{"id":73803,"date":"2014-04-02T05:48:05","date_gmt":"2014-04-02T05:48:05","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2014\/04\/02\/les-brics-antisysteme\/"},"modified":"2014-04-02T05:48:05","modified_gmt":"2014-04-02T05:48:05","slug":"les-brics-antisysteme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2014\/04\/02\/les-brics-antisysteme\/","title":{"rendered":"Les BRICS antiSyst\u00e8me"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">Les BRICS antiSyst\u00e8me<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLors des r\u00e9cents \u00e9v\u00e9nements (Ukraine), nous avons parl\u00e9 de la position du groupe BRICS au travers de la position de plusieurs de ses membres ou au travers de positions collectives. Nous avons parl\u00e9 de la position de l&rsquo;Inde (le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-int_ressant_l_inde_soutient_la_russie_dans_la_crise_ukrainienne_07_03_2014.html\" class=\"gen\">7 mars 2014<\/a>), de la position de la Chine en corr\u00e9lation avec celle des BRICS (le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_chine_de_la_prudence_l_anti-supr_matisme_du_bloc_bao_28_03_2014.html\" class=\"gen\">28 mars 2014<\/a>), enfin de la position des BRICS avertissant <em>de facto<\/em> le bloc BAO (les Australiens, qui re\u00e7oivent le prochain sommet) qu&rsquo;il n&rsquo;y aura pas de G20 sans la Russie et prenant position derri\u00e8re la Russie \u00e0 l&rsquo;ONU par leur position abstentionniste dans le vote en Assembl\u00e9e G\u00e9n\u00e9rale d&rsquo;une motion condamnant (sans nommer la Russie pourtant) le r\u00e9f\u00e9rendum crim\u00e9en (<a href=\" http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_une_nigme_enrob_e_de_myst_re__29_03_2014.html\" class=\"gen\">29 mars 2014<\/a>).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans <em>The Diplomat<\/em> du <a href=\"http:\/\/thediplomat.com\/2014\/03\/why-did-brics-back-russia-on-crimea\/\" class=\"gen\">31 mars 2014<\/a>, repris par <em>ZeroHedge<\/em> le m\u00eame <a href=\"http:\/\/www.zerohedge.com\/news\/2014-03-31\/why-did-brics-back-russia-crimea\" class=\"gen\">31 mars 2014<\/a>, Zachary Zeck d\u00e9veloppe une analyse du comportement du BRICS depuis le d\u00e9but de la crise ukrainienne, dans cette crise ukrainienne. Il commence par noter,  surprise, surprise,  combien le comportement durant cette crise des BRICS, d&rsquo;habitude sujet sexy de la presse-Syst\u00e8me de l&rsquo;info<em>tainment<\/em> qui se pique d&rsquo;int\u00e9r\u00eats financier et \u00e9conomique, a fort peu int\u00e9ress\u00e9 cette m\u00eame presse-Syst\u00e8me. Quelque attard\u00e9 mental peut \u00e9ventuellement observer que cette position de soutien de la Russie des BRICS aurait \u00e0 voir avec le peu d&rsquo;int\u00e9r\u00eat pour les BRICS de la m\u00eame info<em>tainment<\/em>&#8230; (La composition du mot ainsi fabriqu\u00e9, entre le d\u00e9but d&rsquo;information et la fin d&rsquo;<em>entertainment<\/em>, nous ravit litt\u00e9ralement,  quelle trouvaille.) Les attard\u00e9s mentaux, c&rsquo;est bien connu, sont faits pour retarder dans le sens de la sophistication intellectuelle,  il n&#8217;emp\u00eache, dans ce cas le simplisme du jugement dit le vrai.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPuis Zeck d\u00e9veloppe quelques-uns des faits que nous avons rappel\u00e9s. Notamment il insiste sur ce fait que la question de l&rsquo;autod\u00e9termination n&rsquo;a nullement d\u00e9courag\u00e9 les BRICS de se mettre en position de d\u00e9fendre la Russie. Le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-int_ressant_l_inde_soutient_la_russie_dans_la_crise_ukrainienne_07_03_2014.html\" class=\"gen\">7 mars 2014<\/a>, nous signalions :  \u00ab<em>L&rsquo;int\u00e9r\u00eat pour notre propos est que ce texte prenait diverses pr\u00e9cautions comme, par exemple, celle de ne pas nommer la Russie, donc de ne pas mettre implicitement en avant l&rsquo;accusation principale du bloc BAO d&rsquo;une agression russe contre l&rsquo;Ukraine. Cette disposition, que les parrains du bloc BAO ont souffl\u00e9e avec autorit\u00e9 au pouvoir actuel de Kiev, \u00e9tait faite essentiellement pour susciter le vote positif de la Chine : puisque la Russie n&rsquo;\u00e9tait pas mise en cause, la Chine pouvait exprimer son adh\u00e9sion extr\u00eamement forte au refus de l&rsquo;autod\u00e9termination et de la s\u00e9cession. Mais la mention de la Crim\u00e9e faisait de la r\u00e9solution un document confrontationnel (selon Chourkine), la Russie \u00e9tait donc indirectement impliqu\u00e9e et la Chine a d\u00e9cid\u00e9 de s&rsquo;abstenir. Il y a manifestement un rapport de cause \u00e0 effet entre ceci et cela, pour montrer que la Chine est tr\u00e8s attentive \u00e0 la position russe et estime ne pas pouvoir se r\u00e9fugier derri\u00e8re des arguments formels pour la condamner m\u00eame accessoirement.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tZeck observe que les BRICS n&rsquo;ont pas n\u00e9cessairement les m\u00eames positions sur divers probl\u00e8mes annexes mais qu&rsquo;ils trouvaient jusqu&rsquo;ici le moyen d&rsquo;affirmer leur solidarit\u00e9 politique en prenant des positions anti-bloc BAO. Mais ce moyen concernait souvent des cas o\u00f9 le bloc BAO se met en position d&rsquo;attenter \u00e0 la souverainet\u00e9 de partis tiers, comme par exemple dans les cas libyen et syrien &#8230; L&rsquo;Ukraine pr\u00e9sente un cas inverse, puisque le pays qui se trouve accus\u00e9 d&rsquo;attenter \u00e0 la souverainet\u00e9 d&rsquo;un tiers est justement la Russie. Cela a expliqu\u00e9 notamment les h\u00e9sitations initiales de la Chine. C&rsquo;est sur ce point que Zeck termine son analyse en constatant que le soutien des BRICS \u00e0 la Russie dans ce cas montre que l&rsquo;attitude anti-bloc BAO appara\u00eet d\u00e9sormais plus comme un choix actif (critique offensive) que comme l&rsquo;attitude initiale de solidarit\u00e9 d\u00e9fensive&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>However, in the case of Ukraine, it was Russia that was violating the sanctity of another state&rsquo;s sovereignty. Still, the BRICS grouping has backed Russia. It&rsquo;s worth noting that the BRICS countries are supporting Russia at potentially great cost to themselves, given that they all face at least one potential secessionist movement within their own territories.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>India, for example, has a long history of fluid borders and today struggles with potential secessionist movements from Muslim populations as well as a potent security threat from the Maoist insurgency. China suffers most notably from Tibetans and Uyghurs aspiring to break away from the Han-dominated Chinese state. Even among Han China, however, regional divisions have long challenged central control in the vast country. Calls for secession from the Cape region in South Africa have grown in recent years, and Brazil has long faced a secessionist movement in its southern sub-region, which is dominated demographically by European immigrants. Russia, of course, faces a host of internal secessionist groups that may someday lead Moscow to regret its annexation of Crimea.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The fact that BRICS supported Russia despite these concerns suggests that its anti-Western leanings may be more strongly held than most previously believed. Indeed, besides backing Russia in the foreign ministers&rsquo; statement, the rising powers also took time to harshly criticize the U.S. (not by name) for the cyber surveillance programs that were revealed by Edward Snowden.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The BRICS and other non-Western powers&rsquo; support for Russia also suggests that forging anything like an international order will be extremely difficult, given the lack of shared principles to act as a foundation. Although the West generally celebrated the fact that the UN General Assembly approved the resolution condemning the Crimea referendum, the fact that 69 countries either abstained or voted against it should be a wake-up call. It increasingly appears that the Western dominated post-Cold War era is over. But as of yet, no new order exists to replace it.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCes remarques de Zachary Zeck sugg\u00e8rent l&rsquo;\u00e9valuation d&rsquo;une approche nouvelle de l&rsquo;\u00e9volution de la position des BRICS \u00e0 l&rsquo;occasion de la crise ukrainienne, \u00e9volution qui s&rsquo;est faite subrepticement, pendant que le bloc BAO concentrait son hyst\u00e9rie qui semble mobiliser toutes ses capacit\u00e9s intellectuelles sur les manigances ukrainiennes et sur le plus grand crime contre a l\u00e9galit\u00e9 internationale au XXI\u00e8me si\u00e8cle,  <em>dito<\/em>, le r\u00e9f\u00e9rendum ukrainien. Il est vrai que le dossier pr\u00e9sent\u00e9 de la fa\u00e7on choisie, qui est de mettre en \u00e9vidence que les BRICS ont pris une position <strong>risqu\u00e9e et courageuse<\/strong> en soutenant la Russie et <em>de facto<\/em> le principe d&rsquo;autod\u00e9termination et de s\u00e9cession qui constitue pour leur propre stabilit\u00e9 un risque \u00e9vident, implique une \u00e9volution politique consid\u00e9rable du groupe. Il appara\u00eet ainsi que l&rsquo;analyse acceptable qu&rsquo;on proposera sugg\u00e8re un effet d\u00e9vastateur du parti-pris  hyst\u00e9rique du bloc BAO justement, de son unilat\u00e9ralisme extravagant, au regard d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements o\u00f9 l&rsquo;on a vu en pleine lumi\u00e8re depuis novembre 2013 au moins la responsabilit\u00e9 compl\u00e8te de l&rsquo;UE et des USA directement engag\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 un processus compl\u00e8tement ill\u00e9gal s&rsquo;apparentant \u00e0 un coup d&rsquo;\u00c9tat en Ukraine. Sans bruit excessif, en plus avec l&rsquo;ignorance presque compl\u00e8te de la presse-Syst\u00e8me de cette \u00e9volution sugg\u00e9rant le fonctionnement sans faille de son penchant pour l&rsquo;autocensure et pour l&rsquo;<em>hybris<\/em> am\u00e9ricaniste et occidentaliste, les BRICS ont accompli un pas de g\u00e9ant dans la transmutation de leur coh\u00e9sion politique, justement avec ce passage de la solidarit\u00e9 d\u00e9fensive \u00e0 la critique offensive.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe point mis en \u00e9vidence, on reste stup\u00e9fait du mart\u00e8lement continuel et poursuivi sans aucune h\u00e9sitation de l&rsquo;affirmation de l&rsquo;isolement de la Russie alors que ce pays se trouve soutenu par un poids \u00e9conomique et d\u00e9mographique de l&rsquo;importance des BRICS, et bien entendu des pays qui accompagnent cette position. A cette lumi\u00e8re, on peut consid\u00e9rer plus que jamais la tendance des BRICS comme regroup\u00e9e au sein des 96 pays contre 100 qui, lors du vote de l&rsquo;Assembl\u00e9e G\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;ONU, \u00e9taient absents, ont vot\u00e9 contre ou se sont abstenus par rapport aux pressions du bloc BAO pour la motion propos\u00e9e. (Et encore, comme l&rsquo;ont fait remarquer les Russes, on ajoutera l&rsquo;argument des moyens habituels de pression et de chantage du bloc BAO, les USA racketters en t\u00eate, pour force \u00e0 les rejoindre nombre de pays parmi ceux qui ont soutenu la motion.) Dans ces conditions, le constat sur l&rsquo;\u00e9gocentrisme du bloc BAO ne peut avoir d&rsquo;autre explication qu&rsquo;une v\u00e9ritable pathologie de la psychologie, affectant gravement le jugement politique ; le diagnostic n&rsquo;est certes pas nouveau mais la pathologie se porte de mieux en mieux, le cas ukrainien \u00e9tant encore plus d\u00e9monstratif et r\u00e9v\u00e9lateur que les cas pr\u00e9c\u00e9dents, notamment syrien, libyen et iranien.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAinsi s&rsquo;est r\u00e9alis\u00e9e <em>de facto<\/em>, et encore une fois subrepticement mais en profondeur, une rupture des positions selon la ligne Syst\u00e8me <em>versus<\/em> antiSyst\u00e8me, dans des conditions qui rendent n\u00e9gligeable l&rsquo;argument que les pays du BRICS travaillent tout de m\u00eame \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des normes du Syst\u00e8me. L&rsquo;\u00e9v\u00e9nement est bien antiSyst\u00e8me dans la mesure o\u00f9 son moteur, au moment crucial de la d\u00e9cision, s&rsquo;appuie implicitement sur l&rsquo;argument de l&rsquo;insupportabilit\u00e9 du comportement-Syst\u00e8me du bloc BAO,  l&rsquo;un (comportement-Syst\u00e8me) donnant \u00e0 l&rsquo;autre son caract\u00e8re (antiSyst\u00e8me). Cette rupture signifie que, dans les cas de pointe o\u00f9 une prise de position claire est r\u00e9clam\u00e9e, les pays du BRICS raisonnent, sans qu&rsquo;il soit n\u00e9cessaire pour eux d&rsquo;en avoir conscience, sur le mode antiSyst\u00e8me. La prudence de pays comme l&rsquo;Inde et la Chine se trouve d\u00e9pass\u00e9e par l&rsquo;urgence d&rsquo;une prise de position tranch\u00e9e. La diff\u00e9rence entre Syst\u00e8me et antiSyst\u00e8me se trouve d\u00e9montr\u00e9e par la capacit\u00e9 des BRICS \u00e0 int\u00e9grer les positions inacceptables des pays du bloc BAO, surtout des USA, dans les crises qui se succ\u00e8dent, pour en faire un argument irr\u00e9sistible d\u00e9terminant leur position hostile au bloc aux moments cruciaux des d\u00e9cisions dans les crises nouvelles, comme dans le cas ukrainien. Dans le cas qui nous occupe, il est vrai que le scandale Snowden\/NSA, qui a particuli\u00e8rement marqu\u00e9 le Br\u00e9sil et peut-\u00eatre l&rsquo;Inde, a contribu\u00e9 \u00e0 influencer la position commune dans la crise ukrainienne. (On sait que le bloc BAO c&rsquo;est le contraire, certes : les protestations anti-USA sur l&rsquo;instant concernant le scandale Snowden\/NSA s&rsquo;oublient instantan\u00e9ment d\u00e8s qu&rsquo;un nouveau regroupement est form\u00e9, comme dans le cas ukrainien. Les USA redeviennent instantan\u00e9ment compl\u00e8tement vertueux dans l&rsquo;interpr\u00e9tation et la <em>narrative<\/em> commune au bloc, montrant ainsi un comportement-Syst\u00e8me qui fait du pavlovisme un exercice de d\u00e9butant.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAinsi s&rsquo;\u00e9tablit un courant de solidarit\u00e9 antiSyst\u00e8me dans le cas des BRICS, et d&rsquo;autant plus antiSyst\u00e8me que les positions sp\u00e9cifiques de ces pays si \u00e9loign\u00e9s les uns des autres, et avec des traditions de querelles bilat\u00e9rales (comme dans le cas Inde-Chine), sont souvent divergentes, voire plus ; d\u00e9sormais, le r\u00e9flexe antiSyst\u00e8me domine tout. Nous pensons que, malgr\u00e9 leur appartenance technique au Syst\u00e8me par bien des aspects, le comportement des BRICS (et des pays et forces qu&rsquo;ils inspirent) sera de plus en plus d\u00e9termin\u00e9 par une logique sup\u00e9rieure \u00e0 eux, qui renvoie au grand affrontement de la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me et qu&rsquo;on ne peut d\u00e9finir que comme antiSyst\u00e8me. M\u00eame si c&rsquo;est parfois contre leurs int\u00e9r\u00eats sp\u00e9cifiques dans telle ou telle occurrence (comme le cas de l&rsquo;autod\u00e9termination et de la s\u00e9cession pour la crise ukrainienne), la logique sup\u00e9rieure, de type antiSyst\u00e8me, domine d\u00e9sormais leur comportement. Ainsi les BRICS, pourtant g\u00e9ostrat\u00e9giquement incoh\u00e9rents, en viennent-ils \u00e0 une coh\u00e9rence politique fondamentale,  mais du domaine m\u00e9tapolitique renvoyant \u00e0 la m\u00e9tahistoire, sans nul besoin que la chose soit r\u00e9alis\u00e9e comme telle. A cet \u00e9gard, le syst\u00e8me de la communication, qui a relay\u00e9 le comportement inadmissible du bloc BAO durant la crise ukrainienne et mis en \u00e9vidence le caract\u00e8re d&rsquo;int\u00e9gration de cette crise dans la crise g\u00e9n\u00e9rale d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me, joue le r\u00f4le d\u00e9terminant et renvoie au second plan la logique g\u00e9ostrat\u00e9gique.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 2 avril 2014 \u00e0 05H37<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les BRICS antiSyst\u00e8me Lors des r\u00e9cents \u00e9v\u00e9nements (Ukraine), nous avons parl\u00e9 de la position du groupe BRICS au travers de la position de plusieurs de ses membres ou au travers de positions collectives. 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