{"id":73816,"date":"2014-04-09T11:05:24","date_gmt":"2014-04-09T11:05:24","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2014\/04\/09\/de-lukraine-a-lotan-de-lallemagne-a-la-russie\/"},"modified":"2014-04-09T11:05:24","modified_gmt":"2014-04-09T11:05:24","slug":"de-lukraine-a-lotan-de-lallemagne-a-la-russie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2014\/04\/09\/de-lukraine-a-lotan-de-lallemagne-a-la-russie\/","title":{"rendered":"De l&rsquo;Ukraine \u00e0 l&rsquo;OTAN, de l&rsquo;Allemagne \u00e0 la Russie"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">De l&rsquo;Ukraine \u00e0 l&rsquo;OTAN, de l&rsquo;Allemagne \u00e0 la Russie<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tTout le monde parle d&rsquo;une deuxi\u00e8me phase dans la crise ukrainienne, avec la situation en forte aggravation dans la partie russophone, Sud et Est de l&rsquo;Ukraine. Dans ce rangement, le r\u00e9f\u00e9rendum de la Crim\u00e9e constituait la premi\u00e8re phase. Nous suivons cette comptabilit\u00e9, mais selon un contenu tout \u00e0 fait diff\u00e9rent. Pour nous, la phase-I a commenc\u00e9 en novembre 2013, avec la rencontre de Vilnius entre l&rsquo;Ukraine (Ianoukovitch) et l&rsquo;UE, avec les cons\u00e9quences qu&rsquo;on sait. Cette phase, c&rsquo;est la phase-UE. D\u00e9sormais commence la phase-II, avec l&rsquo;OTAN rempla\u00e7ant l&rsquo;UE (cela, sans pr\u00e9juger que l&rsquo;on pourrait passer \u00e0 une nouvelle phase o\u00f9 l&rsquo;UE serait \u00e0 nouveau sur l&rsquo;avant-sc\u00e8ne). Pour l&rsquo;instant, en effet, l&rsquo;UE est quelque peu, sinon sur la touche du moins en retrait tr\u00e8s net \u00e0 cause des dissensions s\u00e9v\u00e8res entre ses membres (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-l_europe_unie_contre_l_ue_08_04_2014.html\" class=\"gen\">8 avril 2014<\/a>).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&#8230; Et nous sommes bien loin de dire qu&rsquo;il y a coordination, non plus qu&rsquo;il y ait un plan g\u00e9n\u00e9ral, machin\u00e9 ici ou l\u00e0 (les USA, le bloc BAO &#038; <em>tutti quanti<\/em>, en plus des organisations susnomm\u00e9es). Il y a des opportunit\u00e9s, des maladresses, des occasions, des revers, des aveuglements, des contre-pieds, qui impliquent les uns et les autres, en m\u00eame temps ou \u00e0 tour de r\u00f4le, mais ce n&rsquo;est que pure tactique d&rsquo;occasion et d&rsquo;opportunit\u00e9, et en g\u00e9n\u00e9ral plut\u00f4t de la communication. La vrai dynamique est enti\u00e8rement une dynamique-Syst\u00e8me, op\u00e9rationnalis\u00e9e par les deux bureaucraties (UE et OTAN) dans un processus d&rsquo;encha\u00eenement automatis\u00e9 o\u00f9 l&rsquo;on retrouve <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_l_id_al_de_puissance_09_04_2014.html\" class=\"gen\">id\u00e9al de puissance<\/a> et <a href=\" http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_la_politique-syst_me__17_11_2012.html\" class=\"gen\">politique-Syst\u00e8me<\/a>, et cela sans aucune strat\u00e9gie, sans aucun plan pr\u00e9\u00e9tabli, sans coordination, etc., mais simplement la pouss\u00e9e aveugle et furieuse, d&rsquo;une stupidit\u00e9 aussi extr\u00eame que la force qui l&rsquo;anime, la dynamique de surpuissance bien connue. Les circonstances ayant de plus en plus \u00e9cart\u00e9 l&rsquo;UE du premier plan, l&rsquo;OTAN se pr\u00e9cipite dans le vide ainsi cr\u00e9\u00e9, d&rsquo;autant que les \u00e9v\u00e9nements lui permettent de militariser la crise aussi vite que possible. En fait de stupidit\u00e9, l&rsquo;extr\u00eame de l&rsquo;OTAN a sur l&rsquo;UE l&rsquo;avantage de l&rsquo;ant\u00e9riorit\u00e9 et de l&rsquo;exp\u00e9rience dans le domaine, et les pantins-Syst\u00e8me qui en sont la voix, Rasmussen en premier, sont \u00e0 la hauteur de la t\u00e2che,  c&rsquo;est-\u00e0-dire au sous-sol de l&rsquo;esprit.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t M.K. Bhadrakumar fait un court article (ce <a href=\"http:\/\/blogs.rediff.com\/mkbhadrakumar\/2014\/04\/08\/nato-scrapping-1997-pact-with-russia\/\" class=\"gen\">8 avril 2014<\/a>) pour nous signaler cette installation de l&rsquo;OTAN au-devant de la sc\u00e8ne, avec la tonitruance habituelle, les bons mots historiques, les serments et les valeurs, l\u00e0 aussi dans le chef du Rasmussen en question. Pas \u00e9tonnant qu&rsquo;il ait \u00e9ruct\u00e9 dans ce sens \u00e0 l&rsquo;Elys\u00e9e o\u00f9 il \u00e9tait en visite, en pr\u00e9sence de notre pr\u00e9sident-poire, tout aur\u00e9ol\u00e9 de sa retentissante rel\u00e9gitimation des derni\u00e8res \u00e9lections. Bien entendu, Bhadrakumar ne suit pas notre classement et s&rsquo;en tient aux conceptions habituelles des relations internationales, mais la substance de la position de l&rsquo;OTAN, et de ses ambitions implicites par cons\u00e9quent, sont visibles.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>The Western assessment seems to be that things are getting dangerously close to a flashpoint in Ukraine. The NATO secretary-general Anders Fogh Rasmussen used exceptionally strong language on Tuesday while warning at a press conference in Paris after talks with President Francois Hollande that further Russian intervention [in Ukraine] would be a historic mistake and would have grave consequences for our relationship with Russia. Significantly, Rasmussen touched on NATO&rsquo;s ties with Ukraine. Last week in an article, he had done kite-flying about NATO membership being open to Ukraine. A momentum appears to be building up as the NATO summit in September in Wales draws closer.<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Clearly, the Founding Act on Mutual Relations, Cooperation and Security (1997) between the NATO and Russia has become a relic of history. That accord served the purpose of getting the then Russian President Boris Yeltsin on board the decision taken by the Bill Clinton Administration in 1996 to give NATO membership to the Warsaw Pact countries (contravening an understanding given to the Soviet leader Mikhail Gorbachev by then US secretary of state James Baker that the western alliance wouldn&rsquo;t move an inch eastward in the post-cold war era.) Rasmussen said in Paris today, As regards the NATO-Russia Founding Act from 1997, we are right now reviewing the whole of our relationship with Russia And foreign ministers will take decisions in that respect when they meet in June.<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>For students of Russian-American relations, the archives will present a fascinating speech at the Atlantic Council on May 20, 1997  made by the then US deputy secretary of state Strobe Talbott, acknowledging that the issue is NATO enlargement is acutely neuralgic in Russia, especially for the political elite there.  History has come full circle. In an article in Sunday Telegraph newspaper Rasmussen wrote, Nobody in NATO wants a return to the Cold War, but we see the Kremlin trying to turn back clock and carve up Europe into spheres of influence. We must stand up for our values.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Bhadrakumar termine son commentaire en pr\u00e9cisant qu&rsquo;en cette occurrence, Rasmussen est comme d&rsquo;habitude la voix de son ma\u00eetre, c&rsquo;est-\u00e0-dire la voix de Washington. Comme on a vu, ce n&rsquo;est pas notre analyse, et nous dirions plut\u00f4t que Washington, quand Washington parle, est la voix du chaos qui constitue l&rsquo;ersatz de la non-politique enfant\u00e9 par sa propre usine \u00e0 gaz du syst\u00e8me de l&rsquo;am\u00e9ricanisme, Kerry \u00e9tant \u00e9ventuellement la voix de Nuland, laquelle n&rsquo;est rien d&rsquo;autre, bien entendu, que la voix du Syst\u00e8me ; quant \u00e0 Rasmussen, certes voix de son ma\u00eetre (que pourrait-il \u00eatre d&rsquo;autre ?), mais en notant que son ma\u00eetre, pour lui aussi, c&rsquo;est le Syst\u00e8me, rien d&rsquo;autre et rien de moins. L\u00e0 o\u00f9 Bhadrakumar a raison, c&rsquo;est lorsqu&rsquo;il termine en orientant son attention sur l&rsquo;Allemagne : \u00ab<em>Primarily, the challenge<\/em> [<em>for Washngton and NATO<\/em>] <em>is to coax Germany to take a hard line toward Russia. Germany, however, is truly finding itself in a predicament, as an insightful piece in the Spiegel magazine explains&#8230;<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Passons donc au <em>Spiegel<\/em>, puisque Bhadrakumar nous y invite. Dans un long article ce <a href=\"http:\/\/www.spiegel.de\/international\/germany\/ukraine-crisis-exposes-gaps-between-berlin-and-nato-a-962978-druck.html\" class=\"gen\">7 avril 2014<\/a>, l&rsquo;hebdomadaire allemand \u00e9tudie les aspects militaires de la situation actuelle autour de la crise, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;\u00e9quilibre des forces entre l&rsquo;OTAN et la Russie, etc. Mais le cur de l&rsquo;article, le v\u00e9ritable sujet, d&rsquo;ailleurs contenu dans le titre lui-m\u00eame (\u00ab<em>Ukraine Crisis Exposes Gaps Between Berlin and NATO<\/em>\u00bb), est bien d&rsquo;opposer <em>in fine<\/em> la voie diplomatique aux pr\u00e9paratifs militaires, ce qui revient en poussant ces deux logiques \u00e0 leurs extr\u00eames \u00e0 opposer la th\u00e8se de la recherche de la r\u00e9paration des bonnes relations avec la Russie \u00e0 la th\u00e8se de la pr\u00e9paration \u00e0 un affrontement avec la Russie. L&rsquo;article semblerait, <em>in fine<\/em> toujours, et d&rsquo;une fa\u00e7on assez ambigu,  pour ne pas perdre contact avec la partie dure (Otanesque) tout en mettant implicitement en \u00e9vidence les avantages de la partie arrangement,  exposer implicitement que la voie de la raison est celle du ministre allemand des affaires \u00e9trang\u00e8res qui est l&rsquo;homme en pointe dans la recherche d&rsquo;un arrangement avec la Russie (cela, sans surprise certes,  voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-l_allemagne_la_russie_et_la_crise_ukrainienne_03_02_2014.html\" class=\"gen\">3 f\u00e9vrier 2014<\/a>). Il faut donc lire les premiers paragraphes de l&rsquo;article du <em>Spiegel<\/em>, et notamment le premier exprimant l&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9 en question&#8230; <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Once the Cold War ended, Western militaries reduced their focus on military deterrence in Europe. As a consequence, the Ukraine crisis has caught NATO flat-footed as it rushes to find an adequate response to Russia. Germany has been reluctant to go along.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Frank-Walter Steinmeier wasted little time after returning to Berlin from the NATO foreign ministers&rsquo; meeting in Brussels last week. He went straight to parliament to inform German lawmakers of the decisions reached. And he did so in the manner which he would like to be perceived as he negotiates the ongoing Crimea crisis: calm, reserved and to-the-point. Indeed, the only time he showed any emotion at all during last Wednesday&rsquo;s meeting of the Foreign Affairs Committee was when he spoke of NATO General Secretary Anders Fogh Rasmussen.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Earlier, Rasmussen had published an op-ed in the German daily Die Welt saying that the path to NATO membership was fundamentally open to Ukraine. The right of sovereign states to determine their own way forward is one of the foundations of modern Europe, he wrote. That, though, marked a significant departure from Germany&rsquo;s own focus on de-escalating the burgeoning confrontation with Russia. NATO membership for Ukraine is not pending, Steinmeier huffed. He said that foreign policy was in danger of becoming militarized, adding that it was about time for political leaders to regain the upper hand.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Steinmeier, though, is fully aware that the course Rasmussen is charting won&rsquo;t disappear any time soon. Already, preparations have begun for the next NATO summit of alliance heads of state and government in September. Thus far, there is only one item on the agenda: a new strategy for NATO. Berlin is skeptical. And concerned.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t On ajoutera un \u00e9l\u00e9ment \u00e0 ce dossier, qui est une lettre ouverte de centaines de citoyens allemands repr\u00e9sentant les milieux artistiques, universitaires, scientifiques, journalistiques, experts, juridiques, etc., selon une initiative lanc\u00e9e par un ancien lieutenant-colonel de la Luftwaffe \u00e0 la retraite, Jochen Scholz, qui s&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 signal\u00e9 depuis plusieurs ann\u00e9es par un activisme antiam\u00e9ricaniste (antiSyst\u00e8me). <em>Russia Today<\/em>, qui a interview\u00e9 Scholz, fait grand cas de ce document, le <a href=\"http:\/\/rt.com\/news\/germans-support-putin-ukraine-265\/\" class=\"gen\">9 avril 2014<\/a>. (Pour ne pas \u00eatre soup\u00e7onn\u00e9, c&rsquo;est-\u00e0-dire condamn\u00e9 et ex\u00e9cut\u00e9, de faux et commentaire de faux, par un BHL ou une Victoria Nuland-Fuck en maraude, nous nous empressons de r\u00e9f\u00e9rencer <a href=\"http:\/\/www.nrhz.de\/flyer\/beitrag.php?id=20163\" class=\"gen\">le lien<\/a> renvoyant au texte de la lettre et aux noms des signataires.) <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em> Retired German Air Force Lieutenant Colonel Jochen Scholz wrote an open letter to the Russian leader in response to the speech Putin made on March 18, 2014 at the reunification of Crimea with Russia. The letter was cosigned by hundreds of Germans including lawyers, journalists, doctors, servicemen, scholars, scientists, diplomats and historians. In that letter the German intellectuals said that Putin&rsquo;s speech appealed directly to the German people and deserved a positive response that corresponds to the true feelings of Germans.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The letter acknowledges that the Soviet Union indeed played a decisive role in the liberation of Europe from Nazi Germany and supported the reunification of Germany and its ascension into NATO after the fall of the Berlin Wall and the dissolution of the Warsaw Pact. Then US President George Bush Sr. had given assurances to Russia that NATO will not expand eastward, and yet despite Moscow&rsquo;s show of trust, the US and its allies violated that commitment, Scholz says. NATO expansion into the former Soviet republics, the creation of military bases in the former Warsaw Pact countries and the setup of an umbrella missile defense system in Eastern Europe, while unilaterally withdrawing from the ABM Treaty by the US is a flagrant violation of promises, the letter reads.<\/em> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>In an interview with RT, Scholz elaborated on his position claiming that the US interests and vision of the world order, where the continent is allocated the role of Washington&rsquo;s vassals, differs from European interests. During the Cold War, the interests of United States and Europe where almost 100 percent identical. But since 1990 this has changed. European interests are objectively different than those of the US, he told RT. So our task here in Europe, and off course Russia belongs to it too, is to take our affairs in our own hands. To work with each other in peace and cooperation with respect for human rights.<\/em> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Commenting on the position of the German government towards Russia at the moment, Scholz told RT that Berlin is in a very difficult position as a member of EU and NATO as goals of these blocs contradict German desire to develop closer relationship with Russia. We should develop our neighbor policy together with Russia and on that way we can move forward. But in any case there should be no further expansion of NATO towards the Russian borders, he told RT.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&#8230; En temps normal de Guerre froide, puisque tout ne monde ne parle que de \u00e7a, nous dirions que les probl\u00e8mes abord\u00e9s ici (posture de mobilisation de l&rsquo;OTAN, position de l&rsquo;Allemagne vis-\u00e0-vis de l&rsquo;OTAN) n&rsquo;en seraient gu\u00e8re. Les questions pos\u00e9es seraient r\u00e9solues d&rsquo;avance : l&rsquo;OTAN en pleine expansion mobilisatrice sous les applaudissements unanimes de nos valeurs ainsi soulag\u00e9es, l&rsquo;Allemagne rentrant dans le rang. Mais, nous l&rsquo;avons dit, nous ne sommes pas dans une nouvelle Guerre froide (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_contraire_de_la_guerre_froide_20_03_2014.html\" class=\"gen\">20 mars 2014<\/a>). De m\u00eame, lorsque le <em>Spiegel<\/em> pose la question de savoir si la dissuasion de l&rsquo;OTAN (du bloc BAO) face \u00e0 la Russie joue encore comme elle a jou\u00e9 durant la Guerre froide, il se trompe d&rsquo;\u00e9poque,  nous ne sommes pas dans une nouvelle Guerre froide&rsquo;. Il n&rsquo;est pas question de dissuasion de la Russie, mais bien de confrontation avec la Russie&#8230; Si la voie otanienne est suivie, la confrontation est garantie dans tous les cas et de toutes les fa\u00e7ons (et l&rsquo;OTAN, qui calcule en ann\u00e9es pour pr\u00e9parer ses forces, ne se rend pas compte sur quelle voie dangereuse elle s&rsquo;engage). C&rsquo;est \u00e0 ce niveau qu&rsquo;il faut situer le jugement, au niveau de la pens\u00e9e-OTAN  l&rsquo;effort n&rsquo;est pas tr\u00e8s exigeant, et la hauteur requise ne donne pas le vertige.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais certes, la pens\u00e9e-OTAN n&rsquo;est plus du tout assur\u00e9e, sinon pour l&rsquo;imm\u00e9diat (ce qui est d\u00e9j\u00e0 discutable dans les circonstances pr\u00e9sentes) dans tous les cas pour le terme assez rapproch\u00e9, d&rsquo;\u00eatre encore majoritaire en Europe, parce qu&rsquo;il n&rsquo;est plus question, au terme de cette logique de fou, d&rsquo;une guerre rat\u00e9e en Afghanistan ou d&rsquo;une d\u00e9faite maquill\u00e9e en massacre d\u00e9mocratique et d\u00e9structurant en Irak, ou d&rsquo;une hyst\u00e9rie pour des massacres syriens si \u00e9loign\u00e9s de nos week-ends de P\u00e2ques et de nos d\u00e9bats fondamentaux sur le mariage pour tous. Il est question, au terme de cette logique de fou, d&rsquo;une guerre possible en Europe, avec la Russie engag\u00e9e pour sa survie de vieille nation et qui a d\u00e9j\u00e0 montr\u00e9 plusieurs fois dans l&rsquo;histoire qu&rsquo;elle sait retrouver dans les moments ultimes de la m\u00e9tahistoire la voie de l&rsquo;h\u00e9ro\u00efsme et du sacrifice. La perspective est notablement diff\u00e9rente et les all\u00e9geances arrangeantes faites \u00e0 la peste am\u00e9ricaniste, les fid\u00e9lit\u00e9s honteuses \u00e0 l&rsquo;OTAN, tout cela au nom du Syst\u00e8me dont la finalit\u00e9 n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que la destruction du monde, trouveront cette fois \u00e0 qui parler, sinon \u00e0 quoi parler. Par cons\u00e9quent, le constat, dans cette deuxi\u00e8me phase qui voit l&rsquo;acc\u00e9l\u00e9ration de la bureaucratie-OTAN, un \u00e9chelon plus loin que l&rsquo;UE dans la philosophie du fauteur de guerre, est que la partie est totalement in\u00e9dite, sans pr\u00e9c\u00e9dent dans la p\u00e9riode-Syst\u00e8me organis\u00e9e depuis 1945,  avec, par exemple et pour le cas envisag\u00e9, une <strong>v\u00e9ritable incertitude<\/strong> sur l&rsquo;orientation que pourrait prendre l&rsquo;Allemagne en cas d&rsquo;aggravation d\u00e9cisive de la situation, o\u00f9 l&rsquo;all\u00e9geance transatlantique ne serait plus le r\u00e9flexe pavlovien qu&rsquo;on a connu depuis 1949-1954.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes positions habituelles, les arguments sempiternels et les <em>narrative<\/em> sur nos valeurs ne suffisent plus \u00e0 nous donner la clef de ce qui serait un sc\u00e9nario \u00e9crit d&rsquo;avance. Cette fois, nous sommes plac\u00e9s devant une \u00e9nigme,  toujours cette m\u00eame sacr\u00e9e \u00e9nigme de la crise du monde,  et nous reprenons, en l&rsquo;am\u00e9nageant selon l&rsquo;actualit\u00e9 du jour, la phrase qui terminait notre texte du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_une_nigme_enrob_e_de_myst_re__29_03_2014.html\" class=\"gen\">29 mars 2014<\/a> : \u00ab<em>Cette question de la vision m\u00e9tahistorique,<\/em> [de notre avenir imm\u00e9diat&#8230;] <em>est, pour l&rsquo;instant, l&rsquo;\u00e9quivalent de ce que Churchill disait en 1939 du pouvoir sovi\u00e9tique : \u00abit is a riddle, wrapped in a mystery, inside an enigma&#8230;<\/em>\u00bb Cela signifie qu&rsquo;avant d&rsquo;en arriver au pire que nous r\u00e9serverait le sc\u00e9nario \u00e9crit d&rsquo;avance de la logique de fou de l&rsquo;OTAN, et du Syst\u00e8me, pourraient s&rsquo;intercaler les circonstances de m\u00e9sententes et de catastrophes successives au sein du bloc BAO nous conduisant \u00e0 l&rsquo;acc\u00e9l\u00e9ration d\u00e9cisive de la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me,  si l&rsquo;on veut, avant m\u00eame que le Syst\u00e8me ait pu cracher son ultime venin. <\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 9 avril 2014 \u00e0 11H06<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De l&rsquo;Ukraine \u00e0 l&rsquo;OTAN, de l&rsquo;Allemagne \u00e0 la Russie Tout le monde parle d&rsquo;une deuxi\u00e8me phase dans la crise ukrainienne, avec la situation en forte aggravation dans la partie russophone, Sud et Est de l&rsquo;Ukraine. Dans ce rangement, le r\u00e9f\u00e9rendum de la Crim\u00e9e constituait la premi\u00e8re phase. Nous suivons cette comptabilit\u00e9, mais selon un contenu&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[2],"tags":[5474,6648,3106,2645,15733,7650,886,12917,5011,2609,1296],"class_list":["post-73816","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bloc-notes","tag-bhadrakumar","tag-enigme","tag-froide","tag-guerre","tag-phase-ii","tag-rasmussen","tag-scenario","tag-scholz","tag-steinmeier","tag-ue","tag-ukraine"],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73816","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=73816"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73816\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=73816"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=73816"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=73816"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}