{"id":73923,"date":"2011-07-23T09:31:21","date_gmt":"2011-07-23T09:31:21","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2011\/07\/23\/croissance-vide-et-croissance-productrice-de-vide\/"},"modified":"2011-07-23T09:31:21","modified_gmt":"2011-07-23T09:31:21","slug":"croissance-vide-et-croissance-productrice-de-vide","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2011\/07\/23\/croissance-vide-et-croissance-productrice-de-vide\/","title":{"rendered":"\u201cCroissance vide\u201d et \u201ccroissance productrice de vide\u201c"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">\u00ab\u00a0Croissance vide\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0croissance productrice de vide\u00a0\u00bb<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Comment peut-on lire \u00e0 une journ\u00e9e d&rsquo;intervalle, deux titres aussi compl\u00e8tement contradictoires que &laquo;<em>Budget Storm Could Sink U.S. Plan to Rule Sea and Sky<\/em>&raquo; (\u00ab\u00a0l&rsquo;ouragan budg\u00e9taire peut d\u00e9truire le plan h\u00e9g\u00e9monique naval et a\u00e9rien des USA\u00a0\u00bb, sur <em>Danger Room<\/em>, le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.wired.com\/dangerroom\/2011\/07\/rule-sea-sky\/\">20 juillet 2011<\/a>) et &laquo;<em>Cuts to Pentagon Don&rsquo;t Make a Dent<\/em>&raquo; (\u00ab\u00a0les r\u00e9ductions budg\u00e9taires au Pentagone ne changeront rien\u00a0\u00bb, le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/news.antiwar.com\/2011\/07\/21\/cuts-to-pentagon-dont-make-a-dent\/\">21 juillet 2011<\/a> sur <em>Antiwar.com<\/em>) ? On peut les lire parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit du Pentagone, dit <em>Moby Dick<\/em>, des USA, de notre \u00e9poque postmoderne et du Syst\u00e8me fou. Tout est possible dans ce contexte, surtout le plus contradictoire possible.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Le premier texte, de Spencer Ackerman, de <em>Danger Room<\/em>, explique que la grande strat\u00e9gie des forces strat\u00e9giques US, qui assure un contr\u00f4le de l&rsquo;espace a\u00e9rien et naval global, et la collaboration de l&rsquo;U.S. Navy et de l&rsquo;USAF, est bas\u00e9e sur un certain nombre de syst\u00e8me essentiels. Parmi eux, par exemple, un nouveau bombardier pour l&rsquo;USAF d&rsquo;ici 2018. Et ceci&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo;<em>&hellip; \u00ab\u00a0Central to AirSea battle,\u00a0\u00bb said Gen. Philip Breedlove, Air Force vice chief of staff, is the Air Force&rsquo;s planned new \u00ab\u00a0long-range, penetrating bomber aircraft.\u00a0\u00bb<\/em> [&hellip;] <em>But it&rsquo;s got to be \u00ab\u00a0designed and developed using proven technology,\u00a0\u00bb Breedlove told a crowd convened by the Mitchell Institute for Air Power Studies. \u00ab\u00a0We have talked to the potential competitors for this business. Where we want to start is today. We don&rsquo;t want to lean very far forward.\u00a0\u00bb<\/em> [&hellip;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>&hellip;Now factor in the budget pressures the Pentagon is under to reduce its budget by $400 billion over 12 years. Breedlove appeared positively spooked. \u00ab\u00a0We are coming under increased and what seems to be prolonged fiscal pressure that will challenge our ability\u00a0\u00bb to remain technologically ahead of the Chinas of the world, Breedlove said. \u00ab\u00a0We&rsquo;re flying the oldest air force we have ever flown.\u00a0\u00bb The Air Force has to find a way to refurbish its air fleet, modernize its satellites and design a new bomber &mdash; even as it chops $49 billion out of its five-year budget.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p><em>Danger Room<\/em> termine sa longue analyse sur l&rsquo;impossibilit\u00e9 de d\u00e9velopper ce bombardier, en m\u00eame temps qu&rsquo;il est not\u00e9 que l&rsquo;U.S. Navy d\u00e9plore la r\u00e9duction r\u00e9guli\u00e8re de ses structures de force, envisageant en m\u00eame temps d&rsquo;abandonner un ou ses deux nouveaux porte-avions d&rsquo;attaque qui doivent \u00eatre fabriqu\u00e9s durant la prochaine d\u00e9cennie. Le texte se termine sur une note sarcastiquement ironique :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo;<em>Breedlove didn&rsquo;t stick around to address what happens then, or to discuss how the long-tange bomber program will plan for cost controls. He said he had to get back to the Pentagon. For a budget meeting.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>&bull; La synth\u00e8se d&rsquo;<em>Antiwar.com<\/em>, de John Glaser, se contente d&rsquo;observer la situation imm\u00e9diate, dans les deux prochaines ann\u00e9es, avec les r\u00e9ductions entrant en vigueur. Rien ne change.<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo;<em>But for FY 2012 alone the Defense Department&rsquo;s budget is slated to be $676 billion and current total military spending has swelled to its highest level, adjusted for inflation, since World War II. Furthermore, these proposed cuts represent merely reductions in projected spending and would allow the Pentagon&rsquo;s budget to continue to grow at about the rate of inflation. At present, two years military spending exceeds any proposed cuts over the next ten years.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>The proposed cuts to military spending, a part of the budget which has been traditionally off-limits, are mostly political grandstanding. A new analysis from Todd Harrison, from the Center for Strategic and Budgetary Assessments, says that while the source of growth in annual defense budgets since 2001 has been mostly (54%) due to the wars in Iraq and Afghanistan, much of the rest has been spent on wasteful superfluous weapons technology, bloated salaries and benefits plans, and expensive peacetime operating costs for the 900 plus military bases in 130 plus countries around the world.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Cet \u00e9tonnant contraste ne fait qu&rsquo;exprimer une r\u00e9alit\u00e9 de type surr\u00e9aliste, comme nombre de ph\u00e9nom\u00e8nes affectant le Pentagone aujourd&rsquo;hui. Cette r\u00e9alit\u00e9 commence \u00e0 avoir un nom : \u00ab\u00a0<em>hollow growth<\/em>\u00ab\u00a0, ou \u00ab\u00a0croissance vide\u00a0\u00bb si l&rsquo;on veut. C&rsquo;est l&rsquo;expression qui est employ\u00e9e par Todd Harrison, du Center for Strategic and Budgetary Assessments, dans la longue analyse qu&rsquo;il a d\u00e9velopp\u00e9e sur l&rsquo;\u00e9volution et les structures des d\u00e9penses budg\u00e9taires du Pentagone. (Analyse en ligne depuis le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.csbaonline.org\/wp-content\/uploads\/2011\/07\/2011.07.16-FY-2012-Defense-Budget.pdf\">16 juillet 2011<\/a>.) Le travail de Harrison tombe \u00e0 pic pour illustrer et souligner le cas du Pentagone dans la bataille en cours autour de la crise budg\u00e9taire US, et l&rsquo;on peut \u00eatre assur\u00e9 que l&rsquo;expression de \u00ab\u00a0croissance vide\u00a0\u00bb rencontrera un tr\u00e8s grand succ\u00e8s d&#8217;emploi et de r\u00e9f\u00e9rence. Pour r\u00e9sumer le propos extr\u00eamement fouill\u00e9 et analytique de Harrison, on rapportera le constat que le Pentagone d\u00e9pense annuellement aujourd&rsquo;hui (ann\u00e9e fiscale 2012), \u00e0 valeurs constantes des diverses r\u00e9f\u00e9rences, 35% de plus qu&rsquo;en 2001 pour ses seules structures de force, pour les \u00e9quipements, le personnel, etc. ; pour le m\u00eame laps de temps, et toutes choses \u00e9gales par ailleurs, sa capacit\u00e9 th\u00e9orique de guerre et ses structures n&rsquo;ont pas augment\u00e9, ni en volume ni en quantit\u00e9, entre 2001 et 2012.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;une nouvelle orientation de l&rsquo;analyse. Le qualificatif \u00ab\u00a0<em>hollow<\/em>\u00a0\u00bb a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 employ\u00e9 pour le Pentagone, dans les ann\u00e9es de l&rsquo;apr\u00e8s-Vietnam, avec l&rsquo;\u00e9poque du pr\u00e9sident Nixon. A partir de 1971, Nixon r\u00e9duisit r\u00e9guli\u00e8rement le budget du Pentagone, et cette tendance dura, apr\u00e8s lui, jusqu&rsquo;en 1976. A cette \u00e9poque, on parlait des \u00ab\u00a0<em>hollow forces<\/em>\u00ab\u00a0, pour d\u00e9signer des structures de forces arm\u00e9es de plus en plus d\u00e9pourvues de substance, &ndash; effectivement \u00ab\u00a0vides\u00a0\u00bb. Mais il s&rsquo;agissait d&rsquo;un ph\u00e9nom\u00e8ne assez explicable et normal, et assez courant dans les circonstances, d\u00e9signant des forces arm\u00e9es en p\u00e9riode de d\u00e9mobilisation et de r\u00e9duction budg\u00e9taire, lorsque les structures sont conserv\u00e9es et leur contenu r\u00e9duit \u00e0 mesure. Dans le cas actuel, le ph\u00e9nom\u00e8ne, que nous avons d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9 sinon d\u00e9crit, et qu&rsquo;on retrouve au niveau de programmes tels que le JSF, implique une crise de syst\u00e8me absolument perverse qui met en cause la nature de la chose, puisqu&rsquo;on se trouve dans ce cas o&ugrave; l&rsquo;apport d&rsquo;argent ne parvient plus \u00e0 se transcrire en une expansion r\u00e9elle des moyens et des forces.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous sommes m\u00eame inclin\u00e9s \u00e0 aller bien au-del\u00e0 des conclusions de Harrison, qui se tient dans les normes du Syst\u00e8me, utilisant les chiffres du Syst\u00e8me, les inventaires du Syst\u00e8me, sans non plus s&rsquo;aventurer dans les jugements qualitatifs qui vont \u00e0 l&rsquo;essence des choses. Si l&rsquo;on tient compte de ces r\u00e9alit\u00e9s hors-Syst\u00e8me (hors surveillance du Syst\u00e8me), on d\u00e9couvre que le vide de l&rsquo;expansion est beaucoup plus important encore. D&rsquo;une part, l&rsquo;argent allant vers le Pentagone est plus important que ce que disent les chiffres officiels (divers postes annexes non comptabilis\u00e9s dans le budget officiel), d&rsquo;autre part les capacit\u00e9s actuelles sont en r\u00e9alit\u00e9 en r\u00e9duction dynamique par rapport \u00e0 2001, notamment au niveau qualitatif, du fait du vieillissement des mat\u00e9riels et des \u00e9checs tr\u00e8s graves dans le d\u00e9veloppement de nouveaux mat\u00e9riels, et du fait de l&rsquo;accroissement massif des forces \u00ab\u00a0parasitaires\u00a0\u00bb et improductives (logistique, communication, mais aussi gaspillages, etc.). Il y a donc surtout, selon nous, ce ph\u00e9nom\u00e8ne non encore identifi\u00e9 et d&rsquo;ailleurs difficilement quantifiable de perversion fondamentale, qui est que l&rsquo;apport d&rsquo;argent suppl\u00e9mentaire a conduit \u00e0 l&rsquo;accroissement des facteurs n\u00e9gatifs (redondances, gaspillages, corruption, etc.) et a contribu\u00e9 \u00e0 r\u00e9duire encore les capacit\u00e9s existantes ; nous parlerions alors de \u00ab\u00a0croissance cr\u00e9atrice de vide\u00a0\u00bb, ce qui implique un renversement subversif du processus habituel du Syst\u00e8me, rencontrant \u00e0 ce niveau, et dans les conditions propres au processus, le d\u00e9sormais habituel parall\u00e9lisme entre surpuissance et autodestruction du Syst\u00e8me, avec le renforcement constant du facteur \u00ab\u00a0autodestruction\u00a0\u00bb. Il s&rsquo;agit d&rsquo;ailleurs d&rsquo;une perversion de nature, une \u00e9volution effective de ces derni\u00e8res ann\u00e9es, qui implique que, m\u00eame s&rsquo;il y avait r\u00e9duction et transformation des structures comme certains le proposent, le Syst\u00e8me ne retrouverait pas une efficacit\u00e9 \u00e9conomique courante puisque la perversion subsiste d\u00e9sormais.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le caract\u00e8re d&rsquo;incontr\u00f4labilit\u00e9 du Pentagone est \u00e9videmment confirm\u00e9, mais il prend une allure tr\u00e8s particuli\u00e8re qui illustre \u00e0 merveille les conditions terriblement d\u00e9structurantes de la crise, \u00e9galement pour nos psychologies qui attendent efficacit\u00e9 et cr\u00e9ativit\u00e9 du processus \u00e9conomique. Le Pentagone n&rsquo;est plus incontr\u00f4lable \u00e0 cause de ses seules tendances d&rsquo;expansion et de surpuissance auxquelles il nous a habitu\u00e9s depuis des d\u00e9cennies, mais \u00e0 cause de la perversion grandissante de ces facteurs d&rsquo;expansion et de surpuissance. Du coup, les comportement humains (politiques) deviennent non seulement inefficaces mais contre-productifs et eux-m\u00eames pervers, m\u00eame si involontairement bien s&ucirc;r. Les attitudes habituelles, notamment politiques, ne peuvent plus jouer comme elles le faisaient, au service du Syst\u00e8me, et prennent des allures paradoxales et contradictoires. En un sens, les partisans d&rsquo;une d\u00e9fense forte passant par des budgets en augmentation, les \u00ab\u00a0<em>hawks<\/em>\u00ab\u00a0, notamment au Congr\u00e8s, contribuent objectivement au d\u00e9veloppement du caract\u00e8re autodestructeur de ce syst\u00e8me anthropotechnologique perverti et paradoxal qu&rsquo;est devenu le Pentagone : ils alimentent ce tonneau des Dana\u00efdes \u00e9quip\u00e9 d&rsquo;une machinerie interne acc\u00e9l\u00e9ratrice de la perte ainsi renforc\u00e9e par l&rsquo;alimentation&hellip; Qu&rsquo;importe d&rsquo;ailleurs, puisque le panier est compl\u00e8tement perc\u00e9, et qu&rsquo;une r\u00e9duction budg\u00e9taire ne boucherait pas les trous caus\u00e9s par le fonctionnement pervers qui s&rsquo;est d\u00e9velopp\u00e9 durant les ann\u00e9es de suralimentation (de surpuissance) ; entretemps le fonctionnement pervers est devenue structure de renversement pervers (autodestruction).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mis en ligne le 23 juillet 2011 \u00e0 09H29<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Croissance vide\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0croissance productrice de vide\u00a0\u00bb Comment peut-on lire \u00e0 une journ\u00e9e d&rsquo;intervalle, deux titres aussi compl\u00e8tement contradictoires que &laquo;Budget Storm Could Sink U.S. Plan to Rule Sea and Sky&raquo; (\u00ab\u00a0l&rsquo;ouragan budg\u00e9taire peut d\u00e9truire le plan h\u00e9g\u00e9monique naval et a\u00e9rien des USA\u00a0\u00bb, sur Danger Room, le 20 juillet 2011) et &laquo;Cuts to Pentagon Don&rsquo;t&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[6239,3127,8104,7921,11321,5843,11320,6521,3194,8319,11322,7421,8053,5770],"class_list":["post-73923","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bloc-notes","tag-augmentation","tag-budget","tag-budgetaires","tag-dick","tag-growth","tag-hollow","tag-invertie","tag-moby","tag-pentagone","tag-perversion","tag-plans","tag-reductions","tag-renversement","tag-strategiques"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73923","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=73923"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/73923\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=73923"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=73923"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=73923"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}