{"id":73475,"date":"2012-10-30T05:27:44","date_gmt":"2012-10-30T05:27:44","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2012\/10\/30\/bho-echec-historique-du-systeme\/"},"modified":"2012-10-30T05:27:44","modified_gmt":"2012-10-30T05:27:44","slug":"bho-echec-historique-du-systeme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2012\/10\/30\/bho-echec-historique-du-systeme\/","title":{"rendered":"BHO, \u00e9chec historique du Syst\u00e8me"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">BHO, \u00e9chec historique du Syst\u00e8me<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t30 octobre 2012  Une enqu\u00eate statistique approfondie de Associated Press montre que la pr\u00e9sidence de Barack Obama,  l&rsquo;\u00e9lection puis la magistrature du premier pr\u00e9sident africain-am\u00e9ricain des USA,  a vu une aggravation de ce que nous nommerions le racisme \u00e9lectoral aux USA, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;intervention n\u00e9gative, effective et affirm\u00e9e, du facteur racial calcul\u00e9 d&rsquo;une fa\u00e7on statistique par l&rsquo;enqu\u00eate, dans l&rsquo;attitude politique des citoyens am\u00e9ricains blancs (d&rsquo;origine europ\u00e9enne, avec principalement les WASP, ou <em>White, Anglo-Saxons, Protestant<\/em>). Il s&rsquo;agit donc d&rsquo;une indication particuli\u00e8rement r\u00e9aliste de l&rsquo;importance du facteur racial dans le processus \u00e9lectoral. D&rsquo;autre part, cette augmentation s&rsquo;exprime \u00e9galement dans les opinions en g\u00e9n\u00e9ral (non li\u00e9es au vote) : de 2008 \u00e0 2012, de 48% \u00e0 51% d&rsquo;opinions explicitement anti-noires, et de 49% \u00e0 56% implicitement anti-noires. Ce facteur racial s&rsquo;exprime chez les blancs contre les noirs principalement, mais aussi contre les hispaniques d&rsquo;origine mexicaine principalement : le comportement individuel qualifi\u00e9 officiellement de raciste reste structurel et non pas conjoncturel (ce qui serait le cas s&rsquo;il y avait eu un lien de cause \u00e0 effet entre le <strong>seul<\/strong> facteur racial anti-noir et la pr\u00e9sidence BHO).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes conditions de l&rsquo;enqu\u00eate ont \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement soign\u00e9es, aussi bien du point de vue de la m\u00e9thodologie que du point de vue de la d\u00e9marche. Dans ce dernier cas, la m\u00e9thode d&rsquo;interrogation par le biais anonyme de l&rsquo;informatique, garantissant l&rsquo;anonymat de la personne interrog\u00e9e, aurait \u00e9cart\u00e9 des facteurs habituels de conformisme, poussant certaines personnes interrog\u00e9es par un enqu\u00eateur, et donc identifi\u00e9es, \u00e0 refouler des opinions mises \u00e0 l&rsquo;index, et m\u00eame p\u00e9nalis\u00e9es dans certains cas, selon les normes du Syst\u00e8me. Cette forme d&rsquo;intervention <strong>avant<\/strong> le 6 novembre 2012 permet de comparer l&rsquo;\u00e9lection de 2012 avec celle de 2008 (premi\u00e8re \u00e9lection o\u00f9 Obama \u00e9tait candidat), apr\u00e8s que les r\u00e9sultats de la seconde (2008) aient \u00e9t\u00e9 effectivement compil\u00e9s. On a donc une possibilit\u00e9 de comparaison tr\u00e8s s\u00e9rieuse et pr\u00e9cise entre les deux \u00e9lections, avant que celle de 2012 n&rsquo;ait lieu, et \u00e9galement une mesure de l&rsquo;influence du facteur racial dans le vote. C&rsquo;est une influence num\u00e9riquement tr\u00e8s importante : prenant en compte les attitudes n\u00e9gatives et positives d\u00e9pendant du facteur racial, on voit qu&rsquo;Obama perdrait 5% de voix parce qu&rsquo;il est noir et en gagnerait 3% parce qu&rsquo;il est noir, ce qui aboutirait \u00e0 une perte nette de 2%.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tParmi les divers sites ayant rendu compte de cette enqu\u00eate, voici le r\u00e9sum\u00e9 qu&rsquo;en donne <em>Russia Today<\/em> le <a href=\"http:\/\/rt.com\/usa\/news\/majority-americans-racist-poll-378\/\" class=\"gen\">27 octobre 2012<\/a>. Il est ainsi mis en \u00e9vidence que la conclusion principale est bien l&rsquo;importance renfiorc\u00e9e du facteur racial ; d&rsquo;autres enqu\u00eates, \u00e9galement cit\u00e9es, confirment cette situation <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>The election of Barack Obama failed to usher in a post-racial US, with a new poll showing that 51 percent of Americans hold explicitly anti-black views. That figure is up from 48 percent in 2008, the year America elected its first black president. Those expressing implicit anti-black attitudes also spiked from 49 percent to 56 percent over the same four-year period, the Associated Press found in a poll released Saturday.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Racial prejudice against blacks cut clearly across America&rsquo;s left-right political divide, despite perceptions to the contrary. While 79 percent of Republicans willingly expressed racial prejudice when answering questions measuring explicit racism (as opposed to 32 percent among Democrats), the implicit racism test showed that a majority of Republicans (64 percent) and Democrats (55 percent) held implicit anti-black feelings. According to the survey, political independents were the least racist, with 49 percent exhibiting implicit anti-black feelings. The poll also found that a majority of respondents (57 percent) held implicitly negative views about Hispanics, up 51 percent from an AP poll taken last year.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>If the poll accurately reflects the state of race in modern-day America, Obama could be facing a five-percentage-point loss of the popular vote come Election Day on November 6. However, pro-black attitudes could give him another three-point boost, resulting in a net two-point loss.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>A Washington Post-ABC News national tracking poll released on Wednesday found that November&rsquo;s election will likely be the most racially divisive since 1988, with Obama lagging behind Romney 38 to 59 percent among white voters. At this stage in 2008, John McCain led Obama by 8 points among whites, with Obama ultimately losing the white vote by 12 percentage points. Obama&rsquo;s greatest losses are amongst white men. In 2008, exit polls showed that Obama lost the white male vote by 16 points. This year, Obama trails Romney by 33 percent, over double that margin<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;aticle de RT se termine sur le constat que \u00ab[t]<em>he poll results will likely do much to deflate previous hopes that Obama&rsquo;s election represented the advent of a post-racial stage in American history<\/em>\u00bb. Ce dernier point est confirm\u00e9 par l&rsquo;un des concepteurs de l&rsquo;enqu\u00eate, le professeur Jon Krosnik de l&rsquo;universit\u00e9 de Stanford (cit\u00e9 par le <em>Guardian<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/world\/2012\/oct\/27\/racial-prejudice-worsened-obama\" class=\"gen\">27 octobre 2012<\/a>), qui se montre m\u00eame optimiste en constatant un statut-quo alors qu&rsquo;il s&rsquo;agit bien d&rsquo;une aggravation de la situation : \u00ab<em>As much as we&rsquo;d hope the impact of race would decline over time  it appears the impact of anti-black sentiment on voting is about the same as it was four years ago<\/em>\u00bb (En fait, on notera cette remarque qui semble effectivement indiquer une nette aggravation du poids du facteur racial dans l&rsquo;\u00e9lection : \u00ab<em> In 2008, exit polls showed that Obama lost the white male vote by 16 points. This year, Obama trails Romney by 33 percent, over double that margin<\/em> \u00bb) <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCes enqu\u00eates (puisqu&rsquo;il y en a plus d&rsquo;une, finalement) sont d&rsquo;un particulier int\u00e9r\u00eat \u00e0 plusieurs \u00e9gards, y compris du point de vue de la politique g\u00e9n\u00e9ral, de ce que nous nommerions la politique-Syst\u00e8me d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale,  qui est le point qui nous int\u00e9resse le plus. Or, ce dernier point qui est le point de vue de la politique-Syst\u00e8me ne porte nullement sur le racisme consid\u00e9r\u00e9 d&rsquo;un point de vue scientifique (sociologique) ou moral (ce qui n&rsquo;est pas loin d&rsquo;\u00eatre embrass\u00e9 par le point de vue scientifique), mais bien sur le ph\u00e9nom\u00e8ne du racisme tel qu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9 dans le ph\u00e9nom\u00e8ne politique au sens large qu&rsquo;a constitu\u00e9 l&rsquo;\u00e9lection d&rsquo;Obama, <strong>au moment<\/strong> o\u00f9 Obama a \u00e9t\u00e9 \u00e9lu. Cela nous conduit \u00e0 rappeler notre analyse faite au moment de l&rsquo;\u00e9lection d&rsquo;Obama, qui recommandait de r\u00e9duire consid\u00e9rablement l&rsquo;importance du facteur racial dans cette \u00e9lection de 2008. Il faut \u00e9videmment se rappeler que cette \u00e9lection eut lieu en plein cur de la crise financi\u00e8re commenc\u00e9e le 15 septembre 2008, \u00e0 propos de laquelle le candidat r\u00e9publicain McCain n&rsquo;avait gu\u00e8re fait montre de brio. (Voir son attitude lors d&rsquo;une r\u00e9union d&rsquo;urgence, \u00e0 la Maison-Blanche, avec \u00e9galement les deux candidats, dont nous parlions le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-paulson_les_mains_jointes_et_genoux_implorant_dame_pelosi_27_09_2008.html\" class=\"gen\">27 septembre 2008<\/a> : \u00ab<em>McCain est l&rsquo;homme clef, et il est d\u00e9crit comme n&rsquo;intervenant gu\u00e8re durant cette r\u00e9union. Son silence est un aveu. Il manuvre serr\u00e9, ne se pronon\u00e7ant pas contre le plan pour ne pas encourir l&rsquo;accusation d&rsquo;irresponsabilit\u00e9 et de d\u00e9magogie, y compris de l&rsquo;administration qui est de son parti, mais pas loin de laisser comprendre cette opposition pour gagner le soutien populaire. McCain repr\u00e9sente une situation typique du syst\u00e8me, tels que les gens de l&rsquo;administration n&rsquo;ont cess\u00e9 de la renforcer<\/em>\u00bb.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tA propos de l&rsquo;\u00e9lection de 2008, et apr\u00e8s la victoire d&rsquo;Obama, nous \u00e9crivions, le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-l_lection_d_obama_et_la_crise_d_identit_des_blancs_aux_usa_20_11_2008.html\" class=\"gen\">20 novembre 2008<\/a> : \u00ab<em>L&rsquo;\u00e9lection du 4 novembre doit \u00eatre comprise dans son contexte r\u00e9el. Obama n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 fondamentalement \u00e9lu<\/em> <strong><em>parce qu<\/em><\/strong><em>&lsquo;il est Noir, ni<\/em> <strong><em>malgr\u00e9<\/em><\/strong><em> le fait qu&rsquo;il soit Noir,  c&rsquo;est-\u00e0-dire en aucun cas (positif ou n\u00e9gatif) avec beaucoup d&rsquo;importance pour ce facteur. Notre appr\u00e9ciation est qu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 \u00e9lu sans que les \u00e9lecteurs tiennent pour fondamental le fait qu&rsquo;il soit Noir. La fortune \u00e9lectorale d&rsquo;Obama, apr\u00e8s diff\u00e9rents changements, a chang\u00e9 d\u00e9cisivement apr\u00e8s le 15 septembre. Auparavant, \u00e0 partir de la fin ao\u00fbt, il \u00e9tait men\u00e9 par McCain-Palin dans les sondages (et l\u00e0, le facteur racial pouvait jouer un r\u00f4le). La crise, d&rsquo;une ampleur terrible, a tout chang\u00e9 en terrorisant les \u00e9lecteurs. McCain, identifi\u00e9 avec l&rsquo;administration responsable de la crise et per\u00e7u comme peu comp\u00e9tent en mati\u00e8re \u00e9conomique, a chut\u00e9 d&rsquo;une fa\u00e7on irr\u00e9sistible; Obama s&rsquo;est impos\u00e9 sans beaucoup d&rsquo;efforts, presque sans qu&rsquo;il ait d\u00e9velopp\u00e9 cet argument, comme l&rsquo;homme capable d&rsquo;affronter la crise, pour toutes les raisons du monde, bonnes ou mauvaises (d\u00e9mocrate, per\u00e7u comme plut\u00f4t \u00e0 gauche, voire r\u00e9formiste, l&rsquo;aspect racial jouant alors indirectement en sa faveur en le faisant percevoir inconsciemment comme hors des normes de l&rsquo;establishment). L&rsquo;\u00e9lection d&rsquo;Obama n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 une \u00e9lection de l&rsquo;espoir&rsquo; (fin du racisme, multiculturalisme) mais une \u00e9lection du d\u00e9sespoir (le seul homme qui peut nous sortir de la crise); et l&rsquo;enthousiasme a \u00e9t\u00e9 \u00e0 la mesure de cette r\u00e9action de d\u00e9sespoir, avec l&rsquo;espoir qu&rsquo;Obama r\u00e9ussirait \u00e0 imposer des changements fondamentaux. (C&rsquo;est un probl\u00e8me que nous traitons souvent; il n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec la couleur de la peau et le racisme, et tout avec le syst\u00e8me en place.)<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette \u00e9quivoque, qui fut ensuite largement entretenue, sinon outranci\u00e8rement enfl\u00e9e comme un souffl\u00e9 id\u00e9ologique convenant parfaitement au parti des salonards, par le d\u00e9ferlement de commentaires enfi\u00e9vr\u00e9s, sinon \u00e9namour\u00e9s, sur la soci\u00e9t\u00e9 multiraciale sinon la soci\u00e9t\u00e9 post-raciste, a au contraire renforc\u00e9 le racisme (ou, dit d&rsquo;une fa\u00e7on plus neutre qui convient ici, le facteur racial), on dirait d&rsquo;une fa\u00e7on indirecte ou non sp\u00e9cifique, dans la mesure o\u00f9 Obama n&rsquo;a rien r\u00e9ussi de ce <strong>pour quoi<\/strong> il avait r\u00e9ellement \u00e9t\u00e9 \u00e9lu. Ou bien, dit autrement et pour en revenir \u00e0 un de nos th\u00e8mes favoris et d\u00e9\u00e7us, dans la mesure o\u00f9 Obama ne fut pas l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-american_gorbatchev_29_10_2008.html\" class=\"gen\">American<\/a> Gorbatchev qu&rsquo;il se devait d&rsquo;\u00eatre dans la logique d&rsquo;une telle \u00e9lection Cette possibilit\u00e9 d&rsquo;un renforcement du racisme, nous l&rsquo;\u00e9voquions dans le m\u00eame texte d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9, et elle ne pouvait effectivement \u00eatre contrecarr\u00e9e que dans la mesure o\u00f9 Obama aurait \u00e9t\u00e9 le pr\u00e9sident exceptionnel qu&rsquo;il ne fut jamais, et qu&rsquo;il se garda bien d&rsquo;\u00eatre s&rsquo;il en eut jamais l&rsquo;id\u00e9e :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Parall\u00e8lement, et sans que ceci ait un rapport avec cela, l&rsquo;\u00e9lection d&rsquo;un Noir \u00e0 la pr\u00e9sidence semble avoir formidablement activ\u00e9 toutes les tensions raciales potentielles, en symbolisant (pour le coup, le symbolisme a une signification) ce qu&rsquo;un des experts d\u00e9finit justement comme une crise d&rsquo;identit\u00e9 des Blancs. Cette crise passe par la mise en cause radicale du statut supr\u00e9matiste de cette communaut\u00e9. (En effet, dans l&rsquo;histoire des USA, il est plus juste de parler de supr\u00e9matisme des Blancs fond\u00e9 sur une perception id\u00e9ologique, voire mystique, li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e am\u00e9ricaniste originelle d\u00e9finie par les Puritains, plut\u00f4t que d&rsquo;un racisme sociologique n\u00e9 de circonstances sociologiques et psychologiques diverses, qui se serait ajout\u00e9 plus tardivement.) L&rsquo;\u00e9lection d&rsquo;Obama est le symbole de cette mise en cause, appuy\u00e9 sur tous les autres \u00e9l\u00e9ments de ce que Mark Potok nomme a perfect storm (l&rsquo;immigration notamment, particuli\u00e8rement des Latinos).<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe <em>Guardian<\/em> a interrog\u00e9 un autre universitaire, le professeur de l&rsquo;universit\u00e9 du Massachusetts Donald Tomaskovic-Devey, \u00e9galement impliqu\u00e9 dans l&rsquo;enqu\u00eate. Tomaskovic-Devey fait justement remarquer la diff\u00e9rence entre les comportements sociaux et surtout les professions de foi sociales (qui rendent compte d&rsquo;un rejet tr\u00e8s fortement majoritaire du racisme) et les comportements individuels effectifs : \u00ab<em>Most white Americans do think that we should live in an equal opportunity society. But we do not actually apply that very practically. On a behavioural level, we are not post-racial.<\/em>\u00bb Ce que nous d\u00e9crit Tomaskovic-Devey, c&rsquo;est la bonne marche de l&rsquo;antiracisme au niveau du conformisme du Syst\u00e8me, \u00e0 la diff\u00e9rence des comportements individuels, secrets (mais d\u00e9voil\u00e9s dans l&rsquo;enqu\u00eate d\u00e8s lors qu&rsquo;il y a anonymat garanti). Il s&rsquo;agit moins, ici, de d\u00e9battre \u00e0 propos de la continuit\u00e9 du racisme que sur la terrorisation entretenue par le Syst\u00e8me, par rapport au conformisme qu&rsquo;il \u00e9dicte, et sur l&rsquo;instrumentalisation que ce m\u00eame Syst\u00e8me fait du racisme, de l&rsquo;antiracisme et des autres ismes de cette sorte, qui forment l&rsquo;essentiel de la pens\u00e9e des partis des salonards des pays du bloc BAO.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNotre d\u00e9marche d&rsquo;appr\u00e9ciation est compl\u00e8tement diff\u00e9rente, notamment par rapport aux conditions de l&rsquo;\u00e9lection de BHO \u00e0 l&rsquo;automne 2008, telles que nous les avons rappel\u00e9es. Le point essentiel, dans ce cas, n&rsquo;est nullement que BHO soit un Africain-Am\u00e9ricain. Le point essentiel, c&rsquo;est que BHO s&rsquo;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 <strong>compl\u00e8tement<\/strong> un homme du Syst\u00e8me, et c&rsquo;est dans ce cas qu&rsquo;il a <strong>trahi<\/strong> l&rsquo;\u00e9lecteur,  et que la personne impliqu\u00e9e soit blanche ou noire, qu&rsquo;importe, comme l&rsquo;impliquait avec fureur le r\u00e9v\u00e9rend (noir) Wright, d\u00e9non\u00e7ant la trahison par Obama de ses engagements les plus sacr\u00e9s (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-ce_n_est_tout_de_m_me_pas_parce_qu_il_est_black__20_09_2011.html\" class=\"gen\">20 septembre 2010<\/a>). Nous serions m\u00eame, \u00e0 ce point, absolument proche de r\u00e9p\u00e9ter l&rsquo;argument que nous avions d\u00e9j\u00e0 avanc\u00e9, que dans ces conditions de crise sa couleur n&rsquo;avait pas desservi Obama en 2008, et avait pu l&rsquo;aider au contraire aupr\u00e8s de certains. (Ce que nous \u00e9crivions  : \u00ab<em>Obama s&rsquo;est impos\u00e9 sans beaucoup d&rsquo;efforts, presque sans qu&rsquo;il ait d\u00e9velopp\u00e9 cet argument, comme l&rsquo;homme capable d&rsquo;affronter la crise, pour toutes les raisons du monde, bonnes ou mauvaises (d\u00e9mocrate, per\u00e7u comme plut\u00f4t \u00e0 gauche, voire r\u00e9formiste,<\/em> <strong><em>l&rsquo;aspect racial jouant alors indirectement en sa faveur en le faisant percevoir inconsciemment comme hors des normes de l&rsquo;establishment<\/em><\/strong><em>).<\/em>\u00bb) Si Obama s&rsquo;\u00e9tait r\u00e9v\u00e9l\u00e9 comme un <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-american_gorbatchev_29_10_2008.html\" class=\"gen\">American<\/a> Gorbatchev, proches des gens, adversaires des banques, cherchant \u00e0 dynamiter le Syst\u00e8me, un peu \u00e0-la-Ron-Paul, qui se serait souci\u00e9 qu&rsquo;il soit un Noir ? Qui aurait pu repousser la th\u00e8se que les Noirs, par le biais de sa personne, s&rsquo;av\u00e9raient ainsi, et fort justement, comme des adversaires d\u00e9termin\u00e9s d&rsquo;un Syst\u00e8me qui les avait asservis ? Au contraire, s&rsquo;il se r\u00e9v\u00e8le homme du Syst\u00e8me, toutes les raisons possibles d&rsquo;une col\u00e8re et d&rsquo;une haine contre lui sont r\u00e9activ\u00e9es, et notamment, et \u00e9videmment la col\u00e8re et la haine que l&rsquo;on nomme racisme, lequel est alors beaucoup plus une cons\u00e9quence indirecte, regrettable certes mais nullement fondamentale, d&rsquo;un jugement politique qu&rsquo;il n&rsquo;est une prise de position id\u00e9ologiquement raciale.<\/p>\n<h3>L&rsquo;antiracisme et le Syst\u00e8me<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tIl est inappropri\u00e9, dans ce contexte g\u00e9n\u00e9ral et imp\u00e9ratif des conditions politiques et \u00e9conomiques les plus pressantes et les plus influentes, de placer la question du racisme et de la r\u00e9surgence du racisme, et par cons\u00e9quent le constat que nous ne sommes pas encore dans une \u00e9poque post-raciste, dans le cadre de la seule probl\u00e9matique du racisme. Dans les situations d\u00e9crites, le racisme, et le plus ou moins de racisme ne sont ni des \u00e9volutions centrales ni des cons\u00e9quences directes. Exactement de la m\u00eame fa\u00e7on que nous lions l&rsquo;\u00e9lection d&rsquo;Obama de 2008 \u00e0 la crise du Syst\u00e8me soudain pr\u00e9cipit\u00e9e dans un paroxysme, nous devons lier imp\u00e9rativement, et d&rsquo;une fa\u00e7on subsidiaire pour le cas, la question du racisme pos\u00e9e autour de la position d&rsquo;Obama face \u00e0 la crise du Syst\u00e8me, \u00e0 la question du Syst\u00e8me et de sa crise.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa question du racisme, et par cons\u00e9quent celle de ce qu&rsquo;on pourrait nommer approximativement l&rsquo;id\u00e9ologie de l&rsquo;antiracisme, ont toujours \u00e9t\u00e9 fortement li\u00e9es, aux USA, aux conditions politiques et \u00e9conomiques caract\u00e9risant la prise et la conservation du pouvoir. D\u00e8s la Guerre de S\u00e9cession, cette dimension \u00e9tait implicite mais tr\u00e8s forte, dans la mesure o\u00f9 la querelle entre le Nord et le Sud portait essentiellement sur la d\u00e9termination des conditions et des caract\u00e9ristiques du pouvoir. A c\u00f4t\u00e9 des engagements \u00e0 propos de la question institutionnelle (f\u00e9d\u00e9ralisme centralis\u00e9 ou conf\u00e9d\u00e9ralisme et droit \u00e0 la s\u00e9cession) et \u00e0 c\u00f4t\u00e9 \u00e9galement de la question de l&rsquo;esclavage, la querelle fondamentale qui nourrissait le conflit portait sur la volont\u00e9 du Nord d&rsquo;\u00e9tablir un syst\u00e8me industriel de d\u00e9veloppement acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 (capitalistique), \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;un march\u00e9 ferm\u00e9 (protectionnisme) fortement contr\u00f4l\u00e9 par les forces financi\u00e8res et industrielles. Ainsi, la question du racisme pouvait, et m\u00eame devait \u00eatre vue comme li\u00e9e \u00e0 cet affrontement pour le pouvoir selon des termes \u00e9conomiques, et manipul\u00e9e \u00e0 mesure. Pour le Nord, l&rsquo;antiracisme figurant sous la forme de l&rsquo;antiesclavagisme, quelles que fussent les arguments id\u00e9ologiques et moraux \u00e0 cet \u00e9gard, \u00e9tait d&rsquo;abord un instrument permettant de soutenir le pouvoir financier et \u00e9conomique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUne probl\u00e9matique de la m\u00eame sorte \u00e9mergea au d\u00e9but des ann\u00e9es 1960, avec la lutte pour les droits civiques. De nouveau, le pouvoir \u00e9conomique et financier, cette fois int\u00e9gr\u00e9 de plus en plus dans un ensemble qui deviendrait le Syst\u00e8me que l&rsquo;on conna\u00eet aujourd&rsquo;hui, notamment avec les dimensions du syst\u00e8me du technologisme (complexe militaro-industriel) et du syst\u00e8me de la communication en plein d\u00e9veloppement, appuya fortement l&rsquo;id\u00e9ologie de l&rsquo;antiracisme avec une tr\u00e8s forte connotation de ce qu&rsquo;on pourrait d\u00e9signer comme l&rsquo;id\u00e9ologie de l&rsquo;int\u00e9grationnisme. Cette fois, l&rsquo;adversaire n&rsquo;\u00e9tait pas le Sud, contrairement aux apparences (le Sud, dans ses organes et ses puissances de direction, \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 fortement int\u00e9gr\u00e9 au pouvoir \u00e9conomique et financier), mais le mouvement noir s\u00e9cessionniste, le <em>Black Power<\/em> dont les principaux dirigeants pr\u00f4naient un refus du Syst\u00e8me (le capitalisme, en termes id\u00e9ologiques) sinon une voie difficile, voire utopique, de s\u00e9cession territoriale ; ces dirigeants allaient de Malcolm X \u00e0 Martin Luther King lui-m\u00eame, dans sa derni\u00e8re version (dans les deux derni\u00e8res ann\u00e9es avant son assassinat, King s&rsquo;\u00e9tait tr\u00e8s fortement radicalis\u00e9 \u00e0 cause de ce que la guerre du Vietnam montrait du Syst\u00e8me, et il s&rsquo;\u00e9tait \u00e9loign\u00e9 de la voie int\u00e9grationniste pour se rapprocher de la voie s\u00e9cessionniste).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa victoire du Syst\u00e8me se fit, d&rsquo;abord par la violence avec des assassinats comme ceux de Malcolm X et de King, o\u00f9 le FBI de J. Edgar Hoover sut trouver des relais confortables pour ces projets, avec l&rsquo;\u00e9limination physique des groupes militants type <em>Black Panthers<\/em>, puis avec le syst\u00e8me de l&rsquo;int\u00e9gration d&rsquo;apparence des minorit\u00e9s s&rsquo;attachant surtout aux vitrines du Syst\u00e8me (<em>show-business<\/em>, sport, m\u00e9dias et communications) et cr\u00e9ant une minorit\u00e9-Syst\u00e8me de privil\u00e9gi\u00e9s et de super-riches africains-am\u00e9ricains. Il s&rsquo;en d\u00e9duisait que l&rsquo;antiracisme institutionnalis\u00e9, et conditionn\u00e9 \u00e0 l&rsquo;int\u00e9gration dans le Syst\u00e8me, devenait la doctrine triomphante et l&rsquo;argument id\u00e9ologique essentiel de promotion vertueuse du Syst\u00e8me. Ce cas am\u00e9ricaniste s&rsquo;est tr\u00e8s largement r\u00e9pandu dans le bloc BAO et triomphe dans toutes les \u00e9lites-Syst\u00e8me, notamment li\u00e9es aux parti des salonards en place. Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;antiracisme est absolument institutionnalis\u00e9 comme soutien du Syst\u00e8me, et \u00e9troitement d\u00e9pendant du Syst\u00e8me. Il ne concerne que fort mod\u00e9r\u00e9ment les conditions v\u00e9ritables des populations des minorit\u00e9s, notamment et particuli\u00e8rement aux USA, o\u00f9 les Noirs fournissent l&rsquo;essentiel de la population p\u00e9nitentiaire, subissent des taux de ch\u00f4mage en g\u00e9n\u00e9ral au moins double de la norme, sont plong\u00e9s dans la logique destructrice de la drogue et des gangs, et ainsi de suite. D&rsquo;autre part, un facteur important est que, aux USA surtout mais aussi dans d&rsquo;autres contr\u00e9es du bloc BAO, les groupes victimes du Syst\u00e8me ne parviennent que tr\u00e8s difficilement \u00e0 r\u00e9aliser leurs int\u00e9r\u00eats communs antiSyst\u00e8me ; ils succombent au contraire le plus souvent \u00e0 l&rsquo;argument manipul\u00e9 d&rsquo;un racisme (aux USA, petits blancs contre Noirs) qui reste l&rsquo;instrument favori de manipulation du Syst\u00e8me pour diviser les groupes antiSyst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;irruption d&rsquo;Obama, qui repr\u00e9sente un pari, bouleverse en un sens cette m\u00e9canique bien huil\u00e9e. Son arriv\u00e9e sur la sc\u00e8ne nationale, venue d&rsquo;une ascension tr\u00e8s rapide et d&rsquo;une position de noviciat dans le parti, donc selon des circonstances non am\u00e9nag\u00e9es par le Syst\u00e8me, fut la cons\u00e9quence de situations sans v\u00e9ritable rapport avec lui,  sinon ses talents d&rsquo;orateur, de politicien, et ses qualit\u00e9s intellectuelles r\u00e9elles, mais non  pas sa condition d&rsquo;africain-am\u00e9ricain. Obama emporta la nomination d\u00e9mocrate parce que son parti \u00e9tait dans un d\u00e9sarroi complet, avec l&rsquo;absence de personnalit\u00e9s convaincantes ou d&rsquo;apparence ind\u00e9pendante (Hillary Clinton \u00e9tait per\u00e7ue comme totalement inf\u00e9od\u00e9e au Syst\u00e8me), cette situation qui est caract\u00e9ristiques actuellement du monde politicien US en crise ; et sa victoire pr\u00e9sidentielle, comme on l&rsquo;a vu, fut due \u00e0 la crise de l&rsquo;automne 2008. En aucun cas, il ne s&rsquo;est agi d&rsquo;une victoire sur le racisme puisque le point remarquable de ces p\u00e9rip\u00e9ties \u00e9lectorales est bien que le racisme joua un r\u00f4le tr\u00e8s secondaire, dans un sens ou l&rsquo;autre. Au contraire, c&rsquo;est bien ainsi (victoire sur le racisme) que, tr\u00e8s rapidement, la victoire d&rsquo;Obama fut ressentie et pr\u00e9sent\u00e9e selon la communication-Syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes \u00e9lites-Syst\u00e8me, notamment repr\u00e9sentant les id\u00e9ologies lib\u00e9rales et progressistes propres au parti des salonards, virent dans cette victoire d&rsquo;Obama une sorte de divine surprise, capable de transcender leurs propres accointances en g\u00e9n\u00e9ral assez sordides avec le Syst\u00e8me et avec l&rsquo;image des USA comme phare de la modernit\u00e9, en une avanc\u00e9e progressiste de l&rsquo;id\u00e9ologie qui leur sert de <em>narrative<\/em> : une <em>narrative<\/em> (la victoire d&rsquo;Obama contre le racisme) venant restaurer la <em>narrative<\/em> id\u00e9ologique, fort mal en point, de la modernit\u00e9 progressiste et vertueuse. Le Syst\u00e8me lui-m\u00eame, ne se fit pas prier pour suivre cette fa\u00e7on originale, d&rsquo;une <em>narrative<\/em> comme preuve d&rsquo;une autre <em>narrative<\/em>. Il ne fait aucun doute que l&rsquo;\u00e9trange Prix Nobel de la Paix attribu\u00e9 \u00e0 Obama en d\u00e9cembre 2009,  une r\u00e9compense de type orwellien, sans aucun doute,  r\u00e9compensait en r\u00e9alit\u00e9 cette avanc\u00e9e exceptionnelle de la modernit\u00e9. Le Syst\u00e8me \u00e9tait pris dans la logique de sa <em>narrative<\/em> confirmant une autre <em>narrative<\/em>, en renfor\u00e7ant sans cesse l&rsquo;argument qu&rsquo;Obama marquait effectivement l&rsquo;inauguration de l&rsquo;\u00e8re post-raciste, aussi bien \u00e0 la gloire des USA, de l&rsquo;id\u00e9ologie totalitaire dominante, que du Syst\u00e8me lui-m\u00eame.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tComme on l&rsquo;a vu et expliqu\u00e9 plus haut, il y avait l\u00e0 un complet quiproquo du \u00e0 la manipulation. La pr\u00e9sidence d&rsquo;Obama, expliqu\u00e9e apr\u00e8s coup par l&rsquo;appr\u00e9ciation de l&rsquo;inauguration de l&rsquo;\u00e8re post-raciste, portait en r\u00e9alit\u00e9 sur l&rsquo;\u00e9lection d&rsquo;un homme dont une partie inconsciente de ses constituants attendaient de lui qu&rsquo;il f\u00fbt un pr\u00e9sident antiSyst\u00e8me, et le nouveau pr\u00e9sident \u00e9tant en r\u00e9alit\u00e9 jug\u00e9 en fonction de ses capacit\u00e9s \u00e0 s&rsquo;opposer au Syst\u00e8me, \u00e0 se battre contre lui. On conna\u00eet l&rsquo;issue de cette bataille qui n&rsquo;eut pas lieu Le premier pr\u00e9sident africain-am\u00e9ricain s&rsquo;av\u00e9ra \u00eatre un parfait serviteur du Syst\u00e8me, et la d\u00e9ception qui s&rsquo;ensuit marque aujourd&rsquo;hui un sentiment assez puissant \u00e0 son encontre ; elle explique, \u00e0 notre sens, que le brillant BHO peine tant durant cette campagne alors qu&rsquo;il n&rsquo;aurait d\u00fb faire qu&rsquo;une bouch\u00e9e d&rsquo;un adversaire aussi m\u00e9diocre que Romney. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl s&rsquo;agit d&rsquo;une \u00e9volution qui n&rsquo;a gu\u00e8re de lien profond\u00e9ment avec la question du racisme, qui n&rsquo;a gu\u00e8re d&rsquo;effet direct et sp\u00e9cifique sur la situation de cette question, mais qui a l&rsquo;effet automatique ou inconscient d&rsquo;aggraver cette pr\u00e9vention du facteur racial au travers de l&rsquo;hostilit\u00e9 contre lui que l&rsquo;attitude-Syst\u00e8me d&rsquo;Obama n&rsquo;a cess\u00e9 de nourrir. Ainsi, sans qu&rsquo;il ait \u00e9t\u00e9 express\u00e9ment question de racisme, l&rsquo;attitude pro-Syst\u00e8me du premier pr\u00e9sident africain-am\u00e9ricain renforce l&rsquo;hostilit\u00e9 contre tout ce qui le caract\u00e9rise, notamment ce fait d&rsquo;\u00eatre africain-am\u00e9ricain, ce qui se traduit par ce qu&rsquo;on nomme du racisme m\u00eame si le terme ne d\u00e9crit pas n\u00e9cessairement la situation. Ainsi le premier terme de sa pr\u00e9sidence se termine-t-il, sans surprise, avec une Am\u00e9rique plus raciste que celle qui l&rsquo;a \u00e9lu en novembre 2008. Une fois de plus, l&rsquo;\u00e9volution crisique du Syst\u00e8me a conduit \u00e0 une inversion compl\u00e8te de la situation qu&rsquo;il esp\u00e9rait obtenir.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>BHO, \u00e9chec historique du Syst\u00e8me 30 octobre 2012 Une enqu\u00eate statistique approfondie de Associated Press montre que la pr\u00e9sidence de Barack Obama, l&rsquo;\u00e9lection puis la magistrature du premier pr\u00e9sident africain-am\u00e9ricain des USA, a vu une aggravation de ce que nous nommerions le racisme \u00e9lectoral aux USA, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;intervention n\u00e9gative, effective et affirm\u00e9e, du facteur racial&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[10],"tags":[8138,4646,3126,2631,2604,2645,4321,5623,3571,3424,11506,8973,2949,3403],"class_list":["post-73475","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-antiracisme","tag-antisysteme","tag-black","tag-de","tag-des","tag-guerre","tag-narrative","tag-parti","tag-power","tag-racisme","tag-reverend","tag-salonards","tag-secession","tag-wright"],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73475","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=73475"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73475\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=73475"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=73475"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=73475"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}