{"id":73247,"date":"2012-07-09T05:12:53","date_gmt":"2012-07-09T05:12:53","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2012\/07\/09\/paroles-dannan\/"},"modified":"2012-07-09T05:12:53","modified_gmt":"2012-07-09T05:12:53","slug":"paroles-dannan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2012\/07\/09\/paroles-dannan\/","title":{"rendered":"Paroles d&rsquo;Annan"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">Paroles d&rsquo;Annan<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;interview de Kofi Annan au <em>Monde<\/em>, le <a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/proche-orient\/article\/2012\/07\/07\/kofi-annan-sur-la-syrie-a-l-evidence-nous-n-avons-pas-reussi_1730658_3218.html#xtor=EPR-32280229-%5BNL_Titresdujour%5D-20120708-%5Btitres%5D\" class=\"gen\">7 juillet 2012<\/a>, a \u00e9t\u00e9 surtout l&rsquo;occasion de clamer, pour ceux qui, dans la presse-Syst\u00e8me et alentour, qu&rsquo;Annan reconna\u00eet qu&rsquo;en Syrie, \u00e0 l&rsquo;\u00e9vidence, nous n&rsquo;avons pas r\u00e9ussi (Titre du <em>Monde<\/em> : \u00ab<em>Kofi Annan : Sur la Syrie, \u00e0 l&rsquo;\u00e9vidence, nous n&rsquo;avons pas r\u00e9ussi<\/em>\u00bb.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans ce titre et dans la fa\u00e7on dont tout le monde le clame, on se permettra de sentir, de humer comme une odeur tr\u00e8s forte, insistante et peut-\u00eatre un peu d\u00e9plac\u00e9e, l&rsquo;une de ces jubilations secr\u00e8tes et certainement inconsciente et sans intention de nuire des employ\u00e9s du Syst\u00e8me devant ce constat d&rsquo;\u00e9chec qui semblerait dans la pr\u00e9sentation qui en est faite (le titre) comme un aveu d&rsquo;\u00e9chec. L&rsquo;on sait, ou l&rsquo;on devrait savoir, que la mission d&rsquo;Annan a toujours \u00e9t\u00e9 regard\u00e9e avec une lourde suspicion par cette bande, puisque ne contenant pas le pr\u00e9alable de l&rsquo;\u00e9limination d&rsquo;Assad. On pr\u00e9cisera aussit\u00f4t que la citation utilis\u00e9e pour le titre a \u00e9t\u00e9, comme on dit, soigneusement \u00f4t\u00e9e de son contexte, avec un culot qui suppose effectivement l&rsquo;inconscience et l&rsquo;absence d&rsquo;intention de nuire, juste comme un r\u00e9tablissement de la v\u00e9rit\u00e9 de la <em>narrative<\/em>, sorte de remise dans la ligne de l&rsquo;Annan en question ; puisque, remise dans son contexte, la citation passe du ton d\u00e9finitif pr\u00e9sent dans le titre qui semble nous dire que tout est fini, au ton tr\u00e8s relatif employ\u00e9 par Annan qui nous dit que rien n&rsquo;est encore fini : \u00ab<em>A l&rsquo;\u00e9vidence, nous n&rsquo;avons pas r\u00e9ussi. Et peut-\u00eatre n&rsquo;y a-t-il aucune garantie que nous allons r\u00e9ussir. Mais avons-nous \u00e9tudi\u00e9 des alternatives ? Avons-nous mis les autres options sur la table ?<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAinsi en est-il de tout l&rsquo;interview, qui, dans le chef des questions, est une mise en cause continuelle d&rsquo;Assad et des Russes Cela donne encore plus de m\u00e9rite \u00e0 Annan de r\u00e9tablir, dans ses r\u00e9ponses, quelques bonnes v\u00e9rit\u00e9s, m\u00eame si la coutume diplomatique n\u00e9cessite la mesure. (Ce qui laisse \u00e0 penser \u00e0 propos de ce que pense vraiment Annan, d\u00e9barrass\u00e9 de la prudence diplomatique.) Les exemples les plus int\u00e9ressants<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t A une question qui semblait s&rsquo;\u00e9tonner que Kofi Annan semble miser sur l&rsquo;influence russe, dont la bonne foi (celle de la Russie) est aussit\u00f4t mise en proc\u00e8s avec verdict connu d&rsquo;avance, Annan r\u00e9pond que les int\u00e9r\u00eats de la Russie justifient l&rsquo;influence qu&rsquo;on lui pr\u00eate, puis passe heureusement \u00e0 une g\u00e9n\u00e9ralisation du probl\u00e8me pour la question de savoir si les Russes sont de bonne foi dans leurs intentions affich\u00e9s d&rsquo;aider \u00e0 r\u00e9soudre le conflit, en y impliquant les autres parties pour lesquels la question se pose \u00e9galement : \u00ab<em>N&rsquo;est-il pas souhaitable que ces pays trouvent le moyen de travailler ensemble, pour s&rsquo;assurer que la Syrie n&rsquo;\u00e9clate pas en morceaux, qu&rsquo;elle ne r\u00e9pande pas les probl\u00e8mes chez ses voisins, et \u00e9viter qu&rsquo;elle cr\u00e9e une situation incontr\u00f4lable dans la r\u00e9gion pour tout le monde ? Ou alors, ces pays vont-ils continuer sur la voie qu&rsquo;ils ont emprunt\u00e9e, menant \u00e0 une comp\u00e9tition destructrice dans laquelle chacun finit par \u00eatre perdant ?<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Apr\u00e8s s&rsquo;\u00eatre \u00e9tonn\u00e9e que Annan mise sur l&rsquo;influence des Russes comme si les Russes avaient le d\u00e9sir de faire quoi que ce soit de constructif (ouste, Assad), l&rsquo;intervieweuse trouve soudain une grande vertu d&rsquo;existence et d&rsquo;efficacit\u00e9 \u00e0 cette influence russe, en \u00e9voquant l&rsquo;id\u00e9e que les Russes pourraient alors faire avancer le sc\u00e9nario de changer la direction politique en Syrie (ouf, ouste Assad). Annan r\u00e9pond, prudemment ou habilement c&rsquo;est selon, qu&rsquo;il ne sait pas si une telle id\u00e9e peut \u00eatre d\u00e9velopp\u00e9e puisque la Russie n&rsquo;est pas seule \u00e0 avoir de l&rsquo;influence, qu&rsquo;il y a d&rsquo;autres pays qui en ont ; voil\u00e0 l&rsquo;intervieweuse prise au d\u00e9pourvu, relan\u00e7ant le dialogue par une question sur l&rsquo;Iran (faites-vous allusion \u00e0 l&rsquo;Iran ?), permettant \u00e0 Annan de r\u00e9pondre que oui, il pense \u00e0 l&rsquo;Iran, parce que \u00ab[l&rsquo;]<em>Iran est un acteur. Il devrait faire partie de la solution. Il a de l&rsquo;influence et nous ne pouvons pas l&rsquo;ignorer<\/em>\u00bb. Puis Annan, poursuivant sur sa lanc\u00e9e pour mieux expliquer sa pens\u00e9e sur ces questions des jugements port\u00e9s sur l&rsquo;attitude des diff\u00e9rents pays Normalement, le Qatar, l&rsquo;Arabie, la Turquie, les USA, le bloc BAO dans son ensemble, doivent encore se demander \u00e0 qui diable Annan fait allusion.  <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Mais ce qui me frappe, c&rsquo;est qu&rsquo;autant de commentaires sont faits sur la Russie, tandis que l&rsquo;Iran est moins mentionn\u00e9, et que, surtout, peu de choses sont dites \u00e0 propos des autres pays qui envoient des armes, de l&rsquo;argent et p\u00e8sent sur la situation sur le terrain. Tous ces pays pr\u00e9tendent vouloir une solution pacifique, mais ils prennent des initiatives individuelles et collectives qui minent le sens m\u00eame des r\u00e9solutions du Conseil de s\u00e9curit\u00e9. La focalisation unique sur la Russie irrite beaucoup les Russes.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Maintenant, une question sur la r\u00e9union de Gen\u00e8ve du 30 juin et ses rapports avec la r\u00e9unions des potes de la Syrie du 6 juillet (qui n&rsquo;a pas encore eu lieu quand Annan est interview\u00e9). La question cite la r\u00e9action de l&rsquo;opposition syrienne, d\u00e9favorable au communiqu\u00e9 de Gen\u00e8ve, et Kofi Annan ne prend plus tellement de gants diplomatiques Le vu de Kofi Annan, selon lequel les pays ayant particip\u00e9 \u00e0 la r\u00e9union du 30 juin et participant \u00e0 celle du 6 juillet expliquent aux opposants, participant \u00e0 la r\u00e9union du 6 juillet et jetant l&rsquo;anath\u00e8me sur celle du 30 juin, ce qui s&rsquo;est r\u00e9ellement pass\u00e9e le 30 juin,  ce vu-l\u00e0 nous appara\u00eet, r\u00e9trospectivement, extr\u00eamement pieux. Annan, homme de foi, devait s&rsquo;en douter.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Il est regrettable que les opposants aient r\u00e9agi de cette mani\u00e8re. Le communiqu\u00e9 de Gen\u00e8ve a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9 par un groupe d&rsquo;Etats dont 80 % sont membres du Groupe des amis de la Syrie qui a appel\u00e9 vendredi 6 juillet au d\u00e9part de Bachar Al-Assad. C&rsquo;est pourquoi pr\u00e9tendre que l&rsquo;opposition a \u00e9t\u00e9 trahie ou vendue est assez bizarre. La r\u00e9union de Paris est une formidable occasion pour que les \u00ab\u00a0amis\u00a0\u00bb de la Syrie, dont la France, les Etats-Unis, le Qatar, le Kowe\u00eft, la Turquie, expliquent cela \u00e0 l&rsquo;opposition et r\u00e9tablissent les faits.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Et le concept dit R2P, ou responsabilit\u00e9 de prot\u00e9ger, mis au point par Annan lorsqu&rsquo;il \u00e9tait Secr\u00e9taire G\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;ONU, et qui servit d&rsquo;argument fondamental pour faire voter la r\u00e9solution de l&rsquo;ONU autorisant l&rsquo;intervention en Libye,  r\u00e9solution vot\u00e9e par la Chine et la Russie ? Que reste-t-il de R2P s&rsquo;inqui\u00e8te la ci-devant intervieweuse, pour ce qui concerne la pauvre Syrie ? Cette fois, Annan se l\u00e2che, en mettant sur la table l&rsquo;intervention en Syrie et la fa\u00e7on dont R2P fut exploit\u00e9 comme l&rsquo;on sait,  et l&rsquo;\u00e9l\u00e9phant est dans la pi\u00e8ce, pesant de tout son poids Car Annan ne fait rien d&rsquo;autre, ici, que de donner <em>quitus<\/em> \u00e0 la Russie et \u00e0 la Chine d&rsquo;opposer leur veto \u00e0 toute r\u00e9solution type R2P sur la Syrie, \u00e0 la lumi\u00e8re de l&rsquo;exp\u00e9rience libyenne.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Je vais vous dire franchement : la mani\u00e8re dont la responsabilit\u00e9 de prot\u00e9ger a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e sur la Libye a cr\u00e9\u00e9 un probl\u00e8me pour ce concept. Les Russes et les Chinois consid\u00e8rent qu&rsquo;ils ont \u00e9t\u00e9 dup\u00e9s : ils avaient adopt\u00e9 une r\u00e9solution \u00e0 l&rsquo;ONU, qui a \u00e9t\u00e9 transform\u00e9e en processus de changement de r\u00e9gime. Ce qui, du point de vue de ces pays, n&rsquo;\u00e9tait pas l&rsquo;intention initiale. D\u00e8s que l&rsquo;on discute de la Syrie, c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9l\u00e9phant dans la pi\u00e8ce.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLorsque Kofi Annan \u00e9tait entr\u00e9 en sc\u00e8ne (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-syrie_kofi_annan_entre_en_scene_25_02_2012.html\" class=\"gen\">25 f\u00e9vrier 2012<\/a>), il avait \u00e9t\u00e9 diversement accueilli,  tandis que, pour notre part, nous tenions qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une personnalit\u00e9 int\u00e9ressante pour cette mission, avec assez d&rsquo;ind\u00e9pendance vis-\u00e0-vis du bloc BAO. Contraint d&rsquo;appuyer cette nomination et la mission de paix pour ne pas vraiment trop para\u00eetre faire la politique qu&rsquo;il fait, le bloc BAO avait aussit\u00f4t ridiculis\u00e9 la d\u00e9marche, la jugeant d&rsquo;avance dans l&rsquo;impasse, \u00e9chec programm\u00e9 et tout le reste. (D&rsquo;o\u00f9 le c\u00f4t\u00e9 jubilatoire, que nous jugeons sans aucun doute inconscient et r\u00e9serv\u00e9 aux perceptions sensibles aux nuances des manoeuvres pavloviennes de langage, du titre de l&rsquo;interview, avec citation hors contexte, qu&rsquo;on a relev\u00e9 plus haut.) M\u00eame nombre de commentateurs adversaires du bloc BAO y avaient vu une manuvre du bloc, jugeant la personnalit\u00e9 d&rsquo;Annan extr\u00eamement suspecte.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSuspect ou pas suspect,  qui ne l&rsquo;est pas dans ces innombrables commentaires qui commentent les convictions de leurs auteurs plut\u00f4t que les \u00e9v\u00e8nements observ\u00e9s avec les convictions de leurs auteurs,  Annan s&rsquo;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 assez bon navigateur dans cet oc\u00e9an d\u00e9cha\u00een\u00e9 qu&rsquo;est le climat autour de la crise syrienne. Dans cette interview, donn\u00e9e \u00e0 un journal fran\u00e7ais, dite alors qu&rsquo;allait se tenir la conf\u00e9rence des Amis du Peuple Syrien (\u00e9nonc\u00e9 officiel, tr\u00e8s scout), donc dans des conditions maximales de connexion qui permettent d&rsquo;y voir un commentaire en avant premi\u00e8re et par quasi divination de cette r\u00e9union comme on met les pieds dans le plat, Kofi Annan fait, pour un homme dans sa d\u00e9licate position onusienne, la plus forte mise au point diplomatique et officielle qu&rsquo;on ait enregistr\u00e9e \u00e0 ce jour. Les responsabilit\u00e9s les plus grossi\u00e8res et les plus importantes sont clairement pr\u00e9sent\u00e9es. On sort de la rh\u00e9torique manich\u00e9enne qui infecte la pens\u00e9e du bloc BAO en \u00e9cartant, dans le chef d&rsquo;Annan, chaque fois qu&rsquo;une question le remet sur le tapis, le probl\u00e8me d&rsquo;Assad ; parce qu&rsquo;effectivement, c&rsquo;est un probl\u00e8me objectivement secondaire o\u00f9 les positions peuvent varier qu&rsquo;Assad reste ou s&rsquo;en aille, par rapport au cas formidable du comportement des acteurs ext\u00e9rieurs, et sp\u00e9cifiquement du cas du bloc BAO, <em>alias<\/em> la communaut\u00e9 internationale. Avec cette intervention d&rsquo;Annan, il est acquis dans la logique de la chose que le bloc BAO ne changera rien \u00e0 son comportement parce qu&rsquo;il ne peut ni ne veut rien en changer, totalement prisonnier et prisonnier z\u00e9l\u00e9 des pressions constantes du Syst\u00e8me qu&rsquo;il sert sans coup f\u00e9rir ; mais il sera oblig\u00e9 d&rsquo;exposer un peu plus la subversion totale de sa rh\u00e9torique furieuse, en la poursuivant \u00e0 la lumi\u00e8re des commentaires de l&rsquo;envoy\u00e9 sp\u00e9cial de l&rsquo;ONU. La d\u00e9testation de Kofi Annan en sera confirm\u00e9e, du c\u00f4t\u00e9 des m\u00eames, ce qui n&rsquo;est pas tr\u00e8s grave puisqu&rsquo;elle existait d\u00e8s le d\u00e9part de sa mission, mais cette confirmation dans des conditions encore plus d\u00e9licates. En mettant les pieds dans le plat, Annan est devenu \u00e0 son tour un \u00e9l\u00e9phant dans la pi\u00e8ce, dans la pi\u00e8ce tragi-comique qui se joue autour de la crise syrienne.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 9 juillet 2012 \u00e0 05H14<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Paroles d&rsquo;Annan L&rsquo;interview de Kofi Annan au Monde, le 7 juillet 2012, a \u00e9t\u00e9 surtout l&rsquo;occasion de clamer, pour ceux qui, dans la presse-Syst\u00e8me et alentour, qu&rsquo;Annan reconna\u00eet qu&rsquo;en Syrie, \u00e0 l&rsquo;\u00e9vidence, nous n&rsquo;avons pas r\u00e9ussi (Titre du Monde : \u00abKofi Annan : Sur la Syrie, \u00e0 l&rsquo;\u00e9vidence, nous n&rsquo;avons pas r\u00e9ussi\u00bb.) Dans ce titre&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[929,4202,10900,6039,10405,4228,6902,3478,12406,2730,3867],"class_list":["post-73247","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bloc-notes","tag-annan","tag-assad","tag-bao","tag-bloc","tag-elephant","tag-kofi","tag-libye","tag-onu","tag-r2p","tag-russie","tag-syrie"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73247","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=73247"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73247\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=73247"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=73247"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=73247"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}