{"id":73028,"date":"2011-05-23T04:58:42","date_gmt":"2011-05-23T04:58:42","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2011\/05\/23\/letrange-bataille-pour-le-fmi\/"},"modified":"2011-05-23T04:58:42","modified_gmt":"2011-05-23T04:58:42","slug":"letrange-bataille-pour-le-fmi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2011\/05\/23\/letrange-bataille-pour-le-fmi\/","title":{"rendered":"L&rsquo;\u00e9trange bataille pour le FMI"},"content":{"rendered":"<p><p>Tout le monde se met en ligne de bataille pour le grand enjeu,  le rempla\u00e7ant (la rempla\u00e7ante) de DSK \u00e0 la t\u00eate du FMI. Deux formules, deux strat\u00e9gies si l&rsquo;on veut, sont avanc\u00e9es : la strat\u00e9gie classique qui est de donner la direction du FMI \u00e0 un Europ\u00e9en, et ce serait sans gu\u00e8re de doute une Fran\u00e7aise, la ministre des Finances Lagarde. Cela prolongerait une remarquable domination fran\u00e7aise du FMI, ce qui est remarquablement paradoxal ou paradoxalement remarquable pour une nation salu\u00e9e comme l&rsquo;arch\u00e9type de l&rsquo;anti-globalisation. (4 des 10 directeurs du FMI ont \u00e9t\u00e9 des Fran\u00e7ais depuis la cr\u00e9ation du Fond en 1946, cumulant 35 ann\u00e9es de direction sur 65 ann\u00e9es d&rsquo;existence.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;autre strat\u00e9gie, qui serait \u00e9videmment qualifi\u00e9e de nouvelle et de r\u00e9formatrice, est de confier la direction du Fond \u00e0 une personnalit\u00e9 d&rsquo;un pays \u00e9mergent,  ni Europe, ni USA. L&rsquo;argument est de poids : la d\u00e9cision rendrait compte des nouvelles r\u00e9alit\u00e9s \u00e9conomiques et \u00e9viterait d&rsquo;\u00e9tablir des conditions de tension suppl\u00e9mentaires, extr\u00eamement dommageables dans cette p\u00e9riode de tension extr\u00eames.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette strat\u00e9gie est fortement soutenue par Liam Halligan, du <em>Daily Telegraph<\/em>, le <a href=\"http:\/\/www.telegraph.co.uk\/finance\/comment\/liamhalligan\/8528201\/Another-IMF-leader-from-Western-Europe-would-be-a-historic-mistake.html\" class=\"gen\">21 mai 2011<\/a>. Son argument conjoncturel, en plus de la logique strat\u00e9gique \u00e9nonc\u00e9e ci-dessus, est tr\u00e8s int\u00e9ressant. Pour Halligan, DSK a \u00e9videmment \u00e9t\u00e9 un excellent directeur du FMI,  qui ne le dit aujourd&rsquo;hui, o\u00f9 il est inculp\u00e9 et d\u00e9missionnaire de son poste de direction du FMI ?  mais aussi et <strong>surtout<\/strong> un excellent agent europ\u00e9en, pour mettre le FMI au service d&rsquo;une Europe en phase d&rsquo;effondrement financier \u00e0 partir de 2009, et cela, notamment, pour des raisons \u00e9lectorales L&rsquo;argument est loin d&rsquo;\u00eatre n\u00e9gligeable.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>The economic myopia that causes many to insist a European must lead the IMF also underlies the insistence that Strauss-Kahn did a great job. Yes  he energised the organisation and extended more loans. The trouble is that, in a stunning reversal of the IMF&rsquo;s traditional role as a supporter of poorer countries, almost two thirds of its outstanding loans are now to European nations, not least Western Europe  with the $42bn extended to Greece by far the Fund&rsquo;s biggest commitment.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>If Greece eventually restructures its debt, as now looks unavoidable, the IMF loans  being senior to other debt  will reduce what other creditors can recover. This pattern is repeated elsewhere. So while IMF lending has multiplied under Strauss-Kahn, his loans haven&rsquo;t forced change and have damaged the claims of other creditors. As such, the recent expansion of IMF credit has mostly subsidised failure and escalated moral hazard.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The IMF has massively relaxed its lending conditions under Strauss-Kahn <\/em> <strong><em>for reasons, if we are honest, related to his erstwhile French Presidential campaign<\/em><\/strong>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans le m\u00eame <em>Daily Telegraph<\/em>, on trouve, le m\u00eame <a href=\"http:\/\/www.telegraph.co.uk\/finance\/dominique-strauss-kahn\/8527773\/Joseph-Stiglitz-the-IMF-cannot-afford-to-make-a-mistake-with-Strauss-Kahns-successor.html\" class=\"gen\">21 mai 2011<\/a>, un article de Joseph Stiglitz sur le m\u00eame probl\u00e8me. Stiglitz est un fameux r\u00e9formateur assez radical du syst\u00e8me financier international, qui ne m\u00e2che pas ses mots, qui ass\u00e8ne des v\u00e9rit\u00e9s de poids, etc. Pourtant, sur ce m\u00eame sujet de FMI et de la succession de DSK, nous le trouvons, sans qu&rsquo;il s&rsquo;en doute n\u00e9cessairement lui-m\u00eame, un peu en porte \u00e0 faux. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tStiglitz est un admirateur de DSK de fra\u00eeche date mais extr\u00eamement enthousiaste. Il fait, dans la premi\u00e8re partie de son article, un pan\u00e9gyrique tr\u00e8s chaleureux du directeur d\u00e9missionnaire du FMI. Puis il encha\u00eene en proclamant comme absolument n\u00e9cessaire, pour la poursuite du travail de r\u00e9forme de Strauss-Kahn, que la vieille formule de la direction du FMI, l&rsquo;arrangement originel entre US et Europe pour donner un directeur du FMI \u00e0 l&rsquo;Europe, soit <em>illico<\/em> abandonn\u00e9e, pour faire place \u00e0 un non-Europ\u00e9en, un grand dirigeant financier d&rsquo;un pays \u00e9mergent. (La deuxi\u00e8me partie de l&rsquo;extrait encha\u00eene effectivement sur cet argument.) Le porte \u00e0 faux l\u00e0-dedans, apr\u00e8s tout, est que le r\u00e9formiste acclam\u00e9 avec tant de chaleur, et dont il faut poursuivre l&rsquo;entreprise, est un Europ\u00e9en ; en quoi cela serait-il un argument pour ne surtout pas nommer un Europ\u00e9en (et une Fran\u00e7aise, qui plus est) comme successeur ? <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>And whatever the result of the case against Strauss-Kahn, this much is clear &#8211; he was an impressive leader of the IMF and he re-established the credibility of the institution.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>He breathed fresh air into the IMF as he re-examined old doctrines such as those concerning capital controls. He raised new issues as he emphasized the critical role of employment and inequality for stability. He reasserted the role of economic science, including Keynesian economics, over the mishmash of long-discredited Wall Street doctrines, which had been central to the IMF&rsquo;s failures in East Asia, Latin America, and Russia.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>He also listened to the increasingly vocal and informed voices of those in emerging markets. He supported the movement for reforms in the institution, including voting rights and governance.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>As the IMF transitions, it is important to maintain the reforms, and carry them forward. But the hard-fought gains of the institution could easily be lost. That&rsquo;s why the choice of the head  and the process by which the choice is made  is so important.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>It should go without saying that this implies that the head should be chosen on the basis of merit in an open and transparent process, and indeed the G20 has agreed that the old boys&rsquo; system, in which Europe was entitled to head the IMF (with an American the second-in-command) has to go.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The understanding was that the next head would come from the emerging markets. To renege on that commitment would be a disaster for the IMF and the world. If the emerging world had no one to offer, that would be one thing. But there is an ample and impressive supply of qualified individuals<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous avions d\u00e9j\u00e0 remarqu\u00e9, en pr\u00e9sentant un de ses articles faisant l&rsquo;\u00e9loge de DSK, que Stiglitz omettait de signaler, dans son commentaire, que DSK \u00e9tait un candidat tr\u00e8s probable \u00e0 l&rsquo;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle de 2012 en France, et qu&rsquo;il avait int\u00e9r\u00eat, pour cela, \u00e0 se montrer plus ardent \u00e0 contenir les effets d\u00e9sastreux de la globalisation,  on sait combien la globalisation est impopulaire en France. (Voir le texte du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-l_il_sur_2012_dsk_fait_de_l_anti-globalisation_au_fmi_09_05_2011.html?admin=1\" class=\"gen\">9 mai 2011<\/a>, avec notre titre \u00ab<em>L&rsquo;il sur 2012, DSK fait de l&rsquo;anti-globalisation au FMI<\/em>\u00bb, et cette remarque concernant l&rsquo;article de Stiglitz : \u00ab<em>Dans le chapeau, ou abstract, pr\u00e9sentant l&rsquo;article, on nous signale tout de m\u00eame, ce que Stiglitz omet de faire dans son article lui-m\u00eame, que DSK file vers une candidature aux pr\u00e9sidentielles fran\u00e7aises, red\u00e9couvrant par cons\u00e9quent qu&rsquo;il est socialiste et que le sort du brave citoyen de base, au budget serr\u00e9, importe au moment du vote.<\/em>\u00bb) Ce fait des ambitions \u00e9lectorales de DSK paraissait-il accessoire \u00e0 Stiglitz, ou bien l&rsquo;ignorait-il, ou bien l&rsquo;omettait-il volontairement ? Il nous para\u00eet, \u00e0 nous, particuli\u00e8rement important, parce qu&rsquo;il influe sur l&rsquo;explication qu&rsquo;on veut donner de l&rsquo;\u00e9volution du FMI, de son actuelle position, de son avenir souhaitable (avec quel directeur, etc.). Il nous semble, si l&rsquo;actuelle crise au FMI avait \u00e9clat\u00e9 en 2008-2009,  alors que le FMI n&rsquo;avait rien vu venir de la grande crise financi\u00e8re de 2008 et se trouvait totalement sur la r\u00e9serve, avec des \u00e9valuations m\u00e9diocres, que DSK n&rsquo;e\u00fbt pas \u00e9t\u00e9 encens\u00e9 et salu\u00e9 comme il l&rsquo;est aujourd&rsquo;hui, alors qu&rsquo;il a r\u00e9alis\u00e9 un important effort de r\u00e9forme du FMI dans un sens dont on peut difficilement s&#8217;emp\u00eacher d&rsquo;observer qu&rsquo;il lui donnerait,  qu&rsquo;il lui aurait donn\u00e9, semble-t-il qu&rsquo;il faille \u00e9crire aujourd&rsquo;hui,  de tr\u00e8s solides arguments dans une campagne pr\u00e9sidentielle en France.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAinsi comprend-on la confusion qui accompagne indirectement le texte de Stiglitz avec son semi-sophisme implicite (l&rsquo;Europ\u00e9en [le Fran\u00e7ais] DSK a \u00e9t\u00e9 formidable, donc il ne faut pas que son successeur soit Europ\u00e9en [Fran\u00e7aise]) Elle r\u00e9side dans le fait que DSK, sur la fin de son mandat brutalement interrompu, s&rsquo;est montr\u00e9 ardent r\u00e9formiste, voire presque anti-globalisation, essentiellement parce qu&rsquo;il se percevait de plus en plus \u00e0 un niveau national, et au niveau national fran\u00e7ais o\u00f9 la globalisation n&rsquo;est pas unanimement appr\u00e9ci\u00e9e. De m\u00eame, ses performances unanimement salu\u00e9es, portant essentiellement sur les ann\u00e9es 2010-2011, impliquent, comme l&rsquo;indique Halligan, une position pro-europ\u00e9enne du directeur du FMI, elle aussi teint\u00e9e de pr\u00e9occupations \u00e9lectorales dans la perspective des \u00e9lections de 2012.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9, l&rsquo;appel \u00e0 un changement radical dans la direction du FMI, en passant \u00e0 un directeur venu d&rsquo;un pays \u00e9mergent, implique la recherche d&rsquo;une adaptation de la globalisation aux nouvelles r\u00e9alit\u00e9s \u00e9conomiques, celles-ci effectivement vues d&rsquo;un point de vue globalis\u00e9. Cela signifie, notamment, qu&rsquo;un tel nouveau directeur du FMI non-Europ\u00e9en, m\u00eame s&rsquo;il poursuivait une r\u00e9forme du FMI, favoriserait beaucoup moins l&rsquo;Europe que ne le fit DSK, et renforcerait le courant anti-globalisation en Europe (et en France) cette fois-ci en confrontation avec le FMI et d&rsquo;une fa\u00e7on plus g\u00e9n\u00e9rale avec les institutions de la globalisation. L\u00e0 aussi, on en revient, par une autre d\u00e9duction, au constat que la tendance pro-europ\u00e9enne, comme la partie r\u00e9formiste, de la pr\u00e9sidence DSK s&rsquo;est faite en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une vision nationale des probl\u00e8mes, toujours en fonction de sa propre perspective nationale (2012 en France).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn aboutit donc au probl\u00e8me central, qui est de savoir comment r\u00e9former et utiliser des institutions fondamentalement faites pour la globalisation, en fonction des int\u00e9r\u00eats contradictoires de pays et groupes de pays qui sont surtout favorables \u00e0 la globalisation quand cette globalisation les favorise. Le FMI est parfaitement dans ce cas, et la pr\u00e9sidence DSK, avec ses paradoxes, son \u00e9ventuel brio de la fin suivant un d\u00e9but m\u00e9diocre, n&rsquo;a pas montr\u00e9 la qualit\u00e9 potentielle du FMI mais plut\u00f4t implicitement d\u00e9montr\u00e9 l&rsquo;impossibilit\u00e9 d&rsquo;accorder une globalisation avec des pays et des groupes de pays tous en crise, et chacun avec sa propre vision de la crise, et dans ce cas DSK pr\u00e9occup\u00e9 des effets de la crise en Europe (en France) parce que candidat en 2012. De ce point de vue et quelle que soit la personnalit\u00e9 qui succ\u00e9dera \u00e0 DSK, le FMI, comme les autres institutions de la globalisation, sera plus que jamais un semeur de trouble et un r\u00e9v\u00e9lateur des contradictions formidables entre les int\u00e9r\u00eats des uns et des autres. Ce n&rsquo;est pas la globalisation qui m\u00e8ne le bal, c&rsquo;est la grande crise du Syst\u00e8me,  et, par cons\u00e9quent, notamment la crise de la globalisation. R\u00e9form\u00e9 ou pas, le FMI en subira les effets.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 23 mai 2011 \u00e0 05H12<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tout le monde se met en ligne de bataille pour le grand enjeu, le rempla\u00e7ant (la rempla\u00e7ante) de DSK \u00e0 la t\u00eate du FMI. 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