{"id":73967,"date":"2011-08-10T08:02:24","date_gmt":"2011-08-10T08:02:24","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2011\/08\/10\/de-la-dissolution-de-bho-bizarro\/"},"modified":"2011-08-10T08:02:24","modified_gmt":"2011-08-10T08:02:24","slug":"de-la-dissolution-de-bho-bizarro","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2011\/08\/10\/de-la-dissolution-de-bho-bizarro\/","title":{"rendered":"De la dissolution de \u201cBHO-<em>Bizarro<\/em>\u201d"},"content":{"rendered":"<p><p>Devant la mont\u00e9e des p\u00e9rils comme on dit, Barack Obama, qui s&rsquo;\u00e9tait tenu coi durant la fin de la crise de la dette et les premiers remous financiers qui avaient suivi, tenant en cela son \u00e9trange r\u00f4le de pr\u00e9sident \u00e0 \u00e9clipse selon la vigueur des \u00e9v\u00e9nements, BHO, donc, est intervenu. Il entendait contrer d\u00e9cisivement les effets de la d\u00e9gradation de la notation des USA par S&#038;P (de AAA \u00e0 AA+), notamment la chute des march\u00e9s et les pertes en cours \u00e0 Wall Street, tout en mettant en question cette d\u00e9gradation. Piquons deux phrases, dans un article qui r\u00e9sume l&rsquo;affaire (<em>Guardian<\/em>, <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/business\/2011\/aug\/08\/us-debt-crisis-markets-obama\" class=\"gen\">8 ao\u00fbt 2011<\/a>).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;abord : \u00ab<em>This is the United States of America. No matter what some agency says, we will always be a triple A country, he said.<\/em>\u00bb Un peu plus loin : \u00ab<em>Obama spoke from the White House while the markets were still open in the hope that he might have an influence  but they continued falling during and even after his statement.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe pr\u00e9sident des USA a poursuivi \u00e0 un rythme acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 son processus de dissolution de lui-m\u00eame durant les deux ou trois derni\u00e8res semaines, o\u00f9 la crise de la dette a directement encha\u00een\u00e9 sur une nouvelle phase de la crise financi\u00e8re. Toujours aussi calme, assez peu visible dans les moments essentiels, p\u00e9remptoire et assur\u00e9 lorsqu&rsquo;il devenait visible, etc. Quand ils y pensent, les lib\u00e9raux (la gauche des d\u00e9mocrates) montrent de plus en plus d&rsquo;hostilit\u00e9 au pr\u00e9sident, l&rsquo;accusant de faiblesse et de trahison de toutes ses promesses. Le cin\u00e9aste politique Michael Moore, qui fut un des plus fervents soutiens de Barack Obama, vient de lancer l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/film\/2011\/aug\/09\/michael-moore-matt-damon-us-president\" class=\"gen\">une candidature<\/a> pr\u00e9sidentielle, d\u00e9mocrate ou ind\u00e9pendante, de l&rsquo;acteur Matt Damon contre Obama. (Matt Damon exprime abondamment <a href=\"http:\/\/www.pajiba.com\/seriously_random_lists\/matt-damons-5-best-unscripted-political-moments.php\" class=\"gen\">ses opinions politiques<\/a> actuellement et accuse Obama d&rsquo;avoir trahi ses promesses.) Dans une analyse paradoxale et provocatrice, ou bien simplement ironique, David Sirota, dans <em>Truthdig.com<\/em> le <a href=\"http:\/\/www.truthdig.com\/report\/item\/the_bizarro_fdr_20110804\/\" class=\"gen\">4 ao\u00fbt 2011<\/a>, appelle BHO un \u00ab<em>Bizarro FDR<\/em>\u00bb, observant qu&rsquo;il montre une aussi grande fermet\u00e9 que FDR pour prendre des d\u00e9cisions politiques qui sont exactement \u00e0 l&rsquo;inverse de celles de FDR (Roosevelt) alors qu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 \u00e9lu pour faire la politique de FDR BHO a sauv\u00e9 un Wall Street qui ne m\u00e9ritait que d&rsquo;\u00eatre puni, favoris\u00e9 le <em>Big Business<\/em>, montr\u00e9 un int\u00e9r\u00eat \u00e0 peine poli pour les drames sociaux de la crise \u00e9conomique, poursuivi et accentu\u00e9 les guerres ext\u00e9rieures, appliqu\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral la politique \u00e9conomique et sociale de la droite r\u00e9publicaine, tout cela avec une d\u00e9termination sans faille.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSirota ajoute qu&rsquo;Obama est bien plac\u00e9 pour \u00eatre r\u00e9\u00e9lu, ce qui est peut-\u00eatre pousser le paradoxe un peu loin : la droite r\u00e9publicaine, qu&rsquo;Obama a ainsi favoris\u00e9e, le hait au-del\u00e0 de toutes mesures, alors que la gauche d\u00e9mocrate \u00e9voluant de plus en plus vers une position radicalis\u00e9e, d\u00e9serte de plus en plus son soutien. Si BHO n&rsquo;est pas personnellement impopulaire, sa politique l&rsquo;est de plus en plus ; si l&rsquo;on pr\u00e9voit de plus en plus d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements d\u00e9stabilisants, comme c&rsquo;est probable jusqu&rsquo;\u00e0 \u00eatre assur\u00e9, il appara\u00eet que l&rsquo;\u00e9lection de 2012 se jouera de moins en moins sur l&rsquo;habituelle \u00e9quation des popularit\u00e9s personnelles r\u00e9duites \u00e0 un centrisme extr\u00e9miste enrob\u00e9 d&rsquo;une rationalit\u00e9 type-<em>establishment<\/em>, au profit d&rsquo;une recherche de solutions de plus en plus \u00e9loign\u00e9es des normes traditionnelles. Les personnalit\u00e9s des candidats seront d&rsquo;autant plus appr\u00e9ci\u00e9es qu&rsquo;elles montreront une polarisation, voire une radicalisation, dans l&rsquo;engagement politique qu&rsquo;elles auront choisi.  De ce point de vue, Obama, dont le personnage s&rsquo;est d\u00e9fini comme un homme \u00e0 la recherche continuelle d&rsquo;un compromis, un pr\u00e9sident presque indiff\u00e9rent et impalpable \u00e0 force de raison affich\u00e9e, n&rsquo;est pas particuli\u00e8rement bien plac\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tA c\u00f4t\u00e9 de toutes ces appr\u00e9ciations tr\u00e8s diverses, il nous semble que la r\u00e9alit\u00e9 montre plut\u00f4t une dissolution acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e du personnage marquant qui fut \u00e9lu en novembre 2008, et que ce processus de dissolution a connu une acc\u00e9l\u00e9ration avec cette crise de la dette. Son succ\u00e8s dans l&rsquo;application d&rsquo;une politique en de si nombreux points contraire \u00e0 celle pour laquelle il a \u00e9t\u00e9 \u00e9lu, cela sans lui attirer aucun soutien de plus de personnalit\u00e9s ou de courants concern\u00e9s alors que les d\u00e9sertions se multiplient, et cette politique ne cessant d&rsquo;affaiblir les USA dont elle est cens\u00e9e assurer la promotion et l&rsquo;affirmation, tout cela est au contraire, selon notre point de vue, un facteur participant \u00e0 cette dissolution. Ce succ\u00e8s renvoie \u00e9galement, c&rsquo;est une autre explication que celle de Sirota, \u00e0 la soumission \u00e0 l&rsquo;influence des forces du centrisme extr\u00e9miste de l&rsquo;<em>establishment<\/em>, et rien d&rsquo;autre. Dans ce cas, l&rsquo;id\u00e9e de Sirota assez juste du d\u00e9veloppement d&rsquo;un anti-Obama \u00e0 la place d&rsquo;Obama n&rsquo;a pour r\u00e9sultat, effectivement, que le d\u00e9sordre de la perception qui est un autre signe de la dissolution dont on parle. Obama-2012 ne pourrait profiter de sa politique qu&rsquo;en d\u00e9veloppant des propositions correspondant \u00e0 cet anti-Obama qui a liquid\u00e9 Obama-2008. Ce n&rsquo;est pas le cas puisque Obama est persuad\u00e9 avec toutes les raisons du monde qu&rsquo;il ne gagnera aucun soutien du c\u00f4t\u00e9 de la droite des r\u00e9publicains, et il entend faire une campagne qui reprendra le sch\u00e9ma d&rsquo;Obama-2008 contre lequel il a constamment travaill\u00e9 pendant sa pr\u00e9sidence.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette accumulation de facteurs n\u00e9gatifs et paradoxaux par rapport \u00e0 la logique de son \u00e9lection et du personnage qu&rsquo;il fut pourrait finalement conduire \u00e0 la dissolution de sa campagne, alors que les extr\u00e9mistes pourraient disposer de l&rsquo;un ou l&rsquo;autre candidat capable d&rsquo;\u00e9lectriser le d\u00e9bat autour des grands sujets de pol\u00e9mique en cours. Curieusement, d&rsquo;apr\u00e8s le tableau qu&rsquo;en fait Sirota, Obama ne serait bon qu&rsquo;avec des sujets pol\u00e9miques, alors que cet homme ne cesse de montrer qu&rsquo;il hait la pol\u00e9mique. (C&rsquo;est sans doute la v\u00e9ritable explication de sa politique : sa haine de la pol\u00e9mique l&rsquo;a conduit \u00e0 favoriser la politique la plus pol\u00e9mique, par les plus pol\u00e9miques, pour d\u00e9sarmer leurs intentions pol\u00e9miques \u00e0 son encontre,  sans gu\u00e8re de succ\u00e8s, au reste.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans le New York Times du <a href=\"http:\/\/www.nytimes.com\/2011\/08\/07\/opinion\/sunday\/what-happened-to-obamas-passion.html?_r=2&#038;emc=eta1&#038;pagewanted=all\" class=\"gen\">6 ao\u00fbt 2011<\/a>, Dew Westen, auteur et professeur de psychologie, trace aimablement un portrait psychologique d&rsquo;Obama qui s&rsquo;av\u00e8re absolument impitoyable, concernant un homme qui ne sut jamais rencontrer l&rsquo;attente, ni des gens, ni des circonstances. Il introduit son texte sur l&rsquo;impression d&rsquo;insatisfaction qu&rsquo;il eut lors de l&rsquo;inauguration de Barack Obama, en entendant un discours si excellent et si bien prononc\u00e9, et qui sonnait si compl\u00e8tement faux par rapport aux circonstances (Plus loin, Westen imagine le discours qu&rsquo;il aurait voulu entendre, un discours a-la-FDR.) <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>It was a blustery day in Washington on Jan. 20, 2009, as it often seems to be on the day of a presidential inauguration. As I stood with my 8-year-old daughter, watching the president deliver his inaugural address, I had a feeling of unease. It wasn&rsquo;t just that the man who could be so eloquent had seemingly chosen not to be on this auspicious occasion, although that turned out to be a troubling harbinger of things to come. It was that there was a story the American people were waiting to hear  and needed to hear  but he didn&rsquo;t tell it. And in the ensuing months he continued not to tell it, no matter how outrageous the slings and arrows his opponents threw at him.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tFinalement, nous serions tent\u00e9s d&rsquo;avancer l&rsquo;id\u00e9e du paradoxe extr\u00eame, ou supr\u00eame, sous la forme d&rsquo;un pastiche de l&rsquo;expression que Sirota a choisi comme titre de sa chronique. Nous parlerions alors de <em>Bizarro<\/em> Obama, ou BHO-<em>Bizarro<\/em>, avouant ainsi une certaine incompr\u00e9hension de cet homme, toujours aussi vive depuis trois ans, toujours aussi aiguis\u00e9e par une attitude qui semble ne pas pouvoir varier malgr\u00e9 l&#8217;empilement des \u00e9v\u00e9nements de grande tension, des grandes alarmes qui encombrent l&rsquo;\u00e9volution politique actuelle, particuli\u00e8rement aux USA. L&#8217;emploi du mot (du nom) <em>Bizarro<\/em>, comme l&rsquo;a d\u00e9j\u00e0 fait Justin Raimondo (voir sur ce site, le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-vous_avez_dit_bizarro_bizarre__22_11_2003.html?admin=1\" class=\"gen\">22 novembre 2003<\/a>), renvoie \u00e0 un personnage de bande dessin\u00e9e qui pourrait figurer une sorte de symbole d&rsquo;une \u00e9poque compl\u00e8tement virtualiste, o\u00f9 la r\u00e9alit\u00e9 est devenue compl\u00e8tement insaisissable, avec le d\u00e9veloppement de la confusion et du d\u00e9sordre qui s&rsquo;ensuit. On pourrait alors parler de BHO-<em>Bizarro<\/em>, pour faire r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ses extraordinaires inconsistances par rapport \u00e0 ce qu&rsquo;on envisageait de ses projets lorsqu&rsquo;il fut \u00e9lu, et parce que ce personnage retenu, ma\u00eetre de lui, appara\u00eetrait finalement comme le personnage du d\u00e9sordre le plus complet dans la campagne \u00e9lectorale. En effet, cette inconsistance, l&rsquo;incompr\u00e9hension qu&rsquo;on \u00e9prouve \u00e0 son \u00e9gard, l&rsquo;impression d&rsquo;insaisissabilit\u00e9 qu&rsquo;il laisse, alors qu&rsquo;il a tant voulu s&rsquo;affirmer \u00e0 la fois comme candidat puis comme pr\u00e9sident (et dans des directions finalement oppos\u00e9es), finissent par brouiller compl\u00e8tement le jugement et susciter grandement le d\u00e9sordre dans la pens\u00e9e, en m\u00eame temps qu&rsquo;un tr\u00e8s grand inconfort psychologique. Ainsi le paradoxe-<em>Bizarro<\/em> serait que ce pr\u00e9sident si retenu, semblant si ma\u00eetre de soi, recherchant le calme et l&rsquo;apaisement, le compromis et l&rsquo;arrangement dans ses relations politiques, et dans la politique elle-m\u00eame, finirait par \u00eatre, le plus involontairement du monde, un ferment de d\u00e9sordre et de tensions extr\u00eames,  encore plus que de division, d&rsquo;ailleurs. Il y a des circonstances o\u00f9 la recherche effr\u00e9n\u00e9e de l&rsquo;arrangement, du compromis, de l&rsquo;unit\u00e9 raisonnable, suscite n\u00e9cessairement le contraire de tout cela, tant ces propositions apparaissent en d\u00e9calage complet avec la v\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;instant qu&rsquo;elles voudraient caract\u00e9riser.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 10 ao\u00fbt 2011 \u00e0 08H01<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Devant la mont\u00e9e des p\u00e9rils comme on dit, Barack Obama, qui s&rsquo;\u00e9tait tenu coi durant la fin de la crise de la dette et les premiers remous financiers qui avaient suivi, tenant en cela son \u00e9trange r\u00f4le de pr\u00e9sident \u00e0 \u00e9clipse selon la vigueur des \u00e9v\u00e9nements, BHO, donc, est intervenu. 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