{"id":73299,"date":"2012-08-04T12:48:20","date_gmt":"2012-08-04T12:48:20","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2012\/08\/04\/mayas-versus-coca-cola-un-peu-deau-dans-la-coca\/"},"modified":"2012-08-04T12:48:20","modified_gmt":"2012-08-04T12:48:20","slug":"mayas-versus-coca-cola-un-peu-deau-dans-la-coca","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2012\/08\/04\/mayas-versus-coca-cola-un-peu-deau-dans-la-coca\/","title":{"rendered":"Mayas <em>versus<\/em> Coca-Cola : un peu d&rsquo;eau dans la coca"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">Mayas <em>versus<\/em> Coca-Cola : un peu d&rsquo;eau dans la coca<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tIl faut comprendre, et nous le comprenons sans aucun doute, que tout gouvernement, m\u00eame violemment et radicalement antiSyst\u00e8me, se doit de manuvrer en fonction des forces <strong>existantes<\/strong>. C&rsquo;est le cas de la Bolivie, par rapport aux d\u00e9clarations dites, dans notre jargon, \u00ab<em>Les Mayas (et leur calendrier) versus Coca-Cola<\/em>\u00bb (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-les_mayas_et_leur_calendrier_versus_coca_cola_02_08_2012.html\" class=\"gen\">2 ao\u00fbt 2012<\/a>).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl y a donc eu une d\u00e9claration du gouvernement bolivien, sous forme de mise au point du minist\u00e8re des affaires \u00e9trang\u00e8res, de laquelle il ressort qu&rsquo;il n&rsquo;est pas question d&rsquo;expulser Coca-Cola. En fait de l&rsquo;origine pr\u00e9cise de la nouvelle, il s&rsquo;agissait d&rsquo;une d\u00e9claration du ministre des affaires \u00e9trang\u00e8res David Choquehuanca, datant du 13 juillet, extraite de son contexte et interpr\u00e9t\u00e9e dans le sens o\u00f9 on l&rsquo;a vu (<em>News.com<\/em>, du <a href=\"http:\/\/www.news.com.au\/breaking-news\/world\/no-plans-to-expel-coca-cola-bolivia-govt\/story-e6frfkui-1226441249734#ixzz22XdZzJD1\" class=\"gen\">2 ao\u00fbt 2012<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Foreign Ministry spokeswoman Consuelo Ponce says a July 13 statement by her boss has been taken out of context. Foreign Minister David Choquehuanca said at the time that December 21, 2012, ought to be the end of Coca-Cola, and the beginning of mocochinci, a drink made from dried peaches. The date is the summer solstice in the Southern Hemisphere and is considered by many native peoples in the Americas to be an especially auspicious date.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Before becoming a diplomat Choquehuanca was philosopher of the Aymara culture in the Andes. A spokesman for Coca-Cola Co in Bolivia said the company had no immediate comment on the matter.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<em>Russia Today<\/em> a \u00e9galement retransmis la nouvelle en la commentant (ce <a href=\"http:\/\/www.rt.com\/news\/bolivia-coca-cola-ban-770\/\" class=\"gen\">3 ao\u00fbt 2012<\/a>), en insistant sur la question de la culture du coca ou de la coca (r\u00e9glement\u00e9e selon une convention de l&rsquo;ONU pour son emploi dans la production de coca\u00efne), pour la tradition des populations andines de <a href=\"http:\/\/www.mpl.ird.fr\/suds-en-ligne\/fr\/plantes\/valorisa\/coca01.htm\" class=\"gen\">m\u00e2cher<\/a> les feuilles de coca (<em>Erythroxylum coca<\/em>) que d\u00e9fend le pr\u00e9sident Morales. (Le ministre des affaires \u00e9trang\u00e8res <a href=\"http:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/David_Choquehuanca\" class=\"gen\">David Choquehuanca<\/a>, est lui-m\u00eame de l&rsquo;ethnie andine des <a href=\"http:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Aymara_people\" class=\"gen\">Aymara<\/a>, pour laquelle cette tradition importe beaucoup.) Dans tous les cas, il pourrait sembler, selon un jugement sommaire, que ce soit l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;expulsion de Coca-Cola de Bolivie qui pourrait avoir \u00e9t\u00e9 jug\u00e9e dangereuse, d&rsquo;un point de vue l\u00e9gal ou\/et autre, par le gouvernement bolivien. Une hypoth\u00e8se que pourrait faire un esprit romantique ou prompt \u00e0 l&rsquo; \u00e9vocation de machinations, est que cette interpr\u00e9tation aurait pu \u00eatre facilit\u00e9e par les r\u00e9seaux de soutien US, pour chercher \u00e0 discr\u00e9diter, de leur point de vue capitalistique, la Bolivie au regard d&rsquo;investisseurs \u00e9ventuels ; le d\u00e9lai entre la d\u00e9claration initiale du ministre et la diffusion de l&rsquo;interpr\u00e9tation est extr\u00eamement long et alimenterait ais\u00e9ment cette hypoth\u00e8se suspicieuse ; la r\u00e9f\u00e9rence au calendrier maya, qui para\u00eet elle aussi rajout\u00e9e ou renforc\u00e9e, devrait, selon la logique d&rsquo;une telle intervention, accentuer le discr\u00e9dit qu&rsquo;on esp\u00e9rerait ainsi tr\u00e8s efficace.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais le mal est fait,  ou le bien, selon le point de vue o\u00f9 l&rsquo;on se place. La nouvelle dans sa version initiale a eu un \u00e9cho consid\u00e9rable, jusqu&rsquo;\u00e0 des articles sur <em>HuffingtonPost<\/em> et <em>Forbes<\/em>, avec les trois \u00e9l\u00e9ments spectaculaires qu&rsquo;elle m\u00ealait,  l&rsquo;expulsion de Coca-Cola, le calendrier des Mayas, la fin du monde ou la fin du capitalisme. Comme toujours dans ce cas, on en retient ces premiers \u00e9l\u00e9ments, les d\u00e9mentis ou rectifications n&rsquo;ayant qu&rsquo;un poids extr\u00eamement relatif. D&rsquo;un point de vue r\u00e9aliste, la Bolivie n&rsquo;a pas grand&rsquo;chose \u00e0 perdre, ce pays \u00e9tant d\u00e9j\u00e0 sur la liste noire du capitalisme. D&rsquo;un point de vue symbolique, les observations que nous faisions dans notre commentaire initial (le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-les_mayas_et_leur_calendrier_versus_coca_cola_02_08_2012.html\" class=\"gen\">2 ao\u00fbt 2012<\/a>) restent compl\u00e8tement valables <em>Volens nolens<\/em>, cette interpr\u00e9tation a, d&rsquo;un certain point de vue, qui est le point de vue antiSyst\u00e8me qui nous int\u00e9resse, dit cr\u00fbment l&rsquo;exacte v\u00e9rit\u00e9 de la situation, dans toutes ses dimensions, m\u00eame si elle a transform\u00e9 la r\u00e9alit\u00e9 des d\u00e9clarations et des circonstances. Dans ce cas, le rappel du calendrier maya reste \u00e9galement un excellent symbole, pour la charge de perception de la crise finale du Syst\u00e8me (du capitalisme, certes) qu&rsquo;il charrie derri\u00e8re les supputations catastrophistes qu&rsquo;il inspire. Plus que jamais, en effet, il s&rsquo;agit d&rsquo;alimenter les psychologies en v\u00e9rit\u00e9s fondamentales, m\u00eame si ces v\u00e9rit\u00e9s sont issues de tripatouillages, d&rsquo;erreurs ou d&rsquo;interpr\u00e9tations. (Le nombre colossal de tripatouillages, d&rsquo;erreurs ou d&rsquo;interpr\u00e9tations&rsquo; produit des effets dans tous les sens, dont certains retrouvent les grandes v\u00e9rit\u00e9s du monde, syst\u00e9matiquement caviard\u00e9es par l&rsquo;activit\u00e9 du Syst\u00e8me.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDu point de vue de la communication, l&rsquo;\u00e9pisode reste une excellente affaire, et si la chose est la cons\u00e9quence d&rsquo;une manipulation elle n&rsquo;en est que plus belle <em>Si non e vero, e ben trovato<\/em>, bien s\u00fbr,  mais plus encore, puisque c&rsquo;est si bien trouv\u00e9, c&rsquo;est que cela est vrai m\u00eame si cela ne l&rsquo;est pas. Quant aux d\u00e9tails de la chose et \u00e0 la morale de la v\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;information que nous enseigne la vertueuse modernit\u00e9-Syst\u00e8me,  voyez <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-de_l_inconnaissance_du_systeme_13_07_2011.html\" class=\"gen\">l&rsquo;inconnaissance<\/a> pour la confirmation de l&rsquo;inutilit\u00e9 de les conna\u00eetre<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 4 ao\u00fbt 2012 \u00e0 12H41<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mayas versus Coca-Cola : un peu d&rsquo;eau dans la coca Il faut comprendre, et nous le comprenons sans aucun doute, que tout gouvernement, m\u00eame violemment et radicalement antiSyst\u00e8me, se doit de manuvrer en fonction des forces existantes. 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