{"id":74038,"date":"2011-09-06T09:40:58","date_gmt":"2011-09-06T09:40:58","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2011\/09\/06\/observation-du-tsunami-911\/"},"modified":"2011-09-06T09:40:58","modified_gmt":"2011-09-06T09:40:58","slug":"observation-du-tsunami-911","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2011\/09\/06\/observation-du-tsunami-911\/","title":{"rendered":"Observation du <em>tsunami<\/em> 9\/11"},"content":{"rendered":"<p><p>On peut dire que c&rsquo;est depuis la fin du mois d&rsquo;ao\u00fbt et, sans d\u00e9semparer depuis le 1er septembre, qu&rsquo;a commenc\u00e9 le d\u00e9ferlement d&rsquo;articles sur le th\u00e8me de l&rsquo;attaque 9\/11, essentiellement dans la presse anglo-saxonne. (Les Britanniques ne sont pas en reste, marquant combien cet \u00e9v\u00e9nement, en m\u00eame temps qu&rsquo;\u00eatre am\u00e9ricaniste, est \u00e9galement et fortement anglo-saxon, tant par ses implications politiques que par l&rsquo;esprit de la politique dont il est \u00e0 la fois la sanction et le dernier et d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 levier de relance.) La cause du <em>tsunami<\/em> est bien s\u00fbr qu&rsquo;on comm\u00e9morera dimanche prochain le 10\u00e8me anniversaire de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement. (On voit dans <em>Ouverture libre<\/em> de ce <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_tsunami_9_11_a_commence_06_09_2011.html\" class=\"gen\">6 septembre 2011<\/a> des indications et des citations de deux articles que nous jugeons int\u00e9ressants.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl est d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 impossible de contr\u00f4ler et de mesurer quantitativement, dans le sens de l&rsquo;analyser pr\u00e9cis\u00e9ment dans ses tendances, encore moins de le comptabiliser, ce torrent de communication, ce <em>tsunami<\/em> m\u00e9diatique Les images de catastrophes naturelles et de force inarr\u00eatable viennent en effet tr\u00e8s vite sous la plume pour caract\u00e9riser l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement, pour rendre justement compte de son aspect incontr\u00f4lable et indescriptible dans le d\u00e9tail. Au reste, et si l&rsquo;on consulte quelques-uns de ces articles, sans recherche syst\u00e9matique n\u00e9cessaire, il appara\u00eet tr\u00e8s vite, \u00e9videmment, que l&rsquo;image de catastrophe peut aussi bien convenir, d&rsquo;une fa\u00e7on indirecte, \u00e0 leur contenu qui rend compte en g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;un \u00e9tat du monde \u00e9videmment catastrophique, <strong>aujourd&rsquo;hui<\/strong> et non pas en 2001. On peut donc proposer l&rsquo;id\u00e9e, d&rsquo;une fa\u00e7on plus g\u00e9n\u00e9rale et sur le sens de la chose, qu&rsquo;il serait en effet bienvenu de parler pr\u00e9cis\u00e9ment d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement en soi, et de l&rsquo;identifier comme tel, pour caract\u00e9riser ce flot d&rsquo;articles et de commentaires qui d\u00e9ferle d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0. On d\u00e9tacherait m\u00eame cet \u00e9v\u00e9nement-l\u00e0 de celui, sp\u00e9cifique, de la comm\u00e9moration du dixi\u00e8me anniversaire du 11 septembre 2001 ; on lui accorderait alors une importance psychologique et de communication significative, jusqu&rsquo;\u00e0 envisager qu&rsquo;il produise lui-m\u00eame des effets sp\u00e9cifiques par rapport \u00e0 la situation pr\u00e9sente.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tConsid\u00e9r\u00e9 de ce point de vue, il s&rsquo;agit d&rsquo;une indication puissante, caract\u00e9risant le sentiment g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;une \u00e9poque qui n&rsquo;a plus rien de commun avec l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement (9\/11) qui l&rsquo;a enfant\u00e9e avec une brutalit\u00e9 extr\u00eame. On veut dire par l\u00e0 que l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement du 11 septembre 2001, dans sa brutalit\u00e9 de rupture, est effectivement le g\u00e9niteur de la situation pr\u00e9sente, en 2011, dix ans apr\u00e8s, mais que la situation pr\u00e9sente n&rsquo;a \u00e9videmment et absolument plus rien \u00e0 voir, dans sa forme et dans l&rsquo;\u00e9tat de l&rsquo;esprit qui le caract\u00e9rise, avec l&rsquo;\u00e9poque du 11 septembre 2001. Ce constat confirme effectivement qu&rsquo;il est justifi\u00e9 de faire de ce d\u00e9ferlement m\u00e9diatique et de communication un \u00e9v\u00e9nement diff\u00e9rent de celui de la comm\u00e9moration, qu&rsquo;il s&rsquo;agit effectivement de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement caract\u00e9risant l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit de notre \u00e9poque par contraste complet avec celui de l&rsquo;\u00e9poque du 11 septembre 2001, que le comm\u00e9moration tentera poussivement et pauvrement, et sans le moindre espoir de r\u00e9ussite bien entendu, de ressusciter.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;\u00e9v\u00e9nement m\u00e9diatique et de communication constituerait alors une manifestation de la crise g\u00e9n\u00e9rale qui nous affecte, dont l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement du 11 septembre 2001 a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;un des d\u00e9tonateurs-r\u00e9v\u00e9lateurs. Il serait une fa\u00e7on d&rsquo;interroger le pass\u00e9, et plus pr\u00e9cis\u00e9ment un \u00e9v\u00e9nement marquant et symboliquement exceptionnel dans le pass\u00e9, dans l&rsquo;espoir \u00e9videmment futile que le pass\u00e9 et l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement r\u00e9pondent aux questions angoiss\u00e9es et furieuses que notre grande crise g\u00e9n\u00e9rale, notre GC3 (Grande Crise de la Contre-Civilisation), suscite dans nos esprits. Le sentiment existe en effet que l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement du 11 septembre 2001 contient en lui-m\u00eame, m\u00eame si d&rsquo;une fa\u00e7on dissimul\u00e9e, dans son d\u00e9roulement, dans sa structure, dans ce qui l&rsquo;a provoqu\u00e9 et dans ce qu&rsquo;il a provoqu\u00e9, dans l&rsquo;effet formidable qu&rsquo;il a induit dans notre psychologies, nombre d&rsquo;indications qui, \u00e9clair\u00e9es par l&rsquo;intuition, permettent de bien mieux comprendre notre grande crise et l&rsquo;effondrement en cours du Syst\u00e8me. D&rsquo;une certaine fa\u00e7on, cette activit\u00e9 actuelle presque paroxystique, sinon hyst\u00e9rique, de la communication et des m\u00e9dias, essentiellement anglo-saxons, nous conduit \u00e0 envisager que la comm\u00e9moration du 10\u00e8me anniversaire de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement sera, par cette sorte d&rsquo;\u00e0-c\u00f4t\u00e9s, une crise en soi, datant, elle, de septembre 2011, et bien entendu aussi substantielle que la comm\u00e9moration sera, elle, sans le moindre substance. Le lien serait alors fait entre les deux 11 septembre, et la signification qu&rsquo;il faut donner au premier par rapport au second : le premier 9\/11 a servi de r\u00e9v\u00e9lateur psychologique, gr\u00e2ce \u00e0 un choc dont l&rsquo;effet a \u00e9t\u00e9 monstrueusement d\u00e9multipli\u00e9 par le syst\u00e8me de la communication ; ce r\u00e9v\u00e9lateur a \u00e9t\u00e9 celui de la v\u00e9rit\u00e9 de la situation de notre civilisation, ou contre-civilisation ; le second 9\/11 (l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement du <em>tsunami<\/em> m\u00e9diatique et de communication), lui, prendra acte de cela et ne pourra trouver dans le premier 9\/11 que la confirmation de ce qu&rsquo;il constate aujourd&rsquo;hui,  l&rsquo;immense champ de ruines de notre grande crise g\u00e9n\u00e9rale et de l&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me renvoyant, comme par pr\u00e9monition renvers\u00e9e, au champ de ruines de <em>Ground Zero<\/em>. Ce qui prouverait que 9\/11, le premier, a servi \u00e0 quelque chose<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 6 septembre 2011 \u00e0 09H38<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On peut dire que c&rsquo;est depuis la fin du mois d&rsquo;ao\u00fbt et, sans d\u00e9semparer depuis le 1er septembre, qu&rsquo;a commenc\u00e9 le d\u00e9ferlement d&rsquo;articles sur le th\u00e8me de l&rsquo;attaque 9\/11, essentiellement dans la presse anglo-saxonne. 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