{"id":74247,"date":"2011-11-15T06:30:51","date_gmt":"2011-11-15T06:30:51","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2011\/11\/15\/est-ce-une-putain-de-fausse-question\/"},"modified":"2011-11-15T06:30:51","modified_gmt":"2011-11-15T06:30:51","slug":"est-ce-une-putain-de-fausse-question","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2011\/11\/15\/est-ce-une-putain-de-fausse-question\/","title":{"rendered":"Est-ce \u201cune putain de fausse question\u201d ?"},"content":{"rendered":"<p><p>On dira : voici donc <em>Le Monde<\/em> qui s&rsquo;y met, en posant les questions fondamentales,  en posant <strong>la<\/strong> question fondamentale,  la putain de bonne question, dirait-on lestement (\u00e0 peine) Nous parlons de cet article du <a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/ameriques\/article\/2011\/11\/13\/les-etats-unis-un-pays-ingouvernable_1602093_3222.html\" class=\"gen\">13 novembre 2011<\/a>, avec ce titre d&rsquo;une rigueur \u00e0 la fois cart\u00e9sienne et sacril\u00e8ge : \u00ab<em>Les Etats-Unis, un pays ingouvernable?<\/em>\u00bb (Sacril\u00e8ge pour cet objet de notre v\u00e9n\u00e9ration que n&rsquo;ont cess\u00e9 d&rsquo;\u00eatre, depuis des d\u00e9cennies, sinon des si\u00e8cles, les USA, leur syst\u00e8me et l&rsquo;<em>American Dream<\/em>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe texte est de Corine Lesnes, la correspondante \u00e0 Washington du grand quotidien de r\u00e9f\u00e9rence,  quoiqu&rsquo;un peu vieillotte (la r\u00e9f\u00e9rence) ces derni\u00e8res ann\u00e9es, mais passons L&rsquo;audace semble au rendez-vous. Il s&rsquo;agit du constat que la Constitution des USA, ce texte sacr\u00e9, cette Bible, semble d\u00e9sormais impuissante \u00e0 ordonner la direction de cet immense pays (ce pays-continent, selon Raymond Aron).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>L&rsquo;Am\u00e9rique est-elle devenue ingouvernable ? Ses P\u00e8res fondateurs se sont-ils plant\u00e9s, comme le sugg\u00e9rait, fin septembre, le magazine American Prospect ? L&rsquo;incapacit\u00e9 des responsables am\u00e9ricains \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 la crise, la paralysie institutionnelle \u00e0 Washington, l&rsquo;omnipr\u00e9sence de l&rsquo;argent dans le syst\u00e8me politique ont propag\u00e9 d&rsquo;angoissantes questions aux Etats-Unis sur le mod\u00e8le lui-m\u00eame  un ph\u00e9nom\u00e8ne assez rare dans un pays qui s&rsquo;enorgueillit d&rsquo;avoir donn\u00e9 au monde les checks and balances, le savant syst\u00e8me d&rsquo;\u00e9quilibre des pouvoirs entre le pr\u00e9sident, le Congr\u00e8s et la Cour supr\u00eame qui r\u00e9git la d\u00e9mocratie am\u00e9ricaine depuis 1787.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>La Constitution a rang de religion, comme le disent eux-m\u00eames les Am\u00e9ricains<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSuivant une rapide description de ce qui fait l&rsquo;originalit\u00e9 exceptionnaliste de la Constitution (sa bri\u00e8vet\u00e9, son impr\u00e9cision, la mention permanente des grands principes qui souligne en l&rsquo;aggravant la difficult\u00e9 de leur application, les batailles permanentes d&rsquo;interpr\u00e9tation des juristes, les affrontements permanents entre ex\u00e9cutif et l\u00e9gislatif, etc.), le texte constate que l&rsquo;apparition de <em>Tea Party<\/em> a mis en question le texte sacr\u00e9. \u00ab<em>La Charte de 1787 est devenue un document assi\u00e9g\u00e9, comme l&rsquo;a titr\u00e9 Time Magazine. Le Tea Party aurait r\u00e9ussi \u00e0 imposer sa lecture, l&rsquo;id\u00e9e que les Fondateurs ont \u00e9tabli un gouvernement central faible, selon Elizabeth Wydra, juriste au Constitutional Accountability Center.<\/em>\u00bb Suivent de nombreuses citations et consultations d&rsquo;experts, de professeurs d&rsquo;Harvard, de philosophes de la Constitution,  bien plus que des philosophes du Droit, ces philosophes de la Constitution sont plut\u00f4t comme des techniciens, des m\u00e9caniciens du texte sacr\u00e9, ne doutant pas un instant que le probl\u00e8me est au niveau du rendement du moteur et nullement dans l&rsquo;esprit de la chose. \u00ab[I]<em>l semble, <\/em>dit l&rsquo;un, <em>que ce sentiment si am\u00e9ricain de notre grandeur in\u00e9vitable  culturelle, \u00e9conomique ou politique  s&rsquo;est \u00e9vanoui. Nous sommes devenus l&rsquo;Angleterre, ou Rome ou la Gr\u00e8ce.<\/em>\u00bb Un autre (le dernier cit\u00e9, le politologue Larry Sabato), a publi\u00e9 un livre (<em>A More Perfect Constitution<\/em>) o\u00f9 il propose des r\u00e9formes radicales du syst\u00e8me de direction de l&rsquo;am\u00e9ricanisme, c&rsquo;est-\u00e0-dire des r\u00e9formes radicales de la Constitution ; il termine sous la forme d&rsquo;une contradiction, ou d&rsquo;un oxymore grim\u00e9e inconsciemment en contradiction, o\u00f9 il nous dit <em>in fine<\/em> qu&rsquo;il faudrait une crise massive pour qu&rsquo;on trouve la force de lancer une telle r\u00e9forme, et qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui les choses ne conviennent pas parce que personne ne veut  ouvrir la bo\u00eete de Pandore dans des conditions qu&rsquo;on pourrait assimiler \u00e0 celles d&rsquo;une crise massive. (Ou bien, si l&rsquo;on veut aller au bout de la logique de son propos et d\u00e9passer ce stade de la contradiction, on d\u00e9bouche sur le d\u00e9monstration par l&rsquo;absurde : il faudrait un choc tel qu&rsquo;il d\u00e9truis\u00eet pratiquement les Etats-Unis, ou dans tous les cas leur infrastructure l\u00e9gale dans la puissance d&rsquo;effet impliqu\u00e9, pour qu&rsquo;on soit forc\u00e9 de changer le texte qui r\u00e9git les Etats-Unis. Ce serait la formule, effectivement, puisque le choc en question qui impliquerait rien de moins que l&rsquo;in\u00e9vitable destin de l&rsquo;\u00e9clatement des USA, par ses cons\u00e9quences institutionnelles \u00e9videntes, en v\u00e9rit\u00e9 pulv\u00e9riserait la Constitution)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Pour changer, il faudrait une crise massive, dit le professeur Sabato, une situation extr\u00eame comme une catastrophe naturelle terrible, une \u00e9pid\u00e9mie, une chute de m\u00e9t\u00e9orite. Et, aux yeux de la plupart des experts, l&rsquo;\u00e9poque est trop agit\u00e9e pour ouvrir la bo\u00eete de Pandore de la Constitution.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais finalement, nous sommes-nous interrog\u00e9s, les Etats-Unis, pays ingouvernable?, est-ce vraiment la putain de bonne question dans le cadre o\u00f9 elle est pos\u00e9e ? N&rsquo;est-ce pas, plut\u00f4t, une putain de fausse question ? Il nous a sembl\u00e9 qu&rsquo;entre ces deux interpr\u00e9tations qui forment elles-m\u00eames une autre question, r\u00e9pondent \u00e0 cette derni\u00e8re les d\u00e9clarations de l&rsquo;ancien <em>Chief Prosecutor<\/em> de la fameuse et infamante prison de Guantanamo, le colonel Morris Davis, de l&rsquo;USAF ; c&rsquo;est surtout la formulation qui, par sa violence crue, force \u00e0 la compr\u00e9hension du propos et conduisent \u00e0 la r\u00e9alisation de cette possible inversion, formulation qu&rsquo;on peut rendre en fran\u00e7ais de la sorte : Se rendant du Capitol Building et la Maison Blanche, le jour de son Inauguration, le pr\u00e9sident Obama a perdu quelque part sur le chemin une paire de testicules.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tJason Leopold, sur <em>Truthout<\/em>, le <a href=\"http:\/\/www.truth-out.org\/print\/8850\" class=\"gen\">13 novembre 2011<\/a>, consacre un long article aux r\u00e9criminations furieuses du colonel Davis \u00ab<em>There&rsquo;s a pair of testicles somewhere between the Capital Building and the White House that fell off the president after Election Day<\/em> [2008]<em>, said Davis, an Air Force colonel who spent two years as the chief prosecutor of Guantanamo military commissions, during an interview at his Washington, DC, office over the summer and in email correspondence over the past several months. He got his butt kicked. Not just with Guantanamo but with national security in general. I&rsquo;m sure there are a few areas here and there where there have been &lsquo;change,&rsquo; but to me it seems like a third Bush term when it comes to national security.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Davis is hugely disappointed that Obama reneged on a campaign promise to reject military commissions for war on terror detainees, which human rights advocates and defense attorneys have condemned as unconstitutional&#8230;<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa v\u00e9rit\u00e9, selon nous, est que la Constitution est au d\u00e9part, un document biais\u00e9 par rapport \u00e0 la chose sacr\u00e9e qu&rsquo;on en fait. L&rsquo;article du <em>Monde<\/em> rapporte les noms des principaux r\u00e9dacteurs du texte,  tous des f\u00e9d\u00e9ralistes (Hamilton) ou des opportunistes se ralliant aux f\u00e9d\u00e9ralistes (Washington), d\u00e9cid\u00e9s \u00e0 d\u00e9fendre les int\u00e9r\u00eats oligarchiques. La mention de l&rsquo;absence de Jefferson (\u00ab<em>Thomas Jefferson \u00e9tait retenu par son ambassade \u00e0 Paris<\/em>\u00bb) est un peu trop neutre et devrait se dire plut\u00f4t que c&rsquo;est gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;absence de l&rsquo;anti-f\u00e9d\u00e9raliste Jefferson, \u00e0 l&rsquo;influence consid\u00e9rable, que la Constitution put devenir ce qu&rsquo;elle fut. Il y eut assez d&rsquo;observations de Jefferson jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort pour rendre compte de ce qu&rsquo;il pensait de cette op\u00e9ration de complot \u00e0 ciel ouvert (dans le sens <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_mere_de_toutes_les_theories_du_complot__14_11_2011.html\" class=\"gen\">qu&rsquo;on sait<\/a> d\u00e9sormais), ainsi r\u00e9alis\u00e9e en 1787-1788,  de sa lettre, en tant que secr\u00e9taire d&rsquo;Etat, au pr\u00e9sident \u00e0 Washington de mai 1791, d\u00e9non\u00e7ant la corruption du Congr\u00e8s qui pourrait emporter la R\u00e9publique, jusqu&rsquo;\u00e0 ses derniers mots avant de mourir en 1825 (\u00ab<em>Tout, tout est perdu<\/em>\u00bb).  L&rsquo;esprit de la chose, du r\u00e9gime qui fut ainsi \u00e9tabli dans ce texte sacr\u00e9, est parfaitement captur\u00e9 par <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-jacques_barzun_ou_l_american_dream_destine_a_etre_fracasse_03_04_2006.html?admin=1\" class=\"gen\">Jacques Barzun<\/a>, l&rsquo;auteur d&rsquo;un magnifique <em>From Dawn to Decadence  500 Years of Western Cultural Life<\/em> :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>If anything, the aim of the american War of Independance was reactionary : back to the good old days! Taxpayers, assemblymen, traders, and householders wanted a return to the conditions before the latter-day English policies. The appeal was to the immemorial rights of Englishmen: self governments through representatives and taxation granted by local assemblies, not set arbitrarily by the king. No new Idea entailing a shift in forms of power  the marks of revolutions  was proclaimed. The 28 offenses that King George was accused of had long been familiar in England. The language of the Declaration is that of a protest against abuses of power, not of proposals for recasting the government on new principles.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa Constitution fut donc le document sacr\u00e9 le plus r\u00e9actionnaire qu&rsquo;on puisse concevoir, dans le sens le plus bas du terme r\u00e9actionnaire (protection des fortunes \u00e9tablies, camouflage de la substance du texte sous l&rsquo;habillage de la modernit\u00e9). Elle n&rsquo;est donc, dans son esprit, nullement d\u00e9pass\u00e9e mais parfaitement <strong>d&rsquo;actualit\u00e9<\/strong>. On observera que, depuis 1861-1865 et la liquidation dans le fer, le sang et le feu, de la principale opposition qu&rsquo;on sait (le Sud), sorte de spasme ultime de la prise de pouvoir par le parti des puissances d&rsquo;argent et de l&rsquo;id\u00e9al de puissance n\u00e9 du d\u00e9cha\u00eenement de la Mati\u00e8re, le syst\u00e8me de l&rsquo;am\u00e9ricanisme a remarquablement fonctionn\u00e9. Les pr\u00e9sidents qu&rsquo;il fallait, et les  plus grands d&rsquo;entre eux, au moment o\u00f9 il fallait (Lincoln, Wilson, Franklin Delano Roosevelt), ont su quelque peu pi\u00e9tiner la Constitution lorsque cela \u00e9tait n\u00e9cessaire, et la Cour Supr\u00eame en faire un chiffon de papier lorsque les exigences des extr\u00e9mismes du Syst\u00e8me l&rsquo;exigeaient (dans les ann\u00e9es 1947-1952, la Cour repoussa syst\u00e9matiquement toutes les plaintes pour violations de divers amendements, dont celui du <em>free speech<\/em>, des plaignants, victimes du maccarthysme d&rsquo;avant et de pendant McCarthy, parce que le maccarthysme \u00e9tait la doctrine officieuse mais incontestable des USA, comme le n\u00e9oconservatisme l&rsquo;est depuis 2001).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe qui rend la Constitution inad\u00e9quate aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est que plus personne, essentiellement parmi les dirigeants de l&rsquo;ex\u00e9cutif, ne dispose des testicules pour la bousculer (ne parlons pas de violer puisqu&rsquo;elle est ouverte, dans sa n\u00e9bulosit\u00e9, \u00e0 tous les vents)  dans le sens du r\u00e9formisme radical et salvateur du Syst\u00e8me, comme Obama en est la juste et vivante illustration selon le colonel Davis. Le blocage actuel n&rsquo;est pas du \u00e0 la Constitution mais \u00e0 l&rsquo;impuissance des hommes \u00e0 disposer de la Constitution selon les int\u00e9r\u00eats politiques du Syst\u00e8me, parce que le Syst\u00e8me est irr\u00e9sistiblement autodestructeur. Ces hommes sont prisonniers du syst\u00e8me de la communication, de la paralysie terrifiante de la bureaucratie, de leur propre corruption psychologique qui se traduit par une constante faiblesse dans l&rsquo;application de leurs mandats. Bien entendu, la cause profonde de cette situation est dans l&rsquo;\u00e9volution du Syst\u00e8me lui-m\u00eame, sa surpuissance au niveau du (sous) syst\u00e8me du technologisme qui engendre cette force, sa contrainte constante sur les psychologies entra\u00eenant la perte compl\u00e8te de l&rsquo;autonomie tactique et l&rsquo;affaiblissement d\u00e9cisif des caract\u00e8res des serviteurs du Syst\u00e8me, l&rsquo;exacerbation de l&#8217;embrassement syst\u00e9matique de la rh\u00e9torique extr\u00e9miste et nihiliste des forces id\u00e9ologiques, bref l&#8217;emprisonnement complet dans un Syst\u00e8me qui fait partout sentir son empire o\u00f9 la dynamique de la surpuissance se transforme en dynamique d&rsquo;autodestruction. Si Obama l&rsquo;avait voulu, par des \u00e9preuves de force bien choisies, et autant qu&rsquo;il en fallait, justement avec une Constitution aussi mall\u00e9able qu&rsquo;un discours sur la d\u00e9mocratie, il aurait impos\u00e9 au Congr\u00e8s (surtout jusqu&rsquo;en janvier 2011 o\u00f9 il y avait la majorit\u00e9) une discipline salutaire ; il aurait impos\u00e9 aux banques une certaine restriction qui aurait \u00e9t\u00e9 dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral du Syst\u00e8me, et ainsi de suite Mais Obama a perdu sa paire de <em>balls<\/em> en arrivant \u00e0 la Maison Blanche<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPar cons\u00e9quent, cette putain de fausse question est une ultime tentative de rejeter sur le dernier bastion du syst\u00e8me de l&rsquo;am\u00e9ricanisme, la sacralit\u00e9 de la Constitution, la cause du vice fondamental du syst\u00e8me de l&rsquo;am\u00e9ricanisme que sont sa soumission totale et totalement collaboratrice par rapport aux forces surpuissantes et autodestructrices du Syst\u00e8me g\u00e9n\u00e9ral lui-m\u00eame. L&rsquo;argent a toujours \u00e9t\u00e9 roi aux USA, mais il est d\u00e9sormais un roi caricatural, irresponsable, nihiliste et autodestructeur. La puissance a toujours \u00e9t\u00e9 l&rsquo;expression de l&rsquo;Am\u00e9rique mais c&rsquo;est aujourd&rsquo;hui une puissance paralys\u00e9e et impuissante. La psychologie a toujours \u00e9t\u00e9 le terrain id\u00e9al du formatage tout au long de l&rsquo;\u00e9ducation par le syst\u00e8me de l&rsquo;am\u00e9ricanisme, mais ce formatage est d\u00e9sormais celui du poison que distille le Syst\u00e8me en cours d&rsquo;autodestruction. La Constitution est, dans l&rsquo;analyse expos\u00e9e, l&rsquo;ultime bouc \u00e9missaire avant d&rsquo;atteindre au cur du processus d&rsquo;autodestruction : l&rsquo;effondrement de l&rsquo;<em>American Dream<\/em> sous la forme d&rsquo;un cauchemar qui s&rsquo;av\u00e8re \u00eatre la transcription dans la v\u00e9rit\u00e9 \u00e9veill\u00e9e de la Chute irr\u00e9m\u00e9diable du Syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 15 novembre 2011 \u00e0 06H30<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On dira : voici donc Le Monde qui s&rsquo;y met, en posant les questions fondamentales, en posant la question fondamentale, la putain de bonne question, dirait-on lestement (\u00e0 peine) Nous parlons de cet article du 13 novembre 2011, avec ce titre d&rsquo;une rigueur \u00e0 la fois cart\u00e9sienne et sacril\u00e8ge : \u00abLes Etats-Unis, un pays ingouvernable?\u00bb&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[4270,5246,4518,11683,5616,11685,3006,10033,2711,2878,6208,7646,3320,11092,11131,11684],"class_list":["post-74247","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bloc-notes","tag-autodestruction","tag-barzun","tag-constitution","tag-federaliste","tag-impuissance","tag-ingouvernable","tag-jefferson","tag-lamerique","tag-le","tag-monde","tag-obama","tag-radicale","tag-reforme","tag-sacree","tag-surpuissance","tag-testicules"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74247","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=74247"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74247\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=74247"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=74247"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=74247"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}