{"id":73252,"date":"2012-07-11T06:04:13","date_gmt":"2012-07-11T06:04:13","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2012\/07\/11\/constat-du-cul-de-sac-du-monde\/"},"modified":"2012-07-11T06:04:13","modified_gmt":"2012-07-11T06:04:13","slug":"constat-du-cul-de-sac-du-monde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2012\/07\/11\/constat-du-cul-de-sac-du-monde\/","title":{"rendered":"Constat du cul-de-sac du monde\u2026"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">Constat du cul-de-sac du monde<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tNous allons nous permettre de rassembler deux d\u00e9clarations fort distantes, dans l&rsquo;esprit et dans la forme, voire dans la mesure qu&rsquo;on peut leur donner en fonction de ceux qui la disent. Mais elles ont leur contenu, qui n&rsquo;est pas rien, et leur port\u00e9e symbolique. Mises ensemble, presque comme un dialogue, ou comme un m\u00e9lange, elles nous disent tout de la situation du monde.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t D&rsquo;abord, il s&rsquo;agit d&rsquo;un extrait de cette d\u00e9claration qu&rsquo;a faite le pr\u00e9sident russe Vladimir Poutine \u00e0 ses ambassadeurs r\u00e9unis \u00e0 Moscou. <em>Russia Today<\/em> en rapporte l&rsquo;essentiel, ce <a href=\"http:\/\/rt.com\/politics\/putin-russia-us-global-crisis-734\/\" class=\"gen\">9 juillet 2012<\/a>. Il s&rsquo;agit, comme toujours dans cette circonstance, d&rsquo;un tour d&rsquo;horizon des grandes questions du monde. Poutine, selon le classement de RT, commence par un constat qu&rsquo;on n&rsquo;a pas l&rsquo;habitude d&rsquo;entendre : nous sommes dans une crise consid\u00e9rable et personne n&rsquo;en conna\u00eet la sortie. Dit officiellement et de la bouche d&rsquo;un dirigeant d&rsquo;un tel poids, c&rsquo;est un constat d&rsquo;un \u00e9norme poids et, surtout, la confirmation que les Russes mesurent la gravit\u00e9 tr\u00e8s profonde de la situation, ce que nous nommons crise terminale ou crise haute \u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire bien au-del\u00e0 des contingences iranienne, syrienne, etc. A notre connaissance, c&rsquo;est la premi\u00e8re fois qu&rsquo;un dirigeant de cette importance d\u00e9clare que la crise actuelle est sans issue (Pour l&rsquo;instant ? Cela va de soi, pour un dirigeant politique, mais la nuance pourtant de taille appara\u00eet si compl\u00e8tement contestable qu&rsquo;elle en devient d\u00e9risoire.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>In discussing the global economic situation, Putin warned on the depth of the crisis and the lack of strategies to confront it. It should be recognized that no reliable options for overcoming the global economic crisis are in sight, he stated. The debt troubles of the Euro zone which is gradually sliding into recession is just the tip of an iceberg of unresolved systemic problems faced by the global economy.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Putin provided a stinging rebuke of the West&rsquo;s handling of the economic crisis, which, he says, has eroded the leadership roles of major western powers, including that of the United States. The deficit of new development models against the background of eroding leadership of traditional economic locomotives such as the United States, the European Union and Japan is slowing down the dynamics of global economy, Putin emphasized.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Meanwhile, the increasing quest for decreasing energy resources is leading to market confusion.The ongoing struggle for access to resources has intensified, provoking fluctuations in mineral commodities and energy markets, he added. This convulsion is pushing western governments into prescribing what Putin describes as a bombs and missile democracy around the world, and particularly in the Middle East, which is grappling with fallout from the so-called Arab Spring<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La seconde intervention est d&rsquo;un ambassadeur US Au d\u00e9part, il s&rsquo;agit d&rsquo;une interview donn\u00e9e par l&rsquo;ambassadeur des USA en Suisse Donald S. Bayer, ambassadeur \u00e0 ce poste depuis le printemps 2009, au quotidien <em>Der Bund<\/em> de Berne, le <a href=\"http:\/\/www.derbund.ch\/ausland\/amerika\/In-den-USA-ist-man-auf-viele-Arten-frei-zu-tun-was-man-will\/story\/23305769\" class=\"gen\">8 juin 2012<\/a>. La d\u00e9claration fut aussit\u00f4t reprise par le site <em>PressTV.com<\/em>, le <a href=\"http:\/\/www.presstv.ir\/detail\/2012\/07\/08\/249890\/us-economy-too-fragile-for-iran-war\/\" class=\"gen\">8 juillet 2012<\/a>. Le site iranien donnait notamment les pr\u00e9cisions suivantes :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>In an interview with the Swiss daily Der Bund, Beyer pointed out that the US overall debt has exceeded USD 16 trillion and the country&rsquo;s unemployment rate stands at 8.2 percent. Noting that the low-spending level in the US budget over the past two years has been unprecedented since the World War II, the American envoy went on to say that there is an implicit consensus among Democrats and Republicans that the country&rsquo;s military budget needs to be reduced.<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>With 900 military bases abroad, the US has the highest military expenditure in the world; however the matter is no longer acceptable, he added. Beyer contended that under the prevailing circumstances, no one considers war with Iran as an option and ruled out the possibility of another Cold War in the future.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La derni\u00e8re phrase, surtout, \u00e9tait remarquable : aucun officiel US n&rsquo;a jamais avanc\u00e9 une telle affirmation. Quelques heures plus tard, ce m\u00eame <a href=\"http:\/\/jgcaesarea.blogspot.be\/2012\/07\/irans-press-tv-us-economy-too-weak-for.html\" class=\"gen\">8 juillet 2012<\/a>, un commentateur US, J. G. Caesearea, rectifiait la traduction de <em>PressT.V.com<\/em>, dans cette derni\u00e8re phrase justement. Le texte, en allemand, \u00e9tait le suivant : \u00ab<em>Niemand erwartet, dass aus dem Konflikt mit dem Iran ein Krieg wie im Irak wird, und es wird daraus auch kaum einen neuen Kalten Krieg geben.<\/em>\u00bb La traduction donnait en r\u00e9alit\u00e9 ceci, notablement diff\u00e9rent de la version de <em>PressTV.com<\/em> : \u00ab<em>Nobody expects from the conflict with Iran a war as in Iraq, and there will hardly come from it a new Cold War.<\/em>\u00bb Caesearea introduisait un commentaire hostile \u00e0 la d\u00e9claration de l&rsquo;ambassadeur Beyer, estimant que la cat\u00e9gorisation par avance d&rsquo;un conflit avec l&rsquo;Iran limitait par avance l&rsquo;action des USA,  ce qui lui semblait extr\u00eamement dommageable.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDire que les USA ont une \u00e9conomie dans en \u00e9tat beaucoup trop faible pour se lancer dans une guerre contre l&rsquo;Iran n&rsquo;est pas un argument nouveau. On l&rsquo;entend chez des experts, ou chez certains extr\u00eamement rares parlementaires (Ron Paul, certes), qui sont tous caract\u00e9ris\u00e9s par leur opposition \u00e0 la politique officielle, expansionniste et belliciste, des USA, <em>alias<\/em> le Syst\u00e8me. Mais qu&rsquo;un diplomate US en activit\u00e9 fasse quelques confidences qui aille dans ce sens (incapacit\u00e9 de lancer une guerre de la dimension de celle de l&rsquo;Irak), ainsi que sur d&rsquo;autres aspects de la politique de d\u00e9fense et de s\u00e9curit\u00e9 nationale des USA allant \u00e9galement dans ce sens de limitations consid\u00e9rables, cela pr\u00e9sente un cas plus remarquable et d&rsquo;une r\u00e9elle importance. La chose est \u00e9vidente lorsque Brayer observe que le niveau actuel du budget US de la d\u00e9fense est trop \u00e9lev\u00e9 et laisse entendre que le r\u00e9seau de 900 bases US \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger fait partie d&rsquo;un niveau de d\u00e9penses qui n&rsquo;est plus soutenable. Par contre, lorsqu&rsquo;il affirme que ce constat est partag\u00e9 autant par les d\u00e9mocrates que par les r\u00e9publicains, il s&rsquo;avance sans doute un peu trop, dans l&rsquo;op\u00e9rationnalit\u00e9 du fait ; peut-\u00eatre est-ce le cas en th\u00e9orie, quoi qu&rsquo;il est soit dit fort peu publiquement dans ce sens, mais la pratique qui est d\u00e9magogie pure \u00e0 Washington conduit \u00e0 observer que les actions parlementaires vont toujours dans le sens des augmentations budg\u00e9taires. L&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-fureur_du_pentagone_08_08_2011.html\" class=\"gen\">automatisme<\/a> de r\u00e9duction de $500 milliards pour dix ans du budget du Pentagone (le cas de la <em>sequestration<\/em>) qui doit en th\u00e9orie intervenir \u00e0 la fin de l&rsquo;ann\u00e9e est consid\u00e9r\u00e9 comme <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-vade_retro_veritas_22_05_2012.html\" class=\"gen\">une catastrophe<\/a> par le Pentagone lui-m\u00eame, bien s\u00fbr, mais \u00e9galement par nombre de parlementaires, notamment du c\u00f4t\u00e9 r\u00e9publicain, et la bataille en cours se conduit pour tenter \u00e0 tout prix d&#8217;emp\u00eacher cette r\u00e9duction. D&rsquo;une fa\u00e7on plus g\u00e9n\u00e9rale, on observera qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une double impasse que d\u00e9crivent ces constat, ceux de l&rsquo;ambassadeur et ceux auxquels force la r\u00e9alit\u00e9 : d&rsquo;une part, les USA n&rsquo;ont plus les moyens \u00e9conomiques de mener une guerre de basse intensit\u00e9 normale (type Irak), et cela malgr\u00e9 les retraits d&rsquo;Irak et d&rsquo;Afghanistan ; d&rsquo;autre part, ils ne parviennent pas, \u00e0 cause de la crise de leur direction politique, \u00e0 mettre en place une entente r\u00e9elle pour r\u00e9duire leurs d\u00e9penses militaires. La corruption du personnel politique joue son r\u00f4le, mais \u00e9galement et surtout la paralysie gestionnaire du Pentagone qui ne peut envisager de r\u00e9ductions, uniquement pour <strong>tenter<\/strong> de maintenir son niveau actuel d&rsquo;activit\u00e9, sous peine de faillite<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAinsi, les propos de l&rsquo;ambassadeur, qui sont effectivement in\u00e9dits quant \u00e0 la <strong>n\u00e9cessit\u00e9<\/strong> de r\u00e9duction des d\u00e9penses militaires, constituent-ils une d\u00e9monstration politique du constat fait par Poutine : la crise est profonde et, <strong>surtout<\/strong>, il n&rsquo;y a pas (aujourd&rsquo;hui) de strat\u00e9gie de sortie de cette crise. L&rsquo;ensemble de ces observations confirme \u00e9videmment le caract\u00e8re syst\u00e9mique et fondamental de la crise, dont il est entendu qu&rsquo;il doit \u00eatre \u00e9tendue \u00e0 tous les domaines des activit\u00e9s du Syst\u00e8me, pour constituer effectivement ce que nous nommons la <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_crise_haute_ddecrisis_20_02_2012.html\" class=\"gen\">crise haute<\/a> \u00e0 son niveau extr\u00eame du Syst\u00e8me dans son enti\u00e8ret\u00e9. Ces aveux d&rsquo;impuissance de source officielle sont de factures diff\u00e9rentes ; l&rsquo;un, de Poutine, est furieux dans la mesure o\u00f9 il attribue la responsabilit\u00e9 de cette crise \u00e0 l&rsquo;ensemble du bloc BAO, et cela avec les meilleures raisons du monde, en plus avec le facteur aggravant de voir ce bloc BAO aggraver lui-m\u00eame les conditions de la crise en d\u00e9veloppant des politiques d\u00e9structurantes et d\u00e9stabilisatrices (c&rsquo;est-\u00e0-dire, en favorisant la dynamique d&rsquo;autodestruction dans le cours de la dynamique de surpuissance,  mais qui s&rsquo;en \u00e9tonnerait, certes ?). L&rsquo;autre, de source moins imp\u00e9rative et, disons, plut\u00f4t par inadvertance, fait un constat assez neutre mais qui, lorsqu&rsquo;il est consid\u00e9r\u00e9 \u00e0 la lumi\u00e8re de la v\u00e9rit\u00e9 de la situation que nous connaissons, confirme compl\u00e8tement quoique indirectement, pour la partie US, le propos de Poutine.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCes deux observations sont de positions et de points de vue tr\u00e8s diff\u00e9rents, l&rsquo;une venue d&rsquo;un dirigeant politique \u00e0 la fois dans le Syst\u00e8me et \u00e0 la fois dans une posture antiSyst\u00e8me (Poutine), l&rsquo;autre venue de l&rsquo;int\u00e9rieur du Syst\u00e8me (l&rsquo;ambassadeur US). On observera qu&rsquo;elles confirment ce que nous constatons de plus en plus souvent, \u00e0 savoir que les dirigeants politiques sont oblig\u00e9s, avec plus ou moins d&rsquo;entrain selon les n\u00e9cessit\u00e9s, de suivre la course du Syst\u00e8me tant est irr\u00e9sistible son cycle surpuissance-autodestruction ; qu&rsquo;en m\u00eame temps, ils prennent conscience, avec plus ou moins d&rsquo;acuit\u00e9 et de v\u00e9locit\u00e9, que l&rsquo;on se trouve dans un cul-de-sac. Poutine lui-m\u00eame, lorsqu&rsquo;ils d\u00e9clarent \u00e0 ses ambassadeurs, dans un autre passage de son discours, qu&rsquo;ils faut qu&rsquo;ils se tiennent pr\u00eats \u00e0 toutes les situations, y compris les plus graves, fait implicitement l&rsquo;aveu de son incapacit\u00e9, d&rsquo;ailleurs compl\u00e8tement \u00e9vidente et compr\u00e9hensible, \u00e0 peser de mani\u00e8re d\u00e9cisive sur cette course du Syst\u00e8me. Lorsqu&rsquo;il pr\u00e9cise que la bataille en cours pour l&rsquo;acc\u00e8s aux ressources s&rsquo;intensifie, provoquant des fluctuations sur la situation et les march\u00e9s de ces mati\u00e8res premi\u00e8res qui aggravent encore la crise de toutes les fa\u00e7ons, il constate <em>de facto<\/em> que la tendance actuelle n&rsquo;est nullement pour la recherche d&rsquo;une issue \u00e0 la crise mais pour son aggravation sans aucune perspective de sortie, c&rsquo;est-\u00e0-dire le renforcement et le verrouillage du cul-de-sac du monde. C&rsquo;est effectivement ce qu&rsquo;il y a de plus impressionnant, et cela rejoignant \u00e9videmment notre analyse g\u00e9n\u00e9rale constante : les remous actuels, souvent chaotiques, qui s\u00e8ment un d\u00e9sordre g\u00e9n\u00e9ral et aggravent la crise psychologique (<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_terrorisation_de_la_psychologie_ddecrisis_18_06_2012.html\" class=\"gen\">terrorisation<\/a>, <em>narrative<\/em>, etc.), et o\u00f9 nombre de commentateurs veulent distinguer des grands plans h\u00e9g\u00e9moniques ou autres, constituent <strong>en v\u00e9rit\u00e9<\/strong>, hors de toutes ces sp\u00e9culations rationnelles et donc d\u00e9risoires, une course nihiliste \u00e0 l&rsquo;aggravation des choses par la surpuissance autodestructrice du Syst\u00e8me, vers le but aveugle et automatique de l&rsquo;entropisation du monde. On comprend \u00e9videmment que la consigne de Poutine soit de tenir autant que possible en prot\u00e9geant l&rsquo;ind\u00e9pendance de la Russie,  mais on comprend \u00e9galement qu&rsquo;il n&rsquo;y a aucune r\u00e9ponse possible, ni de la part de Poutine ni d&rsquo;aucune autre, \u00e0 la question ultime : tenir certes, mais pour quelle issue ? Nous en sommes arriv\u00e9s, m\u00eame du point de vue des directions politiques, au niveau des interrogations m\u00e9tahistoriques sur le fondement et la validit\u00e9 du Syst\u00e8me, et ces interrogations toutes marqu\u00e9es de l&rsquo;adage courant que poser la question c&rsquo;est y r\u00e9pondre. Nous sommes directement confront\u00e9s au n\u00e9ant nihiliste de l&rsquo;ach\u00e8vement de la course du Syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&#8230;Et se justifie alors l&rsquo;autre voie de raisonnement du m\u00eame constat g\u00e9n\u00e9ral : puisque nous y sommes, certes, autant laisser aller, et m\u00eame favoriser cette oeuvre finalement salutaire d&rsquo;autodestruction. Le il faut tenir de Poutine devient le conseil habituel du capitaine \u00e0 ses matelots pendant la temp\u00eate : mettons-nous <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-a_la_cape_02_11_2011.html\" class=\"gen\">\u00e0 la cape<\/a> pour tenir le mieux possible pendant la temp\u00eate. Quant \u00e0 elle, la temp\u00eate, on sait bien qu&rsquo;elle ne d\u00e9pend en rien du <em>sapiens<\/em> ; ce n&rsquo;est pas du fatalisme an\u00e9miant, une trahison de la si belle philosophie de l&rsquo;optimisme du Syst\u00e8me (voyez o\u00f9 elle nous a men\u00e9s),  c&rsquo;est simple r\u00e9alisme et lucidit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9vidence. <\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 11 juillet 2012 \u00e0 06H04<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Constat du cul-de-sac du monde Nous allons nous permettre de rassembler deux d\u00e9clarations fort distantes, dans l&rsquo;esprit et dans la forme, voire dans la mesure qu&rsquo;on peut leur donner en fonction de ceux qui la disent. Mais elles ont leur contenu, qui n&rsquo;est pas rien, et leur port\u00e9e symbolique. Mises ensemble, presque comme un dialogue,&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[4940,4270,14952,3540,3228,9303,11929,5714,2773,14953,3194,916,14954,11367,6220,11131,3867,6775,2671],"class_list":["post-73252","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bloc-notes","tag-ambassadeur","tag-autodestruction","tag-beyer","tag-capacites","tag-crise","tag-economiques","tag-entropisation","tag-haute","tag-iran","tag-matieres","tag-pentagone","tag-poutine","tag-premieres","tag-sequestration","tag-suisse","tag-surpuissance","tag-syrie","tag-ultime","tag-us"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73252","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=73252"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73252\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=73252"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=73252"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=73252"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}