{"id":74266,"date":"2011-11-22T12:33:14","date_gmt":"2011-11-22T12:33:14","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2011\/11\/22\/notes-sur-la-dissolution-crisique\/"},"modified":"2011-11-22T12:33:14","modified_gmt":"2011-11-22T12:33:14","slug":"notes-sur-la-dissolution-crisique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2011\/11\/22\/notes-sur-la-dissolution-crisique\/","title":{"rendered":"Notes sur la \u201cdissolution crisique\u201c"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:2em;\">Notes sur la \u00ab\u00a0dissolution crisique\u00a0\u00bb<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Notre probl\u00e8me aujourd&rsquo;hui est, d&rsquo;une part de dresser une nomenclature des crises syst\u00e9miques, \u00e9ventuellement de les classer par ordre d&rsquo;importance, ou de priorit\u00e9, ou de potentiel d&rsquo;effets spectaculaires, d&rsquo;autre part avec pourtant, <strong>\u00e0 chaque<\/strong> instant, l&rsquo;arriv\u00e9e d&rsquo;une nouvelle crise ou d&rsquo;une crise d\u00e9j\u00e0 ancienne r\u00e9activ\u00e9e en une nouvelle phase critique. Il y avait et il y a toujours la <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_dissolution_du_pouvoir_politique_ddecrisis_14_06_2010.html\">structure crisique<\/a>, il y avait et il y a toujours la <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_chaine_crisique_ddecrisis_02_04_2011.html\">cha&icirc;ne crisique<\/a> ; il y a d\u00e9sormais la \u00ab\u00a0conflagration crisique\u00a0\u00bb qui m\u00e9lange les deux en acc\u00e9l\u00e9rant encore, si cela est possible, la contraction du temps et le rythme de l&rsquo;Histoire.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La conflagration crisique (expression temporaire, on le verra plus loin) devient, \u00e0 certains moments sp\u00e9cifiques, l&rsquo;essence paradoxalement informe, l&rsquo;essence invertie si l&rsquo;on veut, de la substance du monde directement identifi\u00e9e en un bouillonnement incandescent comme celui qui pr\u00e9c\u00e8de, ou, plut\u00f4t, qui accompagne une \u00e9ruption volcanique. Ce bouillonnement et cette \u00e9ruption, qui sont tout en mouvement catastrophiques, fixent \u00e9galement une sorte de paralysie \u00e9galement catastrophique, o&ugrave; le <em>sapiens<\/em> qui m\u00e8ne le monde ne peut que mesurer la profondeur abyssale de son impuissance ; cette paralysie s&rsquo;exprime, elle, sur un temps plus long, sur le temps constant o&ugrave; ces crises subsistent hors de leur paroxysme.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Effectivement, tout cela n&rsquo;explose pas ni ne se volatilise en un instant paroxystique qui pourrait s&rsquo;av\u00e9rer comme un Moment paradoxal de d\u00e9livrance ; non, tout cela s&rsquo;accumule, s&#8217;empile, s&rsquo;amoncelle hors des seuls paroxysmes, comme si le destin entendait d\u00e9monter l&rsquo;enti\u00e8ret\u00e9 du <em>meccano<\/em> soi-disant universel que la modernit\u00e9 a install\u00e9 comme \u00e9tant l&rsquo;aboutissement de son Grand Tout \u00e0 elle. Le Diable en rit plus que jamais, et le bon Dieu doit commencer s\u00e9rieusement \u00e0 sourire dans sa barbe.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Attablons-nous pour le festin, simplement en mentionnant quelques-uns des \u00ab\u00a0plats du jour\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">\u00ab\u00a0R\u00e9volution 2.0\u00a0\u00bb en Egypte<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Depuis trois jours, l&rsquo;Egypte s&rsquo;est embras\u00e9e&hellip; \u00ab\u00a0R\u00e9volution 2.0\u00a0\u00bb, dit-on, friand du vocabulaire <em>high tech<\/em> et \u00ab\u00a0r\u00e9seaux sociaux\u00a0\u00bb \u00e0 la fois. On esp\u00e8re toujours que les mots d\u00e9j\u00e0 dits ressusciteront ce qu&rsquo;ils ont d\u00e9j\u00e0 qualifi\u00e9, qui \u00e9tait l&rsquo;euphorie de la \u00ab\u00a0R\u00e9volution 1.0\u00a0\u00bb de f\u00e9vrier dernier.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les militaires \u00e9gyptiens, dit-on, font du \u00ab\u00a0Moubarak sans Moubarak\u00a0\u00bb, et l&rsquo;on devise \u00e0 propos de la \u00ab\u00a0r\u00e9volution trahie\u00a0\u00bb en proclamant qu&rsquo;il en faut une nouvelle. En r\u00e9alit\u00e9, les militaires ne font qu&rsquo;agiter une fois de plus tous les attributs de leur impuissance totale, lesquels comprennent \u00e9videmment les mitraillades des policiers et les chars pr\u00eats \u00e0 intervenir. On envisageait presque joyeusement d&rsquo;envahir la Syrie, et presque s\u00e9rieusement d&rsquo;attaquer l&rsquo;Iran ; pourquoi pas l&rsquo;Egypte pour commencer, certainement avec l&rsquo;aide empress\u00e9e de la Libye d\u00e9mocratis\u00e9e avec tant de brio ? En attendant, le gouvernement int\u00e9rimaire pr\u00e9sente une nouvelle fois sa capitulation, &ndash; pardon, sa d\u00e9mission, devant l&rsquo;\u00e9meute, actant son impuissance \u00e0 lui. Finauds, les militaires r\u00e9servent leur r\u00e9ponse.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est le \u00ab\u00a0printemps arabe\u00a0\u00bb, revue \u00e0 l&rsquo;aune de la crise climatique et du <em>global warming<\/em>, dont les philosophes p\u00e9troliers vous assurent, &ndash; voil\u00e0 qui est rassurant, &ndash; que l&rsquo;activit\u00e9 humaine n&rsquo;y est pour rien.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">TINA en Europe<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>La crise europ\u00e9enne, autre g\u00e2terie de l&rsquo;ann\u00e9e ne cesse, fid\u00e8le aux promesses de l&rsquo;id\u00e9e europ\u00e9iste qui ne le c\u00e8de jamais \u00e0 rien, de se d\u00e9velopper. Elle en arrive \u00e0 un point o&ugrave; les instances et les bureaucrates europ\u00e9ens peuvent se plonger \u00e0 nouveau avec d\u00e9lice dans leur argument TINA (<em>There Is No Alternative<\/em>). Il s&rsquo;agit de faire <strong>enfin<\/strong> l&rsquo;Europe, la vraie, la \u00ab\u00a0<a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-dictature_molle_type-salvador_dali_17_11_2011.html\">dictature molle<\/a>\u00a0\u00bb enfin achev\u00e9e. Apr\u00e8s le <em>Telegraph<\/em>, dont nous parlions dans notre <em>F&#038;C<\/em> du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-dictature_molle_type-salvador_dali_17_11_2011.html\">17 novembre 2011<\/a>, c&rsquo;est l&rsquo;<em>Observer<\/em> du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/business\/2011\/nov\/20\/eurozone-crisis-european-union-plans\">20 novembre 2011<\/a> qui d\u00e9taille le \u00ab\u00a0plan\u00a0\u00bb, dit du \u00ab\u00a0grand pas en avant\u00a0\u00bb, ou l&rsquo;Europe f\u00e9d\u00e9rale. (Ils ont \u00e9vit\u00e9 \u00ab\u00a0grand bon en avant\u00a0\u00bb, histoire d&rsquo;\u00e9viter de confondre avec l&rsquo;Europe type-Mao.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Tout le monde explique qu&rsquo;il n&rsquo;y a rien d&rsquo;autre \u00e0 faire (TINA), m\u00eame si personne n&rsquo;en veut (personne, c&rsquo;est-\u00e0-dire : les peuples). Cela nous vaut cette phrase immortelle du Luxembourgeois Jean-Claude Juncker :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo;<em>Nous savons tous ce qu&rsquo;il faut faire, mais nous ne savons comment nous nous ferons r\u00e9\u00e9lire une fois que nous l&rsquo;aurons fait.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Leur \u00ab\u00a0plan\u00a0\u00bb est \u00e9videmment fond\u00e9 sur la reprise de <strong>tous<\/strong> les facteurs qui ont provoqu\u00e9 la crise, \u00e0 l&rsquo;exclusion de tout autre et avec encore moins d&rsquo;entraves qu&rsquo;avant pour conduire \u00e0 la crise&hellip; Leur \u00ab\u00a0plan\u00a0\u00bb est notamment appuy\u00e9 sur la puissance vertueuse de l&rsquo;Allemagne (&laquo;<em>&hellip;the might of Germany, the only big eurozone country whose finances are considered<\/em> <strong><em>beyond reproach<\/em><\/strong>&raquo;) ; cette vertueuse Allemagne, qui rassure tant les march\u00e9s, &ndash; puisque cette Europe \u00ab\u00a0dictature molle\u00a0\u00bb est faite pour complaire aux march\u00e9s.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&hellip;Ce qui nous vaut un <em>a parte<\/em> sympathique, \u00e0 propos de la vertueuse Allemagne. Les bruits, imprim\u00e9s noir sur blanc, commencent \u00e0 se r\u00e9pandre sur l&rsquo;\u00e9tat r\u00e9el de l&rsquo;Allemagne, et sa conduite r\u00e9elle, qui commence \u00e0 se r\u00e9v\u00e8ler, \u00e0 cette lumi\u00e8re, \u00e0 peu pr\u00e8s similaire \u00e0 celle de la Gr\u00e8ce, &ndash; ou l&rsquo;Allemagne plus faussaire (\u00e0 cause de son poids) que les faussaires \u00e0 qui elle fait la le\u00e7on et qu&rsquo;elle \u00e9trangle de ses exigences. (Voir <em>Boursorama<\/em> du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.boursorama.com\/forum-politique-allemagne-les-comptes-truques-413615835-1\">19 novembre 2011<\/a>, qui reprend un article du <em>Monde<\/em> du m\u00eame jour sur les trucages allemands.) Ce qui permet \u00e0 Juncker, l&rsquo;homme qui ne sait pas comment se faire r\u00e9\u00e9lire, d&rsquo;en ajouter une autre \u00e0 sa collection des v\u00e9rit\u00e9s premi\u00e8res :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo;<em>En Allemagne, on fait souvent comme si le pays n&rsquo;avait aucun probl\u00e8me, comme si l&rsquo;Allemagne \u00e9tait exempte de dettes tandis que tous les autres auraient des dettes excessives. L&rsquo;Allemagne a une dette plus \u00e9lev\u00e9e que celle de l&rsquo;Espagne. Seulement personne ne veut le savoir ici.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>En attendant, les march\u00e9s s&rsquo;effondrent, comme d&rsquo;habitude tous les trois jours, et cette fois comme pour souligner la vertu des inspirateurs de la chose :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo;<em>Germany and France, Europe&rsquo;s cornerstone economies, were dragged into the eye of the debt storm on Monday, triggering a collapse of stock prices around the world.<\/em> (<em>Daily Telegraph<\/em> du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.telegraph.co.uk\/finance\/financialcrisis\/8905428\/French-and-German-eurozone-woes-rock-markets.html\">21 novembre 2011<\/a>).<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>La farce europ\u00e9enne se poursuit donc, que certains l&rsquo;appellent \u00ab\u00a0crise\u00a0\u00bb, d&rsquo;autres \u00ab\u00a0grand pas en avant\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">La dette du <em>Titanic<\/em><\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Ce qui est magnifique, c&rsquo;est qu&rsquo;un journaliste arrive \u00e0 faire un titre optimiste apr\u00e8s l&rsquo;extraordinaire d\u00e9b\u00e2cle du Congr\u00e8s des Etats-Unis, de sa \u00ab\u00a0<a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-moby_dick_alias_uss_titanic_sombre_22_11_2011.html\">super commission<\/a>\u00ab\u00a0, de la dette, du diable et son train. Il s&rsquo;agit du <em>Figaro<\/em> du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/conjoncture\/2011\/11\/22\/04016-20111122ARTFIG00319-la-note-americaine-preservee-malgre-l-absence-d-accord.php\">22 novembre 2011<\/a>, avec son titre : &laquo;<em>La note am\u00e9ricaine<\/em> [des agences de cotation] <em>pr\u00e9serv\u00e9e malgr\u00e9 l&rsquo;absence d&rsquo;accord<\/em>&raquo; ; ce qui ajoute le ridicule \u00e0 la farce et l&rsquo;approximation de la m\u00e9moire courte au ridicule (les USA sont d\u00e9j\u00e0 \u00ab\u00a0d\u00e9grad\u00e9s\u00a0\u00bb par <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-de_aaa_a_aa_chacun_pour_soi_06_08_2011.html\">S&#038;P<\/a>).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La crise du pouvoir est donc r\u00e9activ\u00e9e apr\u00e8s avoir laiss\u00e9 un peu d&rsquo;aire (espace, en terme naval) pour que se greffe et se d\u00e9veloppe la crise de la r\u00e9volte populaire (<em>Occupy<\/em>). Cet ensemble (crise du pouvoir + crise populaire, en plus de la crise \u00e9conomique et financvi\u00e8re) ouvre d&rsquo;une fa\u00e7on prometteuse l&rsquo;extraordinaire d\u00e9sordre de l&rsquo;ann\u00e9e 2012, avec en suppl\u00e9ment le d\u00e9fil\u00e9 du non moins extraordinaire amoncellement de m\u00e9diocrit\u00e9 que repr\u00e9sentent les candidatures r\u00e9publicaines&hellip; Bien entendu, on ne parle pas de Ron Paul, qui est non-candidat et non-\u00eatre \u00e0 la fois, dont le conseiller Doug Wead peut d\u00e9sormais se permettre d&rsquo;\u00e9crire (le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/rt.com\/news\/blogs\/contrarian-view\/ron-paul-win-imagine\/\">19 novembre 2011<\/a>, sur <em>Russia Today<\/em>) : &laquo;<em>It can happen. He can win.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il semble donc que les USA aient \u00e0 peu pr\u00e8s boucl\u00e9 leur quota r\u00e9glementaire de crises&hellip; Elles, ces crises, sont toutes pr\u00e9sentes et \u00e9voluent toutes, parall\u00e8lement, s&rsquo;alimentant les unes les autres.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">Autres crises en cours<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Faut-il poursuivre ? Peu utile, certes. Nous avons visit\u00e9 les trois grands p\u00f4les d&rsquo;activit\u00e9 crisique du Syst\u00e8me, et v\u00e9rifi\u00e9 la parfaite sant\u00e9 du processus.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les autres crises, c&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 du classique ou du tout-venant, voire du pass\u00e9 quoique toujours en activit\u00e9 et parfaitement inscrites dans la structure crisique globale ; qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de la Syrie, de l&rsquo;Iran, de la Libye ; il y a aussi l&rsquo;Afghanistan, qu&rsquo;on d\u00e9laisse beaucoup ces derniers temps, mais qui poursuit son petit bonhomme de chemin. Il y a aussi, parfois, malgr\u00e9 qu&rsquo;on croirait avoir fait le tour de la chose, une surprise qui vous attend ; comme la situation en Isra\u00ebl, o&ugrave; l&rsquo;on d\u00e9couvre que la d\u00e9mocratie est menac\u00e9e de fascisme, au point qu&rsquo;un Gid\u00e9on L\u00e9vy en arrive, dans <em>Haaretz<\/em>, le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.haaretz.com\/print-edition\/opinion\/netanyahu-is-now-the-last-hope-for-israeli-democracy-1.396003\">17 novembre 2011<\/a>, \u00e0 consid\u00e9r\u00e9 que Netanyahou \u00ab\u00a0est le dernier espoir de la d\u00e9mocratie\u00a0\u00bb contre les fascistes de son gouvernement et de la Knesseth qui m\u00e8nent une offensive g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Bri\u00e8vement r\u00e9sum\u00e9, nous dirions que le reste confirme l&rsquo;essentiel. La situation du monde n&rsquo;est plus faite que de crises, et rien que cela. La chose correspond parfaitement \u00e0 la situation du Syst\u00e8me, dont on sait qu&rsquo;il tient le monde dans ses mains.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">De la \u00ab\u00a0conflagration crisique\u00a0\u00bb \u00e0 la \u00ab\u00a0dissolution crisique\u00a0\u00bb<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Au d\u00e9but de cette analyse, nous \u00e9crivions, pour d\u00e9finir cette p\u00e9riode des quelques semaines en cours, le terme \u00ab\u00a0conflagration crisique\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0qui m\u00e9lange les deux [structure crisique et cha&icirc;ne crisique] en acc\u00e9l\u00e9rant encore, si cela est possible, la contraction du temps et le rythme de l&rsquo;Histoire\u00a0\u00bb. Finalement, et pass\u00e9e cette revue de d\u00e9tail, l&rsquo;expression est trop temporaire, trop transitoire ; essentiellement et paradoxalement, elle est trop explosive alors que ce n&rsquo;est pas d&rsquo;explosion dont il s&rsquo;agit.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les crises qui se succ\u00e8dent et s&#8217;empilent se manifestent effectivement, dans leurs pouss\u00e9es paroxystique, par un caract\u00e8re explosif. C&rsquo;est alors que l&rsquo;on en prend conscience, pour un ou deux jours, ou disons une semaine au plus (ce \u00ab\u00a0on\u00a0\u00bb d\u00e9signant la presse-Syst\u00e8me et nos directions politiques). Mais l&rsquo;essentiel est ailleurs ; il se trouve dans ceci que ces crises ayant explos\u00e9 se poursuivent sur un mode plus mineur et s&rsquo;installent, ou se renforcent quand elles existent depuis un certain temps, d&rsquo;une fa\u00e7on structurelle. C&rsquo;est alors qu&rsquo;elles font sentir leurs cons\u00e9quences les plus fondamentales, qui se r\u00e9sument en un effet essentiellement dissolvant, un peu \u00e0 la fa\u00e7on de termites (voir notre \u00ab\u00a0<a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_fable_des_termites_et_des_conduites_pourries_22_09_2008.html\">fable<\/a> des termites et des conduites pourries\u00a0\u00bb). Ainsi n&rsquo;est-ce pas vraiment le sujet de la crise lui-m\u00eame qui compte, ce sujet qui provoque l&rsquo;explosion, les paroxysmes successifs, mais cet effet dissolvant g\u00e9n\u00e9ral. Lorsque la situation n&rsquo;est plus faite que de crises se juxtaposant et se renfor\u00e7ant les unes les autres, l&rsquo;essentiel est alors l&rsquo;addition et l&rsquo;alimentation r\u00e9ciproque de ces effets dissolvants qui suscitent un courant g\u00e9n\u00e9ral de dissolution minant le Syst\u00e8me dans son enti\u00e8ret\u00e9. Peu importe le sujet de la dette, de l&rsquo;Europe, du \u00ab\u00a0printemps arabe\u00a0\u00bb, qui sont des questions conjoncturelles ; l&rsquo;essentiel est ce courant g\u00e9n\u00e9ral de dissolution dont le sujet, lui, est la survie du Syst\u00e8me dans son enti\u00e8ret\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ainsi avions-nous une hypoth\u00e8se bien pr\u00e9cise \u00e0 l&rsquo;esprit et, pour cette raison, nous parlerons de \u00ab\u00a0dissolution crisique\u00a0\u00bb plut\u00f4t que de \u00ab\u00a0conflagration crisique\u00a0\u00bb. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;une dissolution par les crises, qui repousse paradoxalement au second plan l&rsquo;aspect n\u00e9cessairement explosif d&rsquo;une crise. Les crises restent explosives, certes, mais ce sont leurs actions dissolvantes et les liens qui s&rsquo;\u00e9tablissent entre elles au travers de cette action dissolvante similaire qui conduisent \u00e0 un courant g\u00e9n\u00e9ral de dissolution du Syst\u00e8me qui s&rsquo;inscrit absolument dans la dynamique d&rsquo;autodestruction du Syst\u00e8me. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne est en train de d\u00e9truire par dissolution, la structure de la modernit\u00e9, en m\u00eame temps que le Syst\u00e8me lui-m\u00eame, &ndash; en toute logique puisque l&rsquo;une \u00e9quivaut \u00e0 l&rsquo;autre.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Notes sur la \u00ab\u00a0dissolution crisique\u00a0\u00bb Notre probl\u00e8me aujourd&rsquo;hui est, d&rsquo;une part de dresser une nomenclature des crises syst\u00e9miques, \u00e9ventuellement de les classer par ordre d&rsquo;importance, ou de priorit\u00e9, ou de potentiel d&rsquo;effets spectaculaires, d&rsquo;autre part avec pourtant, \u00e0 chaque instant, l&rsquo;arriv\u00e9e d&rsquo;une nouvelle crise ou d&rsquo;une crise d\u00e9j\u00e0 ancienne r\u00e9activ\u00e9e en une nouvelle phase critique.&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[10859,3285,8294,5252,9550,398,11710,11493,7114,7833],"class_list":["post-74266","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-analyse","tag-chaine","tag-congres","tag-crisique","tag-dette","tag-egypte","tag-europe","tag-junckers","tag-occupy","tag-structure","tag-tina"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74266","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=74266"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74266\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=74266"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=74266"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=74266"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}