{"id":73477,"date":"2012-10-31T06:04:29","date_gmt":"2012-10-31T06:04:29","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2012\/10\/31\/internaliser\/"},"modified":"2012-10-31T06:04:29","modified_gmt":"2012-10-31T06:04:29","slug":"internaliser","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2012\/10\/31\/internaliser\/","title":{"rendered":"Internaliser"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article2\">Internaliser<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\tIl y a <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-externaliser_11_10_2012.html\" class=\"gen\">quelques jours<\/a>, \u00ab<em>Externaliser<\/em>\u00bb a soulev\u00e9 des vagues. En voici la suite que par effet de miroir j&rsquo;appelle \u00ab<em>Internaliser<\/em>\u00bb dans un sens que chacun \u00e9lucidera pour lui-m\u00eame.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa sc\u00e8ne se passe il y a tr\u00e8s longtemps dans un pays lointain par del\u00e0 les montagnes pr\u00e8s du fleuve C\u00e9phise. Tir\u00e9sias, aveugle et devin de son \u00e9tat parle avec Liriop\u00e9, la m\u00e8re de Narcisse. Inqui\u00e8te de l&rsquo;avenir de son fils, elle presse l&rsquo;aveugle de lui lire son avenir. \u00ab Narcisse deviendra vieux s&rsquo;il ne se regarde pas \u00bb, r\u00e9pond-il. Ce Tir\u00e9sias est plus qu&rsquo;un personnage ayant exist\u00e9, c&rsquo;est une <em>figure<\/em> intemporelle de la Gr\u00e8ce. Au long des si\u00e8cles, il met son grain de sel dans ses affaires humaines et divines. Il est une sorte de demi-dieu dou\u00e9 d&rsquo;ubiquit\u00e9, il est partout et nulle part. On conna\u00eet son r\u00f4le ambigu dans la pi\u00e8ce de Sophocle o\u00f9 il d\u00e9signe dipe comme le meurtrier de Laios. On le retrouve dans l&rsquo;\u00e9pisode narcissien tout aussi ambigu puisque le conseil donn\u00e9  nous le savons et Liriop\u00e9 le sait aussi , ne sera pas suivi d&rsquo;effet sans quoi les pauvres humains d&rsquo;alors et ceux d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, auraient \u00e9t\u00e9 injustement priv\u00e9s d&rsquo;un chapitre passionnant et douloureux de l&rsquo;histoire humaine. D\u00e9j\u00e0 \u00e0 cette \u00e9poque ce conseil est une proph\u00e9tie auto-r\u00e9alisatrice mais retourn\u00e9e : <em>Je t&rsquo;annonce ton bonheur futur si tu fais quelque chose que tu es incapable de faire!<\/em> L&rsquo;aventure donc est scell\u00e9e, l&rsquo;avenir \u00e9crit. Toutefois, pas tr\u00e8s bien car, comme pour les Evangiles, il y a des versions diff\u00e9rentes. C&rsquo;est pourquoi je raconte un Narcisse subsumant les diff\u00e9rentes versions afin de lui rendre son pouvoir r\u00e9v\u00e9lateur pour les hommes de ce temps.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNarcisse est fils de Fleuve et de Nymphe. En <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Grec_ancien<D\" class=\"gen\">grec<\/a>, <em>n\u00famph\u00ea<\/em> signifie <em>jeune fille<\/em>. Ces nymphes d&rsquo;antan ont enrichi nos concepts du mot nymphette car, comme le dit la mythologie, elles sont souvent associ\u00e9es aux satyres et que donc la <em>nymphomanie<\/em> leur va comme un gant. Deux parents donc, pas \u00e9vidents ! Autant il est ais\u00e9 de se repr\u00e9senter Hercule par exemple ou m\u00eame le centaure Chiron, autant il est malais\u00e9 de se repr\u00e9senter le \u00ab fils d&rsquo;un fleuve \u00bb. Mais comme Paul Val\u00e9ry est le fils de \u00ab la mer toujours recommenc\u00e9e \u00bb, Narcisse est le fils d&rsquo;une puissance liquide, d&rsquo;un courant imp\u00e9tueux au dessus duquel plane (sans doute) un <em>brouillard<\/em>, une \u00e9manation, une force, un esprit qui est \u00e0 coup s\u00fbr sa nymphe! Dans les contes de chez nous, on appelait ce genre de personnage une <strong>f\u00e9e<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t[Je pr\u00e9cise ce point afin que votre imagination ne vous fasse pas habiller ces deux parents d&rsquo;un corps de chair semblable au n\u00f4tre, comme le font sans le vouloir certains adultes qui, \u00e9coutant la Mythologie (ou la Gen\u00e8se), \u00ab retombent avec plaisir en enfance \u00bb mais prennent ensuite un air sup\u00e9rieur pour dire que toutes ces histoires, \u00ab c&rsquo;est des contes pour enfants \u00bb et qu&rsquo;eux, rationalistes modernes, ne sont pas dupes].<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNarcisse est beau mais ne le sait pas. Nymphes et humains attir\u00e9s par sa beaut\u00e9 le d\u00e9sirent. \u00c7a l&rsquo;indiff\u00e8re. Le r\u00e9cit mythologique nous explique que c&rsquo;est parce qu&rsquo;il ignore sa beaut\u00e9 et s&rsquo;ignore lui-m\u00eame. Il ne remarque donc pas la nymphe Echo (encore une!) qui pour lui se meurt d&rsquo;amour. Selon Ovide, devant ce refus, elle fond de douleur, son corps diaphane de nymphe se dissout au point que seule sa <strong>voix<\/strong> subsiste comme un <strong>\u00e9cho<\/strong> sans le corps qui l&rsquo;engendra. Vous voyez la situation? Une f\u00e9e amoureuse mais r\u00e9duite \u00e0 sa voix donc deux fois invisible et un Narcisse liqu\u00e9fi\u00e9, entour\u00e9 d&rsquo;un brouillard de voix nymphiques lointaines qui le h\u00e8le en \u00e9cho.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDevant ce goujat qui ne r\u00e9alise pas les ravages qu&rsquo;il cause, N\u00e9m\u00e9sis, d\u00e9esse de la vengeance, est appel\u00e9e par une des victimes de la c\u00e9cit\u00e9 narcissienne. Elle condamne le <strong>h\u00e9ros qui ne se voit pas et ne se sait pas vu<\/strong>, \u00e0 contempler sans fin son reflet dans une source du mont H\u00e9licon. Il est en somme punit par l\u00e0 o\u00f9 il a p\u00e9ch\u00e9.  Tu ne veux pas te voir, dit N\u00e9m\u00e9sis? Attend un peu, je vais te forcer moi \u00e0 te regarder! Narcisse alors est confondu en sa vision, abim\u00e9 en son image liquide, est contraint de se prendre pour son <em>image<\/em> qui n&rsquo;est peut-\u00eatre qu&rsquo;un leurre, une <em>image d&rsquo;image<\/em>  une maya dirait un bouddhiste  (d&rsquo;o\u00f9 <em>narcissisme<\/em> qui d\u00e9signe aujourd&rsquo;hui ceux, surtout celles, qui aiment \u00e0 regarder en permanence au miroir la fausse image d&rsquo;eux-m\u00eames). Gardons pourtant \u00e0 l&rsquo;esprit l&rsquo;histoire d&rsquo;amour qui est \u00e0 l&rsquo;origine de tout \u00e7a. La punition est inflig\u00e9e \u00e0 quelqu&rsquo;un qui ne peut (ne sait) en aimer un autre, s&rsquo;en faire bien voir, \u00eatre connu par lui, connaissance qui l&rsquo;aurait conduit \u00e0 se conna\u00eetre lui-m\u00eame par ce miroir sans tain <strong>qu&rsquo;autrui est pour nous<\/strong> o\u00f9, reflet et opacit\u00e9 rivalisants, <strong>l&rsquo;autrui se saisit de nous \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;une conscience cach\u00e9e derri\u00e8re le miroir \u00e9nigmatique de son visage<\/strong>. Narcisse donc, incapable d&rsquo;Autre, va br\u00fbler de l&rsquo;<strong>amour du m\u00eame<\/strong>. Il va en quelque sorte rejoindre dans sa dissolution et son agonie l&rsquo;\u00e9cho d&rsquo;un amour inaper\u00e7u. C&rsquo;est un suicide \u00e0 deux. Mais Zeus, p\u00e8re de Liriop\u00e9 et d&rsquo;Echo,  donc d&rsquo;une certaine fa\u00e7on \u00e0 l&rsquo;origine du malheur de Narcisse , comprend son <em>erreur<\/em> d&rsquo;avoir voulu faire de ce l\u00e9ger rejeton des nymphes, un Homme. Il le ram\u00e8ne \u00e0 la <em>vie<\/em>, en fait un narcisse, une fleur, un \u00eatre d&rsquo;un autre r\u00e8gne, lui \u00f4te en quelque sorte sa <em>r\u00e9flexion<\/em> naissante, voit bien qu&rsquo;il est incapable d&rsquo;assumer cette <em>r\u00e9flexion<\/em> que N\u00e9m\u00e9sis lui impose. Il le conduit au v\u00e9g\u00e9tal, lieu du Temps, \u00e9tat de la Vie, situation de la Mati\u00e8re, o\u00f9 souffrance et joie d&rsquo;<strong>\u00eatre<\/strong>, sont absentes. Il lui dit au fond mythologiquement : \u00ab Sois beau narcisse et tais-toi \u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn effet, la fleur est belle, ne le sait pas, et se tait. Ou bien, imagination po\u00e9tique aidant, si on pense qu&rsquo;elle se sait belle et le manifeste par exemple par son parfum, ses belles couleurs, cela ne peut \u00eatre que parce que notre admiration est pour ainsi dire contagieuse et que notre belle est alors r\u00e9compens\u00e9e de sa beaut\u00e9 par notre amour de sa beaut\u00e9, l&rsquo;amour que nous nous lui portons lorsque nous la contemplons. Nous lui pr\u00eatons au fond notre facult\u00e9 d&rsquo;amour, la nourrissons avec la joie que sa beaut\u00e9 nous procure, <strong>lui rendons son bien<\/strong>. C&rsquo;est parce que nous aimons le beau que le beau en retour nous aime. Autrui nous aime parce que nous l&rsquo;aimons. C&rsquo;est le d\u00e9but d&rsquo;une histoire d&rsquo;amour entre deux \u00eatres : l&rsquo;amour de l&rsquo;Un pour l&rsquo;Autrui, de l&rsquo;unique pour le d\u00e9doubl\u00e9. Pour aimer, je dois me faire voir, montrer que je vois et non me regarder au miroir d\u00e9formant de l&rsquo;illusion psychologique. Voil\u00e0 comment se lient joie du sentiment amoureux et r\u00e9flexivit\u00e9 authentique de la conscience. Shakespeare le dit aussi : <em>Love is too young to know what conscience is; yet who knows not conscience is born of love?<\/em> J&rsquo;aime parce que je me pense, me vois dans le miroir vrai d&rsquo;un moi rayonnant, en m\u00eame temps que je suis dans l&rsquo;obscur vivant de mon int\u00e9riorit\u00e9, \u00ab l&rsquo;am\u00e8re sombre et sonore citerne \u00bb dont parle Val\u00e9ry dans le Cimeti\u00e8re marin. Pour aimer (sortir de soi), il faut \u00eatre (avoir un dedans) et r\u00e9ciproquement, il faut que tout soit comme le dit le Grec D\u00e9mocrite dans un autre contexte : \u00ab<em>pan pleon estin omou phaeos kai nuktos aphantou<\/em>\u00bb, que tout soit plein \u00e0 la fois de lumi\u00e8re et de nuit aveugle. (<strong><em>Parmenides 28 B 9<\/em><\/strong> <em>Simpl. in phys. 180,9 f<\/em>).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est Dionysos Zagreus, que Zeus ressuscitera en le portant dans sa cuisse, qui prendra plus tard le relais et apprendra aux <em>narcisses<\/em> \u00e0 devenir des hommes non plus par le miroir de l&rsquo;eau ext\u00e9rieure mais par le d\u00e9passement extatique des sens que le sang de la vigne et le Logos creusent en l&rsquo;\u00e2me de chacun, ainsi que par la mise en sc\u00e8ne de ce d\u00e9passement que les Tragiques proposeront aux Ath\u00e9niens \u00e0 chaque L\u00e9n\u00e9ennes, f\u00eates du deuxi\u00e8me Dionysos. C&rsquo;est bien ce bonheur silencieux et parfait de la fleur, celui qu&rsquo;on lui suppose et qu&rsquo;on lui envie, ce <em>\u00eatre vu sans voir<\/em>, ce \u00eatre vu sans mot qui dit l&rsquo;\u00e9tonnement de celui qui en a les yeux. C&rsquo;est, transpos\u00e9e par un dieu dans le r\u00e8gne humain, le souvenir du sois belle et surtout ne parle pas, qui v\u00e9rifie l&rsquo;intuition que le beau n&rsquo;est vrai que s&rsquo;il se refuse \u00e0 l&rsquo;approximation de la langue, s&rsquo;il se prive de mot, se cantonne au bouche b\u00e9e.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans l&rsquo;ontogen\u00e8se psychologique donc, le narcissisme est bien le moment d&rsquo;une mont\u00e9e vers une conscience pleine qui, emplie des perceptions du dehors, s&rsquo;invagine, s&rsquo;involue, en vision du dedans et \u00e9prouve le besoin d&rsquo;un langage pour s&rsquo;exprimer. Le narcissisme ne peut na\u00eetre, ne va de pair, qu&rsquo;avec la parole, parole que pr\u00e9cis\u00e9ment Echo, complice malheureuse de Narcisse, perd. Dans les diff\u00e9rentes versions du mythe par contre, ce qu&rsquo;il faudrait donc appeler <em>narcissisme d&rsquo;\u00e9cho<\/em>, o\u00f9 son et image se fondent, conduit \u00e0 la situation inverse, \u00e0 la stagnation, \u00e0 un recul, \u00e0 l&rsquo;issue duquel les protagonistes deviennent aveugles, sourds et muets. Est-il possible d&rsquo;\u00e9lucider ces deux diff\u00e9rents narcisses, d&rsquo;\u00e9clairer la t\u00e2che aveugle de l&rsquo;un par la langue muette de l&rsquo;autre, l&rsquo;aveugle rendu sourd et plus aveugle encore par la priv\u00e9e de parole, par celle que les mots, d\u00e9sormais en \u00e9cho, ont d\u00e9vor\u00e9e? Non, si nous restons aux donn\u00e9es habituelles, oui si notre imagination se r\u00e9chauffe \u00e0 une connaissance d&rsquo;une autre nature, nous fait voir une fleur devenant sensible, un animal pris dans l&rsquo;ivresse de l&rsquo;humanisation. On a alors un v\u00e9cu de cette premi\u00e8re \u00e9tape narcissique. La rose ignorante de sa beaut\u00e9, d&rsquo;un coup la per\u00e7oit et l&rsquo;exprime avec les mots de son parfum ; le loup soudain renie sa meute et se fait chien fid\u00e8le aux paroles du ma\u00eetre ; le dauphin qui fut homme autrefois sauve du naufrage le po\u00e8te Arion et sa lyre, cadeau d&rsquo;Apollon, c&rsquo;est-\u00e0-dire chant et musique humaines, paroles sup\u00e9rieures ; le centaure Chiron se fait volontiers homme honoris causa, tandis que Sil\u00e8ne avin\u00e9 rena\u00eet en Socrate. Cette capacit\u00e9 imaginative existe chez les humains mais ils ne la vivent plus que comme abstraction venue combler un manque de savoir vrai, un d\u00e9sir de v\u00e9cu qui sera toujours absent. Ainsi parlent-ils de <em>fleurs carnivores<\/em> bien que cette confusion plante-animal contredise ce que la science leur dit du monde. Ils en acceptent pourtant l&rsquo;incongruit\u00e9 lorsqu&rsquo;ils voient une mouche <em>aval\u00e9e<\/em> par une Dion\u00e9e, un Phyllium giganteum (1), copie de la feuille d&rsquo;o\u00f9 il semble n\u00e9 et dont la forme et la couleur se fondent avec elle, abusant ses ennemis, pi\u00e9g\u00e9s (comme Narcisse) par une loi de l&rsquo;optique. Qui a explor\u00e9 cette <em>conscience<\/em> du phyllium m\u00e2tin\u00e9 de feuille verte? Du <em>muscle<\/em> qui cl\u00f4t une corolle sur l&rsquo;insecte visiteur? Du <em>chagrin<\/em> du chien se laissant mourir sur la tombe de son compagnon vertical? Du <em>sentiment<\/em> de l&rsquo;esclave lavant les pieds de son ma\u00eetre? De l&rsquo;<em>\u00e9tat d&rsquo;\u00e2me<\/em> de l&rsquo;Homme-Dieu faisant de m\u00eame \u00e0 ses amis stup\u00e9faits et renversant ainsi l&rsquo;Ordre du Monde ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab Aujourd&rsquo;hui nous voyons au moyen d&rsquo;un miroir, d&rsquo;une mani\u00e8re obscure, mais alors nous verrons face \u00e0 face ; aujourd&rsquo;hui je connais en partie, mais alors je connaitrai comme j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 connu \u00bb, dit Saint Paul dans sa premi\u00e8re \u00e9pitre aux Corinthiens (XIII, 12). C&rsquo;est la suite du long \u00e9pisode de ce Narcisse qui, ayant hant\u00e9 pendant des mill\u00e9naires le monde des hommes, entrevoit la fin de l&rsquo;Illusion.<\/p>\n<\/p>\n<p>\n<p class=\"signature\">Marc Gebelin<\/p>\n<\/p>\n<h4>Note<\/h4>\n<p>(1) Le Phyllium giganteum est un phasme, insecte du sud-est asiatique ayant l&rsquo;apparence d&rsquo;une feuille verte, c&rsquo;est pourquoi on le consid\u00e8re \u00e0 juste titre comme un animal qui se rappelle avoir \u00e9t\u00e9 plante. La Dion\u00e9e elle, fleur <em>carnivore<\/em>  si bien nomm\u00e9e puisque portant le nom de la grande d\u00e9esse originaire, f\u00e9minin de Zeus , \u00e9tant la plante qui se rapproche le plus de l&rsquo;animal, qui semble en route vers l&rsquo;animal. Quand \u00e0 ce que j&rsquo;appelle <em>hominisation de l&rsquo;animal<\/em>, il faut le voir \u00e0 l&rsquo;uvre plut\u00f4t chez le chien (ou le dauphin) qui manifestent une v\u00e9ritable passion pour l&rsquo;homme, un vrai d\u00e9sir d&rsquo;homme, que chez le singe, notre anc\u00eatre, qui lui ne manifeste gu\u00e8re qu&rsquo;une curiosit\u00e9 anxieuse.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Internaliser Il y a quelques jours, \u00abExternaliser\u00bb a soulev\u00e9 des vagues. En voici la suite que par effet de miroir j&rsquo;appelle \u00abInternaliser\u00bb dans un sens que chacun \u00e9lucidera pour lui-m\u00eame. La sc\u00e8ne se passe il y a tr\u00e8s longtemps dans un pays lointain par del\u00e0 les montagnes pr\u00e8s du fleuve C\u00e9phise. 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