{"id":74613,"date":"2012-03-31T06:00:08","date_gmt":"2012-03-31T06:00:08","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2012\/03\/31\/notes-sur-la-chute-du-modele-qui-nexistait-pas\/"},"modified":"2012-03-31T06:00:08","modified_gmt":"2012-03-31T06:00:08","slug":"notes-sur-la-chute-du-modele-qui-nexistait-pas","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2012\/03\/31\/notes-sur-la-chute-du-modele-qui-nexistait-pas\/","title":{"rendered":"Notes sur la chute du \u201cmod\u00e8le\u201d qui n&rsquo;existait pas"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Notes sur la chute du mod\u00e8le qui n&rsquo;existait pas<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\tDe plus en plus d&rsquo;observations et d&rsquo;\u00e9valuations conduisent \u00e0 faire envisager que la situation en Syrie s&rsquo;est modifi\u00e9e d&rsquo;une fa\u00e7on structurelle, ou m\u00eame rupturielle, \u00e0 l&rsquo;avantage du pr\u00e9sident Assad. On a pu lire une de ces analyses sous la plume de Sharmine Narwani, puis dans une interview de <em>Russia Today<\/em> (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-comment_se_tirer_de_syrie_discretement_26_03_2012.html\" class=\"gen\">26 mars 2012<\/a>).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous-m\u00eames, le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_syrie_bientot_contre-_modele_libyen__15_03_2012.html\" class=\"gen\">15 mars 2012<\/a>, signalions combien la crise syrienne s&rsquo;\u00e9loignait de ce que les experts du bloc BAO ont pompeusement d\u00e9sign\u00e9 comme le mod\u00e8le libyen, impliquant \u00e9videmment une victoire pour le bloc :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>On pourrait alors observer qu&rsquo;on avance de plus en plus vers ce qui pourrait \u00eatre un contre-mod\u00e8le libyen, c&rsquo;est-\u00e0-dire une crise qui mettrait \u00e0 mal les entreprises du bloc BAO au nom du faux masque humanitariste et d\u00e9cr\u00e9dibiliserait toute la campagne lanc\u00e9e depuis l&rsquo;affaire libyenne. Tout l&rsquo;avantage suppos\u00e9 (qui reste \u00e0 d\u00e9montrer) de la strat\u00e9gie de l&rsquo;interventionnisme humanitariste \u00e9tablie avec le mod\u00e8le libyen pourrait alors se retourner compl\u00e8tement et appara\u00eetre comme un d\u00e9savantage dangereux, conduisant \u00e0 l&rsquo;implication des acteurs de cette strat\u00e9gie dans une affaire pouvant avoir des ramifications extr\u00eamement risqu\u00e9es.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h3>La messe est dite<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tUn texte de Patrick Cockburn, paraissant le <a href=\"http:\/\/www.counterpunch.org\/2012\/03\/26\/bid-to-overthrow-assad-fails\/\" class=\"gen\">26 mars 2012<\/a> sur le site de la Lettre d&rsquo;Information co-\u00e9dit\u00e9 par son fr\u00e8re a\u00een\u00e9 Alexander, <em>CounterPunch<\/em>, plut\u00f4t que dans son habituel relais <em>The Independent<\/em>, fait une analyse fouill\u00e9e du destin de la crise syrienne, et de ce que Cockburn estime \u00eatre, avec toutes les raisons du monde nous semble-t-il, l&rsquo;\u00e9chec du bloc BAO dans son entreprise de d\u00e9stabilisation de la Syrie, \u00e0-la-libyenne : \u00ab<em>The year-long effort to overthrow President Bashar al-Assad and his government has failed.<\/em> [] <em>Syria will not be like Libya.<\/em> [] <em>The Syrian regime will not fall without a radical change in the balance of forces<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette analyse de Patrick Cockburn donne divers \u00e9l\u00e9ments qui ont jou\u00e9 un r\u00f4le important dans le destin de la crise et ont d\u00e9marqu\u00e9 cette crise du mod\u00e8le libyen. D&rsquo;autres s&rsquo;y ajoutent, sur lesquels nous insisterons. Tous ces \u00e9l\u00e9ments diff\u00e9rencient radicalement la Syrie de la Libye, sans aucun doute, mais conduisent surtout au constat que le mod\u00e8le libyen n&rsquo;existe pas.<\/p>\n<h3>L&rsquo;\u00e9volution sur le terrain<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLa situation actuelle est clairement d\u00e9finie, selon Cockburn, par un gel de toute initiative politico-militaire s\u00e9rieuse contre le r\u00e9gime Assad, et par une nette reprise en main de la situation par les forces de l&rsquo;arm\u00e9e syrienne. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Nobody is discussing military operations, the UN Secretary-General, Ban Ki-moon, said last week. The insurgent Free Syrian Army has been driven out of strongholds in the central city of Homs, Idlib province in the north and, most recently, Deir el-Zour, in the east. Last Tuesday, Syrian soldiers supported by tanks rolled from four sides into Deir el-Zour, which is about 60 miles from the Iraqi border, forcing the rebels to flee and take shelter in homes and apartments after a short gun battle. Their retreat may make it more difficult to bring guns across the Iraq border from the overwhelmingly Sunni Anbar province. The swift Syrian army advance was in contrast with the month-long siege of the Baba Amr district of Homs which killed hundreds of people and left much of the area in ruins. Saudi Arabia and Qatar have blithely advised arming the insurgents, but there is little sign of them doing so.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes derni\u00e8res nouvelles de la situation militaire montrent la poursuite de cette reprise en main grandissante de la situation int\u00e9rieure par l&rsquo;arm\u00e9e syrienne. Des points strat\u00e9giques importants ont \u00e9t\u00e9 repris par l&rsquo;arm\u00e9e syrienne, notamment sur la ligne allant de Damas \u00e0 Alep.<\/p>\n<h3>Le mod\u00e8le virtualiste<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tSp\u00e9culation int\u00e9ressante  : pourquoi les gens du bloc BAO, si brillants dans leur intervention en Libye, sont-ils en train d&rsquo;\u00e9chouer en Syrie, et sans aucun doute selon le m\u00eame <em>modus operandi<\/em> ? La r\u00e9ponse de Cockburn, assez acceptable, repose essentiellement sur des \u00e9l\u00e9ments de communication, qui se r\u00e9sument principalement \u00e0 ceci : les dirigeants politiques du bloc BAO ont cru \u00e0 ce que tous leurs organes de communication diffusaient sur la situation en Syrie. Tout cela \u00e9tait, bien entendu, largement orient\u00e9 dans le seul sens favorable aux insurg\u00e9s. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>What went wrong for the advocates of regime change? In general, they overplayed their hand and believed too much of their own propaganda. By this January, everything they did was predicated on international military intervention, or a convincing threat of it. But this ceased to be an option on  February 4 when Russia and China vetoed a UN Security Council resolution, backed by the Arab League, calling on Assad to step down. The experience of the US, EU, NATO and the Arab Gulf states in overthrowing Muammar Gaddafi turned out to be misleading when it came to Syria.<\/em> [] <em>Watching al-Jazeera television, it might appear that heroic rebel militiamen  and at times they were heroic  had overthrown a tyrant but, in reality, military victory was almost wholly due to the NATO air assault. The militiamen were a mopping-up force who occupied territory after air strikes had cleared the way (this was also the pattern in Afghanistan in 2001 and in Iraqi Kurdistan in 2003).<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQuant \u00e0 nous, nous ne serions pas inclin\u00e9s \u00e0 parler de propagande, mais bien de virtualisme (le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_le_virtualisme_ddecrisis_21_12_2010.html\" class=\"gen\">seul virtualisme<\/a> \u00e0 demeurer), o\u00f9 la communication-Syst\u00e8me peint un tableau correspondant \u00e0 ce qu&rsquo;elle juge qui est conforme aux valeurs BAO et aux souhaits des \u00e9lites dirigeantes du bloc, et ces \u00e9lites prenant pour du comptant ce montage inconscient, irr\u00e9sistible, etc. De toutes les fa\u00e7ons, ce Syst\u00e8me install\u00e9 sur la puissance de la communication (\u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la puissance du technologisme), ne peut que s&rsquo;y r\u00e9f\u00e9rer.<\/p>\n<h3>L&rsquo;ardeur pour que les autres y aillent<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tCockburn remarque combien l&rsquo;enthousiasme fut assez faible pour un engagement <strong>r\u00e9el<\/strong> en Syrie, au contraire du cas libyen o\u00f9 un encha\u00eenement tr\u00e8s rapide des \u00e9v\u00e8nements, avec implication directe de l&rsquo;OTAN, conduisit \u00e0 une intervention presque instantan\u00e9e Face \u00e0 la Syrie, si les discours, les exhortations et les anath\u00e8mes ne manquent pas, l&rsquo;entra\u00eenement fut toujours sollicit\u00e9 et assez artificiel.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab[E]<em>verybody was in favor of somebody doing something to bring<\/em> [Assad] <em>down  so long as that somebody was somebody else. There was talk of safe havens being established on the Jordanian or Turkish borders, but neither Jordan nor Turkey showed any enthusiasm for an act that would lead immediately to armed conflict with Syria. King Abdullah of Jordan said ruefully that he had nothing against safe havens so long as they were a long way from Jordan. Turkey cooled on the idea as it became apparent that it was becoming embroiled in a regional Shia-Sunni conflict that would lead to Iran retaliating against Turkey in defense of its Syrian ally.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCes observations parcellaires sont confirm\u00e9es par ce que nous savons des relations entre les deux piliers du bloc BAO. Depuis plusieurs semaines, et dans un mode <em>crescendo<\/em>, la bureaucratie europ\u00e9enne impliqu\u00e9e dans la crise identifie une pouss\u00e9e constante des USA pour que l&rsquo;UE se mette en avant dans la crise. Par contraste, note cette bureaucratie europ\u00e9enne, les USA pr\u00e9f\u00e8rent de plus en plus s&rsquo;effacer. Cette attitude retrouve curieusement une sorte de double invers\u00e9 dans l&rsquo;affaire iranienne, intimement li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;affaire syrienne. Les Europ\u00e9ens, notamment les institutions de l&rsquo;UE, jouent un maximalisme tr\u00e8s affirm\u00e9 en faveur des sanctions contre l&rsquo;Iran, pour tenter d&rsquo;\u00e9viter la possibilit\u00e9 d&rsquo;une attaque USA-Isra\u00ebl en obligeant l&rsquo;Iran \u00e0 capituler. Le m\u00eame jeu \u00e0 contre-emploi a lieu du c\u00f4t\u00e9 US : radicalisme des sanctions pour obliger l&rsquo;Iran \u00e0 capituler et \u00e9viter une attaque isra\u00e9lienne.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSuivant une m\u00e9thodologie constante, la strat\u00e9gie du bloc BAO s&rsquo;est tr\u00e8s rapidement pervertie en une sorte de double jeu des uns et des autres, o\u00f9 le but principal est devenu, pour chacun, de ne pas \u00eatre trop impliqu\u00e9 soi-m\u00eame et de tenter de pousser les autres. Cette strat\u00e9gie accentue les divergences d&rsquo;analyse et les divisions internes, aux d\u00e9pens de tout progr\u00e8s sur le terrain. Une sorte de guerre bureaucratique au sein des alli\u00e9s  du bloc s&rsquo;est ajout\u00e9e aux projets de guerre sur le terrain, puis s&rsquo;y est substitu\u00e9, \u00e0 mesure qu&rsquo;apparut le fait que cette guerre sur le terrain n&rsquo;avait pas lieu. <\/p>\n<h3>Les r\u00e9ticences des militaires US<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;entr\u00e9e dans le jeu de d\u00e9tachement \u00e9pars d&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-une_alliance_psychiatrique_somme_toute_coutumiere_usa_et_al_qaida_20_02_2012.html\" class=\"gen\">al Qa\u00efda<\/a>, notamment venus de l&rsquo;Irak, la p\u00e9n\u00e9tration de certaines structures de l&rsquo;opposition par le m\u00eame al Qa\u00efda, on \u00e9t\u00e9 un \u00e9l\u00e9ment important, principalement pour les USA. Cockburn note : \u00ab<em>One of Barack Obama&rsquo;s themes in the presidential campaign will be that it was his administration that killed Osama bin Laden and focused, unlike President Bush, on eliminating the perpetrators of 9\/11. The White House does not want al-Qa&rsquo;ida to show signs of life, so it has been nervous of its increasing role in Syria<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAux USA, depuis le 4 f\u00e9vrier et le veto russe de l&rsquo;ONU qui a eu tout de suite une signification bien particuli\u00e8re pour eux (pr\u00e9sence possible\/probables de forces russes en Syrie), les militaires US ne dissimulent plus leur absence totale de go\u00fbt pour une implication en Syrie. La pr\u00e9sence d&rsquo;al Qa\u00efda est, entretemps, devenue un facteur important dans cette attitude d\u00e9sormais affirm\u00e9e, et renforce Obama dans sa r\u00e9solution de non-intervention.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette pr\u00e9sence d&rsquo;al Qa\u00efda et d&rsquo;autres groupes islamistes, d&rsquo;autres groupes indistincts, ind\u00e9termin\u00e9s, plus ou moins mercenaires, participe de la mosa\u00efque incontr\u00f4lable et discr\u00e9dit\u00e9e qui constitue l&rsquo;opposition au r\u00e9gime Assad. Ces divisions sont apparues tr\u00e8s vite, comme un <em>replay<\/em> en acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 de l&rsquo;\u00e9volution libyenne ; depuis le d\u00e9but de l&rsquo;ann\u00e9e, l&rsquo;image idyllique d&rsquo;une opposition vertueuse et exemplaire ne cesse de se ternir. <\/p>\n<h3>Le tournant du 4 f\u00e9vrier<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tIl y a \u00e9videmment le point fondamental quoiqu&rsquo;ext\u00e9rieur \u00e0 la Syrie, de l&rsquo;attitude de deux puissantes importantes, disposant notamment d&rsquo;un droit de veto \u00e0 l&rsquo;ONU. La Chine et la Russie ont stopp\u00e9 toute l\u00e9galisation onusienne de l&rsquo;entreprise subversive du bloc BAO, par leur vote du 4 f\u00e9vrier contre la r\u00e9solution pr\u00e9sent\u00e9e par les pays du bloc alli\u00e9s \u00e0 la Ligue Arabe. Face \u00e0 cet acte, l&rsquo;hyst\u00e9rie, d\u00e9nonc\u00e9e par Lavrov, des r\u00e9actions d&rsquo;une Rice (ambassadrice US \u00e0 l&rsquo;ONU) ou d&rsquo;un Jupp\u00e9, montre bien l&rsquo;importance de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement de ce qui commen\u00e7ait alors \u00e0 devenir <strong>leur<\/strong> d\u00e9faite.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes deux pays, Chine et Russie ont travaill\u00e9 avec constance \u00e0 faire \u00e9voluer le dossier syrien vers une position plus centriste, hors de l&rsquo;influence du bloc BAO et des entreprises d&rsquo;intervention militaire et d&rsquo;internationalisation. La nomination de Kofi Annan comme repr\u00e9sentant missionnaire de l&rsquo;ONU en Syrie (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-syrie_kofi_annan_entre_en_scene_25_02_2012.html\" class=\"gen\">25 f\u00e9vrier 2012<\/a>) a marqu\u00e9 symboliquement le succ\u00e8s de cette politique, compl\u00e9t\u00e9 par l&rsquo;acceptation par la Syrie du plan de paix propos\u00e9 par Annan.<\/p>\n<h3>La victoire a choisi son camp<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tDepuis quelques jours, l&rsquo;air \u00e0 la mode, du c\u00f4t\u00e9 du bloc et de leurs alli\u00e9s arabes, est d&rsquo;enr\u00f4ler Annan sous leur banni\u00e8re. A l&rsquo;UE, dans les couloirs, on affirme que la Russie s&rsquo;est rapproch\u00e9e de nous. Ces interpr\u00e9tations sont compl\u00e8tement sollicit\u00e9es et rel\u00e8vent d&rsquo;une vision faussaire, ou virtualiste \u00e0 nouveau. La r\u00e9alit\u00e9 est qu&rsquo;il y a, dans le p\u00e9riple de Kofi Annan, un air de d\u00e9faite,  et qu&rsquo;il faut savoir pour qui. Interview\u00e9 par <em>PressTV.com<\/em> le <a href=\"http:\/\/www.presstv.ir\/detail\/233816.html\" class=\"gen\">30 mars 2012<\/a>, le commentateur libanais Ibrahim Moussawi observe :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Now everybody knows that it is not a condition anymore that the Syrian president has to be toppled or has to go away and has to give all of the authority to his deputy. This is something that they<\/em> [<em>Qatar and Saudi Arabia<\/em>] <em>were trying to highlight even now. While if you go to Kofi Annan and we see what is really happening, it is completely a different issue. By that, I believe the Syrians have emerged a little bit victorious. I do not want to talk about defeated or victorious people here in the area. But this front that was trying to internationalize the crisis is no more there, I believe, and now they will learn to be a little modest than like being arrogant and trying to dictate their conditions on other Arab countries.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h3>Le jeu brillant des Russes<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tL\u00e0-dessus, on observera d&rsquo;une fa\u00e7on paradoxale que la Russie a jou\u00e9 un r\u00f4le central d&rsquo;interdiction de l&rsquo;internationalisation du conflit, et de sa militarisation par intervention ext\u00e9rieure, en l&rsquo;internationalisant et en le militarisant elle-m\u00eame, mais \u00e0 son avantage. Cela s&rsquo;est particuli\u00e8rement ressenti, <em>a contrario<\/em> avec la prise de position implicite des militaires am\u00e9ricanistes contre une intervention (voir les <em>Bloc-Notes<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-les_etoiles_us_ne_brillent_guere_d_enthousiasme_belliciste_08_03_2012.html\" class=\"gen\">8 mars 2012<\/a> et du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_syrie_et_la_crise_terminale_de_la_puissance_militaire_us_20_03_2012.html\" class=\"gen\">20 mars 2012<\/a>), en fonction d&rsquo;une pr\u00e9sence militaire russe de d\u00e9fense a\u00e9rienne jug\u00e9e dissuasive.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe r\u00f4le de soutien militaire direct de l&rsquo;Iran \u00e0 la Syrie a jou\u00e9 aussi un r\u00f4le important, grandement facilit\u00e9 par la pr\u00e9sence russe (des syst\u00e8mes russes de d\u00e9fense anti-a\u00e9rienne ont assur\u00e9 la protection de vols iraniens de renforcement vers la Syrie dans les zones dangereuses). Les derniers \u00e9chos (l&rsquo;affaire des forces sp\u00e9ciales russes \u00e0 Tartus, voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-marche_a_la_russe_29_03_2012.html\" class=\"gen\">29 mars 2012<\/a>) confirment ce r\u00f4le des Russes, qui ont pris le bloc BAO \u00e0 son propre jeu : un interventionnisme pro-Assad plus rapide que l&rsquo;interventionnisme anti-Assad.<\/p>\n<h3>Le tricot se d\u00e9fait<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, les rencontres de l&rsquo;opposition \u00e0 Ankara ont montr\u00e9 et montrent que ce regroupement dont le bloc BAO attendait religieusement qu&rsquo;il manifest\u00e2t une volont\u00e9 collective du peuple syrien ainsi repr\u00e9sent\u00e9e, se dissout dans des querelles sans fin, des ruptures, des scissions, des accusations r\u00e9ciproques, etc. (On compte pr\u00e8s de cent organisations diff\u00e9rentes de l&rsquo;opposition, divers exemples de p\u00e9n\u00e9trations des unes ou des autres par des extr\u00e9mistes type al Qa\u00efda, notamment venus d&rsquo;Irak, etc.) Certains pays du Golfe, le groupe en pointe repr\u00e9sentant une pr\u00e9tendue l\u00e9gitimit\u00e9 arabe dans cette affaire, prennent leurs distances et songent \u00e0 reprendre langue avec Assad. (Notamment le Kowe\u00eft et les Emirats Arabes Unis.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAu sommet de la Ligue Arabe, \u00e0 Bagdad, Saoudiens et Irakiens se sont violemment affront\u00e9s sur la question syrienne, entre anti- et pro-Assad. Les cinq membres du BRICS ont affirm\u00e9 dans un communiqu\u00e9 commun, ce <a href=\"http:\/\/rt.com\/politics\/brics-medvedev-syria-aid-732\/\" class=\"gen\">29 mars 2012<\/a>, qu&rsquo;ils estimaient inacceptable toute intervention \u00e9trang\u00e8re en Syrie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEt ainsi de suite, et ainsi a-t-on l&rsquo;impression d&rsquo;une <em>narrative<\/em> qui se d\u00e9fait comme on d\u00e9tricote un tricot ; le mod\u00e8le libyen semble se dissoudre, comme neige au soleil.<\/p>\n<h3>La Syrie reste un centre d&rsquo;agitation<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tBien entendu, Il n&rsquo;y a pas ici d&rsquo;affirmation de la fin de la crise syrienne mais bien de l&rsquo;\u00e9chec du coup contre Assad et de la r\u00e9p\u00e9tition du mod\u00e8le libyen. C&rsquo;est la fin d&rsquo;une phase de la crise, celle qu&rsquo;a machin\u00e9e le bloc BAO, qui se termine \u00e0 son d\u00e9savantage marqu\u00e9, certainement par rapport \u00e0 ses ambitions.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAu contraire pour le reste, \u00e0 notre sens, la Syrie reste un centre fondamental d&rsquo;agitation, et m\u00eame un centre acc\u00e9l\u00e9rant et \u00e9largissant cette agitation, en m\u00eame temps que s&rsquo;int\u00e9grant de plus en plus clairement dans la crise g\u00e9n\u00e9rale de la r\u00e9gion, qui va de l&rsquo;Iran \u00e0 l&rsquo;Egypte en passant par la Palestine, et s&rsquo;int\u00e9grant \u00e0 son tour compl\u00e8tement dans la <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_crise_haute_ddecrisis_20_02_2012.html\" class=\"gen\">crise haute<\/a>. Il est plus que probable que la Syrie va \u00e9galement servir de point de concentration pour des contre-offensives, soit directement op\u00e9rationnelles, soit encore plus par pressions diverses, de pays comme l&rsquo;Iran et la Russie.<\/p>\n<h3>L&rsquo;exception confirmant la r\u00e8gle<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tR\u00e9trospectivement, on est conduit \u00e0 observer que le mod\u00e8le libyen fut bien ce que le syst\u00e8me de la communication nous sugg\u00e9ra qu&rsquo;il \u00e9tait, d\u00e8s les premi\u00e8res circonstances qui le suscit\u00e8rent. Malgr\u00e9 diverses hypoth\u00e8ses sur des plans d&rsquo;investissement h\u00e9g\u00e9moniques, diverses agitations de services de renseignement ou de forces sp\u00e9ciales, ce fut d&rsquo;abord un coup de communication r\u00e9alis\u00e9 par la paire BHL-Sarko. Saisissant une occasion, croyant \u00e0 une opportunit\u00e9, chacun avec les arri\u00e8re-pens\u00e9es personnelles habituelles, ils prirent tout le monde de vitesse,  \u00e0 commencer par le pauvre Jupp\u00e9 descendant du <M>Thalys<D> Bruxelles-Paris le 10 mars et apprenant la nouvelle de la rencontre BHL-Sarko et de l&rsquo;engagement fran\u00e7ais. (<em>Le Figaro<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/international\/2011\/03\/18\/01003-20110318ARTFIG00671-la-campagne-libyenne-de-bernard-henri-levy.php\" class=\"gen\">18 mars 2011<\/a> : \u00ab <em>Alain Jupp\u00e9 descend du Thalys \u00e0 Bruxelles. Les cam\u00e9ras se jettent sur lui. Le masque. Manifestement, le ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res n&rsquo;est au courant de rien.<\/em> \u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe reste fut un encha\u00eenement o\u00f9 le rythme m\u00eame des choses d\u00e9passa toute conception, toute planification, toute prospective. Le vote \u00e0 l&rsquo;ONU fit d&rsquo;autres cocus (les Russes, qui jur\u00e8rent qu&rsquo;on ne les y reprendrait plus,  serment tenu), et l&rsquo;intervention imm\u00e9diate des Fran\u00e7ais emballa le tout en bloquant la m\u00e9canique de l&rsquo;intervention. L&rsquo;OTAN verrouilla le processus op\u00e9rationnel.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes conditions propres \u00e0 la Libye, sa localisation g\u00e9ographique, la pouss\u00e9e de communication dans un seul sens firent le reste. Ce ne fut pas un mod\u00e8le mais un guet-apens, un traquenard, o\u00f9, finalement, tout le monde fut pris \u00e0 son propre pi\u00e8ge, comme s&rsquo;il y avait autant de pi\u00e8ges que de participants ; guet-apens et traquenard de la surpuissance du Syst\u00e8me, finalement, et des tentations d&rsquo;user follement de cette surpuissance que le Syst\u00e8me donne \u00e0 ceux (type BHL-Sarko) qu&rsquo;il asservit&#8230; La r\u00e9alit\u00e9 de la Libye d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, qui n&rsquo;int\u00e9resse plus personne, est une sorte de repose en guerre du mod\u00e8le libyen.<\/p>\n<h3>Le mod\u00e8le libyen n&rsquo;existe pas<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est sans doute \u00e0 cette occasion que le virtualisme (l&rsquo;auto-virtualisation) de l&rsquo;affaire libyenne a fonctionn\u00e9 en mode <em>turbo<\/em>. La <em>narrative<\/em> de la cha\u00eene lib\u00e9ratrice, essaimant la d\u00e9mocratie-BAO de dictateur abattu en dictateur abattu a enfi\u00e9vr\u00e9 les esprit, dans le mode <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_maniaco-depression_du_monde_ddecrisis_19_01_2012.html\" class=\"gen\">maniaque<\/a> qui nous est familier. C&rsquo;est un ph\u00e9nom\u00e8ne remarquable et inoubliable d&rsquo;avoir vu toute l&rsquo;<em>intelligentsia<\/em> occidentaliste, fran\u00e7aise au premier rang, reprendre \u00e0 son compte les fantasmes \u00e9nerv\u00e9s des <em>neocons<\/em> et du philosophe G.W. Bush,  Dieu sait si on l&rsquo;avait ridiculis\u00e9, celui-l\u00e0 Ce serait donc la Syrie apr\u00e8s la Libye.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa critique s&rsquo;\u00e9puise devant ce monument de vide et de creux qui fut \u00e9difi\u00e9 \u00e0 cette occasion. Par cons\u00e9quent, nous serions inclin\u00e9s \u00e0 laisser parler notre intuition pour donner une explication acceptable \u00e0 cette extraordinaire entreprise de trompe-l&rsquo;il (l&rsquo;il tromp\u00e9 \u00e9tant celui du coupable sans conscience de l&rsquo;\u00eatre, avant tout autre). Il s&rsquo;agirait donc de l&rsquo;hypoth\u00e8se de la v\u00e9rit\u00e9 \u00e0 cet \u00e9gard, qui serait que l&rsquo;op\u00e9ration BHL, la <em>narrative<\/em> du mod\u00e8le libyen, l&rsquo;encha\u00eenement sur la Syrie et toutes les pompeuses explications qui entourent cette floraison d&rsquo;interventionnisme lib\u00e9rateur, feraient partie int\u00e9grante et quasiment exclusive de l&rsquo;effondrement psychologique en cours des directions politiques occidentales.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCet effondrement passe n\u00e9cessairement, dans l&rsquo;environnement de la communication, par une exacerbation de l&rsquo;hypomanie, ou \u00e9pisode maniaque, qui est d&rsquo;autant plus affirm\u00e9 que le syst\u00e8me de la communication l&rsquo;entretient, en en subissant lui-m\u00eame les effets. L&rsquo;extraordinaire cloisonnement qui caract\u00e9rise les structures de tous les pouvoirs et de toutes les bureaucraties du Syst\u00e8me a emp\u00each\u00e9 une riposte de blocage de l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment plus raisonnable du Syst\u00e8me, distinguant les risques de l&rsquo;aventure.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette successions de catastrophes sans aucune substance ni le moindre sens ne sollicite aucune autre explication, le relais de la surpuissance du syst\u00e8me du technologisme, <em>Rafale<\/em> \u00e0 contre-emploi inclus, faisant le reste et suffisant \u00e0 provoquer les \u00e9v\u00e8nements terrestres, fort impressionnants, qui importent. L&#8217;emballage est fourni par les analyses pompeuses de la raison subvertie des experts, eux aussi emport\u00e9s au pas de l&rsquo;oie.<\/p>\n<h3>Dans l&rsquo;il du cyclone de la crise haute<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tDans ce type de situation, on ne s&rsquo;avoue jamais v\u00e9cu, on n&rsquo;accepte aucune des le\u00e7ons de l&rsquo;exp\u00e9rience. C&rsquo;est pourquoi,  notamment et parmi d&rsquo;autres raisons, certes, , nous croyons, comme nous l&rsquo;avons dit plus haut, que la crise syrienne n&rsquo;est pas finie. Mais, cette fois, il n&rsquo;est plus question de mod\u00e8le libyen, mais de catastrophes en perspective, et de catastrophes in\u00e9dites, o\u00f9 les aventuriers am\u00e9ricanistes-occidentalistes, inconscients de l&rsquo;enjeu, ne seront pas en reste de vilaines plaies et bosses.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes plus ardents dans la folie sont et restent les Fran\u00e7ais, \u00e0 l&rsquo;image de leur pr\u00e9sident sortant qui veut \u00eatre r\u00e9\u00e9lu, l&rsquo;homme qui compare l&rsquo;affaire de Toulouse \u00e0 l&rsquo;attaque du 11 septembre 2012. Actuellement, les Fran\u00e7ais inondent les Russes de notes confidentielles pour les avertir que les Saoudiens et les Qataris deviennent incontr\u00f4lables, qu&rsquo;ils vont susciter une extraordinaire floraison de terrorisme hyper-islamistes (sunnites-<em>turbo<\/em>, ou salafistes <em>high tech<\/em>), qu&rsquo;il importe absolument de les arr\u00eater en leur offrant d&rsquo;une fa\u00e7on raisonnable et ma\u00eetris\u00e9e, mais sur un plateau, ce qu&rsquo;ils veulent obtenir par le d\u00e9cha\u00eenement de la recherche du Grand Califat : la t\u00eate d&rsquo;Assad Ainsi, \u00e0 Paris, en toute raison cart\u00e9sienne, pense-t-on se mettre les Russes dans sa poche. Cela nous para\u00eet un peu court, et les Russes pourraient avoir l&rsquo;id\u00e9e inverse (surarmer Assad pour en faire un \u00e9cran face \u00e0 l&rsquo;invasion sunno-salafiste, sans doute avec l&rsquo;aide du <em>Mossad<\/em>).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAu contraire du mod\u00e8le libyen, la Syrie se trouve presque au milieu de la marmite, elle n&rsquo;est pas loin de l&rsquo;il de la crise haute, comme on parle de l&rsquo;il du cyclone. Il existe <strong>n\u00e9cessairement<\/strong> des sc\u00e9narios qu&rsquo;on qualifierait de catastrophes ou  de bouffons c&rsquo;est selon, parce que la crise haute favorise l&rsquo;encha\u00eenement de ces choses. Une r\u00e9\u00e9lection (surprise par rapport aux appr\u00e9ciations courantes) de Sarko, tel qu&rsquo;il est, hypomaniaque et nouvellement chauff\u00e9 \u00e0 blanc depuis l&rsquo;affaire de Toulouse, pourrait en \u00eatre une des clefs&#8230; Mais il y en a d&rsquo;autres, des clefs, si celle-l\u00e0 ne se mat\u00e9rialise pas.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Notes sur la chute du mod\u00e8le qui n&rsquo;existait pas De plus en plus d&rsquo;observations et d&rsquo;\u00e9valuations conduisent \u00e0 faire envisager que la situation en Syrie s&rsquo;est modifi\u00e9e d&rsquo;une fa\u00e7on structurelle, ou m\u00eame rupturielle, \u00e0 l&rsquo;avantage du pr\u00e9sident Assad. On a pu lire une de ces analyses sous la plume de Sharmine Narwani, puis dans une&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[3],"tags":[3936,3417,1135,3228,5714,8173,10349,6902,3164,4242,2730,4590,3867,610],"class_list":["post-74613","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-analyse","tag-al","tag-bhl","tag-cockburn","tag-crise","tag-haute","tag-intervention","tag-juppe","tag-libye","tag-militaire","tag-qaida","tag-russie","tag-sarkozy","tag-syrie","tag-virtualisme"],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74613","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=74613"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74613\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=74613"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=74613"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=74613"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}