{"id":74188,"date":"2011-10-28T05:01:26","date_gmt":"2011-10-28T05:01:26","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2011\/10\/28\/quand-donc-hillary-prend-elle-le-temps-de-dormir\/"},"modified":"2011-10-28T05:01:26","modified_gmt":"2011-10-28T05:01:26","slug":"quand-donc-hillary-prend-elle-le-temps-de-dormir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2011\/10\/28\/quand-donc-hillary-prend-elle-le-temps-de-dormir\/","title":{"rendered":"Quand donc Hillary prend-elle le temps de dormir?"},"content":{"rendered":"<p><p>Le pouvoir am\u00e9ricaniste, ou l&rsquo;administration Obama si l&rsquo;on veut, se trouve aujourd&rsquo;hui dans les plus extr\u00eames difficult\u00e9s, entre une situation ext\u00e9rieure extr\u00eamement pressantes, notamment \u00e0 cause de ses nombreux engagements, et une situation int\u00e9rieure qui ne cesse de s&rsquo;aggraver jusqu&rsquo;\u00e0 la dissolution en une sorte de d\u00e9route g\u00e9n\u00e9rale. William Pfaff donne une excellente chronique, le <a href=\"http:\/\/www.truthdig.com\/report\/item\/the_arab_spring_gets_messy_and_even_messier_for_the_us_20111025\/?ln\" class=\"gen\">25 octobre 2011<\/a>, d\u00e9crivant les cons\u00e9quences catastrophiques que le printemps arabe produit pour les USA. Il d\u00e9crit la crise et la guerre civile libyennes, avec une victoire am\u00e9ricaniste-occidentaliste installant une situation bien pire qu&rsquo;avant la crise ; la Libye n&rsquo;\u00e9tant finalement que l&rsquo;exemple le plus spectaculaire d&rsquo;un encha\u00eenement qu&rsquo;on trouve dans tous les pays de cette <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_chaine_crisique_ddecrisis_02_04_2011.html\" class=\"gen\">cha\u00eene crisique<\/a>. (\u00ab<em>The 2011 Arab Awakening has put the United States in a situation of extreme difficulty, far from solution.<\/em>\u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl termine sur le cas d&rsquo;Hillary Clinton, en mission d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e pour tenter de contenir le raz de mar\u00e9e qui fait craquer toutes les digues, et tenter de trouver une solution pour un seul dessein  : un retrait acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 des USA (Notre soulign\u00e9 en gras dans l&rsquo;extrait ci-dessous.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>After years of democracy promotion in the Middle East, and two wars and other interventions ostensibly producing itwhile actually forced to collaborate with the most reactionary Arab regimes to promote Israeli interestsWashington in the past year has found itself saddled with one dilemma after another.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Democratic reform in Egypt, Yemen and Bahrain? Support for Palestinian freedom and autonomy? Well, actually, no. The United States is for democracy in theory but finds tyranny and obscurantist government easier to deal with in practice. That is why Secretary of State Hillary Clinton looks so wan and distraught these days, flying from one country to the next, trying to parse these dilemmas and assure conservative and pro-American friends that all will be well, while she is intelligent enough to understand that their days may be numbered, and they may not meet again this side of the Styxor its Islamic equivalent.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>She rushes aboutwhen does she sleep?because the United States simply does not know how to disentangle itself from this menacing situation. She surely understands that Pakistan and Afghanistan may separately, or under changed leaders, cooperatively turn upon the U.S. while its militarily is bogged down in one of the most inaccessible places on Earth. That conflict, with Americans the target, is possible in Iraq\/Iran. And Israel may start a war with Iran, which it will expect the United States to finish. Perhaps<\/em> <strong><em>it is time to come home<\/em><\/strong><em>. That&rsquo;s what a lot of people seem to be saying.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>But the Obama administration<\/em> <strong><em>doesn&rsquo;t know how.<\/em><\/strong>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous pourrions compl\u00e9ter notre phrase ci-dessus \u00e0 la lumi\u00e8re du commentaire de Pfaff : un retrait acc\u00e9l\u00e9r\u00e9, certes, mais l&rsquo;administration Obama ne sait pas comment s&rsquo;y prendre. Cela signifie que la direction am\u00e9ricaniste est effectivement de plus en plus persuad\u00e9e qu&rsquo;une r\u00e9duction <strong>dramatique<\/strong> des engagements ext\u00e9rieurs devient absolument n\u00e9cessaire, sinon vitale ; et cela se con\u00e7oit, chez ces dirigeants, en plus du fait m\u00eame de l&rsquo;\u00e9volution des situations ext\u00e9rieures, d&rsquo;abord \u00e0 cause de la situation int\u00e9rieure US. L&rsquo;annonce du retrait US d&rsquo;Irak \u00e0 la fin de l&rsquo;ann\u00e9e doit \u00eatre plac\u00e9e dans cette perspective d&rsquo;une politique qui commence \u00e0 se colorer d&rsquo;impulsions de panique. (Pfaff, qui donne cette explication pour l&rsquo;Irak, y ajoute la politique US en Afghanistan : \u00ab<em>and why the Pentagon now is preoccupied with how to get out of Afghanistan and Pakistan without leaving disaster behind<\/em>\u00bb.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes USA, comme tous les pays du bloc BAO, et d&rsquo;une fa\u00e7on plus g\u00e9n\u00e9rale, \u00e0 l&rsquo;image de la situation du monde en g\u00e9n\u00e9ral, voient leurs pr\u00e9occupations int\u00e9rieures prendre le pas, d&rsquo;une fa\u00e7on de plus en plus imp\u00e9rative, sur tout le reste. D\u00e9sormais, la crise g\u00e9n\u00e9rale du Syst\u00e8me \u00e9crase tout le reste et impose ses priorit\u00e9s, et la priorit\u00e9 des priorit\u00e9s pour chacun se r\u00e9sume \u00e0 la situation de d\u00e9sordre chez soi, \u00e0 la d\u00e9l\u00e9gitimation des pouvoirs dans chaque entit\u00e9, \u00e0 la col\u00e8re populaire, \u00e0 l&rsquo;effondrement des structures de pouvoir, \u00e0 l&rsquo;effondrement des moyens financiers et budg\u00e9taires et \u00e0 la catastrophe \u00e9conomique. La politique ext\u00e9rieure refl\u00e8te cette \u00e9volution en \u00e9tant r\u00e9duite elle-m\u00eame \u00e0 une d\u00e9route pure et simple. On en arrive \u00e0 un point o\u00f9 l&rsquo;on ne saurait m\u00eame plus s&rsquo;en tenir \u00e0 la caract\u00e9risation de telle ou telle politique, essentiellement am\u00e9ricaniste-occidentaliste certes, d&rsquo;\u00eatre en d\u00e9route, mais bien \u00e0 l&rsquo;application de ce jugement de la d\u00e9route g\u00e9n\u00e9rale au fait m\u00eame de la politique ext\u00e9rieure : tout se passe comme si la politique ext\u00e9rieure, d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, exprimait <strong>en soi<\/strong> la d\u00e9route g\u00e9n\u00e9rale du Syst\u00e8me lui-m\u00eame.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPfaff ajoute une note plus psychologique en \u00e9voquant le cas d&rsquo;Hillary Clinton (\u00ab<em>She rushes aboutwhen does she sleep?&#8230;<\/em>\u00bb). Il \u00e9voque ainsi justement les pressions psychologiques qui p\u00e8sent sur les directions occidentales, telles que nous les avons d\u00e9crites le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-un_effondrement_psychologique_24_10_2011.html\" class=\"gen\">24 octobre 2011<\/a>. Cet \u00e9l\u00e9ment personnel compte de plus en plus dans les \u00e9v\u00e9nements en cours et p\u00e8se de plus en plus dans les d\u00e9cisions qui sont prises et la fa\u00e7on dont les directions politiques tentent d&rsquo;organiser (!) la d\u00e9route qui caract\u00e9rise les relations internationales en g\u00e9n\u00e9ral. Pfaff juge implicitement la secr\u00e9taire d&rsquo;Etat trop \u00e9puis\u00e9e pour pouvoir aborder cette question qu&rsquo;il \u00e9voque \u00e0 la fin de son article : elle <strong>aussi<\/strong> sait bien qu&rsquo;il est temps d&rsquo;abandonner les engagements ext\u00e9rieurs des USA, mais elle <strong>aussi<\/strong>, et elle la premi\u00e8re, ne sait pas comment s&rsquo;y prendre. Son \u00e9puisement se signale essentiellement du point de vue psychologique, par le type de comportement d\u00e9plac\u00e9 (notamment \u00e0 l&rsquo;occasion de la mort de Kadhafi) qui conduit le Russe Rogozine \u00e0 qualifier, justement, les dirigeants am\u00e9ricanistes-occidentalistes de sadiques infantiles. Il s&rsquo;agit bien d&rsquo;un \u00e9puisement qui n&rsquo;a plus \u00e0 voir avec les seuls (et multiples) probl\u00e8mes des relations internationales, ni m\u00eame avec cette substance des relations internationales devenant une pure et simple d\u00e9route, mais bien avec le fait de l&rsquo;encha\u00eenement certainement psychologique, et m\u00eame quasiment physique, de ces \u00eatres (les dirigeants politiques) au Syst\u00e8me en train de s&rsquo;effondrer. Cela implique, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du jugement de l&rsquo;urgence de la situation qui devient d\u00e9sormais g\u00e9n\u00e9ral, le sentiment terrible \u00e0 la fois de la paralysie et de l&rsquo;impuissance (Il n&rsquo;est pas certain que les choses soient aussi clairement identifi\u00e9es par ceux qui subissent ces situations, mais elles sont tr\u00e8s certainement ressenties inconsciemment et touchent la psychologie \u00e0 mesure.) C&rsquo;est ce qui est implicitement r\u00e9sum\u00e9 par cette phrase, qui doit \u00eatre entendue beaucoup plus profond\u00e9ment que selon son seul c\u00f4t\u00e9 anodin : \u00ab<em>But the Obama administration<\/em> <strong><em>doesn&rsquo;t know how.<\/em><\/strong>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 28 octobre 2011 \u00e0 05H01<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le pouvoir am\u00e9ricaniste, ou l&rsquo;administration Obama si l&rsquo;on veut, se trouve aujourd&rsquo;hui dans les plus extr\u00eames difficult\u00e9s, entre une situation ext\u00e9rieure extr\u00eamement pressantes, notamment \u00e0 cause de ses nombreux engagements, et une situation int\u00e9rieure qui ne cesse de s&rsquo;aggraver jusqu&rsquo;\u00e0 la dissolution en une sorte de d\u00e9route g\u00e9n\u00e9rale. William Pfaff donne une excellente chronique, le&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[3236,10859,934,8294,2651,2803,11628,9831,857,6902,1131,3099,3014,3865],"class_list":["post-74188","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bloc-notes","tag-afghanistan","tag-chaine","tag-clinton","tag-crisique","tag-du","tag-effondrement","tag-effondrement-systeme","tag-epuisee","tag-irak","tag-libye","tag-pfaff","tag-psychologie","tag-systeme","tag-william"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74188","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=74188"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74188\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=74188"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=74188"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=74188"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}