{"id":73183,"date":"2012-06-07T09:11:59","date_gmt":"2012-06-07T09:11:59","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2012\/06\/07\/le-role-de-la-russie-dans-la-crise-haute-syrie-et-le-reste\/"},"modified":"2012-06-07T09:11:59","modified_gmt":"2012-06-07T09:11:59","slug":"le-role-de-la-russie-dans-la-crise-haute-syrie-et-le-reste","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2012\/06\/07\/le-role-de-la-russie-dans-la-crise-haute-syrie-et-le-reste\/","title":{"rendered":"Le r\u00f4le de la Russie dans la crise haute (Syrie et le reste)"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">Le r\u00f4le de la Russie dans la crise haute (Syrie et le reste)<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLes circonstances autant que les politiques des pays du bloc BAO suivant une rh\u00e9torique de plus en plus \u00e9trang\u00e8res \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 de la situation tendent \u00e0 placer la Russie dans une position de force dans les diverses crises qui composent la crise haute, et pr\u00e9cis\u00e9ment dans la crise syrienne aujourd&rsquo;hui. L&rsquo;Iran profite de cette \u00e9volution. Divers points, sur l&rsquo;\u00e9volution r\u00e9cente de la situation op\u00e9rationnelle et sur l&rsquo;\u00e9volution pr\u00e9sente de la situation diplomatique, illustrent cette situation.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Des sources europ\u00e9ennes indiquent que des d\u00e9tachement des forces sp\u00e9ciales fran\u00e7aises et britanniques engag\u00e9es tr\u00e8s rapidement (en 2011), et secr\u00e8tement, dans la crise syrienne, contre le gouvernement Assad, ont \u00e9t\u00e9 retir\u00e9es de Syrie \u00e0 une date non pr\u00e9cis\u00e9e, durant les trois derniers mois. Cette d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 prise \u00e0 la suite de la capture par les Syriens de membres de ces d\u00e9tachements des forces sp\u00e9ciales (notamment une douzaine de Fran\u00e7ais). Les pays impliqu\u00e9s ont demand\u00e9 l&rsquo;intervention de la Russie qui a obtenu des Syriens de ne rien rendre public et de rel\u00e2cher ses prisonniers. Dans le cadre de cet accord et sur insistance des Russes, les Fran\u00e7ais et les Anglais ont d\u00e9cid\u00e9 de retirer leurs d\u00e9tachements de forces sp\u00e9ciales de Syrie. Bien entendu, divers autres contingents irr\u00e9guliers sont ou p\u00e9n\u00e8trent en Syrie pour jouer un r\u00f4le aupr\u00e8s des rebelles, notamment des contingents de mercenaires de diverses entreprises priv\u00e9es, ou divers groupes financ\u00e9s par l&rsquo;Arabie et le Qatar.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Par contre, les Russes sont de plus en plus massivement pr\u00e9sents en Syrie. Les sources cit\u00e9es parlent d&rsquo;un total de 13.000 hommes de divers services op\u00e9rationnels russes (forces sp\u00e9ciales, services de renseignement, etc.) pr\u00e9sents en Russie. La pr\u00e9sence russe est \u00e9galement tr\u00e8s importante au niveau de l&rsquo;\u00e9quipement en syst\u00e8mes de la Syrie, notamment pour la d\u00e9fense anti-a\u00e9rienne, et autour de la base de Tartus qui reste un point essentiel du dispositif russe.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Il y a \u00e9galement l&rsquo;affirmation par <em>DEBKAFiles<\/em>, ce <a href=\"http:\/\/www.debka.com\/article\/22061\/New-Annan-proposal-puts-the-Syrian-crisis-in-Iranian-and-Russian-hands\" class=\"gen\">6 juin 2012<\/a>, de la proposition de cr\u00e9er un groupe de contact pour appuyer et sauver le plan Kofi Annan de paix en Syrie. Ce groupe comprendrait les cinq membres permanents du Conseil de S\u00e9curit\u00e9, avec, en plus, l&rsquo;Arabie, l&rsquo;Iran, le Qatar et la Turquie. L&rsquo;interpr\u00e9tation de <em>DEBKAFiles<\/em> de cette proposition, qui aurait re\u00e7u l&rsquo;aval US, est extr\u00eamement pessimiste (du point de vue de <em>DEBKAFiles<\/em>), avec cette observation qu&rsquo;elle donnerait en fait la haute main sur la situation en Syrie \u00e0 la Russie et \u00e0 l&rsquo;Iran, concr\u00e9tisant leurs positions de force sur le terrain. Le principal responsable en serait Obama, qui abandonnerait aux Russes (et aux Iraniens), avec leur influence, la charge de contr\u00f4ler la crise syrienne, avec l&rsquo;espoir que cela aboutirait tout de m\u00eame au d\u00e9part d&rsquo;Assad (et \u00e0 la prise du pouvoir en Syrie par l&rsquo;arm\u00e9e), et \u00e0 des concessions iraniennes dans la crise du nucl\u00e9aire iranienne. L\u00e0 aussi, tr\u00e8s grand scepticisme de <em>DEBKAFiles<\/em>, qui critique fortement la direction isra\u00e9lienne pour avoir laiss\u00e9 s&rsquo;installer de telles conditions.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>However the Obama administration appears to have opted for this course, even though it is the first time since the outbreak of the Arab Revolt in December 2010 that the United States is willing to let go of a major Middle East crisis and allow its foremost Middle East rivals, Moscow and Tehran, to take charge.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>DEBKAfile reported exclusively on May 31, that President Barack Obama had proposed to President Vladimir Putin the creation of a large force of 5,000 international monitors for Syria, most of them Russians, to safeguard Assad&rsquo;s stock of biological and chemical weapons against falling into the hands of al Qaeda or Syrian rebels. This team consisting of thousands of Russian troops would be the operational arm of the future contact group.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>As far as Israel is concerned, the plan has disastrous connotations. Instead of containing the spread of hostile Iranian influence in the region, as Obama promised Israel, he is opening for the door for Iran to extend its nfluence squarely in the countries neighboring on  and still at war with  Israel, while at the same time moving back from a focused effort to draw the sting of Iran&rsquo;s nuclear bomb program.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Israel&rsquo;s political and security tacticians never took into account that a consequence of the Syrian revolt would be the establishment of full-blown Iranian sway over Damascus in partnership with Russia. Indeed, for 15 months, they insisted that the Syrian uprising was proof of America&rsquo;s success in breaking up the dangerous Tehran-Damascus-Hizballah axis.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl est bien entendu difficile de fixer avec certitude tel ou tel point des diverses affirmations d\u00e9velopp\u00e9es ci-dessus, mais il est \u00e9vident qu&rsquo;ils tendent tous \u00e0 rendre compte de cette position de force de la Russie dont nous parlons. C&rsquo;est ainsi que nous passons r\u00e9guli\u00e8rement, \u00e0 chaque nouveau paroxysme de la crise, souvent suscit\u00e9 par l&rsquo;une ou l&rsquo;autre situation humanitaire (massacres, notamment) o\u00f9 les manipulations et les interpr\u00e9tations sont d&rsquo;une intensit\u00e9 presque hyst\u00e9rique, par les affirmations successives, disons d&rsquo;une intensit\u00e9 hyst\u00e9rique d\u00e9croissante \u00e0 mesure que ce paroxysme s&rsquo;apaise, que la Russie est isol\u00e9e dans son opposition inacceptable \u00e0 la politique humanitaire de la communaut\u00e9 internationale, que la Russie se rapproche enfin de la position du bloc BAO, pour finir par le constat que seule la Russie peut faire quelque chose et qu&rsquo;elle le fera \u00e0 sa convenance.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe point central de cette situation est que la Russie suit une m\u00e9thode politique inverse \u00e0 celle que suit le bloc BAO. Elle accorde sa rh\u00e9torique \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 de la situation, et elle fait \u00e9voluer cette v\u00e9rit\u00e9 par un interventionnisme effectif et une influence de plus en plus affirm\u00e9e. La force de la position russe a \u00e9t\u00e9 depuis plusieurs mois que cet interventionnisme et cette influence ne r\u00e9sultent pas d&rsquo;une volont\u00e9 expansionniste d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e mais de la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;introduire un facteur de recherche et de tentative de stabilisation, face \u00e0 des politiques (celles des pays du bloc BAO) syst\u00e9matiquement d\u00e9stabilisantes. D&rsquo;une certaine fa\u00e7on, les circonstances et les politiques am\u00e9ricanistes-occidentalistes, marqu\u00e9es par l&rsquo;incapacit\u00e9 d&rsquo;atteindre des r\u00e9sultats d\u00e9cisifs et par l&rsquo;absence de capacit\u00e9s pour une d\u00e9cision majeure (une intervention militaire), ont mis la Russie en position de <em>deus ex machina<\/em>, paradoxalement renforc\u00e9e en cela par la politique rh\u00e9torique de ces pays du bloc BAO, qui est une interpr\u00e9tation constante de la v\u00e9rit\u00e9 de la situation russe, mais qui ne cesse de renforcer la position russe : ces pays affirment \u00e0 la fois que la Russie, isol\u00e9e, press\u00e9e par la communaut\u00e9 internationale, ne cesse de se rapprocher de la position des pays du bloc BAO (comme elle fit l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re durant la crise libyenne), et \u00e0 la fois que seule la Russie peut r\u00e9soudre la crise syrienne. La premi\u00e8re proposition s&rsquo;av\u00e8re fausse avec constance, la seconde est de plus en plus vraie,  la premi\u00e8re se r\u00e9v\u00e9lant r\u00e9guli\u00e8rement faussaire, renfor\u00e7ant r\u00e9guli\u00e8rement la seconde. Le r\u00e9sultat g\u00e9n\u00e9ral est que tous ces renforcements russes s&rsquo;ajoutent pour conforter constamment la position g\u00e9n\u00e9rale de la Russie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn notera pour autant qu&rsquo;il faut bien se garder de trancher en faisant de la phase actuelle un \u00e9pisode d\u00e9cisif dans la crise syrienne, et encore moins d\u00e9cisif vers l&rsquo;apaisement de la crise. Pour l&rsquo;instant, ce n&rsquo;est qu&rsquo;un \u00e9pisode de plus qui renforce la position de la Russie comme on l&rsquo;a dit, mais il ne garantit en rien la stabilit\u00e9 des politiques des uns et des autres pour l&rsquo;avenir. Un nouvel \u00e9pisode hyst\u00e9rique comme celui de Houla peut survenir \u00e0 chaque instant de la situation courante, et remettre tout en question de tel ou tel arrangement lorsque il y en a un, et laissant ainsi le d\u00e9sordre reprendre le dessus, et la situation \u00e9voluer encore plus vers la guerre civile. Dans les conditions pr\u00e9sentes, la tendance g\u00e9n\u00e9rale n&rsquo;est pas vers un apaisement, vers une remise en ordre, mais bien vers une accentuation du d\u00e9sordre, o\u00f9 le bloc BAO, qui est \u00e0 la fois l&rsquo;instigateur et la victime de ce d\u00e9sordre, voit ses positions de plus en plus s&rsquo;affaiblir. Dans ce cas g\u00e9n\u00e9ral, la Russie, dans sa position de force, se trouve de plus en plus dans la situation envisag\u00e9e dans notre <em>F&#038;C<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-m_ditations_de_poutine_04_06_2012.html\" class=\"gen\">4 juin 2012<\/a> ; c&rsquo;est-\u00e0-dire devant le choix, ou le dilemme, de continuer la course actuelle sans grand espoir d&rsquo;une issue d\u00e9cisive \u00e0 cause du d\u00e9sordre du bloc BAO, ou de prendre une position nouvelle qui, par une voie ou une autre, laisserait le d\u00e9sordre se d\u00e9velopper jusqu&rsquo;\u00e0 la possibilit\u00e9 d&rsquo;une d\u00e9faite d\u00e9cisive du bloc BAO. Sa position de force lui permet effectivement ce choix, qui porte non plus sur la seule crise syrienne, mais sur le destin de la crise haute en g\u00e9n\u00e9ral, car c&rsquo;est bien l&rsquo;\u00e9quilibre g\u00e9n\u00e9ral du Syst\u00e8me qui est en jeu. L&rsquo;enjeu final, devant cette crise syrienne qui a d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9 au-del\u00e0 de ce qu&rsquo;on pouvait imaginer, c&rsquo;est d\u00e9sormais moins la Syrie elle-m\u00eame, et la r\u00e9gion du Moyen-Orient en g\u00e9n\u00e9ral, que la situation g\u00e9n\u00e9rale (y compris int\u00e9rieure) des pays du bloc BAO, et donc du Syst\u00e8me lui-m\u00eame.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 7 juin 2012 \u00e0 09H12<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le r\u00f4le de la Russie dans la crise haute (Syrie et le reste) Les circonstances autant que les politiques des pays du bloc BAO suivant une rh\u00e9torique de plus en plus \u00e9trang\u00e8res \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 de la situation tendent \u00e0 placer la Russie dans une position de force dans les diverses crises qui composent la&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[929,10900,6039,3228,3460,5714,2773,4228,4983,3867],"class_list":["post-73183","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bloc-notes","tag-annan","tag-bao","tag-bloc","tag-crise","tag-forces","tag-haute","tag-iran","tag-kofi","tag-speciales","tag-syrie"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73183","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=73183"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73183\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=73183"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=73183"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=73183"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}