{"id":73271,"date":"2012-07-23T05:12:15","date_gmt":"2012-07-23T05:12:15","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2012\/07\/23\/voyage-au-bout-de-la-nasse\/"},"modified":"2012-07-23T05:12:15","modified_gmt":"2012-07-23T05:12:15","slug":"voyage-au-bout-de-la-nasse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2012\/07\/23\/voyage-au-bout-de-la-nasse\/","title":{"rendered":"Voyage au bout de la nasse"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Voyage au bout de la nasse<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t23 juillet 2012  Il y a deux grand th\u00e9\u00e2tres d&rsquo;op\u00e9ration en cours aujourd&rsquo;hui au Moyen-Orient,  les deux virtuels d&rsquo;ailleurs, mais \u00e0 peine selon l&rsquo;entendement courant qu&rsquo;on donne \u00e0 ce mot dans la mesure o\u00f9 une certaine forme de virtualit\u00e9 structur\u00e9e tient lieu de solide r\u00e9alit\u00e9 pour le Syst\u00e8me ; donc, deux th\u00e9\u00e2tres virtuels d\u00e9j\u00e0 fort bien structur\u00e9s et ayant acquis ce qu&rsquo;on d\u00e9signerait comme leur forme strat\u00e9gique ; c&rsquo;est-\u00e0-dire, deux th\u00e9\u00e2tres virtuels suffisamment form\u00e9s par la communication et les interf\u00e9rences politiques pour avoir acquis un poids strat\u00e9gique correspondant \u00e0 la forme identifi\u00e9e. Il se d\u00e9duit de cette identification de la forme strat\u00e9gique que ces deux th\u00e9\u00e2tres acqui\u00e8rent, dans la perception, une v\u00e9ritable <strong>l\u00e9gitimit\u00e9 strat\u00e9gique<\/strong>. Ainsi cette virtualit\u00e9 structur\u00e9e devient-elle, pour les acteurs concern\u00e9s, une solide r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;un des deux th\u00e9\u00e2tres est en Syrie, avec les alentours proche et lointain (les voisins de la Syrie pour le proche, les diverses puissances int\u00e9ress\u00e9es, du bloc BAO \u00e0 l&rsquo;axe Chine-Russie pour le lointain) ; l&rsquo;autre est le Golfe Persisue, avec le verrou strat\u00e9gique du d\u00e9troit d&rsquo;Ormouz, avec l&rsquo;alentour proche fait des pays du bassin, et l&rsquo;alentour lointain qui est \u00e0 peu pr\u00e8s le monde entier en raison des interf\u00e9rences diverses dont celle du p\u00e9trole. (Une troisi\u00e8me crise, qu&rsquo;on liera aux deux th\u00e9\u00e2tres d&rsquo;op\u00e9ration, est la crise iranienne ; son originalit\u00e9 est justement ce lien, qui fait n\u00e9cessairement d&rsquo;elle un \u00e9l\u00e9ment int\u00e9gr\u00e9 dans l&rsquo;ensemble du probl\u00e8me consid\u00e9r\u00e9.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La Syrie est dans la situation qu&rsquo;on sait. Quelle que soit l&rsquo;interpr\u00e9tation qu&rsquo;on en donne, une chose est assur\u00e9e : la situation est grave, pleine de potentialit\u00e9s catastrophiques dans tous les sens. Il n&rsquo;est pas assur\u00e9 du tout que le bloc BAO tienne \u00e0 intervenir comme il semble le r\u00e9clamer (le contraire nous para\u00eet tout \u00e0 fait probable) mais il est assur\u00e9 que le m\u00eame bloc BAO est engag\u00e9 dans la rh\u00e9torique d&rsquo;une <em>narrative<\/em> si fortement affirm\u00e9e, jusqu&rsquo;\u00e0 la r\u00e9p\u00e9tition h\u00e9b\u00e9t\u00e9e et hyst\u00e9rique, qu&rsquo;elle a fini par acqu\u00e9rir de tr\u00e8s fortes structures perverses et qu&rsquo;elle conduit non seulement l&rsquo;esprit, mais la politique elle-m\u00eame,  et la strat\u00e9gie par cons\u00e9quent.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl s&rsquo;en d\u00e9duit que cette <em>narrative<\/em> d\u00e9veloppe une logique qui pr\u00e9sente de tr\u00e8s fortes possibilit\u00e9s d&rsquo;accomplissement. L&rsquo;intervention \u00e9trang\u00e8re (<em>dito<\/em>, du bloc BAO) n&rsquo;est aujourd&rsquo;hui en aucune fa\u00e7on une possibilit\u00e9 n\u00e9gligeable, ni m\u00eame une possibilit\u00e9 minoritaire Si l&rsquo;on voulait des comptes pr\u00e9cis, nous donnerions cette possibilit\u00e9 \u00e0 un bon rapport de60\/70-40\/30,  alors, encore une fois, que <strong>personne<\/strong> dans les directions politiques du bloc BAO n&rsquo;y est favorable. (Cela signifie qu&rsquo;on est en g\u00e9n\u00e9ral, dans le bloc BAO, dans les directions politiques, favorable \u00e0 la solution-miracle compl\u00e8tement int\u00e9gr\u00e9e dans la <em>narrative<\/em> : liquidation d&rsquo;Assad gr\u00e2ce aux Russes changeant compl\u00e8tement leur position, gouvernement de transition tr\u00e8s vite sous la coupe d&rsquo;une opposition qui s&rsquo;av\u00e8rerait, sinon vertueuse, du moins supportable ; \u00e9tablissement d&rsquo;un nouveau r\u00e9gime favorable au bloc BAO, d&rsquo;une fa\u00e7on ou l&rsquo;autre) Par ailleurs, nous avons vu, ce <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-r2p_en_syrie_rien_d_une_promenade_de_sant__20_07_2012.html\" class=\"gen\">20 juillet 2012<\/a>, combien cette sorte d&rsquo;intervention du bloc BAO pouvait  s&rsquo;av\u00e9rer massive. La comparaison avec le Kosovo,  <strong>au moins<\/strong>, quant au volume des forces engag\u00e9es,  est une mesure importante \u00e0 cet \u00e9gard, moins pour les r\u00e9sultats \u00e9ventuels que pour le potentiel militaire n\u00e9cessaire du c\u00f4t\u00e9 du bloc BAO (US).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t On notait le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-r2p_en_syrie_rien_d_une_promenade_de_sant__20_07_2012.html\" class=\"gen\">20 juillet 2012<\/a>, dans notre rappel des conditions de la guerre du Kosovo, que l&rsquo;US Navy avait d\u00e9plac\u00e9 deux porte-avions au large des Balkans, avec cons\u00e9quences \u00ab<em>On ajoutera que l&rsquo;US Navy, qui d\u00e9ploya deux porte-avions suppl\u00e9mentaire autour des Balkans pour participer \u00e0 l&rsquo;attaque, se trouva, pour la premi\u00e8re fois, depuis 1945, sans porte-avions dans le Pacifique occidental (VII\u00e8me Flotte).<\/em>\u00bb Dans le cas syrien, nous n&rsquo;avons pas \u00e9voqu\u00e9 la pr\u00e9sence sp\u00e9cifique (<em>dito<\/em>, sp\u00e9cifiquement pour la Syrie) de porte-avions de l&rsquo;US Navy. La raison est \u00e9vidente : il y a, ou il y aura sous peu, quatre porte-avions dans la r\u00e9gion du Golfe, dont deux ou trois dans le Golfe Evidemment, ces unit\u00e9s participeraient \u00e0 une intervention en Syrie, si c&rsquo;\u00e9tait le cas.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSur <em>ATimes.com<\/em>, le <a href=\"http:\/\/www.atimes.com\/atimes\/Middle_East\/NG19Ak03.html\" class=\"gen\">19 juillet 2012<\/a>, Kaveh L. Afrasiabi nous rappelle quelques-unes des circonstances qui justifient cette extraordinaire concentration de puissance navale dans un espace naval aussi r\u00e9duit. (Quatre porte-avions, c&rsquo;est en principe la moiti\u00e9 de la puissance centrale de l&rsquo;US Navy en activit\u00e9, puisque sur les onze porte-avions actuellement en service trois sont immobilis\u00e9s pour des causes classiques d&rsquo;entretien, de rel\u00e2che, voire de remise \u00e0 niveau.) <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>US navy fires on Emirate boat out of fear of Iran  headline in Kayhan Newspaper, Tehran.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The Persian Gulf powder keg may soon explode if the current cycle of mounting tensions continues unabated. Two days ago, a minor incident involving a US refueling warship and an Indian fishing boat off the coast of the United Arab Emirates (UAE) resulted in one fatality and three wounded. That the fishermen insist they were fired on without a warning  contrary to the US navy&rsquo;s assertion  gives us a prelude to more ominous developments on the horizon. It seems trigger-happy American sailors see gathering clouds of conflict and are taking preemptive measures that, in this particular case, made a small dent in otherwise amicable US-India relations.<\/em> [] <em>Initially, US media reported that the incident was a US warning to \u00ab\u00a0Iran and al-Qaeda\u00a0\u00bb to stay away from US warships, in light of Iran&rsquo;s renewed threats to close the Strait of Hormuz. This reflects a US siege mentality that also underscores the Persian Gulf region&rsquo;s growing volatility and potential for imminent maritime tensions.<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>This spike in tensions is also partly due to the US navy&rsquo;s bulked up presence in the region. The Pentagon on July 16 deployed an extra aircraft carrier there months ahead of schedule. It is also organizing unprecedented mine-sweeping exercise in the area  this month it deployed four additional minesweepers and additional fighter jets to the region. The resulting overcrowding of Persian Gulf waters with the US fleet is an invitation for similar incidents to this week&rsquo; fatal encounter. Accidental confrontations could easily escalate into something bigger in coming weeks and months, particularly if the US and Iran bump into each other<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUn peu plus loin dans son texte, Afrasiabi pose la question de savoir quel est le but des USA, dans le fait de r\u00e9unir une telle concentration de puissance navale Bonne question. (\u00ab<em>The thickening fog of suspicion and mutual distrust is growing more dangerous, with the US pondering the possibility of an Iranian provocation and Tehran studying the US&rsquo;s inclination to resort to shows of force to assert its hegemony. Beyond such tactical questions, the larger strategic question is what is Washington&rsquo;s ultimate aim?<\/em>\u00bb) Jusqu&rsquo;ici, nous avons \u00e9t\u00e9 r\u00e9duit \u00e0 la seule hypoth\u00e8se, qui nous para\u00eet encore tenir, d&#8217;emp\u00eacher par tous les moyens quelque action iranienne que ce soit qui pourrait faire monter le prix du p\u00e9trole,  et, par cons\u00e9quent, et <strong>surtout<\/strong>, faire monter le prix de l&rsquo;essence \u00e0 la pompe, aux USA, pour la p\u00e9riode des \u00e9lections pr\u00e9sidentielles. Excellente strat\u00e9gie, et fort honorable, apr\u00e8s tout,  on veut dire, par rapport au niveau intellectuel et aux conceptions morales des directions politiques du bloc BAO (US). (Nous ajouterions une autre raison qui n&rsquo;a cess\u00e9 de prendre d&rsquo;importance, qui est politique et psychologique : cette pr\u00e9sence est l\u00e0 pour rassurer l&rsquo;Arabie qui est engag\u00e9e dans un activisme forcen\u00e9 mais qui n&rsquo;a pas perdu le principal caract\u00e8re de sa politique, qui est la trouille terroris\u00e9e de la g\u00e9rontocratie corrompue qui la conduit, s&rsquo;estimant, d&rsquo;ailleurs avec de plus en plus de raison, assi\u00e9g\u00e9e par ses propres <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_fable_des_termites_et_des_conduites_pourries_22_09_2008.html\" class=\"gen\">termites<\/a>. L&rsquo;Arabie est sur le sentier de la guerre en Syrie mais elle craint comme la peste l&rsquo;Iran et la d\u00e9stabilisation int\u00e9rieure. Washington n&rsquo;a, pour le moment, rien \u00e0 refuser \u00e0 l&rsquo;Arabie dans ce domaine de la s\u00e9curit\u00e9 ; d&rsquo;o\u00f9 la pr\u00e9sence massive de l&rsquo;U.S. Navy, pour une autre mission faussement strat\u00e9gique qui d\u00e9s\u00e9quilibre encore plus la coh\u00e9sion de l&rsquo;ensemble.)  <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn ne peut imaginer une seconde qu&rsquo;une intervention en Syrie de la part du bloc BAO, dans les conditions qui semblent assez probables et qu&rsquo;on a rapport\u00e9es le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-r2p_en_syrie_rien_d_une_promenade_de_sant__20_07_2012.html\" class=\"gen\">20 juillet 2012<\/a>, n&rsquo;impliqueraient pas la participation de ces porte-avions rassembl\u00e9s autour et dans le Golfe Persique. D&rsquo;autre part, cette position, si elle semble acceptable par rapport \u00e0 la Syrie, expose n\u00e9anmoins ces unit\u00e9s fondamentales de la puissance navale US \u00e0 la menace asym\u00e9trique des Iraniens, qui seraient tr\u00e8s probablement impliqu\u00e9s dans une crise syrienne s&rsquo;ouvrant sur une intervention \u00e9trang\u00e8re avec les r\u00e9actions diverses \u00e0 pr\u00e9voir ; elle les prive d&rsquo;espace naval, et donc de s\u00e9curit\u00e9 et de manuvre pour leur d\u00e9fense comme pour leur capacit\u00e9 d&rsquo;adaptabilit\u00e9 offensive, en \u00f4tant au porte-avions cet avantage d\u00e9cisif qu&rsquo;est la projection de puissance (son a\u00e9ronavale) qui lui permet justement de disposer de cet espace de s\u00e9curit\u00e9 et de manuvre. Il n&rsquo;est pas s\u00fbr que ce d\u00e9ploiement strat\u00e9gique soit particuli\u00e8rement du go\u00fbt des amiraux US,  car il nous semble manifeste, pour l&rsquo;instant, que cette situation des porte-avions, dans une mission tr\u00e8s dissuasive concernant le d\u00e9troit d&rsquo;Ormouz (et l&rsquo;Arabie), rel\u00e8ve de consignes pr\u00e9cises du pouvoir civil dans la logique de la strat\u00e9gie essentiellement \u00e9lectorale du pr\u00e9sident Obama. L&rsquo;US Navy tient \u00e0 assurer le contr\u00f4le des voies de communication qui fonde sa grande strat\u00e9gie, mais \u00e0 sa mani\u00e8re, qui n&rsquo;est pas d&rsquo;exposer dans un espace naval r\u00e9duit et \u00e9pousant la forme d&rsquo;une nasse une part si consid\u00e9rable de sa puissance.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour l&rsquo;US Navy, il s&rsquo;agit bien d&rsquo;un risque strat\u00e9gique d&rsquo;importance. La situation de la r\u00e9gion envisag\u00e9e n&rsquo;est pas celle d&rsquo;une crise, mais bien de <strong>trois<\/strong> crises g\u00e9ographiquement align\u00e9e,  parfaite <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_chaine_crisique_ddecrisis_02_04_2011.html\" class=\"gen\">cha\u00eene crisique<\/a>, \u00e0 la fois politique et strat\u00e9gique, et parfaitement g\u00e9ographique, avec une diagonale enfilant successivement la crise syrienne, la crise du d\u00e9troit d&rsquo;Ormouz (le Golfe Persique) et la crise iranienne, avec la crise d&rsquo;Ormouz faisant le lien entre les deux autres et confirmant ainsi le sch\u00e9ma d\u00e9j\u00e0 expos\u00e9 d&rsquo;un renversement strat\u00e9gique (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-de_l_amiral_fallon_au_uss_john_c_stennis_04_01_2012.html\" class=\"gen\">4 janvier 2012<\/a>, le <a href=\" http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_l_impopularite_de_la_guerre__12_01_2012.html\" class=\"gen\">12 janvier 2012<\/a> et le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_strategie_us_dictee_par_l_iran_26_01_2012.html\" class=\"gen\">26 janvier 2012<\/a>). (La diagonale est compl\u00e9t\u00e9e par la pr\u00e9sence de l&rsquo;Irak, dont la position politique pour le moins ambigu\u00eb, plus proche de l&rsquo;Iran que des USA, vient compl\u00e9ter en l&rsquo;aggravant ce dispositif de cha\u00eene crisique.) La circonstance importante \u00e0 noter est que la crise centrale (g\u00e9ographiquement), celle du Golfe Persique, a \u00e9t\u00e9 install\u00e9e et d\u00e9velopp\u00e9e par les USA (le bloc BAO) \u00e0 partir de l&rsquo;affaire des sanctions (embargo du p\u00e9trole) et de la pr\u00e9sence navale US renforc\u00e9e cons\u00e9quente. Tout se passe comme si la puissance centrale avait elle-m\u00eame install\u00e9 une sorte de pi\u00e8ge pour elle-m\u00eame, le bassin du Golfe Persique figurant alors une nasse dans laquelle la puissance navale US serait contrainte d&rsquo;\u00e9voluer pour satisfaire \u00e0 sa mission dissuasive.<\/p>\n<h3>Le renforcement de la crise haute<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLa question strat\u00e9gique pos\u00e9e ici est d&rsquo;une complexit\u00e9 extr\u00eame dans le sens o\u00f9 elle ne r\u00e9pond pas aux seules donn\u00e9es strat\u00e9giques. Le d\u00e9ploiement de la puissance navale US autour du d\u00e9troit d&rsquo;Ormouz (bien plus qu&rsquo;autour de l&rsquo;Iran) n&rsquo;est pas une n\u00e9cessit\u00e9 strat\u00e9gique mais une n\u00e9cessit\u00e9 \u00e0 la fois politique, \u00e9conomique et de communication. Elle r\u00e9pond \u00e0 une menace dont nul ne sait rien en v\u00e9rit\u00e9,  les gesticulations iraniennes et habiles concernant le passage du d\u00e9troit d&rsquo;Ormouz \u00e0 partir du moment o\u00f9 l&#8217;embargo sur le p\u00e9trole iranien a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9. Elle place n\u00e9cessairement la flotte US dans une position strat\u00e9gique extr\u00eamement vuln\u00e9rable, au nom d&rsquo;imp\u00e9ratifs qui sont tout sauf strat\u00e9giques du point de vue fondamentalement militaire.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette situation brouille toutes les donn\u00e9es d\u00e9battues \u00e0 sati\u00e9t\u00e9 depuis au moins six ans, depuis que l&rsquo;attaque de l&rsquo;Iran est d\u00e9battue \u00e0 ciel ouvert, comme une conversation mondaine courante dans les r\u00e9ceptions chics de Washington. La situation actuelle peut effectivement contenir en soi la potentialit\u00e9 d&rsquo;une attaque contre l&rsquo;Iran, ou <strong>plus exactement<\/strong> d&rsquo;un conflit avec l&rsquo;Iran encha\u00eenant tr\u00e8s rapidement, voire se greffant parall\u00e8lement sur une aggravation et une intervention \u00e9trang\u00e8re en Syrie, c&rsquo;est-\u00e0-dire dans les pires conditions possibles pour le bloc BAO qui aurait une grande partie de son potentiel impliqu\u00e9 en Syrie (selon le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-r2p_en_syrie_rien_d_une_promenade_de_sant__20_07_2012.html\" class=\"gen\">mod\u00e8le-Kosovo<\/a>). Plus question d&rsquo;attaque par surprise avec une force maximale tr\u00e8s concentr\u00e9e, permettant une attaque de concentration et tr\u00e8s puissante des forces a\u00e9riennes (dont a\u00e9ronavales) contre des objectifs bien fix\u00e9s dans une position vuln\u00e9rable d&rsquo;attente mais au contraire d&rsquo;une attaque improvis\u00e9e dans un contexte g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;affrontement o\u00f9 les forces du bloc BAO seraient d\u00e9j\u00e0 largement sollicit\u00e9es ; plus question d&rsquo;un d\u00e9ploiement strat\u00e9gique judicieux par rapport \u00e0 l&rsquo;Iran, mais au contraire d&rsquo;une intervention chaotique, selon un d\u00e9ploiement strat\u00e9gique impos\u00e9 par d&rsquo;autres contraintes, dans une situation d\u00e9j\u00e0 rendue chaotique par les autres affrontements qui se d\u00e9roulent dans d&rsquo;autres axes d&rsquo;intervention.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes menaces actuelles contre la Syrie sont en g\u00e9n\u00e9ral accueillies par les commentateurs, partisans ou adversaires du bloc BAO, selon une logique s\u00e9quentielle qui s&rsquo;appuie sur l&rsquo;affectivit\u00e9 de la fascination pour une puissance militaire (US, bien s\u00fbr) \u00e9crasante et ma\u00eetresse d&rsquo;elle-m\u00eame comme des \u00e9v\u00e8nements,  ma\u00eetresse d&rsquo;elle-m\u00eame comme de l&rsquo;univers. (\u00ab<em>Je suis ma\u00eetre de moi comme de l&rsquo;univers ; je le suis, je veux l&rsquo;\u00eatre. \u00d4 si\u00e8cles, \u00f4 m\u00e9moire ! Conservez \u00e0 jamais ma derni\u00e8re victoire !<\/em>\u00bb, dit l&#8217;empereur Auguste dans le <em>Cinna<\/em> de Corneille.) Ce ne fut jamais tout \u00e0 fait le cas le cas et cela l&rsquo;est certainement <strong>moins que jamais<\/strong> aujourd&rsquo;hui ; l&rsquo;affectivit\u00e9 des parangons et des adversaires fascin\u00e9s du Syst\u00e8me ne devrait pas nous emp\u00eacher d&rsquo;en convenir pour envisager le fait comme un facteur d&rsquo;importance. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl y a au contraire beaucoup d&rsquo;arguments pour penser que ces menaces contre et autour de la Syrie, si elles se concr\u00e9tisent, n&rsquo;entra\u00eeneront pas un d\u00e9roulement aimable pour les strat\u00e8ges du bloc BAO, un d\u00e9veloppement s\u00e9quentiel, une chose apr\u00e8s l&rsquo;autre, l&rsquo;Iran apr\u00e8s la Syrie, etc. Au contraire, le brouillard de la guerre (ou la temp\u00eate de sable de la guerre, qui convient mieux \u00e0 la zone, qui brouille toutes les visions) s&rsquo;installera aussit\u00f4t, avec des pressions et des menaces diverses, des interventions sans nombre, des op\u00e9rations asym\u00e9triques, le prix du p\u00e9trole s&rsquo;envolant, l&rsquo;Iran d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 actif avec la complicit\u00e9 de l&rsquo;Irak, etc., et tout cela sans attendre d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement l&rsquo;autre. Le bloc BAO devra faire face <strong>simultan\u00e9ment<\/strong> \u00e0 ce qu&rsquo;il aimerait croire, pour les plus fins strat\u00e8ges du domaine, pouvoir traiter en s\u00e9quence et d&rsquo;une fa\u00e7on compartiment\u00e9e : la Syrie, Ormouz, l&rsquo;Iran. Le lien d&rsquo;entra\u00eenement et d&rsquo;encha\u00eenement entre les trois crises deviendra aussit\u00f4t une simultan\u00e9it\u00e9 int\u00e9gr\u00e9e des \u00e9v\u00e8nements, avec des acteurs ext\u00e9rieurs impr\u00e9visibles, dont les possibilit\u00e9s et les inconnues imm\u00e9diates et directes sont innombrables et tr\u00e8s pr\u00e9occupantes (Que fera Isra\u00ebl ? Que fera la Turquie ? Que fera la Russie ? Que feront les monarchies pourries du Golfe, dont on nous annonce les prouesses militaires et qui s&rsquo;en tiennent pour l&rsquo;instant \u00e0 des conteneurs de dizaines de milliers de billets de $100, qui se trouveront face \u00e0 des troubles int\u00e9rieurs d\u00e9j\u00e0 en cours [pour <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-craquements_dans_la_poutre-ma_tresse_14_07_2012.html\" class=\"gen\">l&rsquo;Arabie<\/a>], qui trouveront dans les circonstances tout loisir de s&rsquo;exprimer ? Quelles seront les r\u00e9actions int\u00e9rieures aux USA et, \u00e9ventuellement, si l&rsquo;on pr\u00eate attention \u00e0 la chose, en Europe ? Comment \u00e9volueront les \u00e9conomies d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 dans un \u00e9tat de crise chronique et de menaces d&rsquo;effondrement ? Etc.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn a d\u00e9j\u00e0 largement d\u00e9velopp\u00e9 ce ph\u00e9nom\u00e8ne d&rsquo;int\u00e9gration des crises, d&rsquo;abord avec le lien crise syrienne-crise iranienne, et sa transformation in\u00e9luctable pour s&rsquo;int\u00e9grer dans une <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_crise_haute_03_02_2012.html\" class=\"gen\">crise haute<\/a> d\u00e9j\u00e0 en cours de structuration depuis d\u00e9cembre dernier,  c&rsquo;est-\u00e0-dire une situation g\u00e9n\u00e9rale d&rsquo;un niveau d\u00e9cisif d&rsquo;importance, \u00e9chappant \u00e0 tout contr\u00f4le humain. Durant les quelques mois depuis que s&rsquo;est impos\u00e9e cette nouvelle dimension de la crise au Moyen-Orient,  sp\u00e9cifiquement, avec la crise d&rsquo;Ormouz ouverte en d\u00e9cembre 2011, avec la mise en place des premi\u00e8res sanctions d&#8217;embargo du p\u00e9trole iranien et l&rsquo;incident du <em>drone<\/em> US RQ-170 <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-du_nucleaire_a_la_cyberguerre_l_iran_deplace_le_front_27_12_2011.html\" class=\"gen\">captur\u00e9<\/a> par l&rsquo;Iran,  rien dans la conduite et la politique des directions politiques du bloc BAO n&rsquo;indique qu&rsquo;il ait \u00e9t\u00e9 pris conscience de cette potentialit\u00e9 d&rsquo;int\u00e9gration et d&rsquo;encha\u00eenement des crises.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa crise syrienne reste totalement englob\u00e9e dans la rh\u00e9torique droitdel&rsquo;hommiste, avec la <em>narrative<\/em> qui va avec et le maximalisme la caract\u00e9risant (refus de tout compromis, refus de tout recul, refus de tout am\u00e9nagement tactique, etc.). L&rsquo;Iran est totalement repouss\u00e9 de la possibilit\u00e9 de conversations sur la possibilit\u00e9 d&rsquo;un arrangement syrien, d&rsquo;abord parce que c&rsquo;est l&rsquo;Iran, ensuite parce que personne dans le bloc BAO n&rsquo;est capable de vouloir un arrangement syrien,  tout cela repoussant l&rsquo;Iran dans un r\u00f4le d&rsquo;antagonisme dans la crise syrienne, entra\u00eenant son activisme antagoniste dans les autres crises et renfor\u00e7ant la perspective d&rsquo;une simultan\u00e9it\u00e9 approximative de l&rsquo;aggravation des crises, avec le certitude d&rsquo;un lien entre les trois. Aucun rapport strat\u00e9gique n&rsquo;est fait, du c\u00f4t\u00e9 des directions politiques du bloc BAO, entre les diff\u00e9rents points de tension, le syst\u00e8me de la communication ayant totalement s\u00e9par\u00e9 les cas selon des arguments compl\u00e8tement \u00e9trangers, comme si, pour lui effectivement, l&rsquo;hypoth\u00e8se de l&rsquo;affrontement en s\u00e9quence permettant de ne pas avoir cette int\u00e9gration des crises \u00e9tait une chose acquise.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAinsi les directions du bloc BAO avancent-elles vers le chaudron syrien sans envisager d&rsquo;une fa\u00e7on ferme et cons\u00e9quente que ce chaudron pourrait ne pas \u00eatre que syrien, mais le premier pas vers un chaudron beaucoup plus large qui pourrait les entra\u00eener vers des perspectives bien plus larges. Il est caract\u00e9ristique \u00e0 cet \u00e9gard que les sp\u00e9culations g\u00e9n\u00e9rales, y compris de ces m\u00eames pays du bloc BAO, concernant l&rsquo;extension du conflit syrien hors des fronti\u00e8res du pays prennent en compte une extension aux voisins de la Syrie, voire \u00e0 la r\u00e9gion toute enti\u00e8re, mais pas \u00e0 ces m\u00eames pays du bloc BAO eux-m\u00eames, alors qu&rsquo;ils sont tous engag\u00e9s directement, \u00e0 des degr\u00e9s divers, dans <strong>toutes<\/strong> les crises et <strong>tous<\/strong> les points de tension de la r\u00e9gion, justement ceux qui pourraient \u00eatre concern\u00e9s par l&rsquo;extension de la crise syrienne. Eux-m\u00eames, les pays du bloc BAO, ont leur responsabilit\u00e9 directement engag\u00e9e dans les causes directes qui transformeraient en les int\u00e9grant toutes ces crises en une crise haute, comme par exemple l&#8217;embargo sur le p\u00e9trole iranien ; rien, absolument rien ne nous signale qu&rsquo;ils aient pris conscience de l&rsquo;existence de ces connexions si dangereuses pour eux, ou qu&rsquo;ils en tiennent compte dans leurs diverses d\u00e9marches, et sp\u00e9cialement leur d\u00e9marche dans la crise syrienne.   <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans ces conditions, si l&rsquo;engrenage syrien se pr\u00e9cise et se d\u00e9veloppe,  et il semble bien parti pour cela, sans qu&rsquo;on ne voit rien qui puisse l&rsquo;arr\u00eater,  il devrait \u00eatre implacable parce que la capacit\u00e9 de raisonner semble avoir d\u00e9sert\u00e9 les esprits, au profit d&rsquo;une pens\u00e9e compl\u00e8tement d\u00e9termin\u00e9e par l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_raison_devenue_idiote_utile_de_l_affectivit__11_06_2012.html\" class=\"gen\">affectivit\u00e9<\/a>, largement exploit\u00e9e par les doctrines humanitaristes qui conduisent l&rsquo;action du syst\u00e8me de la communication. (On ajoutera, certes, dans certains cas, les pr\u00e9occupations \u00e9lectorales plus les variantes diverses des machinations de fortune, mais le moralisme de communication de la <em>narrative<\/em> reste l&rsquo;argument \u00e9crasant tout le reste.) Aussi, l&rsquo;avertissement d\u00e9j\u00e0 souvent r\u00e9p\u00e9t\u00e9, et encore r\u00e9p\u00e9t\u00e9 le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-du_nucleaire_a_la_cyberguerre_l_iran_deplace_le_front_27_12_2011.html\" class=\"gen\">27 d\u00e9cembre 2012<\/a>, s&rsquo;impose de plus en plus : \u00ab<em>Ce qui conduit au rappel d&rsquo;une appr\u00e9ciation donn\u00e9e, in illo tempore (le 26 avril 2010) par un n\u00e9o-s\u00e9cessionniste (perspective dans tous les esprits, cela, le n\u00e9o-s\u00e9cessionnisme) du Maryland, Thomas Naylor : There are three or four possible scenarios that will bring down the empire<\/em> [] <em>One possibility is a war with Iran<\/em>\u00bb Dans ce cas, on nous offrirait bien mieux,  la perspective de toutes les guerres en une seule<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe processus est fascinant,  cette fois, le terme fascination est de mise. C&rsquo;est une situation effectivement fascinante de voir \u00e9voluer ces pays activistes du bloc BAO, dans un tonnerre d&rsquo;accusations vertueuses, d&rsquo;affirmations d&rsquo;une puissance s\u00fbre de son impunit\u00e9 et de l\u00e9galisme interventionniste, de refus de tout compromis, semblant rechercher des conditions optimales pour un conflit, et le plus large possible finalement, et pourtant mettant en place des conditions strat\u00e9giques qui pourraient ais\u00e9ment se retourner \u00e0 leur complet d\u00e9savantage jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;estimation d&rsquo;une probabilit\u00e9 maximale. Ces pays semblent de plus en plus pouss\u00e9s par cette logique sup\u00e9rieure qui organise un chaos grandissant dont l&rsquo;issue aurait de plus en plus de chances (?) d&rsquo;\u00eatre une rupture antagoniste et conflictuelle o\u00f9 ils se seraient plac\u00e9s eux-m\u00eames dans les pires conditions possibles par rapport aux possibilit\u00e9s que leur offrent leurs moyens.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voyage au bout de la nasse 23 juillet 2012 Il y a deux grand th\u00e9\u00e2tres d&rsquo;op\u00e9ration en cours aujourd&rsquo;hui au Moyen-Orient, les deux virtuels d&rsquo;ailleurs, mais \u00e0 peine selon l&rsquo;entendement courant qu&rsquo;on donne \u00e0 ce mot dans la mesure o\u00f9 une certaine forme de virtualit\u00e9 structur\u00e9e tient lieu de solide r\u00e9alit\u00e9 pour le Syst\u00e8me ;&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[12393,3259,10859,3228,8294,2631,3723,5714,4807,2773,3555,4321,3319,9975,5220,3600,6150,3704,3440,3068,3867,2671],"class_list":["post-73271","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-affectivite","tag-arabie","tag-chaine","tag-crise","tag-crisique","tag-de","tag-golfe","tag-haute","tag-integration","tag-iran","tag-legitimite","tag-narrative","tag-navy","tag-ormouz","tag-persique","tag-petrole","tag-piege","tag-porte-avions","tag-strategie","tag-strategique","tag-syrie","tag-us"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73271","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=73271"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73271\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=73271"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=73271"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=73271"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}