{"id":74629,"date":"2012-04-06T12:50:00","date_gmt":"2012-04-06T12:50:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2012\/04\/06\/1972-2012-le-club-de-rome-persiste-et-signe\/"},"modified":"2012-04-06T12:50:00","modified_gmt":"2012-04-06T12:50:00","slug":"1972-2012-le-club-de-rome-persiste-et-signe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2012\/04\/06\/1972-2012-le-club-de-rome-persiste-et-signe\/","title":{"rendered":"1972-2012 : le Club de Rome persiste et signe"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">1972-2012 : le Club de Rome persiste et signe<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tIl y a quelques semaines, le Club de Rome f\u00eatait le quaranti\u00e8me anniversaire de son  fameux rapport (surnomm\u00e9 \u00ab<em>Halte \u00e0 la croissance?<\/em>\u00bb), lequel avait \u00e9t\u00e9 boucl\u00e9 et pr\u00e9sent\u00e9 au public le 1er mars 1972, \u00e0 partir d&rsquo;une commande faite par le m\u00eame Club de Rome (cr\u00e9\u00e9 en 1968) au Massachusetts Institute of Technology (MIT) en 1970. Cette c\u00e9l\u00e9bration a donn\u00e9 lieu \u00e0 un symposium le 1er mars 2012, dont la rapport est pr\u00e9sent\u00e9 sur le site du Club de Rome (curieusement, puisque le texte pr\u00e9sente l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement du s\u00e9minaire 1er mars 2012 comme accompli, \u00e0 la date du <a href=\"http:\/\/www.clubofrome.org\/?p=3392\" class=\"gen\">21 d\u00e9cembre 2011<\/a>). Un peu plus d&rsquo;un mois plus tard, le magazine du Smithsonian Institute, le <em>Smithsonian Magazine<\/em>, rend public ce <a href=\"http:\/\/www.smithsonianmag.com\/science-nature\/Looking-Back-on-the-Limits-of-Growth.html#ixzz1rEEVUFqq\" class=\"gen\">5 avril 2012<\/a>, extrait de son num\u00e9ro d&rsquo;avril 2012, les r\u00e9sultats d&rsquo;une version actualis\u00e9e pour 2012, du rapport de 1972. Il s&rsquo;agit, si l&rsquo;on veut, d&rsquo;un second rapport, utilisant la m\u00eame m\u00e9thodologie que le <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Halte_\u00e0_la_croissance_%3F\" class=\"gen\">premier<\/a>, avec les raffinements dus au temps, avec les m\u00eames acteurs, le <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Club_de_Rome\" class=\"gen\">Club de Rome<\/a> commanditaire et le MIT comme ex\u00e9cutant.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSans r\u00e9elle surprise, le rapport de 2012 confirme celui de 1972 qui donnait soixante ans pour un effondrement du syst\u00e8me \u00e9conomique confront\u00e9 aux limites des ressources disponibles et \u00e0 la d\u00e9gradation de l&rsquo;environnement ; par cons\u00e9quent, la p\u00e9riode de 2030-2032 est confirm\u00e9e pour l&rsquo;effondrement de ce syst\u00e8me,  lequel n&rsquo;est pas n\u00e9cessairement le Syst\u00e8me tel que nous nous le d\u00e9signons, mais, \u00e9ventuellement, seulement une partie de celui-ci. Quelques mots du <em>Smithsonian Magazine<\/em>, symbolis\u00e9s par la formule (in)volontairement d&rsquo;une ironie lugubre,  \u00ab<em>The world is on track for disaster<\/em>\u00bb,  autrement dit, tout se d\u00e9roule selon le plan pr\u00e9vu pour parvenir au d\u00e9sastre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Recent research supports the conclusions of a controversial environmental study released 40 years ago: The world is on track for disaster. So says Australian physicist Graham Turner, who revisited perhaps the most groundbreaking academic work of the 1970s,The Limits to Growth. Written by MIT researchers for an international think tank, the Club of Rome, the study used computers to model several possible future scenarios. The business-as-usual scenario estimated that if human beings continued to consume more than nature was capable of providing, global economic collapse and precipitous population decline could occur by 2030.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEncha\u00eenons aussit\u00f4t par une d\u00e9claration d&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-de_l_inconnaissance_du_systeme_13_07_2011.html\" class=\"gen\">inconnaissance<\/a>, exactement comme on parlerait d&rsquo;une <strong>d\u00e9claration d&rsquo;ind\u00e9pendance<\/strong> (de l&rsquo;esprit et de son jugement). Tr\u00e8s peu nous importe d&rsquo;\u00e9valuer, de comparer, de juger, de pol\u00e9miquer ou d&rsquo;approuver, etc., par rapport au Club de Rome ou ce qu&rsquo;il en reste, pour ou contre, avec le rapport de 1972, avec son actualisation de 2012, en fonction de la m\u00e9thodologie, de la science \u00e9conomique, des intentions politiques, etc. Tout cela est fourgu\u00e9, pour notre compte, dans l&rsquo;armoire de l&rsquo;inconnaissance dont le but est d&rsquo;\u00e9liminer, au travers des digressions accessoires et r\u00e9ductionnistes qu&rsquo;implique cette sorte de mise en cause ou de pol\u00e9mique, les obstacles sur la route d&rsquo;une r\u00e9flexion et d&rsquo;un jugement fondamentaux. Simplement, observons que ce rapport-2012 et ce qu&rsquo;il nous dit confirment d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale ce qui est dans tous les esprits qui se sentent concern\u00e9s par ce probl\u00e8me du sort du monde. Ajoutons cette autre remarque, ce constat qu&rsquo;alert\u00e9 ce matin sur l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement par un article (le <a href=\"http:\/\/rt.com\/usa\/news\/global-collapse-mit-predict-376\/\" class=\"gen\">5 avril 2012<\/a>) de <em>Russia Today<\/em>, nous avons trouv\u00e9 (ce matin) plus de dix pages de <em>Yahoo<\/em> d\u00e9taillant les sites qui reprennent l&rsquo;article du <a href=\"http:\/\/www.smithsonianmag.com\/science-nature\/Looking-Back-on-the-Limits-of-Growth.html#ixzz1rEEVUFqq\" class=\"gen\">5 avril 2012<\/a> du <em>Smithsonian Magazine<\/em> ;  dans cette quasi centaines de r\u00e9f\u00e9rences, aucune d&rsquo;un grand m\u00e9dia-Syst\u00e8me ; les choses vont peut-\u00eatre changer, mais telle \u00e9tait la situation ce matin.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&#8230;Il est vrai qu&rsquo;en 2012, une resuc\u00e9e du rapport du Club de Rome indiquant que tout se passe comme pr\u00e9vu,  c&rsquo;est-\u00e0-dire vers l&rsquo;effondrement, dans le mode <em>business as usual<\/em>,  ne devrait pas \u00eatre aussi populaire dans les instruments de communication du Syst\u00e8me que l&rsquo;\u00e9dition de 1972, qui avait le m\u00e9rite de la nouveaut\u00e9, du sensationnel, de la vertu critique \u00e0 assez bon compte de ce qu&rsquo;on supposait alors n&rsquo;\u00eatre que les exc\u00e8s du Syst\u00e8me, sans mise en cause r\u00e9elle du Syst\u00e8me, tout cela sans urgence (60 ans, c&rsquo;est long) ni mesures imm\u00e9diates \u00e0 prendre. En 2012, comme on n&rsquo;en ignore rien, c&rsquo;est une autre affaire, parce qu&rsquo;il y a urgence, que 2030 pour l&rsquo;effondrement para\u00eet une pr\u00e9vision bien optimiste, que ce qui est en cause c&rsquo;est bien le Syst\u00e8me lui-m\u00eame. (Cela, malgr\u00e9 les pr\u00e9cautions, ou vaines esp\u00e9rances, que glissent les commentateurs du rapport cuv\u00e9e-2012, qu&rsquo;il est encore temps de prendre les mesures n\u00e9cessaires pour \u00e9viter le <em>collapsus<\/em> ; vaines parce que, \u00e0 notre sens, le Syst\u00e8me est totalement incapable de s&rsquo;imposer les r\u00e9formes d&rsquo;auto restriction qui pourraient faire croire, en th\u00e9orie et pour un certain temps, qu&rsquo;il pourrait se sauver lui-m\u00eame.) Ces remarques se traduisent, pour nous, par la profonde conviction que cette publication du rapport-2012, comme toutes celles du m\u00eame genre, ne changera rien \u00e0 la course du Syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais un avantage de cette publication est de faire justice d&rsquo;un certain nombre d&rsquo;agitations que nous connaissons depuis quelques ann\u00e9es, avec diverses pol\u00e9miques qui brouillent compl\u00e8tement l&rsquo;\u00e9valuation fondamentale de la situation. Le rapport concerne \u00e0 la fois la question de l&rsquo;\u00e9puisement des ressources et, au-del\u00e0, d&rsquo;une fa\u00e7on plus g\u00e9n\u00e9rale, le saccage catastrophique de l&rsquo;environnement sous toutes ses formes,  ce que nous serions tent\u00e9s de d\u00e9signer plus simplement comme la destruction du monde,  et l&rsquo;\u00e9volution du Syst\u00e8me par rapport \u00e0 ces choses, et sa responsabilit\u00e9 \u00e9vidente et exclusive dans la forme constat\u00e9e de cette dynamique. Cette question a, depuis quelques ann\u00e9es, depuis que la catastrophe commence \u00e0 chauffer (climatiquement ou pas), \u00e9t\u00e9 notablement d\u00e9lay\u00e9e, fractionn\u00e9e, etc., par des pol\u00e9miques fondamentalement r\u00e9ductionnistes. On pense \u00e9videmment, pour le cas sp\u00e9cifiquement envisag\u00e9 ici, \u00e0 la pol\u00e9mique sur le <em>global warming<\/em>, ou crise climatique. La question de la crise climatique n&rsquo;est qu&rsquo;une partie de la question bien plus vaste de l&rsquo;entreprise g\u00e9n\u00e9rale de la destruction du monde et, comme tout processus r\u00e9ductionniste de cette sorte, son traitement sp\u00e9cifique et n\u00e9cessairement pol\u00e9mique conduit \u00e0 des positions directement ou indirectement id\u00e9ologiques qui se r\u00e9duisent \u00e0 elles-m\u00eames, et s&rsquo;enferment dans des d\u00e9bats de plus en plus contraints, de plus en plus repli\u00e9s sur eux-m\u00eames,  cela, bien entendu, sans \u00e9voquer en plus les interf\u00e9rences des int\u00e9r\u00eats en jeu qui prennent le masque du d\u00e9sint\u00e9ressement pour intervenir. Ainsi s&rsquo;\u00e9loigne-t-on \u00e9videmment du d\u00e9bat qui est le cur de tout, celui de la destruction du monde, qui est l&rsquo;un des piliers du d\u00e9bat ontologique sur le Syst\u00e8me : si le produit du Syst\u00e8me est la destruction du monde, alors le Syst\u00e8me est bien le Mal dans toute sa surpuissance et il ne peut \u00eatre question d&rsquo;autre chose que se battre contre lui jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort compl\u00e8te, sans perdre de son \u00e9nergie intellectuelle dans des interrogations sur des occurrences accessoires de ses effets Face \u00e0 cette observation qui emporte tout, la pol\u00e9mique sur le <em>global warming<\/em> fait penser \u00e0 la fable habituelle sur la malade qui meurt gu\u00e9ri, puisque l&rsquo;un ou l&rsquo;autre parti, apr\u00e8s des ann\u00e9es de pol\u00e9mique \u00e9puisante, se retrouverait proclamant ainsi j&rsquo;avais raison dans les fracas de l&rsquo;effondrement du monde, apr\u00e8s qu&rsquo;il aurait \u00e9t\u00e9 prouv\u00e9 que, de toutes les fa\u00e7ons,  et ce que nous savons d&rsquo;ailleurs,  ce n&rsquo;\u00e9tait pas la seule crise climatique, r\u00e9elle ou pas, caus\u00e9e par l&rsquo;action humaine ou pas, qui en \u00e9tait la cause. Dans ce cas, comme dans celui \u00e9voqu\u00e9 plus haut mais dans une autre occurrence, l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-inconnaissance_climat_derrida_deleuze_et_cie__18_07_2011.html\" class=\"gen\">inconnaissance<\/a> doit d\u00e9ployer toute sa vertu.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQuoi qu&rsquo;il en soit, esp\u00e9rons qu&rsquo;une bonne publicit\u00e9 sera faite finalement, ne serait-ce au moins que par l&rsquo;Internet, \u00e0 cet \u00e9v\u00e9nement d&rsquo;un rapport-1972, renouvel\u00e9 cuv\u00e9e-2012. Il s&rsquo;agit effectivement de cette constante bataille contre le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_crise_haute_ddecrisis_20_02_2012.html\" class=\"gen\">n\u00e9gationnisme<\/a> de la grand crise, ou crise haute ; tout ce qui contribue \u00e0 attirer l&rsquo;attention sur la marche catastrophique du Syst\u00e8me, quelles qu&rsquo;en soient les conditions, est bienvenu. Il s&rsquo;agit effectivement que les \u00e9l\u00e9ments \u00e9pars v\u00e9hicul\u00e9s par le syst\u00e8me de la communication contribuent tous \u00e0 mettre en \u00e9vidence la course catastrophique du Syst\u00e8me, et la confirmation, dont ces rapports 1972-2012 sont une \u00e9minente contribution, de l&rsquo;encha\u00eenement surpuissance-autodestruction. Dans cette bataille pour la mise en \u00e9vidence de la <strong>v\u00e9rit\u00e9<\/strong> du Syst\u00e8me, les psychologies et les effets qu&rsquo;elles subissent jouent un r\u00f4le central dans l&rsquo;\u00e9volution des choses ; autant que de nous rappeler des \u00e9ch\u00e9ances qui nous paraissent d&rsquo;ailleurs bien optimistes, le rapport-2012 aura pour effet de renforcer la charge pesant sur la psychologie, pour que celle-ci per\u00e7oive encore mieux la r\u00e9alit\u00e9 de la crise en cours,  d&rsquo;ailleurs notablement plus grave et pressante que nous l&rsquo;expose le rapport, qui ne prend en compte que la dimension \u00e9conomique (avec ses cons\u00e9quences g\u00e9n\u00e9rales).<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 6 avril 2012 \u00e0 12H39<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1972-2012 : le Club de Rome persiste et signe Il y a quelques semaines, le Club de Rome f\u00eatait le quaranti\u00e8me anniversaire de son fameux rapport (surnomm\u00e9 \u00abHalte \u00e0 la croissance?\u00bb), lequel avait \u00e9t\u00e9 boucl\u00e9 et pr\u00e9sent\u00e9 au public le 1er mars 1972, \u00e0 partir d&rsquo;une commande faite par le m\u00eame Club de Rome (cr\u00e9\u00e9&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[2],"tags":[7928,8354,2631,2803,4005,9647,5295,9966,14750],"class_list":["post-74629","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bloc-notes","tag-7928","tag-club","tag-de","tag-effondrement","tag-magazine","tag-mit","tag-rapport","tag-rome","tag-smithsonian"],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74629","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=74629"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74629\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=74629"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=74629"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=74629"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}