{"id":73415,"date":"2012-09-28T11:31:06","date_gmt":"2012-09-28T11:31:06","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2012\/09\/28\/actualisation-du-paysage-des-impasses-en-france-et-en-europe\/"},"modified":"2012-09-28T11:31:06","modified_gmt":"2012-09-28T11:31:06","slug":"actualisation-du-paysage-des-impasses-en-france-et-en-europe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2012\/09\/28\/actualisation-du-paysage-des-impasses-en-france-et-en-europe\/","title":{"rendered":"Actualisation du paysage des impasses en France et en Europe"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article2\">Actualisation du paysage des impasses en France et en Europe<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\tJacques Sapir suit l&rsquo;\u00e9tat des affaires, mais aussi des psychologies en pr\u00e9sence. Sur <a href=\"http:\/\/russeurope.hypotheses.org\/113\" class=\"gen\">http:\/\/russeurope.hypotheses.org\/113<\/a>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <strong>Le tournant pascalien de Fran\u00e7ois Hollande ou les deux paris<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb Le lien entre les mesures d&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 ou de rigueur et le climat r\u00e9cessif dans lequel l&rsquo;Europe est plong\u00e9 a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli depuis des mois. Pourtant, Fran\u00e7ois Hollande persiste ; pourquoi ? La r\u00e9ponse tient en deux paris qu&rsquo;il a fait.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb Le premier porte justement sur le TSCG. Ce dernier est cens\u00e9 signifier un engagement de s\u00e9rieux des pays signataires, en \u00e9change de quoi l&rsquo;Allemagne pourrait assouplir son attitude sur la BCE et accepter de financer des pays comme la Gr\u00e8ce et le Portugal qui auront besoin d&rsquo;une aide suppl\u00e9mentaire. Fran\u00e7ois Hollande fait le pari que ce qui importe est le vote et non l&rsquo;application du trait\u00e9. D\u00e9j\u00e0, en retenant une hypoth\u00e8se de croissance de 0,8% pour l&rsquo;ann\u00e9e 2013, le gouvernement fran\u00e7ais indique bien qu&rsquo;il n&rsquo;a nullement l&rsquo;intention de r\u00e9duire le d\u00e9ficit budg\u00e9taire, qui se situe autour de 5%. Cette hypoth\u00e8se est parfaitement irr\u00e9aliste. En admettant que la croissance ne recule que de -0,5% en 2013, l&rsquo;\u00e9cart entre les pr\u00e9visions et la r\u00e9alit\u00e9 serait de 1,3%, soit 26 milliards d&rsquo;euros environ. Cela signifie qu&rsquo;il manquera \u00e0 peu pr\u00e8s 12 milliards de recettes fiscales. Comme les d\u00e9penses continueront de monter, ne serait-ce qu&rsquo;en raison de la r\u00e9cession, on devrait aboutir \u00e0 un surcro\u00eet de d\u00e9ficit de 20 milliards d&rsquo;euros, soit approximativement 1% du PIB.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb Une situation analogue se produira dans de nombreux pays de la zone Euro. Le Portugal, l&rsquo;Espagne et la Gr\u00e8ce sont dans l&rsquo;incapacit\u00e9 d&rsquo;\u00e9quilibrer leurs finances publiques et sont confront\u00e9s \u00e0 des protestations sociales qui vont rapidement s&rsquo;amplifiant. La situation des finances publiques se d\u00e9t\u00e9riore aussi en Italie. Fran\u00e7ois Hollande fait donc le pari qu&rsquo;aucun de ces pays ne mettra en place les structures coercitives pr\u00e9vues dans le TSCG, et que la Commission de Bruxelles, devant une mauvaise volont\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, n&rsquo;appliquera pas les sanctions qui sont pr\u00e9vues dans ce trait\u00e9. Il aurait donc contraint l&rsquo;Allemagne tout en n&rsquo;ayant pas a remplir sa part du march\u00e9 Cela semble habile, mais l\u00e0 o\u00f9 le pari prend l&rsquo;eau, c&rsquo;est qu&rsquo;une loi et un trait\u00e9, sont faits pour \u00eatre appliqu\u00e9s et respect\u00e9s. Si tel n&rsquo;est pas le cas, c&rsquo;est la cr\u00e9dibilit\u00e9 <strong>g\u00e9n\u00e9rale<\/strong> des gouvernements, et des gouvernants, qui est mise en cause, tant \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur. D\u00e8s que l&rsquo;on verra vers quoi nous nous acheminons, et que l&rsquo;on mesurera l&rsquo;\u00e9cart entre nos engagements et la r\u00e9alit\u00e9 de notre politique, il est clair que la sp\u00e9culation reprendra de plus belle, et cette fois-ci touchera de plein fouet la France. C&rsquo;est donc un pari bien dangereux que Fran\u00e7ois Hollande a fait, et c&rsquo;est un pari qu&rsquo;il va perdre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb Le second pari porte sur le ch\u00f4mage. Fran\u00e7ois Hollande semble se r\u00e9soudre \u00e0 une forte mont\u00e9e de ce dernier en France. Mais, il esp\u00e8re que ceci ne sera que momentan\u00e9. D&rsquo;ailleurs, il a dit dans sa r\u00e9cente intervention sur la cha\u00eene de t\u00e9l\u00e9vision TF1 qu&rsquo;il se donnait pour t\u00e2che d&rsquo;inverser le mouvement du ch\u00f4mage \u00e0 la rentr\u00e9e de 2013. Le pari r\u00e9side ici dans l&rsquo;espoir que la conjoncture internationale s&rsquo;\u00e9claircira d\u00e8s l&rsquo;\u00e9t\u00e9 2013, et que la croissance hors de la Zone Euro tirera cette derni\u00e8re de la trappe de r\u00e9cession dans laquelle elle s&rsquo;est enferm\u00e9e. D&rsquo;ici l\u00e0, Fran\u00e7ois Hollande compte sur les emplois aid\u00e9s, et une politique compassionnelle, pour apaiser une partie du malaise social qu&rsquo;il sent monter.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb Mais, si l&rsquo;on regarde les autres r\u00e9gions \u00e9conomiques du monde, on voit que rien ne vient conforter ce second pari. La Chine se pr\u00e9pare \u00e0 une longue p\u00e9riode de r\u00e9cession, et probablement \u00e0 de troubles politiques importants. La pouss\u00e9e nationaliste actuelle visant le Japon, qui n&rsquo;est pas sans justifications historiques, appara\u00eet n\u00e9anmoins clairement comme un moyen de d\u00e9vier la pression sociale vers l&rsquo;\u00e9tranger. Il est donc exclu qu&rsquo;elle puisse jouer le r\u00f4le de tracteur de l&rsquo;\u00e9conomie mondiale. La m\u00eame chose peut \u00eatre dite de l&rsquo;Inde, qui elle aussi semble bien engag\u00e9e dans une p\u00e9riode de r\u00e9cession. Quant aux \u00c9tats-Unis, l&rsquo;assouplissement mon\u00e9taire auquel se livre actuellement la R\u00e9serve F\u00e9d\u00e9rale (le QE-3) devrait y stabiliser la situation, mais ne saurait permettre une relance de quelque importance. Les probl\u00e8mes \u00e9conomiques des \u00c9tats-Unis sont structurels, et caract\u00e9ris\u00e9s par un investissement tr\u00e8s faible et une d\u00e9sindustrialisation avanc\u00e9e. L&rsquo;importance des dettes des m\u00e9nages (et des jeunes dipl\u00f4m\u00e9s) rend impossible toute reprise durable et importante de la consommation. Sur ce point \u00e9galement Fran\u00e7ois Hollande a toutes les chances de perdre son pari.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb Non seulement nous n&rsquo;assisterons pas \u00e0 une stabilisation, voire une l\u00e9g\u00e8re r\u00e9gression du ch\u00f4mage \u00e0 partir de septembre ou d&rsquo;octobre 2013, mais tout laisse penser qu&rsquo;il continuera de monter. Nous devrions arriver, \u00e0 la fin du mois de d\u00e9cembre 2013, au chiffre jamais vu de 3,7 \u00e0 4 millions de ch\u00f4meurs. Et rappelons que ces chiffres n&rsquo;incluent pas les personnes parqu\u00e9es dans les divers dispositifs mis sur pied depuis plus de vingt ans. Le nombre r\u00e9el de personnes exclues du march\u00e9 du travail sera en r\u00e9alit\u00e9 plus proche des 6 millions que des chiffres officiels. La situation sociale va se d\u00e9grader fortement durant l&rsquo;hiver 2012-2013, et en un sens Fran\u00e7ois Hollande s&rsquo;y est pr\u00e9par\u00e9. Mais, contrairement \u00e0 ses espoirs, elle continuera \u00e0 se d\u00e9grader durant toute l&rsquo;ann\u00e9e 2013.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <strong>Le pari cach\u00e9 de Fran\u00e7ois Hollande et la r\u00e9alit\u00e9 de la politique allemande<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb Qu&rsquo;un homme politique fasse des paris sur l&rsquo;avenir est une chose normale. Toute politique, sauf \u00e0 n&rsquo;\u00eatre qu&rsquo;une simple gestion au fil de l&rsquo;eau, contient des paris, et des prises de risques.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb Mais, quand il s&rsquo;agit de la politique d&rsquo;un pays, on est en  droit de s&rsquo;attendre \u00e0 ce que la fourchette des probabilit\u00e9s soit nettement plus ouverte que ce que l&rsquo;on a aujourd&rsquo;hui. Or, dans les deux cas, nous sommes en pr\u00e9sence d&rsquo;une accumulation de facteurs objectifs qui vont \u00e0 l&rsquo;encontre des d\u00e9cisions prises. Cela revient \u00e0 se d\u00e9cider \u00e0 sortir sans parapluie et pariant sur le soleil alors que les premi\u00e8res gouttes de l&rsquo;averse frappent d\u00e9j\u00e0 les carreaux. En fait, ces paris ne sont que la forme d&rsquo;un renoncement qui n&rsquo;ose dire son nom. La v\u00e9rit\u00e9 est que si Fran\u00e7ois Hollande se r\u00e9sout \u00e0 faire des paris, dont il ne peut ignorer qu&rsquo;il a toutes les chances de les perdre, c&rsquo;est uniquement pour \u00e9viter d&rsquo;avoir \u00e0 prendre des d\u00e9cisions certes p\u00e9nibles mais in\u00e9vitables.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb Il y a en fait un troisi\u00e8me pari, implicite cette fois, dans la politique de Fran\u00e7ois Hollande : la marche vers un f\u00e9d\u00e9ralisme europ\u00e9en, dans laquelle il esp\u00e8re entra\u00eener, \u00e0 petit pas, l&rsquo;Allemagne. Mais, ce pari est encore plus al\u00e9atoire que les deux pr\u00e9c\u00e9dents.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb On sait bien que la crise de la zone Euro est avant tout une crise de comp\u00e9titivit\u00e9, et l&rsquo;on peut penser que le Pr\u00e9sident ne l&rsquo;ignore pas. On sait bien aussi que la solution la plus efficace et la plus facile pour restaurer \u00e0 court terme la comp\u00e9titivit\u00e9 consiste \u00e0 d\u00e9valuer, et sur ce point encore on peut penser que le Pr\u00e9sident ne l&rsquo;ignore pas non plus.  Il sait aussi qu&rsquo;une d\u00e9valuation doperait la croissance des pays qui y auraient recours, ce qui rendrait possible les objectifs actuels de d\u00e9ficit budg\u00e9taire . Mais, pour pouvoir d\u00e9valuer, il faudrait dissoudre la zone Euro. Ou bien, il faudrait faire basculer la construction europ\u00e9enne vers un v\u00e9ritable f\u00e9d\u00e9ralisme. Encore faut-il savoir ce que cela implique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb Une dissolution de la zone Euro implique un affrontement avec l&rsquo;Allemagne, pays qui profite tr\u00e8s largement de la zone Euro. Cette dissolution, avec les d\u00e9valuations qui s&rsquo;appliqueraient alors, pourrait co\u00fbter la premi\u00e8re ann\u00e9e 3% \u00e0 4% du PIB de l&rsquo;Allemagne, et probablement autour de 2% la seconde ann\u00e9e et les ann\u00e9es suivantes. On comprend pourquoi le gouvernement allemand tient tant \u00e0 l&rsquo;Euro. Mais, si l&rsquo;on veut que la zone Euro soit \u00e9conomiquement \u00e9quilibr\u00e9e dans une structure f\u00e9d\u00e9rale, il faut consid\u00e9rer les pays de la zone Euro comme de simples provinces d&rsquo;une entit\u00e9 plus vaste. Des flux de transferts budg\u00e9taires sont alors n\u00e9cessaires, comme ils existent actuellement en Allemagne ou en France. La r\u00e9gion parisienne et la basse vall\u00e9e de la Seine financent les d\u00e9partements du centre de la France. Le probl\u00e8me est dans leur montant. Il faudrait que l&rsquo;Allemagne consente des transferts budg\u00e9taires nets allant, suivant les calculs, de 8% \u00e0 12% de son PIB tous les ans. L&rsquo;\u00e9conomie allemande n&rsquo;y r\u00e9sisterait pas. En d&rsquo;autres termes ce n&rsquo;est pas que l&rsquo;Allemagne ne veuille pas mais elle ne peut pas!<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb D\u00e8s lors, on comprend la politique de Mme Merkel : accepter de contribuer au renflouement des \u00c9tats en difficult\u00e9, mais sous des conditions d&rsquo;une aust\u00e9rit\u00e9 draconienne, mais refuser toute p\u00e9rennisation des flux de transferts. Concr\u00e8tement, l&rsquo;Allemagne ne financera pas la re-industrialisation des pays qui connaissent, peu ou prou, des difficult\u00e9s (Espagne, France, Gr\u00e8ce, Irlande, Italie et Portugal), et ces derniers, en particulier dans le cas de l&rsquo;Espagne, de la Gr\u00e8ce de l&rsquo;Italie et du Portugal n&rsquo;ont pas les ressources budg\u00e9taires suffisantes pour le faire. Telle est la logique du f\u00e9d\u00e9ralisme au rabais vers lequel nous nous dirigeons et qui nous tue \u00e0 petit feu. L&rsquo;Allemagne paiera un peu, mais pas au point de mettre en danger son \u00e9conomie, et par cela esp\u00e8re sauver l&rsquo;euro qui lui rapporte beaucoup (ou plus pr\u00e9cis\u00e9ment qui rapporte beaucoup \u00e0 ses entreprises), mais elle a mis une limite implicite \u00e0 ce qu&rsquo;elle peut d\u00e9bourser. Les pays de l&rsquo;Europe du Sud sont d\u00e8s lors condamn\u00e9s dans ce sc\u00e9nario \u00e0 conna\u00eetre une longue p\u00e9riode de crise et de ch\u00f4mage et \u00e0 voir dispara\u00eetre ce qui leur reste d&rsquo;industrie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb L&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;un tel affrontement paralyse la classe politique fran\u00e7aise qui se gargarise de l&rsquo;expression couple franco-allemand, et l&rsquo;on pourrait gloser sur la r\u00e9surgence d&rsquo;un \u00e9tat d&rsquo;esprit munichois. Non que l&rsquo;on ne puisse se dire des choses d\u00e9plaisantes entre responsables des deux pays une fois les portes des r\u00e9unions internationales closes. Cela s&rsquo;est fait et se fera encore. Mais il n&rsquo;est pas question de dire les choses publiquement et comme les choses ne peuvent \u00eatre dites, il devient impossible de pr\u00e9parer les opinions publiques des deux pays aux effets in\u00e9vitables des divergences de politiques \u00bb <\/p>\n<\/p>\n<p>\n<p class=\"signature\"><em>GEO<\/em><\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Actualisation du paysage des impasses en France et en Europe Jacques Sapir suit l&rsquo;\u00e9tat des affaires, mais aussi des psychologies en pr\u00e9sence. 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