{"id":73582,"date":"2013-12-07T13:48:01","date_gmt":"2013-12-07T13:48:01","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/12\/07\/la-suisse-du-paradis-bancaire-au-paradis-informatique\/"},"modified":"2013-12-07T13:48:01","modified_gmt":"2013-12-07T13:48:01","slug":"la-suisse-du-paradis-bancaire-au-paradis-informatique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/12\/07\/la-suisse-du-paradis-bancaire-au-paradis-informatique\/","title":{"rendered":"La Suisse, du paradis bancaire au paradis informatique"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article2\">La Suisse, du paradis bancaire au paradis informatique<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\tVoici une \u00e9ventuelle cons\u00e9quence de la crise Snowden\/NSA dans le domaine du stockage et de la protection des donn\u00e9es. La chose est pr\u00e9sent\u00e9e d&rsquo;une mani\u00e8re assez g\u00e9n\u00e9raliste mais significative par le journal suisse <em>Le Matin<\/em>, ce <a href=\"http:\/\/www.lematin.ch\/high-tech\/web\/snowden-beurre-hebergeurs-suisses\/story\/17612911\" class=\"gen\">5 d\u00e9cembre 2013<\/a>. Elle concerne un domaine dont les caract\u00e9ristiques, pour assurer son d\u00e9veloppement et son succ\u00e8s aux d\u00e9pens des diverses puissances US du domaine, sont la confidentialit\u00e9, la discr\u00e9tion, la solidit\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9 des structures d&rsquo;accueils et de protection, y compris au niveau juridique et l\u00e9gislatif. Toutes ces qualit\u00e9s s&rsquo;appliquent \u00e9videmment \u00e0 la Suisse, et l&rsquo;on peut alors ajouter l&rsquo;atout de la topographie, d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent au niveau des organismes de s\u00e9curit\u00e9 et de d\u00e9fense, d&rsquo;une nature assurant une d\u00e9fense particuli\u00e8rement efficace contre des possibilit\u00e9s d&rsquo;agression.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&#8230; D&rsquo;o\u00f9 le th\u00e8me g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;article : la Suisse, qui est un paradis bancaire dont les caract\u00e8res d&rsquo;efficacit\u00e9 commencent pourtant \u00e0 \u00eatre \u00e9corn\u00e9s par diverses mesures et contraintes internationales, pourrait s&rsquo;orienter vers le compl\u00e9ment ou le substitut d&rsquo;un paradis informatique. Les donn\u00e9es et divers <em>datas<\/em> informatiques y trouveraient, argumentent l&rsquo;article et diverses sources int\u00e9ress\u00e9es \u00e0 cette perspective, un niveau de fiabilit\u00e9 \u00e9quivalente au domaine bancaire du temps de sa splendeur, face aux diverses puissances pr\u00e9datrices US r\u00e9v\u00e9l\u00e9es et mises \u00e0 jour par la crise Snowden\/NSA. Il y a d\u00e9j\u00e0 des effets appr\u00e9ciables de cette crise dans le volume d&rsquo;activit\u00e9 des soci\u00e9t\u00e9s suisses agissant dans ce secteur.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQuelques extraits de l&rsquo;article&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t \u00ab<em>Visite guid\u00e9e dans le complexe d&rsquo;Attinghausen, dans le canton d&rsquo;Uri. Un vrai rep\u00e8re \u00e0 la James Bond, dont l&rsquo;adresse est un code GPS secret. Le bunker de 15 000 m2 est aujourd&rsquo;hui aux mains de la soci\u00e9t\u00e9 Deltalis, qui y g\u00e8re depuis 2011 un centre de donn\u00e9es informatiques qui n&rsquo;occupe pour l&rsquo;instant que 600 m2. Seules 12 personnes travaillent dans ce gigantesque d\u00e9dale de couloirs o\u00f9 l&rsquo;on d\u00e9couvre sur les murs d&rsquo;anciennes cartes militaires de la Guerre Froide et d&rsquo;immenses bassins recueillant les eaux souterraines.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Pour y entrer, la proc\u00e9dure est longue: laisser sa carte d&rsquo;identit\u00e9, v\u00e9rification de l&#8217;empreinte veineuse, encore plus fiable que l&#8217;empreinte digitale, passage par un sas de s\u00e9curit\u00e9. On franchit ensuite une porte anti-nucl\u00e9aire qui donne sur un long couloir dont les parois ondul\u00e9es en b\u00e9ton \u00e9voquent une caverne. Au bout, comme dans un monde futuriste surveill\u00e9 par des cam\u00e9ras, un couloir immacul\u00e9, une porte, une pi\u00e8ce blanche, o\u00f9 se trouve du mat\u00e9riel informatique branch\u00e9 en permanence. Ces machines h\u00e9bergent et actualisent en permanence les donn\u00e9es num\u00e9riques de toute personne ou entit\u00e9 qui souhaitent garder un double de leurs informations pour parer \u00e0 une panne informatique ou \u00e9lectrique, un tremblement de terre ou une attaque terroriste. Les donn\u00e9es doivent \u00eatre prot\u00e9g\u00e9es des d\u00e9g\u00e2ts ext\u00e9rieurs ou de tout risque d&rsquo;intrusion.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t \u00ab <em>A l&rsquo;\u00e8re de l&rsquo;espionnage \u00e9lectronique, les 55 centres de donn\u00e9es suisses (selon le site Datacentermap&rsquo;), qu&rsquo;ils soient en plaine ou en montagne, profitent de l&rsquo;image de s\u00e9curit\u00e9 et de stabilit\u00e9 de la Suisse.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>J&rsquo;ai deux choses \u00e0 dire: comme citoyen europ\u00e9en, je trouve incroyable ce que font les Am\u00e9ricains. Deuxi\u00e8mement, tout cela est tr\u00e8s positif pour nous car cela a tripl\u00e9 notre business dans un laps de temps tr\u00e8s court, explique sans d\u00e9tours Christoph Oschwald, un des dirigeants de Mount10&prime;. La soci\u00e9t\u00e9 qui propose aussi des centres de donn\u00e9es sous les Alpes, h\u00e9berge notamment les donn\u00e9es du Parlement suisse. Apr\u00e8s le scandale de la NSA, dit-il en souriant, c&rsquo;est fantastique. Je n&rsquo;ai plus besoin d&rsquo;expliquer aux clients pourquoi il faut payer. M\u00eame constat pour Susanne Tanner de Greendata&rsquo;, un autre centre de donn\u00e9es : Les entreprises helv\u00e9tiques qui utilisaient des serveurs \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger veulent revenir en Suisse, explique-t-elle.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t \u00ab <em>Selon Dominik Hauri, de l&rsquo;Institut d&rsquo;\u00e9tudes \u00e9conomiques de B\u00e2le (IWSB), la Suisse, outre sa stabilit\u00e9 et ses excellentes infrastructures \u00e9lectriques et informatiques, peut devenir un refuge s\u00fbr gr\u00e2ce \u00e0 ses dispositions restrictives en mati\u00e8re de protection des donn\u00e9es.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Sur le plan l\u00e9gal, la r\u00e9putation helv\u00e9tique en termes de confidentialit\u00e9 et de s\u00e9curit\u00e9 reste un atout ma\u00eetre, m\u00eame si elle a \u00e9t\u00e9 ternie par l&rsquo;abandon du secret bancaire. Dans les autres pays, toutes sortes d&rsquo;institutions ont acc\u00e8s \u00e0 ces donn\u00e9es, chez nous il faut avoir la permission d&rsquo;un juge. Ce qui est un grand avantage comparatif par rapport par exemple aux Etats-Unis, explique le pr\u00e9sident de l&rsquo;association suisse des t\u00e9l\u00e9communications, Peter Gruter.<\/em> [&#8230;] <em>Pour beaucoup, la Suisse a d\u00e9j\u00e0 trouv\u00e9 un nouvel eldorado, au moment o\u00f9 l&rsquo;abandon du secret bancaire met \u00e0 mal ses traditionnelles activit\u00e9s financi\u00e8res.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p>\n<p class=\"signature\"><em>dedefensa.org<\/em><\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Suisse, du paradis bancaire au paradis informatique Voici une \u00e9ventuelle cons\u00e9quence de la crise Snowden\/NSA dans le domaine du stockage et de la protection des donn\u00e9es. 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