{"id":73729,"date":"2014-02-25T14:46:08","date_gmt":"2014-02-25T14:46:08","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2014\/02\/25\/un-avis-sur-la-grace-de-lhistoire\/"},"modified":"2014-02-25T14:46:08","modified_gmt":"2014-02-25T14:46:08","slug":"un-avis-sur-la-grace-de-lhistoire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2014\/02\/25\/un-avis-sur-la-grace-de-lhistoire\/","title":{"rendered":"Un avis sur <em>La Gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire<\/em>"},"content":{"rendered":"<p><h2>Un avis sur <em>La Gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire<\/em><\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Dans la partie centrale de son roman, <em>Sous le soleil de Satan<\/em>, intitul\u00e9e &laquo;<em>La tentation du d\u00e9sespoir<\/em>&raquo;, Georges Bernanos d\u00e9crit comment le cur\u00e9 de campagne, l&rsquo;abb\u00e9 Donissan, fit la connaissance de Lucifer. C&rsquo;\u00e9tait par une nuit sans lune, humide et glaciale, au cours de laquelle le pr\u00eatre r\u00e9alisa qu&rsquo;il \u00e9tait perdu en pleine campagne, pataugeant dans les orni\u00e8res boueuses, t\u00e2tonnant en aveugle les talus herbeux sur un chemin de traverse pourtant familier. Chaque fois qu&rsquo;il croyait avoir retrouv\u00e9 sa route, il r\u00e9alisait qu&rsquo;il \u00e9tait revenu \u00e0 son point de d\u00e9part ! &Eacute;croul\u00e9 au bout de plusieurs tentatives, recru de fatigue, tout \u00e0 la fois glac\u00e9 et tremp\u00e9 de sueur, il finit par entendre une voix amicale et secourable qui se proposait de l&rsquo;aider ; il se sentit soulev\u00e9, alors qu&rsquo;il \u00e9tait effondr\u00e9, pris dans des bras robustes, alors qu&rsquo;il avait perdu toute force, serr\u00e9 et frott\u00e9 contre une chaude poitrine. Submerg\u00e9 de gratitude, l&rsquo;abb\u00e9 \u00e9tait au bord des larmes, confiant comme un enfant dans les bras d&rsquo;une m\u00e8re avant de r\u00e9aliser qu&rsquo;il \u00e9tait serr\u00e9 par le &laquo; tueur d&rsquo;\u00e2mes &raquo; qui lui dit ne l&rsquo;avoir pas quitt\u00e9 tout au long la route et qui l&#8217;embrassa pour lui &laquo; prendre son souffle &raquo; et le remplir du sien.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On peut s&rsquo;imaginer quel s\u00e9isme a pu conna&icirc;tre cette \u00e2me fruste et pure. Mais, au lieu de succomber devant l&rsquo;\u00e9vidence de la chute, l&rsquo;abb\u00e9 trouva en lui une force insoup\u00e7onn\u00e9e. Lucifer, qui se pr\u00e9sentait \u00e0 lui sous les traits d&rsquo;un maquignon picard, le vit se r\u00e9animer et oser le regarder fixement dans les yeux. &Agrave; l&rsquo;issue de ce face-\u00e0-face, le Malin se trouva indispos\u00e9, confus et amoindri. L&rsquo;humble cur\u00e9 n&rsquo;en ressortit certes pas vainqueur, mais il avait re\u00e7u la &laquo; gr\u00e2ce &raquo; de voir le Mal dans sa v\u00e9rit\u00e9 et comment il &oelig;uvre &laquo; dans les chairs obscures &raquo; et &laquo; le triple rec\u00e8s &raquo; des tripes. C&rsquo;est la &laquo; gr\u00e2ce &raquo; d&rsquo;\u00eatre confront\u00e9 sans repos au spectacle de la mal\u00e9diction partout \u00e0 l&rsquo;ouvrage, sous le soleil d&rsquo;un Satan qui lui avoua \u00eatre &laquo; le Froid lui-m\u00eame. L&rsquo;essence de ma Lumi\u00e8re est un Froid intol\u00e9rable &raquo;.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Au d\u00e9but de son livre, &laquo; La Gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire &raquo;, Philippe Grasset, \u00e9voque la souffrance d&rsquo;\u00eatre confront\u00e9, depuis les hauteurs o&ugrave; l&rsquo;\u00e9l\u00e8ve son intuition, au Mal qui est \u00e0 l&rsquo;&oelig;uvre dans la &laquo; chair obscure &raquo; de l&rsquo;Histoire. Ce Mal, il l&rsquo;identifie comme essentiellement port\u00e9 par le &laquo; d\u00e9cha&icirc;nement de la mati\u00e8re &raquo; et le &laquo; parti des industrialistes &raquo; (Stendhal), et il l&rsquo;inscrit dans la trajectoire de plus de deux si\u00e8cles qui vont de la guillotine dress\u00e9e de fa\u00e7on permanente, place de Gr\u00e8ve, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de la Terreur jusqu&rsquo;\u00e0 la menace d&rsquo;extermination nucl\u00e9aire qui p\u00e8se d\u00e9sormais sur l&rsquo;esp\u00e8ce : &laquo; Mais la mati\u00e8re, le m\u00e9tal froid, le fer de l&rsquo;arme ont abattu leurs mains glac\u00e9es sur la terre de France, et tous les incendies de l&rsquo;univers ne parviennent pas \u00e0 r\u00e9chauffer le Grand Froid qui s&rsquo;est empar\u00e9 du monde &raquo; (p. 373). On le comprend : la lame tranchante de la guillotine et tout ce qu&rsquo;elle a repr\u00e9sent\u00e9 peuvent \u00eatre compar\u00e9s au g\u00e9nie de la lampe d&rsquo;Aladin \u00e9chapp\u00e9 de sa prison, et qui aurait pris \u00e0 jamais son ind\u00e9pendance, sa libert\u00e9, ou ses libert\u00e9s, et devant qui nous devons tous \u00eatre \u00e0 \u00e9galit\u00e9. Apr\u00e8s avoir satisfait quelques uns de nos v&oelig;ux (bien-\u00eatre mat\u00e9riel), il entend nous soumettre \u00e0 tous ses caprices et nous d\u00e9cerveler.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est \u00e0 Verdun, rappelle-il \u00e0 la fin de son livre, que l&rsquo;auteur a acquis cette lucidit\u00e9 consistant \u00e0 &laquo; voir les choses qui sont derri\u00e8res les choses &raquo;, d&rsquo;apr\u00e8s la formule du peintre maudit de <em>Quai des brumes<\/em> de Pr\u00e9vert et Marcel Carn\u00e9, et \u00e0 se ressaisir aussi de certains \u00e9garements de jeunesse li\u00e9s \u00e0 sa &laquo; passion fran\u00e7aise &raquo; pour &laquo; l&rsquo;Alg\u00e9rie fran\u00e7aise &raquo; et \u00e0 l&rsquo;anti-gaullisme qui en d\u00e9coulait. Verdun fut donc pour lui le th\u00e9\u00e2tre d&rsquo;une r\u00e9v\u00e9lation provoquant un brusque retournement de situation, un renversement des r\u00f4les, un repositionnement du regard, survenus au d\u00e9tour d&rsquo;un chemin dans un champ de bataille gagn\u00e9 par la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9, et offerts comme une gr\u00e2ce : la gr\u00e2ce de voir le Mal issu du &laquo; d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re &raquo; progresser jusqu&rsquo;\u00e0 la crise multiforme que nous subissons.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Tel est le c&oelig;ur d&rsquo;un livre qui tient du r\u00e9cit, de la confession et de l&rsquo;essai ; celui d&rsquo;un auteur qui cherche et se cherche, qui tourne et t\u00e2tonne sur le chemin (les cercles), sachant le Malin \u00e0 ses trousses. Verdun aura \u00e9t\u00e9 pour lui le r\u00e9v\u00e9lateur de trois dynamiques qui ont d\u00e9mantel\u00e9, non pas un ordre ancien, comme le pr\u00e9tendent les historiographes, mais l&rsquo;ordre du monde, celui des hommes, et jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;ordre naturel, qui sont tous pass\u00e9s sous le contr\u00f4le de la Mati\u00e8re dont la Grande Guerre a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 le vrai visage : explosive et aveugle, devenue invisible et impr\u00e9visible, immat\u00e9rielle en somme, jusqu&rsquo;\u00e0 ce que sa victime sente son \u00e9clat m\u00e9tallique labourer sa chair et d\u00e9chirer son esprit. Pour l&rsquo;auteur, Verdun a \u00e9t\u00e9 le Moment au cours duquel a eu lieu la confluence de trois &laquo; r\u00e9volutions &raquo; : la fran\u00e7aise, l&rsquo;anglaise (dite &laquo; r\u00e9volution industrielle &raquo;) et l&rsquo;am\u00e9ricaine, connue sous le nom de &laquo; guerre d&rsquo;ind\u00e9pendance &raquo;. &laquo; La Gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire &raquo; s&rsquo;applique \u00e0 montrer les entrelacs de la trame invisible qui court sous deux si\u00e8cles d&rsquo;histoire et qui unit dans un seul dessin&mdash; et dessein&mdash; les diverses mani\u00e8res dont ces r\u00e9volutions introduisirent une rupture mondiale radicale, brisant, au nom du mat\u00e9rialisme, les structures qui r\u00e9gissaient jusqu&rsquo;alors toutes les activit\u00e9s humaines avec leurs soubassements subjectifs ou naturels.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Elles contribu\u00e8rent chacune \u00e0 sa fa\u00e7on \u00e0 un &laquo; d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re &raquo; sous-tendu par un m\u00eame &laquo; id\u00e9al de puissance &raquo; dont la Grande Guerre est la premi\u00e8re manifestation tangible. Or, pour Philippe Grasset, Verdun, qui vit le triomphe de la Mati\u00e8re et de l&rsquo; &laquo; id\u00e9al de puissance &raquo; (Ferrero) fut \u00e9galement le haut lieu d&rsquo;une r\u00e9sistance qui, par l&rsquo;\u00e9tendue de ses sacrifices, ne semble devoir s&rsquo;expliquer que par l&rsquo;existence d&rsquo;un &laquo; id\u00e9al de perfection &raquo; qui devait \u00eatre sauv\u00e9 \u00e0 tout prix. Quelle diff\u00e9rence avec la lecture historiographique qui renvoie cette immense trag\u00e9die \u00e0 la manifestation de &laquo; la folie des hommes &raquo; ! Pourquoi ne dit-on pas la m\u00eame chose \u00e0 propos de Hiroshima et de Nagasaki, du Vietnam et de l&rsquo;Irak ; trag\u00e9dies qui r\u00e9vulsent l&rsquo;esprit et que Verdun contenait en germe ? Partant d&rsquo;un point de vue oppos\u00e9, le journaliste britannique Robert Fisk, ne dit pas autre chose dans son livre <em>La Grande guerre pour la civilisation. L&rsquo;Occident \u00e0 la conqu\u00eate du Moyen-Orient<\/em>. Faisant remonter toutes les guerres \u00e0 la Grande Guerre, il relie celle-ci \u00e0 une &laquo; civilisation &raquo; qui est bien celle de la &laquo; Mati\u00e8re d\u00e9cha&icirc;n\u00e9e &raquo; des armes, c&rsquo;est-\u00e0-dire la &laquo; contre-civilisation &raquo; comme la comprend Philippe Grasset.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Alors que L&rsquo;Histoire officielle se limite \u00e0 la connaissance des faits et de ph\u00e9nom\u00e8nes \u00e9conomiques, d\u00e9mographiques, politiques, g\u00e9ographiques, militaires et autres, qu&rsquo;elle s&rsquo;efforce d&rsquo;ordonner selon l&rsquo;importance qu&rsquo;elle leur accorde, dans le cadre de la loi de la causalit\u00e9, pour Philippe Grasset, l&rsquo;Histoire est la manifestation, toujours surprenante, d&rsquo;interactions plus complexes et plus subtiles qui peuvent \u00eatre d\u00e9cel\u00e9es au niveau subjectif plut\u00f4t qu&rsquo;objectif ; dans des r\u00e9alit\u00e9s relevant de la psychologie et de la m\u00e9taphysique, plut\u00f4t que dans les &laquo; sciences &raquo; sociales. En d\u00e9finitive, l&rsquo;Histoire, selon Grasset, rel\u00e8verait de l&rsquo;art plut\u00f4t que de l&rsquo;artisanat, et reposerait sur l&rsquo;intuition plut\u00f4t que sur le savoir-faire. &Agrave; partir de l\u00e0, les m\u00eames ph\u00e9nom\u00e8nes historiques peuvent \u00eatre vus et interpr\u00e9t\u00e9s diff\u00e9remment. Leurs relations dans le temps et l&rsquo;espace cassent la m\u00e9canique de la causalit\u00e9 positiviste et ses lectures univoques et simplistes. <em>La Gr\u00e2ce<\/em>&hellip; qui fournit le socle sur lequel se fonde le site de <em>dedefensa.org<\/em>, est la d\u00e9monstration qu&rsquo;une telle d\u00e9marche est \u00e9clairante et fructueuse, par les horizons qu&rsquo;elle permet d&rsquo;entrevoir aussi bien dans le pass\u00e9 que dans le pr\u00e9sent et l&rsquo;avenir. Elle est f\u00e9conde, parce qu&rsquo;elle peut changer le regard en profondeur sur l&rsquo;actualit\u00e9 \u00e0 travers ses manifestations toutes li\u00e9es \u00e0, &mdash;ou par&mdash;, ce pouvoir de &laquo; la Mati\u00e8re d\u00e9chain\u00e9e &raquo; qui assure un contr\u00f4le grandissant sur tous et sur tout; qui s&#8217;emploie \u00e0 dissiper la clart\u00e9 de l&rsquo;esprit dans le brouillard de ses objets envahissants, dans le papillonnement de ses injonctions publicitaires, dans la fascination m\u00e9diatique et les loisirs infantilisants, \u00e0 travers la manipulation s\u00e9lective des m\u00e9moires, dans l&rsquo;inversion orwellienne des mots et des concepts, tandis que tous les jours et partout cette Mati\u00e8re asservit, explose, d\u00e9chiqu\u00e8te, tue et creuse les tourbillons des crises.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Avec ce livre, l&rsquo;animateur de <em>dedefensa.org<\/em> cerne, encercle son sujet en identifiant ses manifestations dans le temps et l&rsquo;espace, avec l&rsquo;intention de le serrer de plus en plus pr\u00e8s dans un deuxi\u00e8me et troisi\u00e8me cercles projet\u00e9s, (un deuxi\u00e8me et troisi\u00e8me tomes). C&rsquo;est donc l&rsquo;&oelig;uvre d&rsquo;une vie et elle consiste, ni plus ni moins, \u00e0 r\u00e9habiliter l&rsquo;Esprit r\u00e9cus\u00e9 par le diktat de la &laquo; raison &raquo; dans un combat politique au sens noble du terme. Un exemple des manifestations de cet Esprit dans l&rsquo;Histoire nous a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 par le geste impr\u00e9visible de Gorbatchev, qui, en privant brutalement l&rsquo;Occident d&rsquo;ennemi l&rsquo;a pr\u00e9cipit\u00e9 dans la d\u00e9b\u00e2cle dans laquelle il se trouve aujourd&rsquo;hui. Cela veut donc dire que le &laquo; d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re &raquo; n&rsquo;est effectif et n&rsquo;\u00e9prouve sa r\u00e9alit\u00e9 sur nous que dans la mesure o&ugrave; l&rsquo;on adh\u00e8re \u00e0 sa logique et que l&rsquo;on se pr\u00eate \u00e0 son jeu. Encore faut-il savoir ouvrir les yeux une bonne fois pour toutes, et Philippe Grasset nous y aide beaucoup.<\/p>\n<\/p>\n<p><h4>H\u00e9di Dhoukar<\/h4>\n<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.25em;\">Note de <em>dedefensa.org<\/em><\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Monsieur H\u00e9dy Dhoukar \u00e9ditait son <em>Blog de H\u00e9dy Dhoukar<\/em> jusqu&rsquo;au 2 octobre 2013. On peut le consulter au lien <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/hedidh.blogspot.be\/\"> http:\/\/hedidh.blogspot.be\/<\/a>.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un avis sur La Gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire Dans la partie centrale de son roman, Sous le soleil de Satan, intitul\u00e9e &laquo;La tentation du d\u00e9sespoir&raquo;, Georges Bernanos d\u00e9crit comment le cur\u00e9 de campagne, l&rsquo;abb\u00e9 Donissan, fit la connaissance de Lucifer. 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