{"id":74451,"date":"2012-01-26T07:05:11","date_gmt":"2012-01-26T07:05:11","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2012\/01\/26\/interferences-de-liran-dans-la-strategie-us\/"},"modified":"2012-01-26T07:05:11","modified_gmt":"2012-01-26T07:05:11","slug":"interferences-de-liran-dans-la-strategie-us","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2012\/01\/26\/interferences-de-liran-dans-la-strategie-us\/","title":{"rendered":"Interf\u00e9rences de l&rsquo;Iran dans la strat\u00e9gie US"},"content":{"rendered":"<p><p>Un aspect de la situation, op\u00e9rationnelle dans le Golfe Persique est la pr\u00e9sence changeante des porte-avions de l&rsquo;U.S. Navy, et la venue tr\u00e8s prochaine du USS <em>Enterprise<\/em>. On a d\u00e9j\u00e0 vu certaines des circonstances de ce d\u00e9ploiement, dans notre texte du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_valse_des_porte-avions_et_le_tango_bho-netanyahou_24_01_2012.html\" class=\"gen\">24 janvier 2012<\/a>, qui mentionnait notamment un texte de <em>PressTV.com<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.presstv.ir\/detail\/222475.html\" class=\"gen\">24 janvier 2012<\/a>. Nous \u00e9crivions notamment :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>A cela, on pourrait ajouter la consid\u00e9ration que l&rsquo;Iran a d\u00e9j\u00e0 ripost\u00e9<\/em> [\u00e0 la venue du USS <em>Enterprise<\/em>]<em>, si l&rsquo;on prend d&rsquo;une fa\u00e7on symbolique un texte de PressTV.com du 22 janvier 2012, pr\u00e9sentant l&rsquo;Enterprise comme un vieux rafiot \u00e0 bout de souffle: du titre (US to send old warship to Persian Gulf) \u00e0 une pr\u00e9cision dans le texte (The USS Enterprise is the oldest active duty ship in the American naval fleet and its mission dates back to the Cuban missile crisis in 1962 and the Vietnam War.).<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe texte de <em>PressTV.com<\/em> insistait sur l&rsquo;aspect plus technique que constituait le cas du d\u00e9ploiement de cette unit\u00e9, dans le cadre de la nouvelle posture strat\u00e9gique des USA (A la suite, notamment, de la <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-strategie_pour_une_impasse_06_01_2012.html\" class=\"gen\">nouvelle strat\u00e9gie<\/a> d\u00e9cid\u00e9e par le pr\u00e9sident Obama).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>US Defense Secretary Leon Panetta has vowed to maintain a fleet of eleven warships despite budget pressures, mostly to project sea power against Iran.<\/em> [] <em>On board of the oldest US aircraft carrier, the USS Enterprise, Panetta told the crowd of 1,700 sailors that the 50-year-old ship is heading to the Persian Gulf region in a direct message to Tehran. The reason we maintain a presence in the Middle East &#8230; We want them to know that we are fully prepared to deal with any contingency and it&rsquo;s better for them to try to deal with us through diplomacy, Panetta said.<\/em> [] <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The decision to maintain 11 warships comes at a time when the US economy is facing a national debt of more than USD 15 trillion after a decade of costly wars in Afghanistan and Iraq and is preparing for 487 billion dollars in defense cuts over the next 10 years. On January 5, US President Barack Obama announced the shift in Washington&rsquo;s defense strategy to reduce the expenses. The eight-page document contained no details about how broad concepts for reshaping the military  such as focusing more on Asia and less on Europe  will translate into troop or weapons cuts.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl est vrai que l&rsquo;<em>Enterprise<\/em> (50 ans de vie op\u00e9rationnelle) est le second plus vieux navire en service dans l&rsquo;U.S. Navy, apr\u00e8s le trois mats d&rsquo;entra\u00eenement de base \u00e0 la manuvre navale pour \u00e9l\u00e8ves-officiers, le USS <em>Constitution<\/em> ; donc, en r\u00e9alit\u00e9, l&rsquo;<em>Enterprise<\/em> est bien le plus vieux navire de l&rsquo;U.S. Navy tout court, si l&rsquo;on s&rsquo;en tient aux unit\u00e9s modernes classiques. <em>Wikip\u00e9dia<\/em> dit notamment <a href=\"http:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/USS_Enterprise_(CVN-65)\" class=\"gen\">ceci<\/a> du porte-avions USS <em>Enterprise<\/em> :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>The only ship of her class, Enterprise, is the second-oldest vessel in commission in the United States Navy, after the wooden-hulled, three-masted frigate USS Constitution. She was originally scheduled for decommissioning in 2014 or 2015, depending on the life of her reactors and completion of her replacement, USS Gerald R. Ford. But the National Defense Authorization Act for Fiscal Year 2010 slated the ship&rsquo;s retirement for 2013, when she will have served for 51 consecutive years, the most of any U.S. aircraft carrier. As of September 2010, Enterprise&rsquo;s home port is at Naval Station Norfolk, Virginia. She has one more deployment before her decommissioning.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tComme l&rsquo;on voit, l&rsquo;<em>Enterprise<\/em>, immobilis\u00e9 depuis fin 2010, devait \u00eatre d\u00e9commisionn\u00e9 (retir\u00e9 du service) en 2013, r\u00e9duisant la flotte des porte-avions US \u00e0 10 unit\u00e9s. L&rsquo;U.S. Navy a r\u00e9ussi \u00e0 convaincre le pr\u00e9sident de r\u00e9tablir le principe d&rsquo;une flotte de onze unit\u00e9s, en relan\u00e7ant certains travaux de modernisation de l&rsquo;<em>Enterprise<\/em> (pr\u00e8s d&rsquo;un $milliard pour cette modernisation, plus de double de ce qu&rsquo;avait co\u00fbt\u00e9 ce porte-avions neuf en dollars d&rsquo;\u00e9poque, soit $451 millions). L&rsquo;acceptation \u00e9tait th\u00e9orique, dans la mesure o\u00f9 les d\u00e9cisions prises dans le cadre de la nouvelle strat\u00e9gie, si elles tiennent compte d&rsquo;une r\u00e9duction de $450 milliards du budget du Pentagone en dix ans d\u00e9cid\u00e9e par l&rsquo;administration, ne tiennent pas compte d&rsquo;une d\u00e9sormais probable nouvelle r\u00e9duction de $500 milliards en dix ans effective \u00e0 la fin de 2012, comme suite du processus m\u00e9canique de r\u00e9duction de la dette (<em>s\u00e9questration<\/em>) de $1.200 milliards. Dans ce cas, certaines dispositions de d\u00e9veloppement de programmes correspondant \u00e0 la nouvelle strat\u00e9gie d\u00e9cid\u00e9e par Obama vont n\u00e9cessairement \u00eatre annul\u00e9es. L&rsquo;U.S. Navy pouvait craindre que ce f\u00fbt le cas pour son onzi\u00e8me porte-avions, le v\u00e9n\u00e9rable USS <em>Enterprise<\/em>, qui \u00e9tait une des d\u00e9cisions les plus vuln\u00e9rables \u00e0 cet \u00e9gard. Ce ne sera pas le cas, \u00e0 cause de l&rsquo;Iran qui a permis \u00e0 la Navy de pr\u00e9senter la remise en service de l&rsquo;<em>Enterprise<\/em> comme un fait accompli. Effectivement, la Navy a bien manuvr\u00e9, ce qui est assez normal pour une marine habitu\u00e9e \u00e0 la manuvre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa crise iranienne comme on la voit \u00e9voluer, n\u00e9cessite une forte pr\u00e9sence spectaculaire, tr\u00e8s visible, des USA, notamment pour imposer des pressions op\u00e9rationnelles mais surtout dans le champ de la communication, aussi bien sur les Isra\u00e9liens qu&rsquo;on soup\u00e7onne de vouloir lancer une attaque contre les Iraniens. Aucun syst\u00e8me n&rsquo;a de vertus plus spectaculaires \u00e0 cet \u00e9gard que le porte-avions. L&rsquo;U.S. Navy a donc profit\u00e9 de l&rsquo;occasion de cette relance de la crise pour imposer la mesure imm\u00e9diate du r\u00e9tablissement de sa flotte, avec l&rsquo;<em>Enterprise<\/em> effectivement r\u00e9int\u00e9gr\u00e9 dans la flotte active, parce qu&rsquo;elle ne disposait pas d&rsquo;assez d&rsquo;unit\u00e9s disponibles sans lui. (A cet \u00e9gard, l&rsquo;Iran a effectivement mesur\u00e9 les limites de la puissance US par rapport aux missions globales que cette puissance s&rsquo;est impos\u00e9e.) La Navy tient son renforcement, quoi qu&rsquo;il arrive, et notamment si survient, comme c&rsquo;est probable, le processus de <em>s\u00e9questration<\/em>. D&rsquo;autre part, les arguments strat\u00e9giques de la Navy sont tr\u00e8s puissants, par le pouvoir de pr\u00e9sence constante et de dissuasion des porte-avions, beaucoup plus fort que les unit\u00e9s de l&rsquo;USAF. Cela vaut particuli\u00e8rement dans le cas de la crise iranienne, o\u00f9 l&rsquo;un des enjeux de communication strat\u00e9gique est la question de la libert\u00e9 de transit naval par le d\u00e9troit d&rsquo;Ormouz.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPar cons\u00e9quent, si le processus de <em>s\u00e9questration<\/em> a effectivement lieu, d&rsquo;autres armes devront payer pour ce que la Navy s&rsquo;est arrang\u00e9 pour ne pas payer. On doute que ce soit l&rsquo;U.S. Army et le Marine Corps, d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s peu favoris\u00e9s dans la nouvelle strat\u00e9gie. La cons\u00e9quence est que l&rsquo;USAF sera l&rsquo;arme la plus expos\u00e9e et, avec elle, l&rsquo;\u00e9norme programme JSF\/F-35 dont elle est le principal acheteur et qui se trouve dans l&rsquo;\u00e9tat catastrophique qu&rsquo;on sait. (Cela sera d&rsquo;autant plus ais\u00e9 que la Navy ne fera aucune difficult\u00e9 pour abandonner la version navale, mineure dans le volume de production du programme JSF,  version dont on sait qu&rsquo;elle est fort boiteuse avec sa crosse d&rsquo;appontage qui n&rsquo;accroche <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-_jsf_fatigue_n_l_avion_embarque_qui_ne_debarquait_pas_17_01_2012.html\" class=\"gen\">rien du tout<\/a>, pour un avion dont la Navy n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 un farouche soutien.) Il est donc fort possible qu&rsquo;on d\u00e9couvre un jour que le programme JSF pourrait \u00eatre la victime de l&rsquo;actuelle crise iranienne.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 26 janvier 2012 \u00e0 07H02<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un aspect de la situation, op\u00e9rationnelle dans le Golfe Persique est la pr\u00e9sence changeante des porte-avions de l&rsquo;U.S. Navy, et la venue tr\u00e8s prochaine du USS Enterprise. 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