":"2011-05-13T09:42:06","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2011\/05\/13\/vive-les-banques-a-bas-les-grecs\/"},"modified":"2011-05-13T09:42:06","modified_gmt":"2011-05-13T09:42:06","slug":"vive-les-banques-a-bas-les-grecs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2011\/05\/13\/vive-les-banques-a-bas-les-grecs\/","title":{"rendered":"Vive les banques, \u00e0 bas les Grecs!"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article2\">Vive les banques, \u00e0 bas les Grecs!<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\tOn trouve sous ce titre surprenant, dans un blog publi\u00e9 par le journal financier Challenges, sign\u00e9 par un gestionnaire de fonds d&rsquo;investissement, un (<a href=\"http:\/\/strategies.blogs.challenges.fr\/archive\/2011\/05\/09\/vive-les-banques-a-bas-les-grecs.html\" class=\"gen\">article<\/a> qui met en cause avec virulence le r\u00f4le excessif des banques dans la conduite des  politiques europ\u00e9ennes, et l&rsquo;appui qu&rsquo;elles re\u00e7oivent de la part des gouvernements nationaux et des institutions de l&rsquo;Union, incluant la Banque centrale europ\u00e9enne. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNotre premi\u00e8re r\u00e9action est d&rsquo;approuver sans r\u00e9serves  les propos de l&rsquo;auteur, \u00e0 commencer par l&rsquo;en-t\u00eate de l&rsquo;article: \u00ab La Gr\u00e8ce ploie sous un fardeau insupportable de pr\u00eats accord\u00e9s g\u00e9n\u00e9reusement par des banques notamment allemandes, mais d\u00e8s que l&rsquo;on ose parler de restructuration, c&rsquo;est un toll\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral. Du premier ministre grec au pr\u00e9sident de la BCE, du commissaire europ\u00e9en aux Affaires \u00e9conomiques et mon\u00e9taires au directeur g\u00e9n\u00e9ral du FMI, les int\u00e9gristes de la finance font haro sur les impies qui osent envisagerde faire perdre de l&rsquo;argent aux banques. On pourrait, certainement \u00e0 tort, en conclure que la priorit\u00e9 absolue de la politique des banques centrales et des \u00e9tats europ\u00e9ens est de sauver les banques \u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab Car les pertes des banques sont bien l&rsquo;unique obstacle devant une restructuration. Il vaut mieux faire ployer la Gr\u00e8ce sous le poids de sa dette, \u00e9trangler son \u00e9conomie et bloquer sa croissance par un plan de rigueur brutal , obliger les Grecs modestes, fonctionnaires ou salari\u00e9s du priv\u00e9 \u00e0 se serrer la ceinture ou \u00e0 rester au ch\u00f4mage, plut\u00f4t que d&rsquo;\u00e9corner m\u00eame de fa\u00e7on minimale la situation financi\u00e8re des banques grecques ou \u00e9trang\u00e8res qui ont all\u00e8grement pr\u00eat\u00e9 \u00e0 la Gr\u00e8ce. Bel exemple de \u00ab hasard moral \u00bb : les cons\u00e9quences des imprudences des banques sont pay\u00e9s par d&rsquo;autres, ce qui va encourager les banque \u00e0 l&rsquo;imprudence&#8230;.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab C&rsquo;est normal, disent les experts : des pertes importantes dans les banques europ\u00e9ennes feraient courir un risque \u00ab syst\u00e9mique \u00bb \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie europ\u00e9enne Ah bon ? Quel risque syst\u00e9mique ? Les difficult\u00e9s voire la faillite de quelques banques auraient bien s\u00fbr un impact sur le bonus ou l&#8217;emploi des dirigeants de ces banques. Mais en coupant les branches malades du syst\u00e8me bancaire europ\u00e9en, ne permettraient elles pas de restructurer un secteur inefficace, ne laissant subsister que les banques les plus productives et les mieux g\u00e9r\u00e9es ? \u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAvec un peu de recul, que penser des affirmations qui pr\u00e9c\u00e8dent? <\/p>\n<h3>Que signifie exactement le terme de \u00ab\u00a0restructuration de la dette\u00a0\u00bb?<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tQuant il s&rsquo;agit des dettes des particuliers, on d\u00e9signe par cette expression  l&rsquo;op\u00e9ration par laquelle une banque ou un organisme financier reprend \u00e0 son compte une ou plusieurs dettes pesant sur un emprunteur et auxquelles il ne peut faire face (cr\u00e9dit \u00e0 la consommation, cr\u00e9dit immobilier, cr\u00e9dit personnel, d\u00e9couvert, retard de paiement, retard d&rsquo;imp\u00f4ts, retard de charges). A cette fin, une nouvelle banque reprend \u00e0 son compte toutes les dettes du client apr\u00e8s les avoir directement rachet\u00e9es aupr\u00e8s des diff\u00e9rents organismes financier pr\u00e9teurs. Ainsi le client n&rsquo;aura plus qu&rsquo;un seul cr\u00e9dit \u00e0 rembourser, soit une seule mensualit\u00e9, aupr\u00e8s d&rsquo;un unique organisme financier. Cette technique permet de diminuer le taux d&rsquo;endettement des personnes physiques en allongeant la dur\u00e9e du pr\u00eat et en diminuant le taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat pratiqu\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans le cas de la restructuration de la dette publique grecque, plusieurs formules ont \u00e9t\u00e9  envisag\u00e9es, pouvant s&rsquo;appliquer \u00e0 la Gr\u00e8ce mais aussi \u00e0 des pays \u00e9prouvant les m\u00eames difficult\u00e9s. Une premi\u00e8re hypoth\u00e8se serait de permettre \u00e0 la Gr\u00e8ce de racheter sa propre dette  gr\u00e2ce \u00e0 des fonds allou\u00e9s par le Fonds europ\u00e9en de stabilit\u00e9 financi\u00e8re (FESF), \u00e0 des taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eats plus avantageux que ceux qu&rsquo;elle paie actuellement. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes experts du FMI ont envisag\u00e9 une autre forme de restructuration. Il faudrait dans un premier temps allonger de mani\u00e8re significative la dur\u00e9e de remboursement des emprunts d&rsquo;Etat grecs. Il pourrait \u00e9galement \u00eatre envisag\u00e9 de r\u00e9duire le montant (principal) qu&rsquo;Ath\u00e8nes doit verser \u00e0 ses cr\u00e9anciers. Ainsi le FMI pourrait \u00e9tendre de trois \u00e0 sept ans la p\u00e9riode de remboursement du pr\u00eat d&rsquo;environ 30 milliards d&rsquo;euros octroy\u00e9 \u00e0 la Gr\u00e8ce, afin de s&rsquo;aligner sur la prolongation accord\u00e9e par la zone euro \u00e0 Ath\u00e8nes pr\u00e9c\u00e9demment. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAu del\u00e0, que faire? La dette grecque \u00e9tait de l&rsquo;ordre de 340 milliards d&rsquo;euros \u00e0 la fin 2010. Sur ce montant, quelque 80 milliards d&rsquo;euros sont entre les mains de banques et de fonds, et 50 milliards sont d\u00e9tenus par la BCE. L&rsquo;Union europ\u00e9enne et le FMI ont jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent apport\u00e9 50 milliards d&rsquo;euros au pays dans le cadre d&rsquo;un plan d&rsquo;aide d&rsquo;un montant total de 110 milliards d&rsquo;euros. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe sc\u00e9nario qui serait examin\u00e9 en premier concernera un allongement de la dur\u00e9e de remboursement de la dette pouvant aller jusqu&rsquo;\u00e0 30 ans. Dans ces conditions, les cr\u00e9anciers priv\u00e9s (banques et fonds) pourraient se voir offrir de nouvelles obligations portant le m\u00eame montant que les anciennes, mais dot\u00e9es d&rsquo;une dur\u00e9e  plus longue. On pourrait aussi r\u00e9duire le montant des coupons de remboursement tout en allongeant la dur\u00e9e de ce dernier. Il y aurait perte pour les pr\u00eateurs, mais perte mod\u00e9r\u00e9e. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn pratique, rien n&rsquo;est encore pour le moment d\u00e9cid\u00e9, ni par le FMI ni par la BCE ni par le gouvernement grec. Celui-ci, par la voix de George Papaconstantinou, ministre grec des finances,  affirme que \u00ab la dette publique grecque est soutenable. Il suffirait d&rsquo;allonger les d\u00e9lais de remboursement des 110 milliards d&rsquo;euros pr\u00eat\u00e9s aux partenaires de la Gr\u00e8ce et baisser un peu encore le taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat \u00bb. Les mesures de rigueur drastiques prises par ailleurs en mati\u00e8re de d\u00e9penses publiques permettraient ainsi, selon le gouvernement, \u00e0 la Gr\u00e8ce de faire face \u00e0 ses diverses \u00e9ch\u00e9ances. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tObservons que l&rsquo;allongement des d\u00e9lais de paiement et la diminution des taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat constitueraient d\u00e9j\u00e0 une forme de restructuration, dont ne manqueront pas de se plaindre les cr\u00e9anciers priv\u00e9s. Mais ce ne sont pas eux qu&rsquo;il faut craindre dor\u00e9navant. Les mesures d&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 renforc\u00e9es d\u00e9cid\u00e9es afin de diminuer les charges de l&rsquo;Etat grec sont en train de provoquer manifestations et gr\u00e8ves de la part de la population, susceptibles de s&rsquo;amplifier d&rsquo;une fa\u00e7on inattendue dans les prochaines semaines. Certains, inspir\u00e9s de l&rsquo;exemple des \u00ab r\u00e9volutions arabes \u00bb, pensent qu&rsquo;elles pourraient d\u00e9g\u00e9n\u00e9rer en crise de r\u00e9gime. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUne restructuration de la dette souveraine de la Gr\u00e8ce continuerait donc \u00e0 s&rsquo;imposer, en des termes beaucoup plus radicaux: diminuer autoritairement les montants en capital \u00e0 rembourser, ainsi que les taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eats, afin de diminuer voire supprimer les sacrifices impos\u00e9s aux contribuables et aux citoyens. Ceci provoquerait tr\u00e8s vraisemblablement une \u00ab r\u00e9volte \u00bb des pr\u00e9teurs priv\u00e9s, banques et fonds d&rsquo;investissement dont beaucoup sont europ\u00e9ens et appuy\u00e9s par leurs gouvernements. Il en r\u00e9sulterait par voie de cons\u00e9quence et selon les propos alarmistes des agences de notation, que le gouvernement ne trouverait plus de pr\u00eateurs sur le march\u00e9 priv\u00e9. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais si la BCE se comportait comme la Fed am\u00e9ricaine, elle viendrait en soutien des Etats en rachetant leurs dettes, c&rsquo;est-\u00e0-dire en pr\u00eatant elle-m\u00eame \u00e0 ces Etats  de quoi faire face \u00e0 leurs engagements. Les Etats \u00e9chapperaient ainsi \u00e0 la \u00ab tyrannie des march\u00e9s \u00bb ou aux op\u00e9rations d&rsquo;aide int\u00e9ress\u00e9e, sous forme de rachats d&rsquo;actifs, propos\u00e9 par des pays cr\u00e9diteurs, Chine ou monarchies du Golfe. Il en r\u00e9sulterait une d\u00e9pr\u00e9ciation de l&rsquo;euro sur les march\u00e9s de change et une certaine relance, sans doute d&rsquo;ailleurs mod\u00e9r\u00e9e, des pressions inflationnistes. La mesure n&rsquo;aurait pas que des inconv\u00e9nients, car elle favoriserait les exportations europ\u00e9ennes tout en freinant les consommations- gaspillages. Cependant aujourd&rsquo;hui, la BCE ne peut pratiquer une telle politique car les Etats, ou certains d&rsquo;entre eux, notamment l&rsquo;Allemagne, refuseraient d&rsquo;engager la valeur de l&rsquo;euro au profit de gouvernements pr\u00e9sent\u00e9s comme laxistes. <\/p>\n<h3>Restructuration ou non, les banques n&rsquo;auront rien \u00e0 craindre<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tRevenons cependant \u00e0 la question d&rsquo;une restructuration mod\u00e9r\u00e9e de la dette grecque ou d&rsquo;autres dettes souveraines europ\u00e9ennes se trouvant dans la m\u00eame situation. Les banques, comme le souligne l&rsquo;article cit\u00e9, s&rsquo;y refusent. Elles sont soutenues par leurs gouvernements, compte-tenu en partie des liens \u00e9troits d&rsquo;int\u00e9r\u00eats qui les unissent. L&rsquo;argument simple qui est pr\u00e9sent\u00e9 est que les banques ne doivent pas \u00eatre \u00ab punies \u00bb pour le laxisme de certains Etats europ\u00e9ens.  Mais l&rsquo;argument m\u00e9rite d&rsquo;\u00eatre discut\u00e9. Pourquoi ne pas punir les banques, alors que la crise pr\u00e9c\u00e9dente est n\u00e9e de leur propension \u00e0 faire des pr\u00eats sp\u00e9culatifs sans se pr\u00e9occuper un instant de la viabilit\u00e9 des op\u00e9rations (notamment immobili\u00e8res) engag\u00e9es ou garanties, non plus que de la solvabilit\u00e9 des emprunteurs. Des bulles ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9es, elles se sont effondr\u00e9es. Sans les politiques laxistes des banques, encourag\u00e9es il est vrai par des gouvernements favorisant le cr\u00e9dit facile pour des motifs \u00e9lectoraux, rien de tel ne se serait produit. Il serait donc logique de faire supporter aux banques une partie des co\u00fbts d\u00e9coulant de la restructuration voire de l&rsquo;annulation de la dette des Etats \u00e0 bout de ressources.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais on doit se poser la question de savoir qui, au sein des banques, serait effectivement puni par les pertes \u00e9ventuelles de celles-ci. Est-ce que ce seront les dirigeants ou les actionnaires qui verraient diminuer leurs r\u00e9mun\u00e9rations exorbitantes? S\u00fbrement pas. Ces cat\u00e9gories trouveront de nombreuses m\u00e9thodes leur permettant d&rsquo;\u00e9chapper aux pertes. Ce seront in\u00e9vitablement les petits \u00e9pargnants ayant confi\u00e9 leurs \u00e9conomies aux banques, dans le cadre de la fonction banque de d\u00e9p\u00f4t et caisse d&rsquo;\u00e9pargne qui jusque l\u00e0 paraissait prot\u00e9g\u00e9e. Ce seront aussi les PME faisant appel aux banques pour financer d&rsquo;indispensables pr\u00eats aux investissements. Ce seront donc finalement les citoyens qui sous forme de pertes d&rsquo;\u00e9pargne ou de r\u00e9cession verront s&rsquo;ajouter de nouvelles p\u00e9nalit\u00e9s \u00e0 la rigueur portant sur les budgets publics et les comptes sociaux. Dans les Etats ne souffrant pas aujourd&rsquo;hui de difficult\u00e9s dans le remboursement de leurs dettes, comme l&rsquo;Allemagne ou la France, les chefs de gouvernement prendront le pr\u00e9texte de la d\u00e9fense de ces petits \u00e9pargnants et emprunteurs pour maintenir intacts les privil\u00e8ges des banques.  <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl r\u00e9sulte de cette analyse, ce que ne souligne pas assez l&rsquo;auteur de l&rsquo;article, que le secteur bancaire tout entier, appuy\u00e9 par les gouvernements et l&rsquo;Union europ\u00e9enne avec qui il a partie li\u00e9e (ce que l&rsquo;on nommerait aux Etats-Unis un tr\u00e8s puissant lobby politico-financier), dispose d&rsquo;assez de pouvoirs, en Europe  comme dans le reste du monde, pour faire peser sur les citoyens et producteurs de la base l&rsquo;essentiel des charges et des risques de l&rsquo;activit\u00e9 \u00e9conomique, en conservant pour lui les b\u00e9n\u00e9fices normaux ou sp\u00e9culatifs r\u00e9sultant de cette activit\u00e9. <\/p>\n<h3>Nationaliser les banques? Et apr\u00e8s? <\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLa seule m\u00e9thode qu&rsquo;auraient les populations europ\u00e9ennes pour \u00e9chapper \u00e0 cet enfermement serait de se doter de gouvernements d\u00e9cid\u00e9s non seulement \u00e0 r\u00e9glementer la banque et la finance, mais mieux encore \u00e0 les nationaliser. Encore faudrait-il que ces nationalisations mettent \u00e0 la t\u00eate des organismes consid\u00e9r\u00e9s des repr\u00e9sentants des forces \u00e9conomiques r\u00e9ellement productives (l&rsquo;\u00e9conomie r\u00e9elle), ainsi que des repr\u00e9sentants des autres composantes sociales, notamment les salari\u00e9s et retrait\u00e9s. Les rares exp\u00e9riences historiques de tels changements ont montr\u00e9 qu&rsquo;en fait ce furent des repr\u00e9sentants des oligarchies qui ont pris le pouvoir et mis les banques nationalis\u00e9s \u00e0 leur service. Comme de toutes fa\u00e7ons ce sont aujourd&rsquo;hui ces m\u00eames oligarchies qui exercent le gouvernement, il serait vain d&rsquo;attendre d&rsquo;elles qu&rsquo;elles se sabordent au profit des travailleurs, des petits \u00e9pargnants et plus g\u00e9n\u00e9ralement des citoyens qui supportent seuls le poids de l&rsquo;exploitation impos\u00e9e par la pieuvre de la finance. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCertains observateurs, transposant la question de la dette de l&rsquo;Etat grec \u00e0 celle de la dette de l&rsquo;Etat f\u00e9d\u00e9ral am\u00e9ricain, s&rsquo;amusent \u00e0 envisager ce qui se passerait si ce dernier refusait de rembourser les quelques 1.000 milliards  de bons du tr\u00e9sor et autres emprunts dont il a la charge. La moiti\u00e9 en est d\u00e9tenue par des investisseurs \u00e9trangers, chinois ou arabes. Serait-ce un casus belli? Serait-ce au contraire le signal donn\u00e9 pour la recherche de nouveaux accommodements permettant encore quelques ann\u00e9es \u00e0 la finance mondiale de poursuivre son jeu pervers, en pr\u00eatant sans espoir de retour (mais non sans b\u00e9n\u00e9fices imm\u00e9diats) \u00e0 l&rsquo;Etat am\u00e9ricain les sommes lui permettant de poursuivre des aventures diplomatiques et militaires dont le monde tout entier fait les frais? Bien subtil serait celui qui pourrait dire de quoi dans ces perspectives l&rsquo;avenir sera fait. <\/p>\n<\/p>\n<p>\n<p class=\"signature\">Jean-Paul Baquiast<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Vive les banques, \u00e0 bas les Grecs! 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