{"id":73178,"date":"2012-06-04T13:54:41","date_gmt":"2012-06-04T13:54:41","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2012\/06\/04\/meditations-de-poutine\/"},"modified":"2012-06-04T13:54:41","modified_gmt":"2012-06-04T13:54:41","slug":"meditations-de-poutine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2012\/06\/04\/meditations-de-poutine\/","title":{"rendered":"M\u00e9ditations de Poutine"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">M\u00e9ditations de Poutine<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t04 juin 2012  il ne nous semble pas assur\u00e9 que le pr\u00e9sident Poutine ait tir\u00e9 de grands motifs de satisfaction de son voyage \u00e9clair dans plusieurs capitales, \u00e0 la fin de la semaine derni\u00e8re. (Principalement Berlin et Paris, pour notre propos.) La position fran\u00e7aise, surtout, a d\u00fb \u00eatre un choc, face \u00e0 un Hollande absolument retranch\u00e9 sur une politique syrienne ultra-sarkozyste (\u00e0 part l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_cadeau_de_debkafiles_sarkozy_31_05_2012.html\" class=\"gen\">attaque \u00e9lectorale<\/a> du palais d&rsquo;Assad). D\u00e9cid\u00e9ment, la France est au fond de son cloaque des p\u00e9riodes d&rsquo;une bassesse inou\u00efe qui alternent, dans ce pays, avec les p\u00e9riodes d&rsquo;une grandeur sublime. Les socialistes ont pris le train en marche et, semble-t-il, comme ils ont un caract\u00e8re \u00e0 la McKinley (\u00ab<em>Il a autant de colonne vert\u00e9brale qu&rsquo;un \u00e9clair au chocolat<\/em>\u00bb <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-d_construction_de_bilderberg_02_06_2012.html\" class=\"gen\">selon<\/a> Teddy Roosevelt), ils ne font que poursuivre Poutine a du acter la chose, la bien connue intelligence fran\u00e7aise devenue aussi vide que l&rsquo;<em>American Dream<\/em>, avec comme ornement la coupe de cheveux de BHL, dont il s&rsquo;av\u00e8re qu&rsquo;il pourrait avoir le m\u00eame r\u00f4le de conseiller sous Hollande que sous Sarko,  cela confirmant la pr\u00e9sence quasi-m\u00e9taphysique de ce penseur-Syst\u00e8me dans le sort du bloc BAO, dans son entrainement vers la Chute. Passons en laissant toute cette volaille \u00e0 sa basse-cour.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQue m\u00e9dite Vladimir Poutine, ou, dit plus prudemment, que m\u00e9diterait-il \u00e9ventuellement ? C&rsquo;est une hypoth\u00e8se que nous d\u00e9veloppons ici, sugg\u00e9r\u00e9e par plusieurs points, et d&rsquo;abord appuy\u00e9e sur ce fondement d&rsquo;une situation syrienne que le bloc BAO ne peut agr\u00e9menter d&rsquo;autre chose que de sa pens\u00e9e-Syst\u00e8me \u00e9videmment robotis\u00e9e. Les Russes sont effar\u00e9s par le blocage de cette pens\u00e9e, autant que le bloc BAO est en g\u00e9n\u00e9ral scandalis\u00e9 par la persistance russe \u00e0 ne pas s&rsquo;aligner sur leur ligne robotis\u00e9e. (Nous parlons essentiellement des grands acteurs du bloc BAO, glorieuse France en t\u00eate. Cela n&#8217;emp\u00eache pas des notes discordantes, notamment en Europe, dans nombre de pays de moyens ou petits calibres, comme la <a href=\"http:\/\/www.bruxelles2.eu\/zones\/moyen-orient\/les-europeens-trop-divises-sur-les-ambassadeurs-syriens-denonce-le-ministre-finlandais.html\" class=\"gen\">Finlande<\/a>, voire l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.spiegel.de\/international\/world\/french-president-leaves-open-possibility-of-military-intervention-in-syria-a-835906.html\" class=\"gen\">Allemagne<\/a> qui n&rsquo;est pas enchant\u00e9e de l&rsquo;\u00e9tonnant maximalisme du pr\u00e9sident Hollande. Mais ces notes n&rsquo;ont gu\u00e8re de capacit\u00e9s d&rsquo;interf\u00e9rer sur la grande symphonie du chaos en marche.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t D&rsquo;abord, nous rappelons l&rsquo;avertissement nucl\u00e9aire de Medvedev, que nous r\u00e9percutions le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-avertissement_nucl_aire_de_la_russie_au_g8_18_05_2012.html\" class=\"gen\">18 mai 2012<\/a>. Personne, dans le bloc BAO, n&rsquo;a pr\u00eat\u00e9 vraiment attention \u00e0 cette intervention, du moins dans toutes ses implications. On l&rsquo;a prise pour un avertissement adress\u00e9 \u00e0 toute la communaut\u00e9 internationale, mais on l&rsquo;a consid\u00e9r\u00e9e plut\u00f4t comme une d\u00e9marche th\u00e9orique, sinon une rodomontade de communication. On a vu qu&rsquo;il s&rsquo;agit, au contraire et selon notre appr\u00e9ciation, d&rsquo;une d\u00e9marche extr\u00eamement r\u00e9aliste et significative. Les Russes consid\u00e8rent qu&rsquo;il y a vraiment un risque de confrontation majeure, notamment et singuli\u00e8rement avec la Syrie ; dans ce cas, l&rsquo;hypoth\u00e8se nucl\u00e9aire constitue \u00e9videmment l&rsquo;extr\u00eame peut-\u00eatre et volontairement un peu dramatis\u00e9e de cette interpr\u00e9tation ; il y a diverses autres graduations dans l&rsquo;hypoth\u00e8se, tout en restant dans le cadre du conflit globalis\u00e9 C&rsquo;est bien cette id\u00e9e du conflit globalis\u00e9 qui importe (pour notre cas, de la crise syrienne se d\u00e9veloppant et s&rsquo;\u00e9tendant, de la Syrie m\u00eame hors de ses fronti\u00e8res).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Nous ajoutons le constat de la situation tel que nous le sugg\u00e9rons ce <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-syrie_aveu_d_impuissance_et_d_monstration_d_incoh_rence_04_06_2012.html\" class=\"gen\">4 juin 2012<\/a>, qui est \u00e0 la fois celui d&rsquo;un durcissement de la Russie apr\u00e8s un flottement de confusion qui a laiss\u00e9 un peu vite croire au bloc BAO que la Russie \u00e9voluait ; \u00e0 la fois celui d&rsquo;une attitude du bloc BAO qui, m\u00eame s&rsquo;il reconna\u00eet son impuissance \u00e0 agir, pr\u00e9conise tout de m\u00eame l&rsquo;action et pr\u00e9conise un renforcement des mesures qui, justement, selon les Russes, aggravent la situation en Syrie jusqu&rsquo;\u00e0 faire craindre une guerre civile. C&rsquo;est l&rsquo;aspect op\u00e9rationnel de l&rsquo;observation d&rsquo;une pens\u00e9e bloqu\u00e9e dans le chef du bloc BAO, d&rsquo;une paralysie hyst\u00e9rique \u00e0 cause d&rsquo;une psychologie victime d&rsquo;un comportement <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_maniaco-depression_du_monde_ddecrisis_19_01_2012.html\" class=\"gen\">hypomaniaque<\/a>, emp\u00eachant tout jugement \u00e9volutif sur la situation, donc tout r\u00e9el changement de politique (par exemple, en cessant le renforcement des rebelles pour soutenir de fa\u00e7on effective le plan Annan). Au reste, certains dirigeants russes sont persuad\u00e9s de l&rsquo;existence de ce ph\u00e9nom\u00e8ne d&rsquo;une pathologie de la psychologie du bloc BAO depuis plusieurs ann\u00e9es (voir <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-epoque_des_evidences_cachees_contradictoires_et_peut-etre_irresistibles_04_08_2008.html\" class=\"gen\">Rogozine<\/a> ou <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_libye_le_systeme_et_la_lucidite_des_russes_06_06_2011.html\" class=\"gen\">Lavrov<\/a>.).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Il y a aussi un tr\u00e8s r\u00e9cent article, dans la nouvelle publication de langue anglais aux \u00c9mirats Arabes Unis, <em>The Nation<\/em>,  publication qui renforce dans les pays du Golfe la ligne dure, anglo-saxonnis\u00e9e quoique sp\u00e9cifique \u00e0 la ligne des pays du Golfe,  en date du <a href=\"http:\/\/www.thenational.ae\/thenationalconversation\/comment\/russias-rigidity-on-syria-has-roots-in-another-civil-war#full\" class=\"gen\">1er juin 2012<\/a>, du journaliste britannique Alan Philps. Le <a href=\"http:\/\/www.alanphilps.com\/aboutalan.html\" class=\"gen\">C.V.<\/a> de ce journaliste est suffisamment \u00e9loquent pour que nous y voyons un sp\u00e9cialiste, <strong>\u00e0 la fois<\/strong> des affaires russes et moyen-orientales, de tendance lib\u00e9rale progressiste, et, \u00e0 notre sens, et pour cet article sans gu\u00e8re de doute, avec des connexions avec les services britanniques, type MI6. (Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;en faire une courroie de transmission pure et simple mais d&rsquo;y voir un homme habitu\u00e9 aux d\u00e9marches ambig\u00fces, o\u00f9 un service en vaut bien un autre, o\u00f9 une bonne histoire d&rsquo;\u00e9valuation du renseignement fait une bonne histoire journalistique, o\u00f9 la concordance entre certains partis-pris id\u00e9ologiques et les int\u00e9r\u00eats nationaux de son pays co\u00efncident, et ainsi de suite. Tr\u00e8s <em>British<\/em>, tout cela, dans la gamme si ch\u00e8re aux services de Sa Majest\u00e9 des <em>Sept piliers de la sagesse<\/em>.) Bref, il ne nous \u00e9tonnerait pas que la th\u00e8se expos\u00e9e par Philps circul\u00e2t \u00e9galement sous forme de rapport d&rsquo;analyse du MI6.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous nous attardons \u00e0 cet article de Philps, qui introduit un \u00e9l\u00e9ment int\u00e9ressant. Sa partie la plus importante repr\u00e9sente la position russe d&rsquo;un point de vue strictement orthodoxe, anglo-saxon et bloc BAO. Elle se r\u00e9sume \u00e0 cette question : quel est le jeu, quel est le plan de Poutine en Syrie ? (\u00ab<em>What is Vladimir Putin&rsquo;s game plan for Syria?<\/em>\u00bb) ; question d&rsquo;autant plus faussement candide, qu&rsquo;elle est ensuite substantiv\u00e9e par la description de cette position de la Russie, pr\u00e9sent\u00e9e comme incorrecte, immorale, isol\u00e9e, hors des normes humanitaires de la communaut\u00e9 internationale et ainsi de suite. Alors que veut monsieur Poutine ? Alan Philps va jusqu&rsquo;\u00e0 sugg\u00e9rer qu&rsquo;il pourrait se retrouver avec une OTAN interventionniste, comme la Russie s&rsquo;\u00e9tait retrouv\u00e9e en 1999, dans l&rsquo;affaire du Kosovo,  car cette analogie fait fureur actuellement ; mais c&rsquo;est aller vraiment tr\u00e8s, tr\u00e8s vite en besogne, presque jusqu&rsquo;\u00e0 entacher d&rsquo;un manque de s\u00e9rieux cet article par ailleurs d&rsquo;un certain int\u00e9r\u00eat. (Alan Philps devrait aller consulter le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_pentagone_realise_les_limites_de_sa_puissance_08_03_2012.htm\" class=\"gen\">g\u00e9n\u00e9ral Dempsey<\/a> \u00e0 cet \u00e9gard : la puissance US de 2012 n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec celle de 1999, et la d\u00e9fense de la Syrie rien \u00e0 voir avec celle du Kosovo, et la Syrie elle-m\u00eame rien \u00e0 voir avec le Kosovo, etc.) Curieusement, apr\u00e8s avoir pos\u00e9 la question de savoir ce qu&rsquo;il y a dans la t\u00eate de monsieur Poutine, Philps observe que tout le monde le sait, et enfin le raisonnement avance<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Western diplomats have no doubts what should be going on inside Mr Putin&rsquo;s head: they understand that Russia is determined not to allow the Americans to pull the same trick they did over Libya, where a resolution to protect civilians morphed into carte blanche to topple Muammar Qaddafi. Russia has set down its marker, and will not be duped again. So now it is time for Mr Putin to stop being part of the problem and become part of the solution. This may not happen immediately, but it is the only sensible long-term course.<\/em> []<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The first question Mr Putin has to answer will be the one framed by Ms Rice. Does he think that the US will take military action \u00ab\u00a0outside the authority of the Security Council\u00a0\u00bb against the Assad regime? The short answer must be no. Russia sees Mr Obama as a man uncomfortable using military force (though ambitious in the covert forms of warfare such as drones) who sees foreign adventures as likely to harm his re-election prospects. So the idea of him leading a Nato air campaign in Syria is ruled out, even when being egged on by his Republican rival for the presidency, Mitt Romney. Given the lack of unified Syrian opposition, the chances of this happening look even slighter.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Mr Putin has more to lose from regime change in Damascus than just his pride. Syria provides Russia with its only naval facility on the Mediterranean, at Tartous, as well as a small market for arms exports. There is also the serious matter of international precedent. Mr Putin used overwhelming force to crush separatism in Chechnya, and may need to do so again. He does not want to encourage a new example of a sovereign state being constrained from using all available means to impose its will. In this he has the strong support of China.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>At home, with his rule contested by a middle class that wants more than oligarch-led stability, Mr Putin gains popularity by giving the US a bloody nose over Syria. The west counters that Russia is not being asked to forego its interests in Syria. If political dialogue led to the departure of Mr Al Assad and his replacement by some other figure from the regime, following the Yemeni example, Russia could keep its naval base. And Mr Putin the peacemaker would be a hero.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tApr\u00e8s avoir d\u00e9velopp\u00e9 ces arguments plus sensibles, quoique encore de facture classique du point de vue de la <em>narrative<\/em> BAO, Philps passe \u00e0 la partie int\u00e9ressante de son article ; celle o\u00f9 il avance une hypoth\u00e8se nouvelle<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>But maybe all these western calculations are castles in the air.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>If anyone knows what is going on in Damascus, it should be the Russians. Their links with the Soviet-trained intelligence services are deep and broad. When the Russian foreign minister, Sergei Lavrov, visited in February to discuss political dialogue, a prominent member of his delegation was Mikhail Fradkov, the head of foreign intelligence. With their feelers deep inside the regime, perhaps Mr Putin&rsquo;s old colleagues in the intelligence service understand that the Assad family is determined to stay, and has the tools and resolution to do it.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>What if the line in the sand that Mr Putin wants to draw is not about Russia&rsquo;s prestige and role in the Security Council? What if his plan is far grander: halting, at the gates of Damascus, what he sees as the green tide of Sunni Islamism stretching from Morocco, through North Africa and the Levant to Turkey and thence almost to Russia&rsquo;s unstable southern border? If that is the case then to prosecute a civil war in Syria, far from being a disaster, is both necessary and desirable  like the one he fought in Chechnya.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>If that is Mr Putin&rsquo;s thinking, then<\/em> [<em>US Ambassador to UN<\/em>] <em>Susan Rice has good reason to be alarmed.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn un mot, la th\u00e8se de Philps, \u00e9ventuellement sc\u00e9nario consid\u00e9r\u00e9 par les services d&rsquo;analyse britanniques, est de consid\u00e9rer la possibilit\u00e9 que Poutine et la Russie, changeant brusquement leur approche (cela, c&rsquo;est une consid\u00e9ration hypoth\u00e9tique qui est d\u00e9velopp\u00e9e par nous, on le verra plus loin), estimeraient qu&rsquo;il est, globalement et strat\u00e9giquement plus int\u00e9ressant de laisser aller la Syrie dans une guerre civile plut\u00f4t que de tenter, sans gu\u00e8re de succ\u00e8s pr\u00e9visible, d&rsquo;y r\u00e9tablir une concorde approximative. La th\u00e8se est tr\u00e8s int\u00e9ressante, mais, selon nous, pour d&rsquo;autres raisons que celles que propose Philps. Elle vaut sans aucun doute qu&rsquo;on s&rsquo;y attarde.<\/p>\n<h3>Acc\u00e9l\u00e9rer la chute du Syst\u00e8me ?<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;abord, il nous faut bien constater que ce commentaire ignore, comme d&rsquo;habitude dans ce qui sert de pens\u00e9e politique \u00e0 nos \u00e9lites, le fondement m\u00eame de la politique russe qui est, jusqu&rsquo;ici, la recherche de la stabilit\u00e9 et la d\u00e9fense des principes structurants. Il est en effet inconcevable \u00e0 une psychologie-Syst\u00e8me, totalement infect\u00e9e dans ce sens par la pathologie qu&rsquo;on a signal\u00e9e plus haut et qui s&rsquo;abreuve \u00e0 l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notre_11_novembre_11_11_2008.html\" class=\"gen\">id\u00e9al de puissance<\/a>, qu&rsquo;une puissance puisse mener une telle politique ; plus encore la Russie, dont la perception am\u00e9ricaniste-occidentaliste est alourdie et d\u00e9form\u00e9e par des pr\u00e9jug\u00e9s m\u00e9prisants et condescendants, une obsolescence d&rsquo;appr\u00e9ciation stup\u00e9fiante, l&rsquo;effet des d\u00e9formations de cette psychologie qui s&rsquo;\u00e9rige en juge et s&rsquo;appuie sur ses propres et nombreuses impostures et <em>narrative<\/em> Par cons\u00e9quent, on refuse absolument de consid\u00e9rer la politique russe en Syrie comme une partie d&rsquo;une grande politique structurante d&rsquo;abord d\u00e9velopp\u00e9e pour tenter de stabiliser une situation g\u00e9n\u00e9rale. Cette erreur, cette d\u00e9marche faussaire et pathologique, est tout simplement incurable dans l&rsquo;\u00e9tat actuel des choses et il faut en tenir compte dans nos jugements comme d&rsquo;un fait quasiment objectif, sinon <strong>absolu<\/strong>. Il est possible que ce constat (fait objectif, absolu) commence \u00e0 s&rsquo;imposer comme tel dans le jugement des dirigeants russes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe dernier point nous conduit \u00e0 suivre, sous forme d&rsquo;<strong>hypoth\u00e8se<\/strong> sans aucun doute mais qui pourrait vite se concr\u00e9tiser, la trouvaille essentielle du raisonnement de Philps, qui se ram\u00e8ne \u00e0 cette question : Poutine et la Russie ne vont-ils pas compl\u00e8tement changer de politique et, au lieu de travailler pour la stabilit\u00e9 en tentant d&rsquo;\u00e9carter la guerre civile, choisir une voie inverse, soit en laissant faire soit en favorisant indirectement cette guerre civile ? Voyons les facteurs allant dans le sens de cette hypoth\u00e8se, puis le fondement de cette hypoth\u00e8se.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Effectivement, le premier facteur est celui que signale Philps, savoir la perception qu&rsquo;auraient les Russes de la volont\u00e9 in\u00e9branlable du r\u00e9gime Assad de r\u00e9sister \u00e0 l&rsquo;attaque qu&rsquo;il subit. Cela signifie que la poursuite qui semble verrouill\u00e9e pour l&rsquo;instant de la politique de surarmement de l&rsquo;opposition (des oppositions) par le bloc BAO, et la poursuite probable des incidents (massacres et autres) porteurs de pol\u00e9miques hyst\u00e9riques sur fond de guerre de la communication, de montages et de provocations, ne peuvent qu&rsquo;aggraver la situation en Syrie jusqu&rsquo;\u00e0 une situation de guerre civile, et non \u00e0 une victoire du groupe oppositions\/bloc BAO, puisque Assad ne c\u00e9dera pas et qu&rsquo;il a une position solide.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Dans ce cas hypoth\u00e9tique s\u00e9rieux, les efforts des Russes pour tenter de stabiliser la situation sont non seulement vou\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9chec, mais ils vont finir par constituer un handicap de plus en plus grand pour la Russie. Certes, la Russie b\u00e9n\u00e9ficie de la position reconnue par tous de ma\u00eetresse du jeu, ce qui est diplomatiquement avantageux, mais c&rsquo;est aussi une position qui est peu ou prou d&#8217;emprisonnement d&rsquo;une politique litt\u00e9ralement pathologique du bloc BAO qui exige de la Russie d&rsquo;\u00eatre \u00e0 la fois ma\u00eetresse du jeu et compl\u00e8tement ex\u00e9cutante du jeu du bloc BAO. Des deux aspects de la politique actuelle de la Russie en Syrie, on a vu et l&rsquo;on comprend que c&rsquo;est le second aspect qui prend de plus en plus d&rsquo;importance. La position avantageuse risque donc de se transformer en une position extr\u00eamement dommageable pour la Russie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Les Russes, qui ont l&rsquo;esprit vif, n&rsquo;ont certainement pas manqu\u00e9 la r\u00e9action isra\u00e9lienne au massacre de Houla. Ils sont donc avertis du fait qu&rsquo;un investissement de la Syrie, qu&rsquo;une intervention en Syrie, qu&rsquo;un tr\u00e8s hypoth\u00e9tique remplacement de Assad m\u00eame selon le mod\u00e8le y\u00e9m\u00e9nite comme les USA le proposeraient (pour tout cela, voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-hyst_ries_pour_nombre_de_massacres_29_05_2012.html\" class=\"gen\">29 mai 2012<\/a>), ne r\u00e9gleraient <strong>rien<\/strong> en Syrie, mais au contraire am\u00e8neraient une escalade suppl\u00e9mentaire et l&rsquo;acc\u00e9l\u00e9ration d&rsquo;un processus d&rsquo;attaque contre l&rsquo;Iran, m\u00eame si le bloc BAO n&rsquo;est pas trop press\u00e9 pour cela ou veut \u00e9viter cela, parce que la pression isra\u00e9lienne deviendrait irr\u00e9sistible.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  En d&rsquo;autres mots, les Russes seraient conduits \u00e0 croire de moins en moins, puis \u00e0 ne plus croire du tout \u00e0 la limitation de la crise syrienne \u00e0 la seule Syrie ; au contraire, conduits \u00e0 consid\u00e9rer la crise syrienne comme un \u00e9l\u00e9ment d\u00e9sormais compl\u00e8tement int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 la <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_crise_haute_03_02_2012.html\" class=\"gen\">crise haute<\/a>. Leur id\u00e9e deviendrait \u00e9videmment qu&rsquo;une aggravation de la situation en Syrie, avec les interf\u00e9rences nombreuses dans ce sens et la pression des plans du bloc BAO assaisonn\u00e9s de la pression irr\u00e9sistible d&rsquo;Isra\u00ebl, ne conduirait pas au maintien des \u00e9v\u00e8nements dans ce cadre, mais provoquerait au contraire, et m\u00eame avant l&rsquo;accomplissement d\u00e9cisif de telle ou telle issue, un tel accroissement des violences que les pays voisins seraient impliqu\u00e9s. Dans ce cas, un pays comme l&rsquo;Iran, plut\u00f4t qu&rsquo;attendre l&rsquo;attaque in\u00e9luctable, accentuerait tr\u00e8s fortement son implication en Syrie, \u00e9ventuellement avec l&rsquo;aide de l&rsquo;Irak dont on sait l&rsquo;\u00e9volution \u00e0 ce sujet. M\u00eame la Turquie, dont la r\u00e9serve durant la sous-crise du massacre de Houla a \u00e9t\u00e9 significative, pourrait changer de position d\u00e8s lors que la crise syrienne menacerait ainsi de s&rsquo;\u00e9tendre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tComme on le comprend, ces divers points et la logique qui les caract\u00e9risent \u00e9cartent pour d\u00e9crire une \u00e9volution russe l&rsquo;intervention quasi exclusive de l&rsquo;aspect confessionnel de la l&rsquo;hypoth\u00e8se de Philps (laisser aller la guerre civile en Syrie pour \u00e9tablir une ligne d&rsquo;arr\u00eat et un point de fixation de l&rsquo;affrontement entre sunnites et chiites, pour prot\u00e9ger le glacis du Sud de la Russie : \u00ab<em>What if his plan is far grander: halting, at the gates of Damascus, what he sees as the green tide of Sunni Islamism stretching from Morocco, through North Africa and the Levant to Turkey and thence almost to Russia&rsquo;s unstable southern bordercontre<\/em>\u00bb). C&rsquo;est dans tous les cas notre logique de pens\u00e9e. Nous sommes \u00e0 un point de fusion totale de la crise haute, o\u00f9 le facteur religieux\/crise de civilisation et tout ce qui s&rsquo;ensuit, y compris des plans grandioses \u00e0 ce propos, ne sont qu&rsquo;un \u00e9l\u00e9ment parmi d&rsquo;autres, et loin d&rsquo;\u00eatre le plus important, ni m\u00eame d&rsquo;une importance majeure.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa crise est g\u00e9n\u00e9rale, ce pourquoi nous la nommons crise haute. Pour analyser les perspectives syriennes dans le cas d&rsquo;un d\u00e9cha\u00eenement des violences, il faut <strong>aussi<\/strong> tenir compte de la situation int\u00e9rieure explosive en Isra\u00ebl, en Arabie Saoudite et au Qatar, et de la situation int\u00e9rieure \u00e9galement explosive en Europe avec la crise grecque\/de l&rsquo;euro, et la situation explosive aux USA, avec une campagne pr\u00e9sidentielle pr\u00e9sent\u00e9e grossi\u00e8rement comme normale, et qui est en r\u00e9alit\u00e9 porteuse de troubles extr\u00eamement graves (l&rsquo;affrontement autour de Ron Paul, dans une situation g\u00e9n\u00e9rale qui ne cesse de se d\u00e9grader et une pression polici\u00e8re en constante augmentation). Il faut <strong>aussi<\/strong> tenir compte de la situation int\u00e9rieure en Russie, o\u00f9 les remous des \u00e9lections, consid\u00e9rablement renforc\u00e9s par l&rsquo;intervention dissolvante des USA, ont cr\u00e9\u00e9 un climat incertain, contre lequel on peut lutter d\u00e9cisivement en suscitant une mobilisation du public contre les dangers ext\u00e9rieurs, ce qui est d&rsquo;ailleurs sugg\u00e9r\u00e9 par Philps, mais dans une autre logique, plus \u00e9triqu\u00e9e et bien dans la veine anglo-saxonne (\u00ab<em>At home, with his rule contested by a middle class that wants more than oligarch-led stability, Mr Putin gains popularity by giving the US a bloody nose over Syria<\/em>\u00bb). Comme nous l&rsquo;avons plaid\u00e9 depuis d\u00e9cembre (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_voix_de_gorbatchev_et_la_situation_russe_08_12_2011.html\" class=\"gen\">8 d\u00e9cembre 2012<\/a>), c&rsquo;est en d\u00e9signant ce qui est finalement le grand danger de la crise haute dans toute sa fureur que Poutine cr\u00e9era cet \u00e9lan qui confortera formidablement et irr\u00e9sistiblement sa position. (Il a d&rsquo;ailleurs commenc\u00e9 \u00e0 agir <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-poutine_et_les_elections_l_argument_du_danger_exterieur_25_02_2012.html\" class=\"gen\">de la sorte<\/a> durant sa campagne \u00e9lectorale.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSelon nous, la force de cette hypoth\u00e8se sur les raisons d&rsquo;un \u00e9ventuel revirement russe, c&rsquo;est qu&rsquo;elle dit <strong>le vrai<\/strong>. La crise est totale, g\u00e9n\u00e9rale, ne s&rsquo;exprimant pour l&rsquo;instant que par des sous-crises de toutes les sortes, dans toutes les zones et dans tous les domaines, venues \u00e0 la surface \u00e9pisodiquement, comme des bulles d&rsquo;air br\u00fblant \u00e9clatent et t\u00e9moignent de la mac\u00e9ration souterraine de l&rsquo;\u00e9ruption g\u00e9n\u00e9rale ; la crise syrienne est l&rsquo;une de ces bulles&#8230; Il n&rsquo;est pas raisonnable de s\u00e9parer la crise grecque de la crise syrienne, ni la crise iranienne de la crise de la direction am\u00e9ricaniste, puisqu&rsquo;effectivement tout se tient. Ainsi se peut-il que la pens\u00e9e de la direction russe, s&rsquo;exer\u00e7ant sur la crise syrienne mais tenant compte de l&rsquo;ensemble, estime qu&rsquo;\u00e0 tout prendre l&rsquo;usure subie dans la vaine tentative de restaurer la stabilit\u00e9 dans ce pays (la Syrie) devient nettement n\u00e9gative et constitue d\u00e9sormais un grave handicap qui affaiblit la position russe sans renforcer la stabilit\u00e9 (ni Assad par cons\u00e9quent, mais cela est accessoire). L&rsquo;alternative, c&rsquo;est de laisser aller tout en prenant des mesures de prudence et de renforcement des positions acquises, avec la certitude que la crise syrienne \u00e9ventuellement devenue guerre civile s&rsquo;\u00e9tendra <strong>n\u00e9cessairement<\/strong> \u00e0 la r\u00e9gion et impliquera de gr\u00e9 ou de force le bloc BAO, ne serait-ce que par les troubles subis par ses alli\u00e9s isra\u00e9liens, saoudiens, qataris. Cela ne signifie pas se retirer du jeu mais refuser un jeu qui revient \u00e0 faire le jeu de la politique paralys\u00e9e du bloc BAO, pour occuper une autre position. Il existe un point au-del\u00e0 duquel la politique de recherche de la stabilit\u00e9 n\u00e9cessite de laisser faire la dynamique de l&rsquo;instabilit\u00e9 devenue inarr\u00e9table, pour que les \u00e9v\u00e8nements eux-m\u00eames se chargent de d\u00e9truire les facteurs d&rsquo;instabilit\u00e9 et le cadre g\u00e9n\u00e9ral qu&rsquo;ils imposent, et conduisent ainsi \u00e0 une stabilit\u00e9 nouvelle dans des conditions radicalement diff\u00e9rentes, en pla\u00e7ant tous les acteurs devant leurs vraies responsabilit\u00e9s. Dans le cas qui nous occupe, les choses de la dynamique de l&rsquo;instabilit\u00e9 ne s&rsquo;arr\u00eateront pas \u00e0 la Syrie, ni \u00e0 la r\u00e9gion autour de la Syrie, ni \u00e0 l&rsquo;Iran, mais, par les contre-coups d\u00e9clench\u00e9s dans les situations int\u00e9rieures, notamment celles des pays du bloc BAO, elles iront au cur du sort du Syst\u00e8me dans son enti\u00e8ret\u00e9. Elles poseront la question essentielle de l&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est ainsi que nous verrions l&rsquo;hypoth\u00e8se telle qu&rsquo;elle pourrait se dessiner dans l&rsquo;esprit de Poutine et des Russes. Cela ne signifie nullement que la d\u00e9lib\u00e9ration en soit \u00e0 ce point, encore moins bien entendu que la d\u00e9cision soit prise A notre sens, cette option existe d\u00e9sormais dans les esprits ; certains actes, comme le <a href=\"http:\/\/news.xinhuanet.com\/english\/china\/2012-06\/03\/c_131628116.htm\" class=\"gen\">renforcement<\/a> de l&rsquo;alliance avec la Chine, qui va \u00eatre r\u00e9affirm\u00e9e au cours d&rsquo;un sommet de l&rsquo;Organisation de Coop\u00e9ration de Shanghai (6-7 juin) pr\u00e9sent\u00e9 comme tr\u00e8s ambitieux, prennent l&rsquo;allure d&rsquo;une pr\u00e9caution fondamentale de s\u00e9curit\u00e9 et vont dans le sens d\u00e9crit.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl y a certainement encore des points d&rsquo;interrogation, et l&rsquo;un des principaux est la v\u00e9ritable position d&rsquo;Obama, qui continue \u00e0 \u00eatre une \u00e9nigme parce que son habilet\u00e9 politicienne, sa distance des choses, son art exceptionnel de manipulation des forces politiques \u00e0 Washington et, surtout, des forces antagonistes au sein de son administration, ont dissimul\u00e9 sa v\u00e9ritable pens\u00e9e,  si, d&rsquo;ailleurs, il a une autre pens\u00e9e que celle de sa r\u00e9\u00e9lection. Poutine et les Russes ont gard\u00e9 un certain penchant pour Obama, et peut-\u00eatre esp\u00e8rent-ils encore quelque indication importante de sa part sur les crises en d\u00e9bat. Pour cette raison, la rencontre Poutine-Obama en marge du G20, dans deux semaines au Mexique, apr\u00e8s le refus de Poutine d&rsquo;une rencontre au G8, sera d&rsquo;une grande importance \u00e0 cet \u00e9gard. Les Russes ont tout fait pour montrer que cette rencontre sera un v\u00e9ritable sommet, d&rsquo;une importance inhabituelle, qu&rsquo;ils pr\u00e9sentent d&rsquo;ailleurs avec un entrain et un optimisme <a href=\" http:\/\/rt.com\/politics\/obama-putin-russia-us-g20-mcfaul-reset-496\/\" class=\"gen\">inhabituels<\/a>. Cela signifie qu&rsquo;il faudra qu&rsquo;ils obtiennent des assurances et des engagements concrets, fondamentaux, essentiels, et encore, tout cela soumis aux al\u00e9as de l&rsquo;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle et des capacit\u00e9s d&rsquo;Obama de tenir s&rsquo;il promet.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais m\u00eame ce point d&rsquo;interrogation ne doit pas faire trop d&rsquo;illusion. Il y a des \u00e9v\u00e8nements en marche, une dynamique formidable qui nous surpasse et sur laquelle nous n&rsquo;avons aucune prise ; c&rsquo;est la dynamique du Syst\u00e8me plong\u00e9 dans les affres de son autodestruction, et la crise syrienne, dans le cadre de la crise haute, en est un des \u00e9l\u00e9ments actifs. Dans ce grand trouble en marche, il y a la possibilit\u00e9 d\u00e9sormais bien pr\u00e9sente que l&rsquo;un ou l&rsquo;autre des acteurs humains mesure l&rsquo;importance du ph\u00e9nom\u00e8ne et, s&rsquo;y trouvant \u00e9videmment impliqu\u00e9, \u00e9ventuellement avec des positions qui ne sont pas mauvaises, conclut que la seule chose \u00e0 faire est de contribuer autant que possible \u00e0 cette autodestruction. Il est \u00e9vident que les Russes, et Poutine \u00e0 leur t\u00eate, sont parmi les mieux plac\u00e9s pour cela. C&rsquo;est tout le sens de cette hypoth\u00e8se, qui n&rsquo;est qu&rsquo;une hypoth\u00e8se,  mais \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 les \u00e9v\u00e8nements vont si vite qu&rsquo;ils peuvent transformer en quelques semaines une hypoth\u00e8se en un nouvel \u00e9l\u00e9ment actif du courant qu&rsquo;eux-m\u00eames alimentent. La crise syrienne est donc, <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-hyst_ries_pour_nombre_de_massacres_29_05_2012.html\" class=\"gen\">une fois de plus<\/a>, identifi\u00e9e par nous comme une crise qui peut engager la survie du bloc BAO.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>M\u00e9ditations de Poutine 04 juin 2012 il ne nous semble pas assur\u00e9 que le pr\u00e9sident Poutine ait tir\u00e9 de grands motifs de satisfaction de son voyage \u00e9clair dans plusieurs capitales, \u00e0 la fin de la semaine derni\u00e8re. (Principalement Berlin et Paris, pour notre propos.) La position fran\u00e7aise, surtout, a d\u00fb \u00eatre un choc, face \u00e0&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[4270,10900,6039,2880,3228,2645,5714,14865,916,3440,3867],"class_list":["post-73178","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-autodestruction","tag-bao","tag-bloc","tag-civile","tag-crise","tag-guerre","tag-haute","tag-philst","tag-poutine","tag-strategie","tag-syrie"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73178","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=73178"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73178\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=73178"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=73178"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=73178"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}