{"id":73792,"date":"2014-03-27T10:35:01","date_gmt":"2014-03-27T10:35:01","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2014\/03\/27\/la-necessite-du-facteur-psychologique\/"},"modified":"2014-03-27T10:35:01","modified_gmt":"2014-03-27T10:35:01","slug":"la-necessite-du-facteur-psychologique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2014\/03\/27\/la-necessite-du-facteur-psychologique\/","title":{"rendered":"La n\u00e9cessit\u00e9 du facteur psychologique"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">La n\u00e9cessit\u00e9 du facteur psychologique<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLa crise ukrainienne est tr\u00e8s probablement devenue, selon nous on l&rsquo;a vu, la crise haute ultime (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_crise_haute_ultime__24_03_2014.html\" class=\"gen\">24 mars 2014<\/a>). Elle est tr\u00e8s rapidement pass\u00e9e du niveau r\u00e9gional (l&rsquo;Ukraine, la Crim\u00e9e) au niveau le plus haut, avec une sorte de globalisation qui la conduit \u00e0 s&rsquo;op\u00e9rationnaliser dans divers domaines, chacun au niveau le plus haut \u00e9galement. Aujourd&rsquo;hui, elle est essentiellement, et on dirait \u00e0 certains moments exclusivement, une crise g\u00e9n\u00e9rale du bloc BAO contre la Russie, mais avec une interpr\u00e9tation symbolique et op\u00e9rationnelle d&rsquo;une consid\u00e9rable puissance : le bloc BAO en tant que repr\u00e9sentant op\u00e9rationnel et symbolique, et repr\u00e9sentant enthousiaste, du Syst\u00e8me ; la Russie en tant que repr\u00e9sentant op\u00e9rationnel et symbolique, et repr\u00e9sentant r\u00e9ticent de l&rsquo;antiSyst\u00e8me. La diff\u00e9rence entre repr\u00e9sentant enthousiaste et repr\u00e9sentant r\u00e9ticent fait la diff\u00e9rence entre un bloc BAO plus offensif dans le champ du syst\u00e8me de la communication, que la Russie beaucoup plus sur la r\u00e9serve, avec une position de r\u00e9sistance et en recherche d&rsquo;accommodement (sans pour autant envisager de <strong>c\u00e9der une seconde<\/strong> sur la Crim\u00e9e).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette interpr\u00e9tation enthousiaste-r\u00e9ticent\/offensif-r\u00e9sistance d\u00e9j\u00e0 complexe, le devient encore plus lorsqu&rsquo;il appara\u00eet que les deux attitudes concernent des objets diff\u00e9rents. L&rsquo;enthousiasme offensif du bloc BAO recouvre en v\u00e9rit\u00e9 une anxi\u00e9t\u00e9 profonde qui concerne l&rsquo;\u00e9tat r\u00e9el du Syst\u00e8me : l&rsquo;affirmation de la puissance et de la justesse du Syst\u00e8me est d&rsquo;autant plus forte que cette puissance et cette justesse sont affreusement menac\u00e9es par l&rsquo;\u00e9volution propre, l&rsquo;\u00e9volution int\u00e9rieure du Syst\u00e8me avec la perception inconsciente d&rsquo;une tendance autodestructrice. La r\u00e9ticence de la Russie, plus ax\u00e9e sur une r\u00e9sistance d\u00e9fensive, tient \u00e0 ce que ce pays d\u00e9fend des actes et des situations d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 nationale qu&rsquo;il juge intangibles, mais qu&rsquo;il craint que cette d\u00e9fense irr\u00e9fragable provoque des effets d&rsquo;excitation et de fureur incontr\u00f4l\u00e9s chez son partenaire-adversaire. Cela signifie que la Russie ne reculera pas, qu&rsquo;elle <strong>ne peut pas reculer<\/strong>, mais qu&rsquo;elle tente de faire de cette position intangible une position raisonnable et la moins provocatrice possible,  exercice particuli\u00e8rement difficile. (Il est caract\u00e9ristique que, m\u00eame dans ses critiques et ses attaques contre le bloc BAO Poutine continue \u00e0 parler de partenaires, simplement en observant que ces partenaires se fourvoient.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes \u00e9v\u00e9nements tr\u00e8s rapides et puissants ont emp\u00each\u00e9 que l&rsquo;on s&rsquo;attache particuli\u00e8rement \u00e0 la dimension psychologique, alors qu&rsquo;il appara\u00eet \u00e9videmment qu&rsquo;elle est <strong>absolument essentielle<\/strong> comme dans toutes les crises aujourd&rsquo;hui, avec un syst\u00e8me de la communication omnipr\u00e9sent et d&rsquo;un effet fondamental ; d&rsquo;autant plus absolument essentielle que cette crise est devenue ce que nous-m\u00eame en faisons, la crise haute ultime. Il est temps de r\u00e9parer cette faiblesse, alors que nous avons tenu depuis longtemps que la dimension psychologique est fondamentale.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans l&rsquo;affrontement qu&rsquo;on d\u00e9crit ici, il y a bien l&rsquo;affrontement classique, et lui aussi fondamental, du Syst\u00e8me contre l&rsquo;antiSyst\u00e8me,  et cet affrontement classique est beaucoup plus int\u00e9ressant et beaucoup plus n\u00e9cessaire \u00e0 consid\u00e9rer que l&rsquo;affrontement pseudo-g\u00e9opolitique (bloc BAO <em>versus<\/em> Russie). Les r\u00e9f\u00e9rences psychologiques sont alors naturelles, et d\u00e9j\u00e0 dites moins fois, et cette fois plus fortes que jamais : le Syst\u00e8me (le bloc BAO) manifeste une psychologie offensive, d\u00e9brid\u00e9e, furieuse, etc., parce que plong\u00e9 dans une pathologie schizophr\u00e9nique, entre la surpuissance du Syst\u00e8me et la tendance \u00e0 l&rsquo;autodestruction que produit simultan\u00e9ment cette surpuissance. L&rsquo;antiSyst\u00e8me (la Russie) est sur une ligne beaucoup plus mod\u00e9r\u00e9e, beaucoup plus manuvri\u00e8re comme on l&rsquo;a vu, parce que la Russie raisonne aussi et principalement en termes g\u00e9opolitiques, et qu&rsquo;elle a \u00e9norm\u00e9ment de difficult\u00e9s, voire de r\u00e9ticence, \u00e0 endosser le r\u00f4le de l&rsquo;antiSyst\u00e8me. D&rsquo;une certaine fa\u00e7on, la Russie est autant plong\u00e9e dans une complexit\u00e9 contradictoire que le bloc BAO, mais non par la pathologie qui implique l&rsquo;inconscience de la chose, mais par l&rsquo;extr\u00eame difficult\u00e9 de r\u00e9concilier deux termes qui se contredisent. Son analyse g\u00e9opolitique n&rsquo;est pas antiSyst\u00e8me en soi, elle est r\u00e9aliste selon les donn\u00e9es existantes qui renvoient toutes au Syst\u00e8me ; sa position antiSyst\u00e8me qui lui est impos\u00e9e, elle, est n\u00e9cessairement une mise en cause du Syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQuoi qu&rsquo;il en soit, le cas le plus important et le plus int\u00e9ressant est celui du bloc BAO parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une pathologie, donc d&rsquo;une attitude \u00e9ventuellement contradictoire qui n&rsquo;est pas consciemment r\u00e9alis\u00e9e. C&rsquo;est donc la position du Syst\u00e8me (du bloc BAO) qui doit nous int\u00e9resser en absolue priorit\u00e9. Nous avons d\u00e9j\u00e0 esquiss\u00e9 un aspect (alors qu&rsquo;il y en a beaucoup d&rsquo;autres) de la pathologie-Syst\u00e8me du bloc BAO, dans notre texte sur la Guerre froide (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_contraire_de_la_guerre_froide_20_03_2014.html\" class=\"gen\">20 mars 2014<\/a>), qui est celui de l&rsquo;interpr\u00e9tation de l&rsquo;expression Guerre froide, dont la modification a constitu\u00e9 une des causes s\u00e9mantiques de la russophobie actuelle,  mais une cause s\u00e9mantique, c&rsquo;est-\u00e0-dire tentant de fournir un socle pseudo-rationnel (parmi d&rsquo;autres) \u00e0 la pathologie de la psychologie suscit\u00e9e par les exigences du Syst\u00e8me &#8230; D&rsquo;o\u00f9 cette citation, concernant la modification que les <em>neocons<\/em> en tant que mat\u00e9riel humain du Syst\u00e8me, ont introduit dans les ann\u00e9es 1970 :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Il n&#8217;emp\u00eache, cette intervention des neocons signalait effectivement la s\u00e9mantique faussaire \u00e0 laquelle nous sommes confront\u00e9s aujourd&rsquo;hui avec l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une n\u00e9o-Guerre froide, ou encore du constat \u00e0-la-McCain que la Guerre froide n&rsquo;a jamais cess\u00e9. Cette op\u00e9ration s\u00e9mantique comme on pourrait d\u00e9signer la chose, est d&rsquo;une importance capitale, parce qu&rsquo;elle rec\u00e8le peut-\u00eatre<\/em> <strong><em>la cause profonde<\/em><\/strong> <em>de la tendance antirusse qui s&rsquo;est install\u00e9e au cur des troupes du Syst\u00e8me, qui a la force d&rsquo;un emportement hyst\u00e9rique exer\u00e7ant son empire sur une psychologie malade et impuissante \u00e0 recueillir les signes de la v\u00e9rit\u00e9 de la situation du monde. Cette tendance antirusse s&rsquo;est manifest\u00e9e d&rsquo;une fa\u00e7on op\u00e9rationnelle de deux fa\u00e7ons depuis la fin de la Guerre froide : la mise \u00e0 l&rsquo;encan de la Russie avec Eltsine par le capitalisme sauvage, la d\u00e9nonciation de la Russie n\u00e9o-imp\u00e9rialiste et dictatoriale avec Poutine, avec une pouss\u00e9e concomitante constante vers la Russie (OTAN et UE).<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;une fa\u00e7on beaucoup plus g\u00e9n\u00e9rale, nous citons ici un commentaire \u00e0 un texte d&rsquo;Orlov (voir <em>ClubOrlov<\/em>, le <a href=\"http:\/\/cluborlov.blogspot.be\/2014\/03\/the-madness-of-president-putin.html?showComment=1395115883762\" class=\"gen\">18 mars 2014<\/a>, \u00ab<em>La folie du pr\u00e9sident Poutine<\/em>\u00bb). Il s&rsquo;agit d&rsquo;une observation g\u00e9n\u00e9rale de ce que nous nommons la psychologie-Syst\u00e8me du bloc BAO, par un lecteur (Stanislav Datskovskiy) citant un nomm\u00e9 Brian, <em> an American fellow who actually gets it<\/em>\u00bb&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>In light of likely near future developments, Vladimir Putin is now wise to secure the borderland&rsquo; to protect the heartland&rsquo;. Throughout the west there is a sublimated rage against social and economic conditions which find occasional and diverse expression. Russophobia is the latest, most powerful expression of this atavism to date, and this should be no surprise to anyone paying attention. Russia is unfortunately populated by people who have no corresponding culturally protected groups in the west. No westerner has been raised to speak only kindly of all things Russian. As such Russia and its expressions face the full force of the contempt of the Western elite and rabble alike.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Psychiatric insight is useful to bring to bear on this crisis because it suggests those fears which give rise to projection and anger will only multiply themselves as the power relations which are there origin devolve and degenerate into ever greater coarseness and brutality. This outcome seems inevitable as western macro bankruptcy looms. Here, I think, I need not convince anyone of the likelihood of western economic collapse. But here it is useful to consider how that collapse may give rise to a fascistic, lunatic lunge at the Russian heartland.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tBrian parle d&rsquo;une <em>a sublimated rage<\/em> s&rsquo;exer\u00e7ant contre la Russie, parce que ce pays repr\u00e9sente un mod\u00e8le social et culturel, voire spirituel, qui s&rsquo;oppose \u00e0 celui du Syst\u00e8me, d&rsquo;une fa\u00e7on naturelle, simplement <strong>en \u00e9tant<\/strong>. Cette r\u00e9alit\u00e9 russe qui est un d\u00e9ni du Syst\u00e8me suscite <em> those fears which give rise to projection and anger<\/em> (ces peurs \u00e9tant celle du Syst\u00e8me dans sa surpuissance se heurtant \u00e0 une Russie antiSyst\u00e8me par le fait, sans n\u00e9cessit\u00e9 de volont\u00e9, simplement <strong>en \u00e9tant<\/strong>, et craignant que cette r\u00e9sistance accentue la production d&rsquo;autodestruction qu&rsquo;implique sa propre surpuissance). Ces attitudes-Syst\u00e8me du bloc BAO suscitent un comportement qui se rapproche du trouble obsessionnel-compulsif (TOC) bien caract\u00e9ris\u00e9 par les diverses interventions d&rsquo;Obama durant son s\u00e9jour europ\u00e9en cette semaine, et qui d\u00e9veloppent d&rsquo;extraordinaires contradictions impliquant obsession et compulsion pour lutter contre l&rsquo;obsession &#8230; Au d\u00e9part de son s\u00e9jour (\u00e0 La Haye), Obama r\u00e8gle son compte \u00e0 la Russie : puissance r\u00e9gionale, sans int\u00e9r\u00eat, n\u00e9gligeable, etc. (\u00ab<em>Russia is a regional power that is threatening some of its immediate neighbours, not out of strength but out of weakness, the president said. The US also has influence over its neighbours, he added, but: We generally don&rsquo;t need to invade them in order to have a strong cooperative relationship with them.<\/em>\u00bb) Le reste de son temps a \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9 \u00e0 des discours grandiloquents, mena\u00e7ants, emport\u00e9, sur la paix du monde, la morale du monde, foul\u00e9s aux pieds par la Russie, l&rsquo;assurance dix fois r\u00e9p\u00e9t\u00e9e qu&rsquo;on n&rsquo;interviendrait pas malgr\u00e9 la fourberie de la Russie qui secouait toute la civilisation,  tout cela \u00e0 propos de la Russie ; une puissance r\u00e9gionale vaut-elle tant d&rsquo;attentions, de mise en frais, de coups de semonce et de descriptions apocalyptiques ? On retrouve l\u00e0 l&rsquo;obsession de la russophobie qui est l&rsquo;obsession d&rsquo;une puissance concurrente et d&rsquo;un mod\u00e8le antiSyst\u00e8me, et la compulsion consistant \u00e0 r\u00e9duire l&rsquo;objet de cette obsession \u00e0 quelque chose de n\u00e9gligeable pour contrecarrer l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de la russophobie. Une parlementaire russe a observ\u00e9 (le <a href=\"http:\/\/rt.com\/politics\/obama-agony-russia-statement-413\/\" class=\"gen\">26 mars 2014<\/a>, sur <em>Russia Today<\/em>) qu&rsquo;il ne fallait pas trop s&rsquo;attarder au s\u00e9rieux d&rsquo;un jugement \u00e0 \u00e9mettre sur les sorties d&rsquo;Obama  : \u00ab<em>Such statements are manifestations of not even panic, but agony, and the refusal to acknowledge the mistakes made in Ukraine, the head of the Upper Chamber of the Russian Parliament, Valentina Matviyenko, was quoted as saying by the RIA Novosti news agency. She also called upon journalists not to take such words too seriously.<\/em>\u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCertes, cette chose est \u00e0 ne pas prendre au s\u00e9rieux,  mais tout de m\u00eame dite, et par le POTUS lui-m\u00eame. Ce qu&rsquo;a dit Obama, lorsqu&rsquo;il a semonc\u00e9 la Russie en montrant en exemple les USA qui, parce qu&rsquo;ils sont si puissants (sous-entendus : et donc si sages) pr\u00e9f\u00e8rent la voie diplomatique que l&rsquo;intervention militaire pour traiter avec ses voisins (\u00ab<em>We generally don&rsquo;t need to invade them <\/em>\u00bb) a d\u00fb r\u00e9sonner un peu lourd dans l&rsquo;arri\u00e8re-cour des USA, tous ces pays d&rsquo;Am\u00e9rique Latine en butte \u00e0 des interventions US incessantes depuis deux si\u00e8cles, sous la haute autorit\u00e9 de la doctrine de Monroe, jusqu&rsquo;\u00e0 celle de Panama en d\u00e9cembre 1989, la plus surr\u00e9aliste, baptis\u00e9e <em>Just Cause<\/em> et caricatur\u00e9e <em>Just Because<\/em> parce qu&rsquo;au Pentagone lorsqu&rsquo;on s&rsquo;informait de la cause, pourquoi cette intervention ?, on recevait cette r\u00e9ponse Simplement parce que&#8230;. On n&rsquo;insistera pas n\u00e9cessairement sur les performances interventionnistes des USA depuis 2001,  et ce sont des voisins, m\u00eame l&rsquo;Irak, et l&rsquo;Afghanistan, puisque les USA c&rsquo;est le monde,  mais on les a \u00e0 l&rsquo;esprit. Tout cela, rassembl\u00e9 en quelque mots d&rsquo;un Obama suffisant et arrogant, image invertie de l&rsquo;Obama de 2009 qui reconnaissait l&rsquo;infamie de l&rsquo;intervention US en 1953 en Iran (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-obama_et_la_chute_de_mossadegh_en_1953_05_06_2009.html\" class=\"gen\">5 juin 2009<\/a>), constitue un acte de propagande non pas stup\u00e9fiant, non pas extraordinaire, mais plut\u00f4t dissolvant, comme l&rsquo;on dirait intellectuellement dissolvant parce qu&rsquo;il dissout l&rsquo;esprit,  exactement comme un acte intellectuel qui serait une charogne dans le processus de dissolution de la d\u00e9composition voulant se faire prendre pour une Id\u00e9e. Le fumet de cette puanteur de la dissolution a attir\u00e9 qui il devait, et le discours a \u00e9t\u00e9 correctement applaudi et transcrit par les dirigeants-Syst\u00e8me et les pisse-copie-Syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tFaut-il pour autant attaquer furieusement BHO comme source de la chose ? On se tromperait. BHO s&rsquo;av\u00e8re finalement \u00eatre une cr\u00e9ature de communication, c&rsquo;est-\u00e0-dire un non-\u00eatre lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;agir intellectuellement, indiff\u00e9rent \u00e0 la politique et \u00e0 l&rsquo;histoire, attentif \u00e0 la seule repr\u00e9sentation o\u00f9 il excelle,  c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;il croit \u00e0 ce qu&rsquo;il dit mais ne comprend rien \u00e0 ce qu&rsquo;il dit, et d&rsquo;ailleurs il s&rsquo;en fout royalement. <em>Idem<\/em> pour ceux qui \u00e9crivent ses discours, ceux qui le conseillent, etc., qui font leur travail avec sinc\u00e9rit\u00e9, qui est celui de la repr\u00e9sentation d&rsquo;une <em>narrative<\/em>, pas de la v\u00e9rification de sa v\u00e9racit\u00e9,  \u00e9videmment nulle par d\u00e9finition. Alors, sur qui faire porter la responsabilit\u00e9 du fondement d&rsquo;une telle puanteur de d\u00e9composition intellectuelle ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&#8230; Le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_le_syst_me_08_07_2013.html\" class=\"gen\">Syst\u00e8me<\/a> certes, et ainsi en revenons-nous \u00e0 notre grand Myst\u00e8re, le Syst\u00e8me qui impose sa loi et ses consignes, et suscite tant de troubles et de pathologies dans ces psychologies fragiles qui s&rsquo;ex\u00e9cutent. Nous connaissons le Syst\u00e8me, nous l&rsquo;identifions, mais il reste \u00e0 explorer avec t\u00e9nacit\u00e9 et ardeur sa forme d&rsquo;autonomie, sa r\u00e9elle substance, voire son essence qui serait une contre-essence conduisant la Chute de lui-m\u00eame et de notre contre-civilisation en m\u00eame temps, et au-del\u00e0 sa v\u00e9ritable origine constitutionnelle. Cette exploration doit se poursuivre sans tr\u00eave, particuli\u00e8rement dans cette p\u00e9riode qui a pris toute son ampleur avec l&rsquo;affaire ukrainienne. Dans ces circonstances o\u00f9 les psychologies affaiblies sont prisonni\u00e8res de leur obligation de servir de sas de transmission vers l&rsquo;esprit d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 subvertie qui se fait passer pour la v\u00e9rit\u00e9 du monde, et avec une puissance jamais atteinte dans cette crise-l\u00e0, on voit moins que jamais la possibilit\u00e9 d&rsquo;une issue de compromis, rationnelle et acceptable, pour reporter le moment historique du grand choc. Au contraire, entre ces psychologies bloqu\u00e9es comme elles le sont de plus, on se trouve avec la Russie devant l&rsquo;\u00e9vidence de la finalit\u00e9 de l&rsquo;affrontement&#8230; (\u00ab[&#8230;L]<em>a Russie telle qu&rsquo;elle se place dans la crise ukrainienne, et elle qui est le vrai foyer de la crise ukrainienne, appara\u00eet comme le terme d&rsquo;une p\u00e9riode, la fin d&rsquo;une dynamique, l&rsquo;\u00e9puisement d&rsquo;un projet ou d&rsquo;un programme. C&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;il n&rsquo;y a<\/em><strong><em> rien au-del\u00e0 de la Russie<\/em><\/strong><em> et qu&rsquo;autour d&rsquo;elle, avec elle, et encore plus selon la r\u00e9action extr\u00eamement ferme qu&rsquo;elle a montr\u00e9e, on se trouve au terme d&rsquo;une p\u00e9riode politique fondamentale et \u00e0 l&rsquo;instant historique, dans la circonstance quasi-m\u00e9tahistorique de l&rsquo;affrontement fondamental<\/em>\u00bb [le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_crise_haute_ultime__24_03_2014.html\" class=\"gen\">24 mars 2014<\/a>].) Bien s\u00fbr, l&rsquo;affrontement fondamental, quoi qu&rsquo;en veuillent et qu&rsquo;en r\u00e9alisent les uns et les autres, entre Syst\u00e8me antiSyst\u00e8me&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 27 mars 2014 \u00e0 10H36<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La n\u00e9cessit\u00e9 du facteur psychologique La crise ukrainienne est tr\u00e8s probablement devenue, selon nous on l&rsquo;a vu, la crise haute ultime (voir le 24 mars 2014). Elle est tr\u00e8s rapidement pass\u00e9e du niveau r\u00e9gional (l&rsquo;Ukraine, la Crim\u00e9e) au niveau le plus haut, avec une sorte de globalisation qui la conduit \u00e0 s&rsquo;op\u00e9rationnaliser dans divers domaines,&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[3358,2622,2707,6208,6767,3099,2730,2607,1296],"class_list":["post-73792","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bloc-notes","tag-haye","tag-la","tag-moscou","tag-obama","tag-obsession","tag-psychologie","tag-russie","tag-russophobie","tag-ukraine"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73792","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=73792"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73792\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=73792"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=73792"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=73792"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}