{"id":74099,"date":"2011-09-29T07:14:03","date_gmt":"2011-09-29T07:14:03","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2011\/09\/29\/le-pessimisme-des-americains-pire-en-2011-quen-2008\/"},"modified":"2011-09-29T07:14:03","modified_gmt":"2011-09-29T07:14:03","slug":"le-pessimisme-des-americains-pire-en-2011-quen-2008","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2011\/09\/29\/le-pessimisme-des-americains-pire-en-2011-quen-2008\/","title":{"rendered":"Le pessimisme des Am\u00e9ricains pire en 2011 qu&rsquo;en 2008"},"content":{"rendered":"<p><p>La perception de la psychologie des citoyens US des \u00e9v\u00e9nements de juillet-ao\u00fbt 2011, r\u00e9unis dans une interpr\u00e9tation qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une crise sp\u00e9cifique, appara\u00eet plus pessimiste que la perception, \u00e9galement selon l&rsquo;interpr\u00e9tation d&rsquo;une crise sp\u00e9cifique, des \u00e9v\u00e9nements de septembre-octobre 2008. C&rsquo;est une int\u00e9ressante constatation expos\u00e9e par Robert Shiller, Professeur d&rsquo;\u00e9conomie \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Yale, expos\u00e9e dans un texte du <a href=\"http:\/\/english.aljazeera.net\/indepth\/opinion\/2011\/09\/2011924143540345185.html\" class=\"gen\">26 septembre 2011<\/a>, sur <em>Aljazeera.net<\/em>. Shiller s&rsquo;appuie sur les enqu\u00eates Gallup, extr\u00eamement \u00e9labor\u00e9es, mises au point depuis 1938 (vers la fin de la Grande D\u00e9pression) pour appr\u00e9cier l&rsquo;\u00e9volution psychologique de l&rsquo;opinion publique vis-\u00e0-vis des \u00e9v\u00e9nements \u00e9conomiques US.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>It might not seem that Europe&rsquo;s sovereign-debt crisis and growing concern about the United States&rsquo; debt position should shake basic economic confidence. But it apparently has. And loss of confidence, by discouraging consumption and investment, can be a self-fulfilling prophecy, causing the economic weakness that is feared. Significant drops in consumer-confidence indices in Europe and North America already reflect this perverse dynamic.<\/em> [] <em>The Gallup Index dropped sharply between the first week of July and the first week of August<\/em> []<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Apparently, the spectre of government deadlock causing a humiliating default suddenly made the US resemble the European countries that really are teetering on the brink. Europe&rsquo;s story became America&rsquo;s story. Changes in public confidence are built upon such narratives, because the human mind is very receptive to them, particularly human-interest stories. The story of a possible US default is resonant in precisely this way, implicating as it does America&rsquo;s sense of pride, fragile world dominance, and political upheavals.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Indeed, this is arguably a more captivating story than was the most intense moment of the financial crisis, in 2008, when Lehman Brothers collapsed. The drop in the Gallup Economic Confidence Index was sharper in July 2011 than it was in 2008, although the index has not yet fallen to a lower level than it reached then.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes questions pos\u00e9es avec la m\u00e9thode Gallup d\u00e9terminent une vision assez pr\u00e9cise de l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit des personnes interrog\u00e9es, et donc donnent une indication int\u00e9ressante de l&rsquo;\u00e9tat de la psychologie. L&rsquo;effet de la crise de juillet-ao\u00fbt 2011 a \u00e9t\u00e9 absolument d\u00e9vastateur puisqu&rsquo;il conduit cette psychologie dans un \u00e9tat de d\u00e9pression (d\u00e9pression psychologique indicatrice de la d\u00e9pression \u00e9conomique) d&rsquo;une fa\u00e7on plus brutale que pour la crise, pourtant absolument dramatique dans sa pr\u00e9sentation de communication, de septembre-octobre 2008.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Those answers plunged into depression territory between July and August, and the index of optimism based on answers to this question is at its lowest level since the oil-crisis-induced great recession of the early 1980s. It stood at 135, its highest-ever level, in 2000, at the very peak of the millennium stock market bubble. By May 2011, it had fallen to 88. By September, just four months later, it was down to 48. This is a much bigger downswing than was recorded in the overall consumer-confidence indices. The decline occurred over the better part of a decade, as we began to see the end of debt-driven overexpansion, and accelerated with the latest debt crisis.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The timing and substance of these consumer-survey results suggest that our fundamental outlook about the economy, at the level of the average person, is closely bound up with stories of excessive borrowing, loss of governmental and personal responsibility, and a sense that matters are beyond control. That kind of loss of confidence may well last for years<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tConform\u00e9ment \u00e0 la <em>narrative<\/em> dispens\u00e9e par les organes de communication de Syst\u00e8me et par la presse-Syst\u00e8me, le public US a per\u00e7u la crise de l&rsquo;automne 2008 comme une crise en soi, se terminant (toujours la <em>narrative<\/em>) au printemps 2009. L&rsquo;\u00e9pisode de juillet-ao\u00fbt 2011 (la dette du gouvernement US et l&rsquo;accord-bidon du 2 ao\u00fbt) est donc \u00e9galement per\u00e7u comme une autre crise en soi, sp\u00e9cifique et diff\u00e9rente. On sait que cette appr\u00e9ciation va compl\u00e8tement contre la n\u00f4tre, qui est de ne voir qu&rsquo;une seule crise qui se poursuit avec les paroxysmes successifs (un nouveau type de crise, ou <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-meme_les_crises_sont_en_crise__19_08_2011.html\" class=\"gen\">M\u00eame les crises sont en crise<\/a>) ; et encore plus, de ne voir dans cette crise financi\u00e8re et \u00e9conomique \u00e9tendue et int\u00e9gr\u00e9e dans ses \u00e9pisodes paroxystiques successifs, qu&rsquo;un \u00e9pisode ou une fraction de la crise g\u00e9n\u00e9rale du Syst\u00e8me touchant tous les domaines, ce que nous avons propos\u00e9 de d\u00e9signer comme la Grande Crise de la Contre-Civilisation (<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_crise_ferale_phase_gfc2_pour_les_amis_04_08_2011.html\" class=\"gen\">GCCC ou GC3<\/a>).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tConform\u00e9ment \u00e0 la logique dynamique de cette m\u00e9thodologie qui nous est propre, nous avons <strong>n\u00e9cessairement<\/strong> la perception d&rsquo;une aggravation de la crise g\u00e9n\u00e9rale (GC3) au travers des \u00e9pisodes successifs de paroxysme des diverses crises sectorielles ou sous-crises, int\u00e9gr\u00e9es dans cette crise centrale. Le cas int\u00e9ressant des remarques du professeur Shiller et des enqu\u00eates Gallup est que la perception du public rencontre par contre notre perception (aggravation entre septembre-octobre 2008 et juillet-ao\u00fbt 2011), avec un sentiment important en 2011 (rejoignant notre perception) d&rsquo;une perte totale de contr\u00f4le des autorit\u00e9s. Cela implique qu&rsquo;il existe <strong>objectivement<\/strong> une r\u00e9elle continuit\u00e9 dans ces crises, comme si elles \u00e9taient effectivement int\u00e9gr\u00e9es entre elles et constituaient un seul ph\u00e9nom\u00e8ne selon notre appr\u00e9ciation, parce que la perception de l&rsquo;aggravation de la situation (selon la formule de crise en crise) par le public signifie principalement l&rsquo;accumulation des effets dans le sens de l&rsquo;aggravation, donc une int\u00e9gration <em>de facto<\/em> d\u00e9montr\u00e9 dans cette int\u00e9gration des effets. On peut effectivement consid\u00e9rer alors cet ensemble de ph\u00e9nom\u00e8nes \u00e9tant interpr\u00e9t\u00e9s comme une continuit\u00e9, puis comme une int\u00e9gration, comme une situation objective,  selon notre conception de l&rsquo;objectivit\u00e9, qui n&rsquo;est pas celle d&rsquo;une vertu morale de l&rsquo;observation des situations par la raison humaine, mais celle de la v\u00e9rit\u00e9 de la situation oppos\u00e9e par les \u00e9v\u00e9nements \u00e0 l&rsquo;interpr\u00e9tation faussaire (<em>narrative<\/em>) que tente d&rsquo;en donner la raison humaine subvertie par le Syst\u00e8me. On observera \u00e9galement que le fait que le public soit beaucoup plus touch\u00e9 par les menaces pesant sur le gouvernement, en th\u00e9orie (surtout aux USA) repr\u00e9sentant du bien public, que par les menaces pesant sur l&rsquo;industrie financi\u00e8re (Wall Street et sa clique), va \u00e9galement dans le sens de la prise de conscience d&rsquo;une int\u00e9gration de la crise dans tous les domaines, puisqu&rsquo;on est avec le statut du gouvernement dans le domaine de la politique et de principes tels que la l\u00e9gitimit\u00e9. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDe cette fa\u00e7on, la psychologie collective aux USA rejoint effectivement l&rsquo;interpr\u00e9tation d&rsquo;une aggravation de la situation vers la crise-Syst\u00e8me g\u00e9n\u00e9rale. Certes, il s&rsquo;agit toujours d&rsquo;une perception de crise en crise, mais cette perception est rapidement destin\u00e9e \u00e0 notre sens, par la pression des \u00e9v\u00e9nements et la logique de la chronologie, \u00e0 d\u00e9boucher sur l&rsquo;acceptation du sch\u00e9ma d&rsquo;une crise g\u00e9n\u00e9rale int\u00e9grant toutes les crises sectorielles, et d&rsquo;une crise financi\u00e8re et \u00e9conomique elle-m\u00eame g\u00e9n\u00e9rale, int\u00e9grant 2008 et 2011 dans une m\u00eame continuit\u00e9 en aggravation jusqu&rsquo;au caract\u00e8re syst\u00e9mique. C&rsquo;est un fait important parce que cette \u00e9volution contribue largement, cela va de soi, \u00e0 la perception d&rsquo;une crise g\u00e9n\u00e9rale (GC3) du Syst\u00e8me dans la psychologie collective.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est un fait important en soi, on le comprend, mais aussi un fait important pour son interaction dans la chronologie politique. Cette \u00e9volution probable interviendrait \u00e0 un moment capital de l&rsquo;\u00e9volution politique, au d\u00e9but puis dans le cours d&rsquo;une campagne pr\u00e9sidentielle d\u00e9j\u00e0 marqu\u00e9e par des conditions chaotique. Elle devrait alors fortement contribuer \u00e0 la possibilit\u00e9 de faire de cet \u00e9v\u00e9nement de la campagne 2012 aux USA un catalyseur de toutes les tensions de crise en cours, donc conduisant effectivement \u00e0 la perception d&rsquo;une int\u00e9gration des crises sectorielles, y compris celle du fractionnement de ces crises sectorielles elles-m\u00eames, en une crise g\u00e9n\u00e9rale du Syst\u00e8me (GC3). Une telle \u00e9volution, si elle a lieu, ferait des pr\u00e9sidentielles de 2012 le paroxysme peut-\u00eatre d\u00e9cisif de la situation de crise g\u00e9n\u00e9rale enfin r\u00e9alis\u00e9e comme telle, avec toutes les cons\u00e9quences imaginables (et inimaginables) qui vont avec. Nous voulons dire, pour donner un exemple des seules cons\u00e9quences imaginables, que, dans ce sens et dans de telles conditions, la candidature d&rsquo;un marginal au programme r\u00e9volutionnaire (pour le Syst\u00e8me) comme Ron Paul pourrait d\u00e9boucher sur la possibilit\u00e9 d&rsquo;une victoire, ce qui entra\u00eenerait \u00e9videmment des cons\u00e9quences, elles, inimaginables. Nous serions alors au cur du probl\u00e8me<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 29 septembre 2011 \u00e0 07H12<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La perception de la psychologie des citoyens US des \u00e9v\u00e9nements de juillet-ao\u00fbt 2011, r\u00e9unis dans une interpr\u00e9tation qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une crise sp\u00e9cifique, appara\u00eet plus pessimiste que la perception, \u00e9galement selon l&rsquo;interpr\u00e9tation d&rsquo;une crise sp\u00e9cifique, des \u00e9v\u00e9nements de septembre-octobre 2008. 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